ActualitésPUBLICATIONS
  • THESE

    Programmes internationaux et politisation de l'action collective des femmes dans l'entre-guerres : une sociologie des interventions sur le genre et les femmes au Burundi (1993-2015), soutenue en 2017 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Guillaume Devin présidée par Jean-Gabriel Contamin, membres du jury : Franck Petiteville (Rapp.), Ioana Cîrstocea (Rapp.), Ioana Cîrstoceal, Devon Curtis et Philippe Lavigne Delville   

  • Marie Saiget, Jacobo Grajales Lopez, Hadrien Holstein, Raphaëlle Parizet, L'aide au développement: une fenêtre sur le politique, L'Harmattan, 2022, 164 p. 

    Marie Saiget, Guillaume Devin, Jean-Gabriel Contamin, Ioana Cîrstocea, Franck Petiteville [et alii], Programmes internationaux et politisation de l'action collective des femmes dans l'entre-guerres: une sociologie des interventions sur le genre et les femmes au Burundi (1993-2015), Sciences Po, 2017, 578 p.  

    Partant du constat de l’attention croissante et appuyée des organisations internationales aux thématiques « femmes, paix et sécurité », cette recherche vise à mieux comprendre les modalités concrètes des interventions sur cette thématique ainsi que leurs effets sur les dynamiques sociales et politiques de mobilisation des femmes en contexte d’entre-guerres. La thèse discute la perspective à la fois critique et experte des effets des programmes internationaux en proposant une sociologie des interventions déployées sur la thématique du « genre » au Burundi (1993-2014). En s’appuyant sur une enquête documentaire et de terrain menée au Burundi entre 2012 et 2014, elle contextualise dans une première partie la construction des interventions du point de vue des normes, des pratiques et des relations entre les acteurs. Elle étudie dans une deuxième partie la socialisation des acteurs individuels participant aux interventions aux savoirs diffusés par les programmes internationaux. Dans une troisième partie, elle analyse les processus de politisation dont certains enjeux, pratiques et sujets de l’action collective des femmes font l’objet. La thèse défend une interprétation dynamique du processus de politisation. De par leurs effets problématiques sur la socialisation des acteurs, les interventions déployées sur le genre participent à la politisation de l’action collective des femmes. Cette politisation place les organisations internationales face à une impasse car ces tendances échappent au cadre d’intervention qu’elles peuvent effectivement porter. Paradoxalement, cette impasse entretient plutôt qu’elle n’altère la politisation en cours.

    Marie Saiget, Asmara Klein, Camille Laporte (dir.), Les bonnes pratiques des organisations internationales, SciencesPo. les presses, 2015, Collection Relations internationales, 244 p.   

    Marie Saiget, L’ONU face aux violences sexuelles de son personnel: Crise de crédibilité et changement en organisation internationale, Éditions L'Harmattan, 2012, 226 p. 

    Marie Saiget, Crise de crédibilité et changement aux Nations Unies: répondre aux inconduites sexuelles du personnel humanitaire et du maintien de la paix, 2011, 96 p. 

  • Marie Saiget, Guillaume Devin, Benoit Martin, « De quoi parle-t-on à l’Assemblée ? Consensus et clivages », in Guillaume Devin, Franck Petiteville, Simon Tordjman (dir.), L'assemblée générale des Nations unies. Une institution politique mondiale, Presses de Sciences Po, 2020 

    Marie Saiget, Marieke Louis, Lucile Maertens, « The Field Study », in Guillaume Devin (dir.), Resources and Applied Methods in International Relations, Palgrave, 2018 

    Marie Saiget, Marieke Louis, Lucile Maertens, « L'enquête de terrain », in Guillaume Devin (dir.), Méthodes de recherche en relations internationales, Presses de Sciences Po, 2016 

    Marie Saiget, Camille Laporte, Asmara Klein, « Introduction - Les bonnes pratiques des organisations internationales », in Marie Saiget, Camille Laporte, Asmara Klein, Marie Saiget, Camille Laporte, Asmara Klein (dir.), Les bonnes pratiques des organisations internationales, Presses de Sciences Po, 2015, pp. 21-38 

  • Marie Saiget, Jacobo Grajales, Toni-Giovanni Pegurri, « Negotiating the Peacebuilding Agenda: Social Problems and Post-Conflict Policymaking », International Peacekeeping, Springer (Kluwer Academic Publishers);Informa UK (Taylor & Francis), 2025, pp. 1-32 

    Marie Saiget, Simon Tordjman, « ONU Femmes, pour quoi faire ? : L’institutionnalisation ambivalente du multilatéralisme onusien sur l’égalité femmes-hommes », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2025, n°14, pp. 55-77  

    Marie Saiget, « Maïka Sondarjee – Perspectives féministes en reIations internationaIes. Penser Ie monde autrement, 2022, MontréaI, Presses universitaires de MontréaI, 290 p. », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2025, n°78, pp. 292-297  

    Marie Saiget, « Shepherd (Laura J.) – Narrating the Women, Peace and Security Agenda. Logics of Global Governance. – New York, Oxford University Press, 2021 (Oxford Studies in Gender and International Relations). 216 p. Annexes. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2023, n°72, pp. 625-627  

    Marie Saiget, Jacobo Grajales, « Du post-conflit au développement, une question de temps? Temporalités de l’action publique et sortie de conflit en Côte d’Ivoire », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2022, pp. 61-81   

    Marie Saiget, « L’ONU : un tiers (dé)politisant ? Médiations et conflictualités dans la mise en place du Forum national des femmes au Burundi (2012-2014) », Critique internationale, Critique internationale, 2022, n°94, pp. 123-145   

    Entre 2012 et 2014, la mise en place du Forum national des femmes a fait l’objet d’une importante controverse au Burundi, opposant les associations de femmes au parti au pouvoir. L’ONU Femmes, qui était l’un des principaux bailleurs du Forum, a été prise à partie. Ce cas d’étude permet d’aborder la question de la participation des organisations internationales à la (dé)politisation de la représentation des femmes dans un pays ayant connu un conflit armé. À rebours de l’hypothèse d’une seule dépolitisation, je montre, en mobilisant la notion de tiers, que l’action de l’agence onusienne est plus équivoque. En effet, l’ONU Femmes s’est tout d’abord posée en tiers structurant du conflit relatif à cet enjeu, réactivant en cela une dispute ancienne entre les institutions politiques et les associations de femmes ; puis en tiers neutre, cherchant à apaiser les antagonismes en mobilisant des normes universelles ; enfin, en tiers exclu, lorsque, non reconnue en tant que médiatrice, elle a rouvert un espace de débats sur les droits et les devoirs de l’État, de la société civile et de la communauté internationale dans la représentation des femmes et la défense de leurs revendications.

    Marie Saiget, Jacobo Grajales, « En lisière de la plantation : Intermédiation, protestation et adaptation aux  accaparements  de terres en Côte d’Ivoire », Politix, Politix, 2021, n° 132, pp. 99-122   

    Les investissements dans l’agro-industrie façonnent aujourd’hui de très diverses régions rurales. En Afrique, en Amérique latine et en Asie du Sud, mais aussi dans le monde postcommuniste, les entreprises de ce secteur sont décrites comme des « enclaves », face auxquelles se dresseraient des « communautés locales » opposées à « l’accaparement » de leurs terres. Tout en montrant les enjeux profonds de ces installations agro-industrielles, cet article propose de complexifier ce récit, mettant l’accent sur la façon dont l’implantation d’une entreprise reconfigure les rapports de force et les mobilisations à l’échelle locale. Il souligne alors l’existence d’un continuum entre les activités d’intermédiation, les formes les plus visibles de protestation et des modalités plus prosaïques d’adaptation, qui apparaissent notamment lorsqu’on s’intéresse de près aux rapports entre mobilisations locales et militantisme transnational. Ces diverses formes d’action contribuent in fine à arrimer la société agro-industrielle dans l’espace social et politique local. Cette proposition est mise en application dans l’étude d’un territoire marqué par la culture agro-industrielle du palmier à huile : la région ivoirienne du Sud-Comoé, et est documentée par plusieurs séjours de terrain répétés entre 2016 et 2019.

    Marie Saiget, « Trouble dans le  post-conflit  : Vie politique et production de l’action publique sur le genre au Burundi (1993-2015) », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2020, n°VOL. 8, pp. 49-72   

    Cet article vise à étudier les enjeux de définition et les luttes autour de la « transition post-conflit » dans la production de l’action publique sur le genre au Burundi (1993-2015). Comment la « transition post-conflit » a-t-elle été négociée, interprétée et débattue dans le cas du Burundi ? Quelles ont été les opportunités d’action et de concurrence ouvertes par le flou de cette catégorie pour les acteurs mobilisés sur la thématique du genre ? Avec quels effets sur la production de l’action publique ? En examinant le rôle de l’UNIFEM/ONU Femmes et ses relations avec les organismes onusiens, les ONG, les acteurs associatifs et étatiques mobilisés sur la thématique du genre, nous montrons que les usages de la catégorie « transition post-conflit » ont certes habilité des acteurs externes et non étatiques à investir ce secteur de l’action publique au milieu des années 1990. Mais ils ont surtout favorisé une division du travail au profit de l’État central, à partir de 2005, quand le parti CNDD-FDD arrive au pouvoir, et de manière plus affirmée après sa victoire aux élections de 2010. L’article s’appuie sur un travail de recherche doctorale rassemblant trois terrains d’enquête réalisés au Burundi entre 2012 et 2014 et l’examen des documents produits par les organisations qui participent à l’action publique sur le genre au Burundi.

    Marie Saiget, Jacobo Grajales, « En lisière de la plantation. Intermédiation, protestation et adaptation aux accaparements de terres en Côte d’Ivoire », Politix, De Boeck Supérieur, 2020, n°4   

    Marie Saiget, « Une sociologie de l’action extérieure de l’UE dans la paix? », Politique européenne, Politique européenne, 2018, n°60, pp. 176-186  

    Marie Saiget, « Le spectre de la violence ethnique », Alternatives Économiques, Alternatives Économiques, 2017, n°110 - Hors série, pp. 74-75  

    Marie Saiget, « (De-)Politicising women’s collective action: international actors and land inheritance in post-war Burundi », Review of African Political Economy, Taylor & Francis (Routledge), 2016, n°149   

    Marie Saiget, « Women’s participation in African peace negotiations: cooperating with the UN agencies in Burundi and Liberia », Peacebuilding, , 2016, n°1, pp. 28-40   

    Marie Saiget, « Regrouper et séparer : la participation des femmes comme mode d’empowerment en contexte d’après-guerre », Participations, Participations, 2015, n°12, pp. 167-192   

    Cet article se propose d’étudier les effets des dispositifs mis en place par les acteurs internationaux, ici les « groupes de solidarité » de l’ONG CARE International dans le Burundi d’après-guerre civile, sur les formes de participation politique des femmes au niveau communautaire. Favorisent-ils l’ empowerment politique et social de groupes sociaux marginalisés, ici les femmes, en contexte d’après-guerre ? Je montre que les dispositifs étudiés, en organisant le regroupement des femmes et la non-mixité, créent de l’ empowerment politique sans néanmoins participer d’une transformation des structures sociales.

  • Marie Saiget, « La réforme dans/des institutions internationales », le 15 novembre 2021  

    Organisée à l'Inalco par le Groupe de Recherche sur l’Action Multilatérale (GRAM), Université Paris Panthéon-Sorbonne, Ecole de droit de la Sorbonne

    Marie Saiget, « Gagner la guerre ou gagner la paix ? », le 05 décembre 2018  

    Colloque organisé en association avec le C3RD de la Faculté de Droit de l’Université catholique de Lille et l’équipe d’accueil Histoire, Territoire, Mémoires (HisTeMé) de l’Université de Caen.