Samuel Hayat, Julien Weisbein, Introduction à la sociohistoire des idées politiques, 2e édition, De Boeck supérieur, 2025, Ouvertures politiques, 272 p.
Alors que la démocratie contemporaine est fondée sur le débat d'idées, il est parfois difficile de s'y retrouver entre les différents courants : libéralisme, conservatisme, socialisme, républicanisme, communisme, fascisme, national-socialisme, etc. Ce manuel décrit et analyse ainsi, des révolutions du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, les soubassements sociaux, institutionnels et théoriques des idées politiques contemporaines et de leurs regroupements dans des idéologies en compétition. Il propose une histoire des idées politiques en contexte, en les réinscrivant dans les sociétés et les grands débats de leur temps et en les resituant dans les transformations sociohistoriques plus amples de l'Etat et des structures sociales, économiques et techniques. Cette nouvelle édition aborde les questions contemporaines de la politisation des identités, notamment de genre et de race, et de la crise écologique
Samuel Hayat, Corinne Péneau, Yves Sintomer (dir.), La représentation avant le gouvernement représentatif, Presses universitaires de Rennes, 2025, Histoire, 366 p.
Ce volume collectif réunit des contributions d’historiens et de politistes spécialistes de la représentation politique au sein d’espaces variés (France, Aragon, Saint-Empire, Suède, péninsule italienne, Chine, etc. ) aux époques médiévale et moderne. Le volume souligne le rôle joué par la représentation symbolique (rituels, images, cérémoniaux) dans les pratiques politiques et éclaire, à partir d’une large palette d’exemples, les pratiques parlementaires médiévales et modernes et les différentes manières de représenter le peuple, par des procédures inscrites dans la loi ou, au contraire, apparues lors de périodes de révoltes. Il constitue ainsi une invitation à mieux évaluer, par contraste, la signification de la démocratie représentative contemporaine
Samuel Hayat, Vincent Martigny, Claire Alet, Laurent Berger, Audrey Célestine [et alii], Les temps nouveaux: en finir avec la nostalgie des Trente Glorieuses, Éditions du Seuil, 2025, 249 p.
Les Trente Glorieuses sont-elles un mythe indépassable ? Dans notre époque incertaine, la nostalgie de ces années de prospérité et d'insouciance s'invite partout. Pas un jour ne passe sans que soient vantés un monde de liberté adossé à des valeurs traditionnelles, une société éprise de travail, une France culturellement homogène, traversée par des clivages politiques invariables. Des temps plus simples et plus optimistes, dans lesquels la fin du mois et la fin du monde étaient moins confondues qu'aujourd'hui. La mélancolie pour le passé semble naturelle lorsqu'elle pleure le paradis perdu de la jeunesse et des illusions éteintes. Mais lorsqu'elle se mue en récit politique, ne nous empêche-t-elle pas de faire face aux défis du présent et de préparer l'avenir ? Ce livre donne la parole à quatorze autrices et auteurs qui se penchent sur cette tendresse pour un passé vécu comme une promesse brisée. En posant leur regard sur différentes facettes de notre société, de la sexualité à la croissance, de la consommation à l'environnement et au travail, de la famille à l'autorité politique et aux mouvements sociaux, tous constatent l'impasse d'un hypothétique retour aux solutions d'antan. Pour en sortir, ils proposent les coordonnées d'un nouvel imaginaire politique afin d'entrer dans les temps nouveaux qui sont les nôtres.
Samuel Hayat, Julien Talpin, Sarah Abdelnour, Bruno Amable, Sophie Bernard [et alii], Nouveau peuple, nouvelle gauche, Éditions Amsterdam, 2025, Les livres de l'Institut La Boétie, 278 p.
Samuel Hayat, Revolutionary republicanism: participation and representation in 1848 France, Routledge, Taylor & Francis Group, 2024, Routledge studies in radical history and politics, 229 p.
Samuel Hayat, Revolutionary Republicanism: Participation and Representation in 1848 France, Routledge, 2023
Samuel Hayat, Nicolas Kaciaf, Cédric Passard (dir.), Le porte-parole. Fondements et métamorphoses d’un rôle politique: Fondements et métamorphoses d'un rôle politique, Presses universitaires du Septentrion, 2022, Espaces politiques, 380 p.
Samuel Hayat, Samuel Hayat, Audric Vitiello, Audric Vitiello, Julien Talpin, Julien Talpin (dir.), Dispositifs de la démocratie. Entre participation, délibération et représentation: entre participation, délibération et représentation, Classiques Garnier Numérique, 2022, Classiques Garnier en ligne (Bibliothèque de science politique), 304 p.
Samuel Hayat, Jonathan Barbier, Ludovic Frobert, Bernadette Bensaude-Vincent, José Ramón Bertomeu Sánchez [et alii], Une imagination républicaine: François-Vincent Raspail, 1794-1878, Presses universitaires de Franche-Comté, 2022, Les Cahiers de la MSHE Ledoux (Archives de l'imaginaire social), 260 p.
Longtemps décrite comme de simple vulgarisation, l’œuvre de François-Vincent Raspail (1794-1878) mérite aujourd’hui un nouvel examen. Il doit être conduit en portant attention à la multiplicité des expressions de cette œuvre – chimie, économie, médecine, agronomie, météorologie, pensée politique et sociale – ; et en tentant d’en signaler la portée créative ainsi que sa volonté d’en diffuser les lumières au plus grand nombre afin de lui permettre de participer aux progrès en cours. Il s’agit aussi de mettre en exergue le développement de cette réflexion avec une inscription souvent décisive de Raspail dans les événements de son temps, de la révolution de 1830 jusqu’à la Troisième République.
Samuel Hayat, Carole Christen, Caroline Fayolle (dir.), S'unir, travailler, résister: les associations ouvrières au XIXe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 2021, Histoire et civilisations, 288 p.
Samuel Hayat, Démocratie, Anamosa, 2021, Le mot est faible, 91 p.
Samuel Hayat, Julien Weisbein, Introduction à la sociohistoire des idées politiques, De Boeck supérieur, 2020, Ouvertures politiques, 255 p.
Samuel Hayat, Aux origines de la République démocratique et sociale: associations ouvrières et journaux rouges en 1848 conférence-débat, Institut CGT d'histoire sociale du livre parisien, 13 mars 2019, Institut CGT d'histoire sociale du livre parisien, 2020, 59 p.
Samuel Hayat, Démocratie, 2020
À quoi sert le mot démocratie – ou plutôt à qui sert-il ? Dans cet essai incisif, il s’agit de redonner toute sa force au mot, en mettant en lumière les différents plans sur lesquels se joue le combat autour de la démocratie entre les puissants et le peuple, afin d’éclairer ce qui fait démocratie.« Le parti, le syndicat, le mouvement, l’organisation, le groupe affinitaire, l’association, aucune forme n’est prémunie de la captation oligarchique, mais aucune n’y est non plus condamnée. La démocratie est le pouvoir d’un peuple qui ne cesse de se reconstruire dans l’expérience collective d’un refus d’être gouverné. Ce refus préfigure un temps nouveau, celui du gouvernement du peuple et de la fin de la domination sociale. Adhérer à la démocratie au sens fort suppose de l’effectuer, c’est-à-dire de prendre parti, sans garantie de victoire. Là est le sujet collectif que cette compréhension de la démocratie construit : un nous partisan, fondé sur un commun attachement à la démocratie réelle, cette forme de gouvernement et de société qui repose sur la capacité de n’importe qui à prendre parti, pour mettre en échec collectivement les relations de pouvoir qui nous enserrent. Là est le pari de la démocratie, la condition pour que s’effectue, de manière toujours différente et inattendue, le pouvoir du peuple.»Sommaire : Démocratie (p. 7-91).
Samuel Hayat, Ludivine Bantigny, Jean-Paul Gaudillière, Les Gilets jaunes une histoire de classe ?, 4e éd., Mouvements, 2019, 100, 1223 p.
Peuple ou classe ? Que nous dit l’événement Gilets jaunes sur ces manières très différentes de penser la relation entre statut socio-économique, constitution des identités politiques et mobilisations ? Parce que les mouvements populaires du passé ont été, pour les Gilets jaunes tout autant que pour leurs observateur.es, des références essentielles, nous avons demandé à Ludivine Bantigny et Samuel Hayat de revenir sur leur vision du mouvement et la façon dont on y fait classe.
Samuel Hayat, Judith Lyon-Caen, Federico Tarragoni (dir.), La singularité, ENS Éditions, 2018, 254 p.
Samuel Hayat, Corinne Péneau, Yves Sintomer (dir.), La représentation-incarnation, Presses de Sciences Po, 2018, 197 p.
Samuel Hayat, Amina Damerdji, Natalia La Valle, Anthony Pecqueux, Christelle Rabier (dir.), Les sciences humaines et sociales au travail, ENS Éditions, 2018, 265 p.
Samuel Hayat, Virginie Dutoya, Prétendre représenter la représentation politique comme revendication, 1e éd., Presses de Sciences Po, 2016, 115 p.
Samuel Hayat, Quand la République était révolutionnaire: citoyenneté et représentation en 1848, Éditions du Seuil, 2014, 404 p.
"L'insurrection imprévue de février 1848 a fait naître une République. Mais que recouvre exactement ce mot ? Loin de s'enfermer dans des discussions savantes, cette question fait l'objet de débats publics, de manifestations et d'affrontements, en particulier dans les rues de Paris. Deux conceptions opposées de la République se constituent. D'un côté, la République modérée, défendue par la majorité du Gouvernement provisoire puis de l'Assemblée nationale, selon laquelle la République se résume dans l'élection au suffrage "universel" (les femmes en restent exclues). D'un autre côté, la République démocratique et sociale, qui rallie des membres de clubs, des ouvriers, de simples citoyens, pour lesquels la République n'a de sens que si elle permet au peuple de participer directement aux affaires publiques, de garder le contrôle sur ses représentants et d'asssurer l'émancipation des travailleurs. L'échec de l'insurrection de juin permet le triomphe de la République modérée et des institutions du gouvernement représentatif, mais la République démocratique et sociale se maintient, comme horizon révolutionnaire, au sein du mouvement ouvrier naissant. En retrouvant les discours et controverses sur le sens de la citoyenneté et de la représentation, cette plongée dans le printemps 1848 laisse entrevoir la possibilité d'une République émancipatrice, non advenue mais dont la puissance révolutionnaire est toujours actuelle. " [4 ème de couverture]
Samuel Hayat, Camille Paloque-Bergès (dir.), Pirater, ENS éd., 2014, 250 p.
Samuel Hayat, Yves Sintomer (dir.), La représentation politique, Presses de Sciences Po, 2013, 180 p.
Samuel Hayat, La République, la rue et l'urne, 1e éd., Pouvoirs, 2006, 116, 3144 p.
RésuméLa République étant née de la rue, les républicains de gouvernement au xixe siècle ne peuvent se contenter d’en réprimer indistinctement toutes les apparitions. Ils construisent la rue revendicatrice comme un lieu de subversion factieuse, quand elle ne se plie pas à un lien de subordination vis-à-vis du pouvoir. Le suffrage « universel » devient le seul moyen d’expression politique légitime, rendant la rue redondante et suspecte.
Samuel Hayat, Démocratie et gouvernement représentatif: une réflexion critique autour de l'ouvrage de Bernard Manin,, 2003, 226 p.
Samuel Hayat, Aux origines de la République démocratique et sociale: associations ouvrières et journaux rouges en 1848 conférence-débat, Institut CGT d'histoire sociale du livre parisien, 13 mars 2019, Institut CGT d'histoire sociale du livre parisien, 59 p.
Samuel Hayat, « La construction historique de l'unité ouvrière », in Julien Talpin (dir.), Nouveau peuple, nouvelle gauche, Amsterdam, 2025
Samuel Hayat, « « C’est une révolution populaire. » », in Emmanuelle Reungoat, François Buton (dir.), Idées reçues sur les Gilets jaunes : un marqueur des luttes sociales contemporaines, Le Cavalier Bleu, 2024, pp. 35-41
Samuel Hayat, « La représentation des intérêts en République : perspective socio-historique », in Guillaume Courty, Marc Milet (dir.), Les groupes d’intérêt en France, Classiques Garnier, 2023, pp. 53-74
Samuel Hayat, Julien Talpin, Audric Vitiello, « Introduction. La science politique entre faits et normes », Dispositifs de la démocratie. Entre participation, délibération et représentation, 2022, pp. 7-24
Samuel Hayat, Cedric Passard, Nicolas Kaciaf, « Porte-paroles ouvriers et construction de la classe ouvrière autour de la révolution de 1848 », Le porte-parole. Fondements et métamorphoses d’un rôle politique, Presses Universitaires du Septentrion, 2022, pp. 9-32
Samuel Hayat, « La représentation de la classe ouvrière », La représentation politique. Anthologie, 2021
Samuel Hayat, Caroline Fayolle, Carole Christen, « Introduction. L’histoire des associations ouvrières au XIXe siècle : débats et enjeux », in Carole Christen, Caroline Fayolle, Samuel Hayat (dir.), S’unir, travailler, résister. Les associations ouvrières au XIXe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 2021, pp. 9-27
Samuel Hayat, Sidonie Verhaeghe, « L’émancipation avec et par la science ? Penser les liens entre anarchisme(s) et sciences sociales », in Sidonie Verhaeghe (dir.), Anarchisme et sciences sociales. Actes du colloque de Lille - mars 2018, Atelier Creation Libertaire, 2021, pp. ?
Samuel Hayat, « Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865)) », Jean-Numa Ducange, Razmig Keucheyan et Stéphanie Roza (ed.), Histoire globale des socialismes, PUF, 2021
Samuel Hayat, « Representation as Proposition: Democratic Representation after the Constructivist Turn », in Disch, Lisa, Urbinati, Nadia, van de Sande, Mathijs (dir.), The Constructivist Turn in Political Representation, Edinburgh University Press, 2019
Samuel Hayat, « La République du travail : 1848 et l’invention d’un républicanisme socialiste ouvrier », in Christin, Olivier (dir.), Républiques et républicanismes. Les cheminements de la liberté, Le Bord de l’eau, 2019
Samuel Hayat, « L’économie morale et le pouvoir », in Confavreux, Joseph (dir.), Le fond de l'air est jaune. Comprendre une révolte inédite, Seuil, 2019, pp. 17-28
Samuel Hayat, « L'Assemblea, il Presidente, il Partito e l'Associazione: la rappresentanza-incarnazione durante la Seconda Repubblica », in Pietro Adamo, Antonio Chiavistelli, Paolo Soddu (dir.), Forme e Metamorfosi della Rappresentanza politica 1848 1948 1968, 2019
Samuel Hayat, « Varieties of Inclusive Representation », in Castiglione, Dario, Pollak, Johannes (dir.), Creating Political Presence. The New Politics of Democratic Representation, The University of Chicago Press, 2018
Samuel Hayat, « Working-Class Socialism in 1848 in France », The 1848 Revolutions and European Political Thought, Cambridge University Press, 2018
Samuel Hayat, « The Construction of Proudhonism within the IWMA », "Arise Ye Wretched of the Earth": The First International in a Global Perspective, Brill, 2018
Samuel Hayat, « Étudier les idées en révolution. Questions de méthode », in Gaboriaux, Chloé, Skornicki, Arnault (dir.), Vers une histoire sociale des idées politiques, Presses universitaires du Septentrion, 2017
Samuel Hayat, « La volonté et l’intérêt. Les transformations de la représentation, XVIIe-XIXe siècles », in Crignon, Philippe, Miqueu, Christophe (dir.), Représentation politique et transformations de la citoyenneté, XVIIe-XXIe siècle, Classiques Garnier, 2017, pp. 37-51
Samuel Hayat, « Un candidat "impossible" : la construction de la candidature Raspail à l’élection présidentielle de décembre 1848 », in Barbier, Jonathan, Frobert, Ludovic (dir.), Une imagination républicaine. François-Vincent Raspail (1794-1878), Presses universitaires de Franche-Comté, 2017
Samuel Hayat, « Guizot et Tocqueville, penseurs de leur temps », in Charle, Christophe, Jeanpierre, Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France. I. Des lendemains de la Révolution à 1914, Seuil, 2016
Samuel Hayat, « Les journaux rouges du « printemps 1848 ». Le Journal des travailleurs et Le Tocsin des travailleurs », Quand les socialistes inventaient l’avenir. Presse, théories et expériences, 1825-1860, La Découverte, 2015
Samuel Hayat, « Rethinking Representation, Citizenship and Identity : Toward a Radical Pluralism », in Jan Harald Alnes, Manuel Toscano (dir.), Varieties of Liberalism : Contemporary Callenges, Cambridge Scholars Publishing, 2014
Samuel Hayat, « Les ouvriers au temps de Proudhon : éléments d'histoire sociale », Proudhon et les identités ouvrières, 2014
Samuel Hayat, « La souveraineté populaire », Citoyenneté, république, démocratie en France 1789-1899, 2014
Samuel Hayat, « Les proudhoniens de la Première Internationale », Qui est proudhonien ?, 2013
Samuel Hayat, « De l'anarchisme proudhonien au syndicalisme révolutionnaire : une transmission problématique », Proudhon et l’anarchisme, 2012
Samuel Hayat, « Démocratie participative et impératif délibératif : enjeux d’une confrontation », in Marie-Hélène Bacqué, Yves Sintomer (dir.), La démocratie participative. Histoire et généalogie, La Découverte, 2011
Samuel Hayat, « Pour le droit et contre la loi : les origines ouvrières de l'anarchisme proudhonien », in Anne-Sophie Chambost (dir.), Proudhon : droit ou morale ?, 2011
Samuel Hayat, « Le fédéralisme proudhonien à l'épreuve des nationalités », in Jorge Cagiao y Conde (dir.), Le fédéralisme : le retour ?, 2010
Samuel Hayat, « Déconnecter les revenus de l'emploi : une nouvelle philosophie du travail ? », Proudhon, une philosophie du travail, 2008
Samuel Hayat, « Lectures antilibérales de Proudhon dans l’entre-deux guerres », Lectures de Proudhon au XXe siècle. Acte du colloque du 2 décembre 2006, 2007
Samuel Hayat, « Proudhon et le socialisme dans les journaux républicains de 1848 », Proudhon et la presse. Actes du Colloque du 14 janvier 2006, 2006
Samuel Hayat, « Proudhon et la République de 1848 dans les Confessions d’un révolutionnaire », Proudhon et la République. Actes du colloque de décembre 2004, 2005
Samuel Hayat, Camille Paloque-Bergès, « Transgressions pirates », Tracés. Revue de Sciences humaines, ENS Éditions
Le pirate est un personnage protéiforme, tant du fait de la pluralité des phénomènes auxquels il renvoie (les pirates historiques, les figures littéraires qui s’en inspirent, les pirates des mers ou des routes contemporains, les pirates informatiques) que par la diversité des champs dans lesquels il apparaît (savant, juridique, littéraire, technique…). Il est aussi un personnage étrange, par les connotations extrêmes et contradictoires que le terme pirate charrie. Parfois incarnation de la li...
Samuel Hayat, Judith Lyon-Caen, Federico Tarragoni, « La singularité », Tracés. Revue de Sciences humaines, ENS Éditions
Si elle est par définition ce qui se situe du côté de l’unique, du spécifique, de l’irréductible, de l’incomparable, la singularité fait problème pour les sciences sociales. Elle est la propriété commune des objets qui mettent en échec la classification. Mais parce qu’elle traverse, en tant que propriété de nombreuses pratiques sociales, nos sociétés contemporaines, elle se livre systématiquement à l’observation ; et si elle est observée rigoureusement, elle enrichit le savoir des sciences so...
Samuel Hayat, Amina Damerdji, Natalia La Valle, Anthony Pecqueux, « Éditorial. Le savoir-faire des revues », Tracés. Revue de Sciences humaines, ENS Éditions
La revue, mode ancien de diffusion de la recherche, se trouve au centre des pratiques scientifiques des sciences humaines et sociales (Peiffer et Vittu, 2008 ; Conforti et al. éd., 2013 ; Tesnière éd, 2014). Y publier, ou a fortiori intégrer un comité de rédaction, occupe une place importante dans les activités et les carrières des chercheurs et chercheuses, tant du point de vue de leur temps de travail (rédiger ou expertiser des articles, participer à des comités de rédaction, etc.) que de c...
Samuel Hayat, « Rousselière (Geneviève) – Sharing Freedom. Republicanism and Exclusion in Revolutionary France, Cambridge, Cambridge University Press, 2024. 256 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 800-801
Samuel Hayat, « La souveraineté contre la politique : les usages antipolitiques du Rousseauisme sous la révolution », Annales historiques de la Révolution française, Annales historiques de la Révolution française, 2025, n°419, pp. 49-78
Samuel Hayat, Sidonie Verhaeghe, « Les échelles de la sociologie historique du politique », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 327-330
Samuel Hayat, « Manifesting the revolutionary people: The Yellow Vest Movement and popular sovereignty », Constellations, Wiley, 2024, n°4
Samuel Hayat, « Les ouvriers peuvent-ils écrire ? Pour une histoire sociale des idées ouvrières au XIXe siècle », Consecutio Rerum : rivista critica della postmodernità, Roberto Finelli & Francesco Toto, 2024, n°16, pp. 43-74
Samuel Hayat, « Conceptualisations of Labour and the Making of the French Working Class in the 1830s », Redescriptions. Political Thought, Conceptual History and Feminist Theory, , 2022, n°1, pp. 5-26
Samuel Hayat, Sidonie Verhaeghe, « Chronique bibliographique : Approches historiques du politique », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, pp. 909-911
Samuel Hayat, Romy Sánchez, Célia Keren, « Lectures critiques », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, pp. 912-925
Samuel Hayat, « (Scott) James C. – Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États. Traduit de l’anglais par Marc Saint-Upéry. Préface de Jean-Paul Demoule. – Paris, La Découverte, 2019. 302 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, p. -
Samuel Hayat, « Unrepresentative Claims: Speaking for Oneself in a Social Movement », American Political Science Review, Cambridge University Press (CUP), 2022, n°3
Samuel Hayat, Olivier Fillieule, Sylvie Monchatre, « Trois regards sur le mouvement des Gilets jaunes », Nouvelle Revue du travail, Nouvelle revue du travail, 2020, n°17
Samuel Hayat, José María Rosales, « The Modernity of Political Representation, its Innovative Thrust and Transnational Semantic Transfers during the Sattelzeit (Eighteenth to Nineteenth Centuries) », Contributions to the history of concepts, Berghahn Journals, 2020, n°1, pp. 69-75
Samuel Hayat, Danièle Demoustier, Chantal Chomel, Patricia Toucas-Truyen, « Temps forts », RECMA, RECMA, 2020, n°355, pp. 6-13
Samuel Hayat, « La carrière militante de la référence à Bernard Manin dans les mouvements français pour le tirage au sort », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2019, n°HS, pp. 437-451
Le livre Principes du gouvernement représentatif de Bernard Manin a joué un rôle crucial pour l’établissement d’un lien entre démocratie et tirage au sort, en théorie politique mais aussi dans le monde militant. Cet article retrace la carrière militante de cette référence. Si le tirage au sort a d’abord été défendu par des réformateurs, il devient, à partir de 2006, la revendication clé d’un mouvement citoyen animé par un partisan du « non » au Traité constitutionnel européen, Étienne Chouard. Néanmoins le livre de Manin joue plutôt un rôle légitimateur chez Chouard et plus encore les militants qui le suivent.
Samuel Hayat, Sidonie Verhaeghe, Paula Cossart, « Penser le présent, étudier le passé », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2019, n°2
Samuel Hayat, Sidonie Verhaeghe, Paula Cossart, « Penser le présent, étudier le passé », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, pp. 327-329
Samuel Hayat, Ludivine Bantigny, Jean-Paul Gaudillière, « Les Gilets jaunes une histoire de classe ? », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2019, pp. 12-23
Samuel Hayat, Alessandro Mulieri, « La représentation-incarnation chez Marsile de Padoue », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2018, n°72, pp. 71-88
Samuel Hayat, « Les internationales ouvrières », Le Magasin du XIXe siècle, Société des Etudes Romantiques et Dix-neuviémistes (SERD), 2018
Samuel Hayat, « Incarner le peuple souverain : les usages de la représentation-incarnation sous la Seconde République », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°72, pp. 137-164
RésuméLa représentation-incarnation ne disparaît pas avec le triomphe du gouvernement représentatif, fondé en principe sur la seule représentation-mandat. Sous la monarchie de Juillet, conservateurs et républicains font usage à la fois des logiques du mandat et de l’incarnation. En 1848, l’Assemblée constituante élue au suffrage universel masculin, face au peuple de Paris, s’impose comme la seule capable d’incarner le peuple, outrepassant les logiques inclusives de la représentation-mandat. Mais elle se trouve rapidement concurrencée par le président de la République, Louis Bonaparte, élu au suffrage universel masculin direct en décembre 1848. Sur la base commune de l’exclusion du peuple, deux conceptions de la représentation-incarnation s’affrontent alors : l’Assemblée s’appuie sur une identité de composition avec la nation pour défendre une représentation-incarnation parlementaire ; le président, maniant la référence napoléonienne, déploie une conception plébiscitaire de la représentation-incarnation, fondée sur une identité de sentiment avec le peuple. Face à ces deux institutions, deux autres formes de représentation-incarnation se font jour qui visent à inclure politiquement le peuple : les démocrates-socialistes de la Montagne mettent en oeuvre, par le parti, une représentation-incarnation partisane qui s’appuie sur une identité d’opinion avec le peuple ; le mouvement ouvrier naissant construit, avec l’association, une forme de représentation-incarnation corporative, fondée sur une identité de condition.
Samuel Hayat, Corinne Péneau, Yves Sintomer, « La représentation-incarnation », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°72, pp. 5-19
Samuel Hayat, Alessandro Mulieri, « La représentation-incarnation chez Marsile de Padoue », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°72, pp. 71-88
RésuméDans Le Défenseur de la paix, il y a deux théories de la représentation-incarnation. La première, décrite dans la première partie, traite des relations entre le premier législateur, le peuple (populus) ou le corps des citoyens tout entier ( universitas civium), et la partie prépondérante ( valentior pars). Le second modèle de représentation-incarnation, dans la deuxième partie de l’oeuvre, concerne la théorie marsilienne du Concile, qui représente le Christ législateur de la loi éternelle ou la congrégation des apôtres et leur Église. Les deux théories de la représentation-incarnation reflètent l’emploi typique au Moyen Âge du langage de la représentation dans la théorie corporative. Cependant, il existe une différence claire entre d’une part la relation qui lie la valentior pars et la civium universitas, et d’autre part celle entre le Concile comme congregatio et la fidelium universitas. Alors que dans le premier cas il semble que la valentior pars est simplement une fiction, une fiction normative qui fait écho aux théories des civilistes des universitates comme fictions juridiques, dans le second cas les membres du Concile sont des individus réels qui doivent se réunir physiquement dans un endroit donné. Dans les deux cas, les représentants incarnent un groupe humain (une universitas) en en tenant lieu. Cependant, les deux théories ont des fonctions politiques différentes dans la pensée marsilienne.
Samuel Hayat, Judith Lyon-Caen, Federico Tarragoni, « EditorialLa singularité », Tracés : Revue de Sciences Humaines, ENS Éditions, 2018, pp. 7-21
Samuel Hayat, Amina Damerdji, Natalia Valle, Anthony Pecqueux, « Éditorial. Le savoir-faire des revues », Tracés : Revue de Sciences Humaines, ENS Éditions, 2018, n°18, pp. 11-24
Samuel Hayat, Corinne Péneau, Yves Sintomer, « La représentation-incarnation », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2018, pp. 5-19
Samuel Hayat, « Incarner le peuple souverain : les usages de la représentation-incarnation sous la Seconde République », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2018, n°72
Samuel Hayat, « Une politique en mode mineur : Ordre patronal et ordre communautaire dans les mines du Nord au XIXe siècle », Politix, Politix, 2017, n° 119, pp. 123-146
Au sein de la Compagnie des Mines d’Anzin au XIXe siècle, la direction entend monopoliser le droit à organiser le monde commun des mineurs par l’imposition d’un ordre patronal. Mais face à celui-ci, un ordre communautaire se construit, reposant sur des normes et des pratiques propres aux mineurs et sur leur capacité à dire et faire le commun. La politisation ordinaire des mineurs repose alors indissociablement sur l’apprentissage de cet ordre communautaire et sur la mise en question de l’ordre patronal. Les grèves constituent des moments paroxystiques de l’affrontement entre ces deux ordres encastrés dans le monde commun des mineurs. La politisation des mineurs par la grève se trouve alors dans la continuité des formes ordinaires de leur politisation. Mais l’interaction entre ordres patronal et communautaire dans la grève aboutit à une division des mineurs et une réinterprétation de l’opposition entre ces ordres en termes de lutte de classes.
Samuel Hayat, Paula Cossart, « Actualité des approches historiques du politique : institutions, acteurs, idées », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, pp. 349-352
Samuel Hayat, « Les savoirs et leurs publics : l’exemple du conservatoire des arts et métiers (19 e - 21e siècles) », Innovations, Innovations, 2017, n°52, pp. 139-160
Depuis sa fondation en 1794, le Conservatoire des arts et métiers est à la fois un lieu de formation professionnelle et un lieu de démonstration au grand public des machines utilisées dans le processus de production. S’y pose ainsi la question de la transmission des savoirs techniques à différents publics et des formes de légitimation de ces savoirs. Le système des chaires fait que les savoirs sont construits non par rapport à des disciplines académiques, mais par rapport à des savoir-faire. Deux types de publics sont progressivement séparés : un public de professionnels en formation, un savoir étant alors légitime parce qu’il permet à l’enseigné d’être un travailleur efficace ; le grand public, visé par des conférences et par le musée des arts et métiers, où la légitimité du savoir tient à sa capacité à cultiver le récepteur. Mais dans les deux cas, ces objectifs sont subordonnés au progrès industriel national.
Samuel Hayat, Paula Cossart, « Actualité des approches historiques du politique : institutions, acteurs, idées », Revue Française de Science Politique (english - édition anglaise), Sciences Po University Press, 2017, n°2
Samuel Hayat, « La carrera militante de la referencia a Bernard Manin en los movimientos franceses a favor del sorteo », Daimon, Revista Internacional de Filosofía, Departamento de Filosofía de la Universidad de Murcia, 2017, n°72
Samuel Hayat, « Une politique en mode mineur. Ordre patronal et ordre communautaire dans les mines du Nord au XIXe siècle », Politix, De Boeck Supérieur, 2017, n°119
Samuel Hayat, « Les savoirs et leurs publics : l’exemple du conservatoire des arts et métiers (19 e - 21e siècles) », Innovations - Revue d’économie et de management de l'innovation, De Boeck Supérieur, 2017, n°52
Samuel Hayat, « Républicains, socialistes et ouvriers face à l’émancipation des travailleurs (1830-1848) », Revue du MAUSS, Revue du MAUSS, 2016, n°48, pp. 135-150
La Révolution de 1830 amène à la formulation de trois pensées où le mot d’émancipation joue un rôle central : la pensée républicaine, où l’émancipation est d’abord la souveraineté du peuple ; le socialisme, où elle passe par l’amélioration du sort des prolétaires par la science sociale ; dans le mouvement ouvrier naissant, l’émancipation est l’organisation des travailleurs. Au cours des premières années de la monarchie de Juillet, ces courants se rapprochent autour du mot d’ordre commun de l’association et dans l’expérience de la répression. Une nouvelle pensée de l’émancipation des travailleurs en émerge, et apparaît au grand jour au moment de la révolution de 1848. Elle fonde alors une interprétation de la République antagoniste à celle des républicains dits modérés : la République démocratique et sociale. Vaincue dans les urnes puis dans la rue, la République démocratique et sociale survit dans différents mouvements et réapparaît en 1871, dans la Commune de Paris.
Samuel Hayat, Virginie Dutoya, « Making Representative Claims : The Social Construction of Political Representation », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, pp. 7-25
Does the notion of a representative claim, defended in particular by Michael Saward, introduce a constructivist turn into the study of political representation? The idea that representatives impose an identity on the represented already existed in Hobbes or Bourdieu. Yet Anglo-American political theory, especially since Hanna Pitkin’s book, has been built on a conception of representation as composition, in which the represented existed before its representation. The interest of Saward’s approach lies in its presentation of representative claims as proposals that might or might not be accepted, rejected or rearticulated by the represented. The articles in this special issue take this approach seriously and put it to the test in different field settings, emphasizing the performative and instituting capacity of representative claims, and how they contribute to power relations.
Samuel Hayat, Virginie Dutoya, « Prétendre représenter. La construction sociale de la représentation politique », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2016, n°1, pp. 7-25
Samuel Hayat, « Républicains, socialistes et ouvriers face à l'émancipation des travailleurs (1830-1848) », Revue du MAUSS, Le Bord de l'eau, 2016, n°48
Samuel Hayat, Paula Cossart, « Étendre le domaine de la sociologie historique du politique », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2015, n°65, pp. 833-834
Samuel Hayat, « Robertson (David Brian) – The Original Compromise. What the Constitution’s Framers Were Really Thinking. – New York, Oxford University Press, 2013. xviii + 324 p. Annexes. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2015, n°65, p. -
Samuel Hayat, « Bernadou (Vanessa), Blanc (Félix), Laignoux (Raphaëlle), Roa Bastos (Francisco), dir. – Que faire du charisme ? Retours sur une notion de Max Weber. – Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014 (Philosophica). 248 p. Index des notions », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2015, n°65, p. -
Samuel Hayat, Paula Cossart, « Étendre le domaine de la sociologie historique du politique », Revue Française de Science Politique (english - édition anglaise), Sciences Po University Press, 2015, n°56
Samuel Hayat, « The Revolution of 1848 in the History of French Republicanism », History of Political Thought, Imprint Academic, 2015, n°2
Samuel Hayat, « Se présenter pour protester. La candidature impossible de François-Vincent Raspail en décembre 1848 », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2014
Samuel Hayat, Loïc Petitgirard, « [Repères - Mise en contexte] Télé-Cnam : enjeux politiques et dispositifs techniques d’uneinnovation pédagogique », Cahiers d'histoire du Cnam, Cnam, 2014, n°1
Samuel Hayat, Paula Diehl, Yves Sintomer, « Introduction au dossier La représentation politique / Die politische Repräsentation », Trivium, Editions de la Maison des sciences de l'homme, 2014
Samuel Hayat, Sarah-Louise Raillard, « Running in Protest. The Impossible Candidacy of François-Vincent Raspail, December 1848 », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, pp. 869-903
The democratic socialists were beaten in the ballot box in the spring of 1848, but they intended to make themselves heard during the presidential election in December. While all democratic socialist parties refused the principle of the presidency, they were divided on strategy. Some of them, grouped around the newspaper Le Peuple, sought to promote an impossible candidacy that would embody their protest. They chose François-Vincent Raspail, a club leader, a scientist and a doctor to the poor, who was then in prison. This candidacy led to a controversy during which two conceptions of politics clashed. Despite his poor result at the national level, Raspail was the focal point for a class vote, making his candidacy a step towards the construction of the French working-class movement.
Samuel Hayat, Paula Cossart, Emmanuel Taïeb, « Science politique/Histoire. Obstacles à l'hybridation », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, pp. 503-506
Samuel Hayat, « Reconstruire l'égalité », Critique, Critique, 2014, n°802, pp. 265-278
Samuel Hayat, « Rancière (Jacques) – La méthode de l’égalité. Entretien avec Laurent Jeanpierre et Dork Zabunyan. – Montrouge, Bayard, 2012. 334 p. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -
Samuel Hayat, Camille Paloque-Bergès, « Transgressions pirates », Tracés : Revue de Sciences Humaines, ENS Éditions, 2014, pp. 7-19
Samuel Hayat, « Reconstruire l'égalité », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2014
Samuel Hayat, Paula Diehl, Yves Sintomer, « La représentation politique, dossier de la revue Trivium », Trivium, Editions de la Maison des sciences de l'homme, 2014
Samuel Hayat, Paula Cossart, Emmanuel Taïeb, « Science politique / histoire : obstacles à l'hybridation », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2014, n°3
Samuel Hayat, Camille Paloque-Bergès, « Pirater », Tracés : Revue de Sciences Humaines, ENS Éditions, 2014, n°26, p. 256
Samuel Hayat, « Running in Protest. The Impossible Candidacy of François-Vincent Raspail, December 1848 », Revue Française de Science Politique (english - édition anglaise), Sciences Po University Press, 2014
Samuel Hayat, « Inclusive Representation », Raisons politiques, Raisons politiques, 2013, n°o 50, pp. 115-135
L’opposition traditionnelle entre représentation et participation directe repose sur une conception exclusive de la représentation. Or on peut mettre au jour, notamment par l’histoire de la représentation avant le triomphe du gouvernement représentatif, une autre conception, inclusive, où l’existence d’une relation de représentation stimule plutôt qu’empêche la participation directe des représentés. Cette inclusion par la représentation peut d’abord passer par la politisation des citoyens, au sein même des institutions du gouvernement représentatif, par la formulation d’un jugement sur l’action des représentants, ou à l’extérieur, par la construction de dispositifs alternatifs de représentation. La représentation inclusive peut aussi viser l’inclusion spécifique des groupes dominés, à l’intérieur ou à l’extérieur des institutions du gouvernement représentatif. Enfin, la représentation inclusive peut passer par des processus de subjectivation, par lesquels des groupes sociaux exclus deviennent des sujets politiques.
Samuel Hayat, Hanna F. Pitkin, « La représentation politique », Raisons politiques, Raisons politiques, 2013, n°50, pp. 35-51
RésuméReprésenter de façon substantielle veut dire agir dans l’intérêt des représentés, d’une manière qui soit réactive à leurs souhaits. Ceci peut être pensé et fait de nombreuses manières, mais il ne faut jamais que le représentant soit un expert indépendant ou un simple commis. Au niveau politique, cette définition de la représentation a plusieurs implications. D’abord, le représentant n’est ni l’agent de sa circonscription, ni un gouvernant national sans ancrage local : c’est l’interaction entre représentants locaux qui permet la création de l’intérêt national. Ensuite, la représentation politique n’est pas une propriété individuelle, mais une propriété du système, qui doit permettre la réactivité. Enfin, la diversité des visions valides de la représentation ne signifie pas que n’importe quel gouvernement est représentatif : pour que l’on puisse parler de gouvernement représentatif, il faut qu’il y ait une institutionnalisation de la réactivité au peuple, en premier lieu par des élections libres. Cependant, cette institutionnalisation ne suffit pas : il faut aussi garder à l’esprit la représentation comme idéal, pour sans cesse juger et réformer les institutions de représentation.
Samuel Hayat, Yves Sintomer, « Repenser la représentation politique », Raisons politiques, Raisons politiques, 2013, n°50, pp. 5-11
Samuel Hayat, « La représentation inclusive », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2013, n°50
Samuel Hayat, « Inclusive Representation », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2013, n°50
Samuel Hayat, « Colantonio (Laurent), Fureix (Emmanuel), Jarrige (François), dir. La souveraineté populaire. Expériences et normalisations en Europe (1800-1848) . Revue d’histoire du xix e siècle, 42, 2011. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2012, n°62, p. -
Samuel Hayat, « Les controverses autour du travail en 1848 », Raisons politiques, Raisons politiques, 2012, n°47, pp. 13-34
Résumé
En 1848, l'affrontement politique sur le contenu de la République nouvelle passe notamment par un ensemble de controverses autour du concept de travail, au cours desquelles le socialisme et le républicanisme modéré se trouvent constitués comme idéologies antagonistes. Parmi l'ensemble de ces controverses, ancrées dans l'histoire du mouvement ouvrier et du concept de travail, on peut en retenir trois. La première, au printemps 1848, porte sur les liens entre le travail et la citoyenneté, autour de la question des candidatures ouvrières. La seconde controverse, qui commence en juin 1848, oppose Proudhon au National à propos du rôle du travail dans la création de valeur économique. La dernière, qui se confond avec le processus constituant de 1848, porte sur le droit au travail. Lorsqu'elle s'achève, la République et le socialisme sont devenus deux idéologies séparées par un ensemble de positions antagonistes sur le concept de travail.
Samuel Hayat, « Participation, discussion et représentation : l’expérience clubiste de 1848 », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2012, n°3, pp. 119-140
RésuméSuite à la révolution de 1848, les clubs prolifèrent, en particulier à Paris. Héritiers de traditions multiples, ils endossent plusieurs rôles (discussion, préparation des élections, contestation), et leur statut est incertain. Par une série d’épreuves, deux interprétations se construisent progressivement. Une conception participative des clubs, porteurs d’une partie de la souveraineté et représentant les représentés, est formulée lors de la manifestation du 17 mars. La journée du 16 avril voit l’apparition d’une conception discursive, cantonnant les clubs à la discussion. Le 15 mai, ces deux conceptions s’affrontent, et la première est invalidée.
Samuel Hayat, « Colliot-Thélène (Catherine) La démocratie sans demos . Paris, PUF, 2011 (Pratiques théoriques). 218 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2012, n°62, p. -
Samuel Hayat, « Les controverses autour du travail en 1848 », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2012, n°47, pp. 13-34
Samuel Hayat, « Robert (Vincent) – Le temps des banquets. Politique et symbolique d’une génération (1818-1848). – Paris, Publications de la Sorbonne, 2010. 432 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2011, n°61, p. -
Samuel Hayat, « La République, la rue et l'urne », Pouvoirs - Revue française d’études constitutionnelles et politiques, Le Seuil, 2006, n°116, pp. 31-44
Samuel Hayat, Franck Leibovici, Yaël Kreplak, « Établir le catalogue raisonné de l’œuvre d’un artiste, construire la singularité d’un regard. Entretien avec les Archives Henri Michaux », Tracés. Revue de Sciences humaines, ENS Éditions
S’il est un domaine d’activités où la singularité semble pouvoir être mobilisée comme un concept particulièrement pertinent et opérant, c’est bien celui de l’art et de la création artistique. La mise en exergue de la singularité est en effet constitutive du monde de l’art et de la culture, où elle trouve une forme de reconnaissance particulière (Menger, 2003). Historiquement liée à l’avènement de la figure romantique de l’artiste et au régime de la modernité (Heinich, 2005), la singularité qu...
Samuel Hayat, Paula Diehl, Yves Sintomer, « Introduction », Trivium. Revue franco-allemande de sciences humaines et sociales - Deutsch-französische Zeitschrift für Geistes- und Sozialwissenschaften, Fondation Maison des sciences de l'Homme
Un diagnostic du temps présent met en évidence un paradoxe : le mot de démocratie est devenu internationalement un synonyme de « bon régime », et le modèle du gouvernement représentatif fondé sur l’élection libre et la compétition des partis n’a jamais été aussi répandu dans la planète. Cependant, la légitimité des représentants élus tend à décroître dans les « vieilles » démocraties tandis que dans les pays qui instaurent une démocratie libérale après la chute d’un régime autoritaire ou d’un...
Samuel Hayat, Paula Diehl, Yves Sintomer, « Einleitung », Trivium. Revue franco-allemande de sciences humaines et sociales - Deutsch-französische Zeitschrift für Geistes- und Sozialwissenschaften, Fondation Maison des sciences de l'Homme
Eine Diagnose unserer Gegenwart offenbart eine Paradoxie: Das Wort »Demokratie« ist international zu einem Synonym für ein »gutes politisches System« geworden, und noch nie war das Modell der aus freien Wahlen und Parteienkonkurrenz hervorgehenden repräsentativen Regierung weltweit so verbreitet wie heute. Andererseits büßen die gewählten Volksvertreter in den »alten« Demokratien tendenziell immer mehr an Legitimität ein, während sich in Ländern, die nach dem Sturz eines autoritären Regimes o...