Sophie Béroud, Chantal Blaes, Jean-François Cullafroz, CFDT 1964-2024: 60 ans après la déconfessionnalisation de la CFTC, Chronique sociale, 2025, Comprendre la société, 157 p.
Les 6 et 7 novembre 1964, au Palais des sports de Paris, le congrès de la CFTC décidait de faire naître la CFDT. Depuis 60 ans, au fil des congrès successifs et mandats de sept secrétaires généraux (Eugène Descamps, Edmond Maire, Jean Kaspar, Nicole Notat, François Chérèque, Laurent Berger et Marylise Léon), la première centrale syndicale française n'a cessé d'adapter ses pratiques à l'évolution des salariés et des retraités. De mai 68, avec la reconnaissance du droit syndical et la semaine de 40 heures, à la situation des travailleurs uberisés en ce début du XXIe siècle, en passant par le choix d'une société socialiste autogestionnaire, les luttes des femmes et des immigrés, les journées d'actions et grèves contre les restructurations industrielles et le chômage, le recentrage et le choix d'un syndicalisme réformiste dans le cadre d'un mouvement syndical fort, au plan européen comme international, ce sont quelques aspects des contributions présentes dans cet ouvrage. En Auvergne-Rhône-Alpes, les militants syndicaux ont pris toute leur place pour faire vivre cette évolution. Sur la base de témoignages et d'analyses, des syndicalistes CFDT de la Loire, du Puy de Dôme, du Rhône ou des Savoies (Education, Métallurgie, Chèques Postaux, Chimie...), et des universitaires de Lyon, Paris... ont confronté leurs points de vue avec près de 200 personnes réunies dans l'amphithéâtre Hirsch de l'Université Lyon 2-Louis Lumière.
Sophie Béroud, Julien Talpin, Sarah Abdelnour, Bruno Amable, Sophie Bernard [et alii], Nouveau peuple, nouvelle gauche, Éditions Amsterdam, 2025, Les livres de l'Institut La Boétie, 278 p.
Sophie Béroud, Éric Agrikoliansky, François Buton, Nolwenn Armogathe, Clémentine Berjaud [et alii], Les métamorphoses de la politisation, PUF, 2025, 316 p.
Sophie Béroud, Karel Yon, Pauline Delage, Fanny Gallot, Baptiste Giraud, Le syndicalisme est politique: questions stratégiques pour un renouveau syndical, La Dispute, 2024, Travail et salariat, 175 p.
Sophie Béroud, Paul Bouffartigue, Henri Eckert, Denis Merklen, En quête des classes populaires : un essai politique, la Dispute, 2024, 214 p.
Les classes populaires n'apparaissent que par éclipses dans les discours politiques et médiatiques. Il est difficile cependant d'ignorer leur poids électoral ou de rester sourd à leurs révoltes. qu'elles viennent gonfler les rangs des cortèges syndicaux ou enflammer les banlieues. Quant aux sociologues. sont-ils toujours suffisamment attentifs aux formes de la conflictualité sociale au travers desquelles elles se mobilisent et se construisent ? Prendre acte de l'effacement de la « classe ouvrière » d'hier dans le paysage social et politique doit-il conduire à négliger les formes contemporaines des luttes de classes ? Ce livre, qui s'inscrit dans les efforts de réinvention d'un horizon d'émancipation sociale, réunit les expériences de quatre sociologues pour mettre à l'épreuve la catégorie « classes populaires ». Il revient sur la manière dont s'est construite puis défaite l'hégémonie ouvrière sur ces classes, s'interroge sur les clivages qui les travaillent et sur ce que nous disent les « banlieues » du populaire contemporain. Face à un ordre social de plus en plus injuste et à un pouvoir de plus en plus autoritaire, quelles sont les potentialités de résistance et de transformation sociale portées par les catégories qui en souffrent le plus ? Les forces d'alternative ne doivent-elles pas à nouveau relever le défi majeur d'organiser leur représentation et leur action politiques ?
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, Camille Signoretto, François Alfandari, Charles Chamarre [et alii], Un compromis salarial en crise: que reste-t-il à négocier dans les entreprises ?, Éditions du Croquant, 2023, Dynamiques socio-économiques, 335 p.
Sophie Béroud, Anne Dufresne, Corinne Gobin, Marc Zune (dir.), Sur le terrain avec les Gilets jaunes : approche interdisciplinaire du mouvement en France et en Belgique, Presses universitaires de Lyon, 2022, Actions collectives, 294 p.
Fin 2018, la France connaît un soulèvement populaire sans précédent, motivé dans un premier temps par le refus de l'augmentation du prix des carburants automobiles. Pour se reconnaître, les individus concernés endossent un gilet de haute visibilité, le fameux « gilet jaune ». Rapidement, la mobilisation s'étend à la Belgique, principalement à Bruxelles et à la Wallonie. Ce mouvement, ou plutôt ces mouvements, en renouvelant les modalités de la mobilisation, rebattent les cartes de l'analyse. Leur caractère spontané, apartisan sans être apolitique, interroge les rapports qui se nouent entre Gilets jaunes et syndicats d'une part, entre Gilets jaunes et institutions d'autre part. Force est ainsi de constater qu'à des aspirations démocratiques de plus en plus affirmées répondent une répression policière et des sanctions judiciaires inégalées. La confrontation entre terrain belge et terrain français, les enquêtes et les observations sociologiques, les entretiens individuels ou collectifs, les portraits d'individus mobilisés et les photographies de terrain sont autant d'outils utilisés dans cet ouvrage pour tenter de redonner une parole longtemps confisquée aux principaux acteurs de cette mobilisation : les Gilets jaunes eux-mêmes
Sophie Béroud, Chloé Gaboriaux, Martine Kaluszynski, Thomas Boccon-Gibod, Matthieu Hély [et alii], Au nom de l'intérêt général, Peter Lang, 2022, La Fabrique du politique, 190 p.
Sophie Béroud, Martin Thibault, En luttes ! Les possibles d'un syndicalisme de contestation: les possibles d'un syndicalisme de contestation, Raisons d'agir éditions, 2021, Raisons d'agir, 212 p.
Sophie Béroud, Paul Bouffartigue, Armando jr. Boito (dir.), Le Brésil et la France dans la mondialisation néo-libérale (V1, L'Harmattan, 2020, Logiques sociales, 229 p.
Sophie Béroud, Armando jr. Boito, Paul Bouffartigue, Andréia Galvão (dir.), Le Brésil et la France dans la mondialisation néo-libérale, L'Harmattan, 2020, Logiques sociales, 217 p.
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, Karel Yon, Sociologie politique du syndicalisme: Introduction à l'analyse sociologique des syndicats, Armand Colin, 2020, 223 p.
"Comment expliquer le morcellement du syndicalisme français ? Pourquoi si peu de salariés adhèrent aux syndicats ? Tous les syndicalistes sont-ils des professionnels du dialogue social coupés de leur base ? Pour répondre à ces questions classiques dans les controverses politico-médiatiques, ce manuel propose une synthèse des travaux récents conduits dans les champs de la sociologie et de la science politique autour de l'analyse des organisations syndicales, de leurs adhérents et de leurs pratiques. Il fait le pari que les outils de la sociologie politique permettent une analyse plus fine du phénomène syndical. En abordant des questions telles que les dynamiques de l'engagement militant, les ambivalences du processus d'institutionnalisation ou bien encore les modalités du travail de représentation, cet ouvrage développe des questions qui intéresseront tous les étudiants en sociologie et science politique mais aussi toutes celles et ceux désireux de dépasser les schématismes et de comprendre les spécificités du syndicalisme en France
Sophie Béroud, Jérôme Pélisse, Michel Pigenet (dir.), La CGT (1975-1995), un syndicalisme à l'épreuve des crises: un syndicalisme à l'épreuve des crises, éditions Arbre bleu, 2019, Le corps social, 536 p.
Sophie Béroud, Collectif Grande Côte, François Alfandari, Laure Fleury, Camille Masclet, Vincent Porhel, Lucia Valdivia (dir.), Lyon en luttes dans les années 68 , Presses Universitaires de Lyon, 2018, 381 p.
Sophie Béroud, * Sombrero (collectif), Olivier Fillieule, Camille Masclet, Isabelle Sommier (dir.), Changer le monde, changer sa vie : enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Actes Sud, 2018, 1120 p.
Sophie Béroud, Kevin Guillas-Cavan, Catherine Vincent (dir.), Comités d'entreprise: quelle postérité ?, IRES, 2018, 183 p.
Sophie Béroud, Vincent Porhel, Jean-Luc de Ochandiano, Lilian Mathieu, Jean-François Cullafroz [et alii], Lyon 68: deux décennies contestataires, Éditions Lieux dits, 2017, 223 p.
Sophie Béroud, Philippe Alonzo, Paul Bouffartigue, Alain Bihr, Louis Chauvel, Le retour des classes sociales: inégalités, dominations, conflits, la Dispute, 2015, États des lieux, 280 p.
Sophie Béroud, Michel Lallement, Frédéric Rey, Relations sociales du travail, SCÉRÉN-CNDP, 2014, 79 p.
Sophie Béroud, Nathalie Dompnier (dir.), Participation dans le monde du travail, De Boeck, 2013, 234 p.
Sophie Béroud, Gérard Aschieri, Annick Coupé, Dominique Mezzi, Nouveau siècle, nouveau syndicalisme, Éd. Syllepse, 2013, Les cahiers de l'émancipation, 189 p.
Sophie Béroud, Boris Gobille, Abdellali Hajjat, Michelle Zancarini-Fournel (dir.), Engagements, rébellions et genre dans les quartiers populaires en Europe (1968-2005), Éditions des archives contemporaines, 2011, 212 p.
Sophie Béroud (dir.), La loi du 20 août 2008 et ses implications sur les pratiques syndicales en entreprise ; sociologie des appropriations pratiques d'un nouveau dispositif juridique: Rapport de recherche,, 2011, 334 p.
Sophie Béroud, Nathalie Dompnier, David Garibay (dir.), L'année sociale 2011, Syllepse, 2011, 189 p.
Sophie Béroud, Murielle Bègue, Céline Bellot, Didier Chabanet, Pascale Dufour [et alii], Les mobilisations sociales à l'heure du précariat, Presses de l'École des hautes études en santé publique, 2011, Lien social et politiques, 284 p.
Sophie Béroud, Pauline Jouvet, Les employées de maison malgaches et philippines au Liban: Facteurs de vulnérabilité et stratégies de résistance, 2011, 161 p.
Sophie Béroud, Paul Bouffartigue (dir.), Quand le travail se précarise, quelles résistances collectives ?, La Dispute, 2009, 355 p.
Sophie Béroud, Maria Koleva, Travail et précarisation: séminaire [Marx au XXIe siècle], Cinoche vidéo, 2009, Vivre aujourd'hui, 1 p.
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Guillaume Desage, Baptiste Giraud, La lutte continue ? Les conflits du travail dans la France contemporaine: Les conflits du travail dans la France contemporaine, Éditions du Croquant, 2008, Savoir-agir, 159 p.
"Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit" (Nicolas Sarkozy, 5 juillet 2008). A s'en tenir à cette sortie récente du président de la République et plus généralement aux commentaires récurrents sur les mouvements de grève, la conflictualité du travail serait désormais cantonnée à quelques "catégories privilégiées ", cheminots en tête, qui ne parviendraient même plus à s'opposer réellement aux "réformes". En fait, la réalité des conflits du travail en France demeure largement méconnue. Si l'intensité des grèves dans les entreprises s'est affaiblie au cours des trois dernières décennies, les conflits n'ont pas pour autant disparu du monde du travail. L'exploitation des enquêtes statistiques du ministère de l'Emploi tend même à montrer plutôt une hausse significative du nombre d'établissements touchés par des conflits sociaux entre 1998 et 2004. En mesurant les formes de conflictualité avec arrêt de travail (grèves, débrayages) et sans arrêt de travail (refus d'heures supplémentaires, manifestations, pétitions notamment), l'analyse permet de restituer la diversité et l'évolution des pratiques contestataires utilisées au quotidien dans les entreprises. Elle montre également comment s'articulent ces conflits collectifs et les formes individuelles de conflictualité, qu'elles prennent la forme de l'absentéisme ou du recours aux prud'hommes, ou soient attestées par les sanctions prises à l'encontre des salariés par leurs directions. L'augmentation importante des établissements concernés par des refus d'heures supplémentaires - qu'il n'est pas anodin de remarquer dans une période de remise en cause continue et répétée des 35 heures - montre d'ailleurs aussi comment ces registres individuels et collectifs se brouillent. Ainsi peut-on comprendre à la fois les continuités dans la pratique de la grève et les transformations en cours, dans des secteurs marqués par différentes formes de précarité et de réorganisations du travail, qui voient tous un renouvellement des conflits.
Sophie Béroud, Bertrand Geay, Laurent Willemez, Pascal Boissel, Éric Darras, Pour une gauche de gauche, Ed. du Croquant, 2008, Savoir-agir, 316 p.
Sophie Béroud, Delphine Brochard, Damien Cartron, Jean-Michel Denis, Le conflit en grève ?, la Dispute, 2005, L'État des lieux, 358 p.
Sophie Béroud, Guy Hermet, La politique des particularismes: revendications autonomistes et créations identitaires dans l'Espagne des communautés autonomes sans nationalité historique, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille III, 2004, Lille-thèses
Sophie Béroud, Josette Lefèvre (dir.), Mondialisation(s), ENS Éditions, 2003, 204 p.
Sophie Béroud, Etienne Adam, Mateo Alaluf, Médias, illusions et spéculations, Les amis de politique, 2003, 130 p.
Sophie Béroud, Guy Hermet, La politique des particularismes: revendications autonomistes et créations identitaires dans l'Espagne des communautés autonomes sans nationalité historique,, 2003, 611 p.
Sophie Béroud, Un renouveau de la critique syndicale ?, 5e éd., Mouvements, 2002, 24, 3945 p.
Sophie Béroud, Tania Régin (dir.), Le roman social : littérature, histoire et mouvement ouvrier, Ed. de l'Atelier, 2002, 287 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux (dir.), L'année sociale 2002, Syllepse, 2002, 204 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux, La CFDT en quête de refondation sociale, 2e éd., Mouvements, 2001, 14, 8389 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux, Christian Larose, Cellatex: quand l'acide a coulé, Editions Syllepse, 2001, Collection Le présent avenir, 173 p.
Sophie Béroud, Pierre Ansart, Patrick Cingolani, Question sociale et action collective: actes du colloque de la Société P.-J. Proudhon, Paris, 4 décembre 1999, Société P.-J. Proudhon, 2000, Cahiers de la Société P.-J. Proudhon, 89 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux, Michel Vakaloulis, Le mouvement social en France: essai de sociologie politique, La Dispute, 1998, 222 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux, Quatre années d'activité syndicale, 1995-1998, CEVIPOF, 1998, Document de travail, 35 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux (dir.), Le souffle de décembre: le mouvement social de 1995 : continuités, singularités, portée, Editions Syllepse, 1997, Collection Le Présent avenir, 201 p.
Sophie Béroud, Jean Weydert, Le devenir de l'Europe, les Éd. de l'Atelier, 1997, Enjeux de société, 223 p.
Sophie Béroud, René Mouriaux, Cinquante ans de luttes sociales en France, CEVIPOF, 1997, Document de travail
Sophie Béroud, René Mouriaux, Etudier novembre-décembre 1995: chronologie, bibliographie, sondages, CEVIPOF, 1996, Document de travail
Sophie Béroud, Cégolène Frisque, Trente entretiens auprès d'adhérents de Force ouvrière en 1995, CEVIPOF, 1995, Document de travail, 284 p.
Sophie Béroud, Actions tactiques et stratégiques dans un contexte de transition: l'exemple de la légalisation du Parti communiste espagnol, 1994
Sophie Béroud, Bérengère Massignon, Trois approches des mouvements sociaux: Karl Marx, Hippolyte Taine, Gustave Le Bon, CEVIPOF, 1994
Sophie Béroud, Représentations individuelles au sein d'un système corporatif en crise: l'exemple des dockers de Fos, s.n, 1992
Sophie Béroud, Saphia Doumenc, « 'Le Collectif, ça m'a fait prendre conscience qu'on peut essayer de changer les choses' : quand des aides à domicile se mobilisent : défense du travail et politisation(s) », in Agrikoliansky, Éric, Buton, François (dir.), Les métamorphoses de la politisation, PUF, 2025
Sophie Béroud, « Les syndicats, vecteurs possibles de politisation à gauche ? », in Talpin, Julien (dir.), Nouveau peuple, nouvelle gauche, Editions Amsterdam, 2025
Sophie Béroud, « Science politique : comprendre les logiques de politisation au travail », in Berthet, Thierry, Mercier, Delphine (dir.), Le travail et la société française : 30 ans de recherche en sciences sociales, CNRS Editions, 2025
Sophie Béroud, « Les mouvements sociaux comme expérience démocratique », in Dutraive, Véronique (dir.), Penser et agir avec David Graeber : construire des ponts entre les sciences sociales, Presses universitaires de Lyon, 2025
Sophie Béroud, Saphia Doumenc, « France : a Shift in Organisational Structures within the CGT? New Union Strategies for Precarious and Dissociated Workers », in Vandaele, Kurt, Luna Fabris, Bianca (dir.), When Trade Unions Learn to Innovate : Case Study Evidence from across Europe, ETUI aisbl, 2025, pp. 49-65
Sophie Béroud, « Des syndicalistes parmi les Gilets jaunes : un espace de réenchantement de l'action syndicale ? », in Ravelli, Quentin, Siméant-Germanos, Johanna, Bonnet, Loïc, Liochon, Pauline (dir.), Les Gilets jaunes : une révolte inclassable, Rue d'Ulm, 2024, pp. 47-58
Sophie Béroud, « Un divorce avec les syndicats de salariés? », in Reungoat, Emmanuelle, Buton, François (dir.), Idées reçues sur les Gilets jaunes : un marqueur des luttes sociales contemporaines, Le Cavalier bleu, 2024, pp. 94-96
Sophie Béroud, « Le Gilets jaunes en Belgique », in Reungoat, Emmanuelle, Buton, François (dir.), Idées reçues sur les Gilets jaunes : un marqueur des luttes sociales contemporaines, Le Cavalier bleu, 2024, pp. 52-54
Sophie Béroud, David Sanson, « Le compromis salarial à l'épreuve du capitalisme financier », in Giraud, Baptiste, Signoretto, Camille (dir.), Un compromis salarial en crise : que reste-t-il à négocier dans les entreprises ?, Editions du Croquant, 2023
Sophie Béroud, « Une "gilet-jaunisation" des syndicats ? Entre rejets, rencontres et influences », in Yon, Karel (dir.), Le syndicalisme est politique : questions stratégiques pour un renouveau syndical, La Dispute, 2023, pp. 75-97
Sophie Béroud, « Évolutions du champ syndical », in Drevon, Jean-Michel (dir.), Le syndicalisme au défi du 21e siècle, Syllepse, 2022
Sophie Béroud, « Un "syndicalisme d'intérêt général" ? Généalogie d'une catégorie singulière dans le discours de la CGT et de la CFDT », in Gaboriaux, Chloé, Kaluszynski, Martine (dir.), Au nom de l'intérêt général, Peter Lang, 2022
Sophie Béroud, « Si loin, si proches...: syndicats et syndicalistes français face aux Gilets jaunes », in Béroud, Sophie, Dufresne, Anne, Gobin, Corinne, Zune, Marc (dir.), Sur le terrain avec les Gilets jaunes : approche interdisciplinaire du mouvement en France et en Belgique, Presses universitaires de Lyon, 2022
Sophie Béroud, « Luttes sociales », in Burlaud, Antony, Popelard, Allan, Rzepski,Grégory (dir.), Le nouveau monde : tableau de la France néolibérale, Editions Amsterdam, 2021
Sophie Béroud, « De quoi la réforme de la représentativité syndicale a-t-elle été le nom ? », in Groux, Guy, Robert, Richard, Foucault, Martial (dir.), Le social et le politique, CNRS Éditions, 2020
Sophie Béroud, Andreia Galvao, « Dynamiques des syndicalismes : entre institutionnalisation et recomposition », in Béroud, Sophie, Boito, Armando, Bouffartigue, Paul, Galvao, Andreia (dir.), Le Brésil et la France dans la mondialisation néo-libérale. 2, Mobilisations du monde du travail, L'Harmattan, 2020, pp. 13-51
Sophie Béroud, Pascal Raggi, Michel Pigenet, « La CGT des mineurs de fer et de sel face à la désindustrialisation de la Lorraine (1975-1995) », in Sophie Béroud, Élyane Bressol, Jérôme Pélisse, Michel Pigenet (dir.), La CGT, 1975-1995. Un syndicalisme à l'épreuve des crises, Arbre bleu éditions, 2019, pp. 13-38
Sophie Béroud, « La CGT dans le salariat : repères historiques sur la sociologie des adhérents », in Dreyfus, Michel, Pigenet, Michel (dir.), La CGT en question(s), Regards croisés sur 125 années d'un syndicalisme de transformation sociale, Editions universitaires de Dijon, 2019, pp. 59-74
Sophie Béroud, « Les syndicats, c'est fini ? », in Fondation Copernic (dir.), Manuel indocile de sciences sociales, La Découverte, 2019
Sophie Béroud, « La CGT face aux ruptures de la première moitié des années 1990 », in Béroud, Sophie, Bressol, Élyane, Pélisse, Jérôme, Pigenet, Michel (dir.), La CGT (1975-1995), un syndicalisme à l'épreuve des crises, Arbre bleu éditions, 2019
Sophie Béroud, Vincent Porhel, « Redécouvrir la centralité ouvrière : les sites industriels à Lyon », in Mathieu, Lilian, Collectif de la Grande Côte (dir.), Lyon en luttes dans les années 68 : lieux et trajectoires de la contestation, Presses universitaires de Lyon, 2018
Sophie Béroud, Florence Johsua, « Se politiser par le travail », in Sombrero (collectif), Fillieule, Olivier, Béroud, Sophie, Masclet, Camille, Sommier, Isabelle (dir.), Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Actes Sud, 2018
Sophie Béroud, Jean-Marie Pernot, « Trade union expertise in public policy », in Halpern, Charlotte, Hassenteufel, Patrick, Zittoun, Philippe (dir.), Policy analysis in France, Policy Press, 2018
Sophie Béroud, François Alfandari, « La CGT et la CFDT dans l'après-1968 à Lyon : dynamiques et recompositions », in Mathieu, Lilian, Collectif de la Grande Côte (dir.), Lyon en luttes dans les années 68 : lieux et trajectoires de la contestation, Presses universitaires de Lyon, 2018
Sophie Béroud, David Garibay, « El movimiento Nuit Debout y las manifestacionescontra la Ley de Reforma del Trabajo en Francia en 2016 : convergencias en la movilizacióncolectiva y en los usos del espacio público », in Ibarra Güell, Pedro, Martí i Puig, Salvador, Cortina-Oriol, Merçè, Sribman Mittelman, Ariel (dir.), Nuevos movimientos sociales, de la calle a los ayuntamientos, Icaria, 2018
Sophie Béroud, Karel Yon, « Le syndicalisme à l'épreuve des urnes : éléments pour une sociologie politique de la "démocratie sociale" », in Le Digol, Christophe, Hollard, Virginie, Voilliot, Christophe, Barat, Raphaël (dir.), Histoires d'élections, CNRS Éditions, 2018
Sophie Béroud, « Confédération syndicale », in Michel, Hélène, Lévêque, Sandrine, Contamin, Jean-Gabriel (dir.), Rencontres avec Michel Offerlé, Éditions du Croquant, 2018
Sophie Béroud, « Représentativité syndicale et patronale », in Michel, Hélène, Lévêque, Sandrine, Contamin, Jean-Gabriel (dir.), Rencontres avec Michel Offerlé, Éditions du Croquant, 2018
Sophie Béroud, Anne-France Taiclet, « Le temps d’une transgression des frontières politiques et syndicales : structuration et marginalisation de réseaux d’anciens syndicalistes au service de la campagne de F. Hollande », in Courty, Guillaume, Gervais, Julie (dir.), Le lobbying électoral : groupes en campagne présidentielle (2012), Presses universitaires du Septentrion, 2016
Sophie Béroud, « Sur la pertinence heuristique du concept de champ syndical », in Quijoux, Maxime (dir.), Bourdieu et le travail, Presses universitaires de Rennes, 2015
Sophie Béroud, « Luttes du travail et mouvements sociaux : dépasser l’altérité », in Bouffartigue, Paul (dir.), Le retour des classes sociales : inégalités, dominations, conflits, la Dispute, 2015
Sophie Béroud, Karel Yon, « La démocratie sociale saisie par les pratiques : l'application des nouvelles règles de représentativité dans les entreprises », in Narritsens, André, Pigenet, Michel (dir.), Pratiques syndicales du droit : France XXe-XXIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2014
Sophie Béroud, « Entrées : Association ; Syndicats », in Bihr, Alain, Pfefferkorn, Roland (dir.), Dictionnaire des inégalités, A. Colin, 2014
Sophie Béroud, « L'influence contrariée des 'privés d'emploi' dans la CGT », in Didier Chabanet ; Jean Faniel (dir.), Les mobilisations de chômeurs en France : problématiques d'alliances et alliances problématiques, l'Harmattan, 2013
Sophie Béroud, David Garibay, « Syndicats et associations face à la pauvreté laborieuse », in Kerschen, Nicole ; Legrand, Monique ; Messu, Michel ; (dir.), La Symphonie discordante de l'Europe sociale, Éd. de l'Aube, 2013
Sophie Béroud, Karel Yon, « Représentativité : les syndicats à l'heure de la "démocratie sociale" », in Mezzi, Dominique (dir.), Nouveau siècle, nouveau syndicalisme, Syllepse, 2013
Sophie Béroud, Karel Yon, « Institutionnalisation et bureaucratisation du syndicalisme : pour une lecture dialectique », in Mezzi, Dominique (dir.), Nouveau siècle, nouveau syndicalisme, Syllepse, 2013, pp. 35-51
Sophie Béroud, « Nouveaux usages et modalités des grèves », in Pigenet, Michel ; Tartakowsky, Danielle; (dir.), Histoire des mouvements sociaux en France de 1814 à nos jours, la Découverte, 2012
Sophie Béroud, « The organization of the unemployed in Spain : local and fragmented dynamics », in Chabanet, Didier ; Faniel, Jean (dir.), The mobilization of the unemployed in Europe : from acquiescence to protest ?, Palgrave Macmillan, 2012
Sophie Béroud, Karel Yon, « Trois enjeux syndicaux au prisme du mouvement social de l'automne 2010 », in Béroud, Sophie ; Dompnier, Nathalie ; Garibay, David ; (dir.), L'année sociale 2011, Syllepse, 2011
Sophie Béroud, Emmanuel Porte, « Quand la pauvreté concerne le monde du travail », in Chabanet, Didier ; Dufour, Pascale ; Royall, Frédéric (dir.), Les mobilisations sociales à l'heure du précariat, Presses de l'Ecole des hautes études en santé publique, 2011, pp. 81-98
Sophie Béroud, « Jeunes et précaires dans l'action syndicale : modalités d'engagement et processus d'apprentissage », in Béroud, Sophie ; Gobille, Boris ; Hajjat, Abdellali; Zancarini-Fournel, Michelle (dir.), Engagements, rebellions et genre dans les quartiers populaires en Europe (1968-2005), Editions des archives contemporaines, 2011
Sophie Béroud, David Garibay, Thomas Brugnot, Romain Vila, « Les syndicats face à la pauvreté laborieuse, entre intégration dans des réseaux d'action publique et campagnes de sensibilisation : une approche comparée Belgique / Royaume-Uni [Rapport de recherche] », Le rapport est également accessible en ligne : [ http://www.onpes.gouv.fr/Les-Travaux-2009-2010.html ], Bilan de 10 ans d'observation de la pauvreté et de l'exclusion sociale à l'heure de la crise : rapport 2009-2010 [Les travaux de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale], La Documentation française, 2010
Sophie Béroud, « Violence et radicalité dans les conflits du travail : quelques pistes d'analyses », in Ndiaye, Abou ; Ferrand-Bechmann, Dan (dir.), Violences et société : regards sociologiques, Desclée de Brouwer, 2010
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Baptiste Giraud, Jérôme Pélisse, Guillaume Desage [et alii], « Nouvelle donne ? Regain et transformation des conflits au travail », Les relations sociales en entreprise, Éditions La Découverte, 2008
Sophie Béroud, « La décennie des 'victoires défaites' (1995-2007) ou les effets du découplage entre mobilisations sociales et dynamiques syndicales », in Geay, Bertrand;Willemez, Laurent; (dir.), Pour une gauche de gauche, Éd. du Croquant, 2008, pp. 19-34
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Baptiste Giraud, Jérôme Pélisse, « Une nouvelle donne ? Regain et transformation des conflits du travail », in Amossé, Thomas; Bloch-London, Catherine; Wolff, Loup (dir.), Les relations sociales en entreprise : un portrait à partir des enquêtes : "Relations professionnelles et négociations d'entreprise" [REPONSE 1992-1993, 1998-1999 et 2004-2005], la Découverte, 2008
Sophie Béroud, Thomas Brugnot, Gwenola Le Naour, Emmanuel Porte, « L'action syndicale face à la pauvreté laborieuse, analyse des représentations et des dispositifs d'action sociale dans l'entreprise [Rapport de recherche] », Les travaux de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale : rapport 2007-2008, La Documentation française, 2008
Sophie Béroud, « Association ou syndicat ? Le syndicalisme des retraités face au principe associatif », in Tartakowsky, Danielle;Tétard, Françoise; (dir.), Syndicats et associations : concurrence ou complémentarité, Presses universitaires de Rennes, 2006
Sophie Béroud, « Les cheminots français dans le train européen de la libéralisation : la négociation de la licence européenne de conducteurs de train », in Michel, Hélène; (dir.), Lobbyistes et lobbying de l'Union européenne : trajectoires, formations et pratiques des représentants d'intérêts, Presses universitaires de Strasbourg, 2006
Sophie Béroud, « La rébellion salariale », in Crettiez, Xavier; Sommier, Isabelle (dir.), La France rebelle ?, Éd. Michalon, 2006
Sophie Béroud, « La rébellion du précariat », in Crettiez, Xavier; Sommier, Isabelle (dir.), La France rebelle ?, Éd. Michalon, 2006
Sophie Béroud, « Le syndicalisme construit par la science politique », in Ubbiali, Georges; (dir.), Epistémologie du syndicalisme : construction disciplinaire de l'objet syndical, L'Harmattan, 2005, pp. 13-34
Sophie Béroud, « La CGT, entre soutien distancié et refondation de l'activité internationale », in Mayer, Nonna; Agrikoliansky, Eric ; Fillieule, Olivier (dir.), L'altermondialisme en France : la longue histoire d'une nouvelle cause, Flammarion, 2005
Sophie Béroud, René Mouriaux, « Continuités et évolutions de la conflictualité sociale », in Denis, Jean-Michel; (dir.), Le conflit en grève ? Tendances et perspectives de la conflictualité contemporaine, La Dispute, 2005
Sophie Béroud, « Le renouveau des luttes : entre fragmentation et convergences anti-capitalistes », in Bouffartigue, Paul; (dir.), Le retour des classes sociales : inégalités, dominations, conflits, La Dispute, 2004
Sophie Béroud, « La rébellion syndicale », in Crettiez, Xavier; Sommier, Isabelle; (dir.), La France rebelle, Éd. Michalon, 2002
Sophie Béroud, Tania Régin, « Le miroir de l'entreprise moderne », in Béroud, Sophie;Régin, Tania; (dir.), Le roman social : littérature, histoire et mouvement ouvrier, Ed. de l'Atelier, 2002
Sophie Béroud, Julien Louis, « Mesure de la représentativité syndicale », Revue de droit du travail, Dalloz , 2025, n°12
Sophie Béroud, « Contrôle du temps de travail et résistances dans l’aide à domicile », La Pensée, La Pensée, 2025, n°422, pp. 92-101
Sophie Béroud, Saphia Doumenc, « Pas de présidentielles sans les essentielles : la défense du métier d’aide à domicile comme vecteur de politisation », Nouvelle Revue du travail, Nouvelle revue du travail, 2025, n°26
Sophie Béroud, « Contrôle du temps de travail et résistances dans l'aide à domicile », La Pensée, Fondation Gabriel Péri, 2025, n°422
Sophie Béroud, « L'émergence d'un nouveau régime de représentation dans la sphère du travail ? », Le Droit ouvrier, Confédération générale du travail (CGT), 2024, n°908
Sophie Béroud, « L’émergence d’un nouveau régime de représentation dans la sphère du travail ? », Le Droit Ouvrier, Le Droit Ouvrier, 2024, n°908, pp. 135-139
Sophie Béroud, Cristina Nizzoli, « Par-delà le clivage privé-public, une représentation syndicale déstabilisée par le passage au CSE », Entreprises et histoire, Entreprises et histoire, 2024, n°113, pp. 107-119
Cet article interroge les conditions de mise en place et surtout les modalités d’appropriation de la nouvelle instance de représentation fusionnée que constitue le comité social et économique (CSE). Il propose une approche comparée entre deux entreprises de transport urbain de voyageurs, l’une de statut public et l’autre de statut privé, qui ont cependant connu des évolutions comparables sur le plan managérial. Dans les deux cas, les syndicats ont bénéficié par le passé d’une assise forte rendue possible par une présence au quotidien sur le terrain et à une capacité à faire remonter des problèmes liés en particulier aux conditions de travail. Ils s’appuyaient pour cela sur le rôle des délégués du personnel et sur le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). La mise en place du CSE, en plus de réduire le nombre de mandats et les heures de délégation, est venue affaiblir ce maillage, créant, dans les deux cas, un malaise dans la représentation. L’étude montre que c’est le moins le statut de l’entreprise qui constitue ici une clef de lecture heuristique pour comprendre la situation, bien que les syndicats aient obtenu un accord plus favorable dans la régie publique que dans l’entreprise privée, que les nouvelles conditions et modalités de représentation liées au CSE dans des configurations de travail où la proximité demeure la base même de la représentation.
Sophie Béroud, « The 2023 Mobilisation against Pension Reform in France: Some Elements of Analysis », Notebooks: the journal for studies on power, Brill, 2023, n°1, pp. 85-99
Sophie Béroud, Jérôme Pélisse, « La situation paradoxale des syndicats : entre affaiblissement et mobilisations », Les Mondes du travail , CEFRESS : Les Mondes du travail, 2023, n°30, pp. 19-35
Sophie Béroud, Cristina Nizzoli, « Par-delà le clivage privé-public, une représentation syndicale déstabilisée par le passage au CSE », Entreprises et Histoire, Eska, 2023, n°113
Sophie Béroud, Jérôme Pélisse, « Travail, négociations, conflits : quelles recompositions ? », Les Mondes du travail , CEFRESS : Les Mondes du travail, 2023
Sophie Béroud, Cristina Nizzoli, « Un travail syndical entravé ? Les implications du CSE dans le transport urbain de voyageurs », Chroniques du Travail, Institut régional du travail (Aix-Marseille Université), 2023, n°13
Sophie Béroud, « Les mouvements de chômeurs en Espagne (1975-2020) : la prédominance d'un ancrage local », Cahier / Comité d'histoire des administrations chargées du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, Comité d'histoire des administrations chargées du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, 2022, n°26
Sophie Béroud, Guillaume Gourgues, « Une campagne présidentielle sans le monde du travail ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2022, n°10
Sophie Béroud, David Hamelin, « Images, travail et syndicalisme », Images du travail, travail des images, Université de Poitiers, 2022
Sophie Béroud, Guillaume Gourgues, « La protection des emplois et la crise pandémique en France : sur la non-émergence d'un problème public », Revue de droit du travail, Dalloz , 2021, n°09
Sophie Béroud, Cristina Nizzoli, Camille Noûs, « Parler du travail en EHPAD pour mettre à distance la maltraitance », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2021, n°126
Sophie Béroud, Hélène-Y. Meynaud, « Un engagement bénévole fragilisé dans une institution en crise : le cas des prud’hommes », Nouvelle revue de psychosociologie, Nouvelle revue de psychosociologie, 2021, n°32, pp. 111-123
Bien qu’il ait été rarement analysé de cette façon, l’engagement des conseillers prud’hommes repose essentiellement sur du bénévolat. Ces derniers effectuent un travail quasi gratuit pour faire vivre cette juridiction atypique. Cependant, les évolutions récentes du droit du travail et la fragilisation de l’institution ont rendu leur mandat plus difficile. Depuis 2018, on observe un nombre significatif de postes vacants et de démissions en cours de mandat qui attestent un véritable malaise au travail. Une étude de terrain décrit les diverses facettes du (dés)engagement des démissionnaires, leur rapport aux rétributions matérielles et symboliques. Elle montre aussi comment l’exigence de parité femme-homme dans les listes de conseillers proposées à la nomination n’a pas nécessairement facilité l’intégration des femmes.
Sophie Béroud, Hélène-Y. Meynaud, « Un engagement bénévole fragilisé dans une institution en crise : le cas des prud'hommes », Nouvelle revue de psychosociologie, Erès, 2021, n°32
Sophie Béroud, Christelle Casse, Valérie Pueyo, Pascal Béguin, « Activités essentielles et produits de première nécessité : quelle(s) doctrine(s) ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2020, n°6
Sophie Béroud, « Les enjeux politiques et syndicaux autour de la définition des activités essentielles », Revue de droit du travail, Dalloz , 2020, n°6
Sophie Béroud, « Fragile représentation syndicale », Revue Projet, Revue Projet, 2020, n°378, pp. 34-37
Sophie Béroud, « De quoi la réforme de la représentativité syndicale a-t-elle été le nom ? », Hors collection, Hors collection, 2020, pp. 129-139
Sophie Béroud, « Fragile représentation syndicale », Revue Projet, Centre de recherche et d'action sociales (C.E.R.A.S ), 2020, n°378, pp. 34-37
Sophie Béroud, Josette Lefèvre, « Le système capitaliste passé au crible de l’analyse syndicale. France 1945–2019 », The Tocqueville Review/La revue Tocqueville, The Tocqueville Society / University of Toronto Press, 2019, n°2
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « Quelles politiques syndicales en direction des jeunes travailleurs ? », Connaissance de l'emploi, Centre d'études de l'emploi et du travail (Noisy-le-Grand), 2019, n°149
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, Jérôme Pélisse, Karel Yon, « Misère de la critique : réponse à la confusion des arguments », Négociations, De Boeck Supérieur, 2019, n°31
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, Karel Yon, « Un manuel de sociologie politique du syndicalisme », Négociations, De Boeck Supérieur, 2019, n°1, pp. 83-87
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « Introduction du dossier Les jeunes, le travail et l'engagement », La Revue de l'IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), 2019, n°99, pp. 3-10
Sophie Béroud, « Les classes populaires au travail : Quelle représentation ? », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2019, n°49, pp. 65-72
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « Introduction », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2019, n°99, pp. 3-9
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « La difficile prise en charge par les syndicats français de la cause des jeunes travailleurs », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2019, n°99, pp. 91-119
Cet article s’interroge sur la capacité des syndicats français à représenter les jeunes travailleurs et travailleuses. Dans un contexte marqué par un taux de syndicalisation structurellement faible, la proportion de jeunes salariés parmi les syndiqués est plus faible encore. La littérature s’est surtout penchée sur les raisons pour lesquelles les jeunes s’engagent, ou pas, dans les syndicats. Nous proposons ici un autre éclairage centré sur la relation de représentation entre jeunes travailleurs et syndicats. Cette relation est analysée sur trois plans. Au plan statistique, on constate un net décalage entre le profil des jeunes au travail et celui des jeunes syndiqués. Au plan symbolique, on montre que la difficulté des syndicats à parler au nom des jeunes tient aussi au caractère disputé de leur représentation entre différentes causes. Au plan organisationnel, on pointe enfin la confusion de différents registres d’intervention syndicale en direction des jeunes.
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « Jeunes et engagements au travail : Une génération asyndicale ? », Agora débats/jeunesses, Agora débats/jeunesses, 2019, n°82, pp. 7-25
Les jeunes continuent à s’engager mais, parmi leurs engagements, le syndicalisme et la représentation du personnel sont peu répandus. À partir d’une enquête quantitative et qualitative sur les trajectoires d’engagement et d’apprentissage de l’activité syndicale des jeunes travailleurs, nous rendons compte des facteurs et des processus qui conduisent les jeunes à peu se rapprocher des syndicats. Nous remettons en cause l’idée reçue d’un désamour de la jeune génération envers les organisations syndicales pour montrer au contraire que les jeunes croient encore à l’action collective au travail mais sont pour partie « empêchés » d’y prendre part. Nous montrons alors quelles sont les conditions requises pour qu’un jeune travailleur franchisse ce cap en dessinant trois figures type du jeune engagé au travail.
Sophie Béroud, « Bernard (Lise), La précarité en col blanc. Une enquête sur les agents immobiliers. Préface d’Olivier Schwartz. Paris, Presses universitaires de France, 2017, 356 p., 29 €. », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2019, n°60, pp. 144-147
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, Jérôme Pélisse, Karel Yon, « Misère de la critique. Réponse à la confusion des arguments », Négociations, Négociations, 2019, n°31, pp. 139-144
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, Karel Yon, « Un manuel de sociologie politique du syndicalisme », Négociations, Négociations, 2019, n°31, pp. 83-87
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « Jeunes et engagements au travail: une génération asyndicale ? », Agora débats/jeunesses, L'Harmattan/Presses de Sciences Po, 2019, n°82, pp. 7-25
Sophie Béroud, « Les classes populaires au travail : quelle représentation ? », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2019, n°49, pp. 65-72
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « La difficile prise en charge par les syndicats français de la cause des jeunes travailleurs », La Revue de l'IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), 2019, n°99
Sophie Béroud, Camille Dupuy, Marcus Kahmann, Karel Yon, « Les jeunes, le travail et l’engagement », La Revue de l'IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), 2019, n°99, pp. 3-8
Sophie Béroud, « French trade unions and the mobilisation against the El Khomri law in 2016: a reconfiguration of strategies and alliances », Transfer: European Review of Labour and Research, SAGE Publications, 2018, n°2
Sophie Béroud, « Représentation syndicale, représentativité et négociation », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2018, n°03, p. 264
Sophie Béroud, Karel Yon, « 18. Le syndicalisme à l’épreuve des urnes Éléments pour une sociologie politique de la démocratie sociale », Hors collection, Hors collection, 2018, pp. 345-358
Sophie Béroud, Kevin Guillas-Cavan, Catherine Vincent, « Introduction. Les ce sont morts, vivent les cse ? Retour sur soixante-dix ans d’une institution centrale dans le système de relations professionnelles », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2018, n°94-95, pp. 3-28
Sophie Béroud, François Duchêne, « La fabrique des activités culturelles par les élus des comités d’entreprise : des choix militants ? », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2018, n°94-95, pp. 91-114
La gestion des activités sociales et culturelles relève des prérogatives des comités d’entreprise (CE) depuis leur création en 1946. Si ce domaine a été fortement investi dans les années 1950-1970 par les élus pour favoriser la diffusion des pratiques culturelles, il relève essentiellement aujourd’hui d’une approche marchande, les CE représentant un marché conséquent pour la consommation de biens culturels. Tous les élus se retrouvent-ils dans cette logique consumériste ? Comment pensent-ils plus particulièrement le périmètre des activités culturelles ? Quel sens leur donnent-ils par rapport à leur action en direction des salariés ? L’enquête restituée dans cet article déploie ces questionnements, en s’appuyant sur des données recueillies par questionnaire pour dresser un état des lieux des activités culturelles mises en œuvre par des CE en région Rhône-Alpes et repérer leur diversité, ainsi que sur des observations et des entretiens afin de mieux comprendre les pratiques concrètes des élus.
Sophie Béroud, François Duchêne, « La fabrique des activités culturelles par les élus des comités d’entreprise : des choix militants ? », La Revue de l'IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), 2018, n°9495
Sophie Béroud, Kevin Guillas-Cavan, Catherine Vincent, « Comités d’entreprise : quelle postérité ? [n° 94-95 de : Revue de l'IRES] », La Revue de l'IRES, IRES, 2018, n°9495
Sophie Béroud, Louise Boivin, Catherine Vincent, « [Canada] Une grève pionnière de salariées précaires dans les services privés d’hébergement pour personnes âgées au Québec », Chronique internationale de l'IRES, Institut de recherches économiques et sociales, 2017, n°157, pp. 53-65
Sophie Béroud, « Louis (Marieke) – Qu’est-ce qu’une bonne représentation ? L’Organisation internationale du travail de 1919 à nos jours . Préface de Guillaume Devin. – Paris, Dalloz, 2016 (Nouvelle bibliothèque de thèses. Science politique). 464 p. Cartes. Figures. Annexes. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -
Sophie Béroud, Louise Boivin, Catherine Vincent, « Une grève pionnière de salariées précaires dans les services privés d’hébergement pour personnes âgées au Québec », Chronique Internationale de l'IRES, Chronique Internationale de l'IRES, 2017, n°157, pp. 53-65
Sophie Béroud, « L’action culturelle des comités d’entreprise : Entre marchandisation et maintien d’expériences innovantes », Théâtre/Public, Théâtre/Public, 2016, n°220, pp. 139-141
Sophie Béroud, « La impostura de la democracia en la empresa: cuando la patronal vuelve a tener el poder de legislar », Le Monde diplomatique en español, Cybermonde, 2016, n°246, pp. 4-5
Sophie Béroud, « Quel droit à la participation après la mise en place de la représentation universelle ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2015, n°10, p. 584
Sophie Béroud, « Les transformations des conflits du travail en France », Idées économiques et sociales, Idées économiques et sociales, 2015, n°178, pp. 7-12
Appréhendée du point de vue des conflits du travail, la France est le siège d’un curieux paradoxe. Tandis que les médias évoquent régulièrement une culture persistante de la grève, les données du ministère du Travail montrent que, tendanciellement, le nombre de journées individuelles non travaillées a diminué au cours de ces dernières décennies. Pour aller au-delà de ces diagnostics trop sommaires, il convient non seulement de distinguer les mouvements interprofessionnels des conflits localisés, mais également de prendre acte de l’émergence de nouvelles formes de conflictualité qui engagent les salariés statutaires, tout comme les précaires.
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, « La reconnaissance de représentativité comme source d'intégration ? L'Union syndicale Solidaires à la recherche d'un positionnement original », Relations Industrielles / Industrial Relations, Département des relations industrielles de l'Université Laval (Québec, Canada), 2015, n°2
Sophie Béroud, « Les transformations des conflits du travail en France », Idées économiques et sociales, Réseau Canopé, 2015, n°178, pp. 7-12
Sophie Béroud, Jean-Marie Pernot, « Usages différenciés de la forme congrès : un regard comparé sur la CGT, la CFDT et FO », Socio-logos, Association Française de Sociologie, 2015, n°11, pp. --
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, « Les congrès syndicaux, un objet d’étude sociologique ? », Socio-logos, Association Française de Sociologie, 2015, n°11, pp. --
Sophie Béroud, « Préface », Partage du savoir, Partage du savoir, 2015, pp. 1291-8385
Sophie Béroud, Ethan Rundell, « Economic Crisis and Social Protest in Spain: Labor Unions and Social Movements at Odds? », Critique internationale, Critique internationale, 2014, n°o 65, pp. 27-42
he “Indignant” protest movement that spread across Spain in May 2011 strongly criticized the institutions of representative democracy and, in particular, the role played in them by the dominant political parties. What are known as the “majority” labor unions, for their part, were also identified as being part of the system, especially given their impotence confronted with the scale of austerity policies. While it appears to have been complete, the rift between labor unionism and this form of mobilization is nevertheless worth considering more closely. This is first of all because the Indignants Movement had closer ties to the world of work than was initially claimed. Evidence of this can be found in the presence of labor union activists in public places and neighborhood assemblies as well as in themes relating to job security and the defense of public services. Moreover, the movement was followed by other phases of mobilization, notably in the education sector. What’s more, labor unions, including such “majority” unions as the Workers’ Commissions and the UGT, were receptive to the criticism levelled at them and attempted to respond to it. ■
Sophie Béroud, Karel Yon, « Représenter les salariés dans l'entreprise après la loi du 20 août 2008 : sur les limites de la démocratie sociale », Politiques de communication, Politiques de communication, 2014, n°2, pp. 51-78
La réforme de la représentativité syndicale fait désormais dépendre la reconnaissance syndicale des élections professionnelles. A-t-elle contribué à « rénover la démocratie sociale », comme l’annonçait la loi du 20 août 2008 dans son intitulé ? Qu’est-ce qui a changé depuis 2008 ? En nous appuyant sur une enquête de terrain menée durant trois ans, et plus spécifiquement sur deux monographies d’entreprises, nous décrivons la mise en œuvre des nouvelles règles de représentativité en soulignant leurs usages pluriels. La portée sociale des normes juridiques dépend en effet de leur appropriation par les équipes syndicales, mais aussi par les directions d’entreprises et les agents de l’État qui, au fil de leurs interactions, donnent progressivement réalité au nouveau régime de représentativité. Au-delà de sa fonction documentaire, l’article entend aussi remplir une fonction critique : en mobilisant le cadre théorique de la sociologie politique du vote et de la représentation, il invite le lecteur à prendre du recul sur l’équivalence souvent spontanément posée entre « vote » et « démocratie ». Nous montrons que le vote est moins un vecteur de démocratisation de l’entreprise ou du syndicalisme qu’un instrument disputé de légitimation des stratégies tant syndicales que patronales. Autrement dit, loin d’être une procédure neutre servant à l’expression d’intérêts ou d’opinions préconstitués, le déroulement même de l’élection joue un rôle central dans la définition des intérêts et des opinions légitimes.
Sophie Béroud, « Une mobilisation syndicale traversée par le souffle des Indignés ? : La marée verte dans le secteur de l'éducation à Madrid », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2014, n°27, pp. 49-54
Sophie Béroud, « Contribuiçoes e limites do conceito de campo sindical : una reflexao a partir do caso francês », Critica Marxista, Editori Riuniti Divisione Periodici, 2014, n°38
Sophie Béroud, « Une mobilisation syndicale traversée par le souffle des Indignés ? La 'marée verte' dans le secteur de l'éducation à Madrid », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2014, n°27, pp. 49-54
Sophie Béroud, Karel Yon, « Représenter les salariés dans l'entreprise après la loi du 20 août 2008. Sur les limites de la 'démocratie sociale' », Politiques de communication, Presses universitaires de Grenoble, 2014, n°2, pp. 51-78
Sophie Béroud, « Crise économique et contestation sociale en Espagne : des syndicats percutés par les mouvements sociaux ? », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2014, n°65, pp. 27-42
Sophie Béroud, Paul Bouffartigue, « Precarizaciones salariales y resistencias sociales: ¿Hacia una renovación de la mirada sociológica desde el caso francés? », Cuadernos de relaciones laborales, Universidad Complutense de Madrid, 2013, n°2
Sophie Béroud, « Une campagne de syndicalisation au féminin. Une expérience militante dans le secteur de l'aide à domicile », Travail, genre et sociétés, L'Harmattan - Armand Colin - La Découverte |2009-....], 2013, n°30
Sophie Béroud, Nathalie Dompnier, « L'essor du vote électronique dans les élections professionnelles : un terrain d'expérimentation ? », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2013, n°06, p. 522
Sophie Béroud, « Perspectives critiques sur la participation dans le monde du travail : éléments de repérage et de discussion », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2013, n°5, pp. 5-32
La notion de participation dans le monde du travail renvoie à une pluralité de sources intellectuelles et fait l’objet d’usages très différenciés par les acteurs. Il s’agit d’une notion polémique qui recouvre aussi bien l’enjeu, du côté patronal, de mobiliser au maximum la force de travail que l’exigence, du côté des salariés, de démocratiser l’entreprise, d’y étendre la citoyenneté. La reconnaissance de la spécificité du rapport salarial, de l’inégalité structurelle qui le caractérise, est passée par l’instauration progressive d’institutions représentatives des salariés. Cette construction institutionnelle a placé les syndicats au centre des logiques de représentation, ouvrant la voie à un processus de professionnalisation. D’autres formes de participation directe ont pu émerger, notamment dans le cadre de luttes, parfois en contradiction avec les syndicats, parfois de façon articulée avec l’action déployée dans les institutions représentatives du personnel. Cet article revient sur ces différents enjeux en insistant sur les ambiguïtés d’un raisonnement analogique entre démocratie politique et démocratie sociale, l’introduction d’instruments et de dispositifs empruntés à la première (le vote, le référendum, etc.) n’épuisant pas les contradictions de la seconde.
Sophie Béroud, Thiébaut Weber, Yann Mens, « France : syndicats, une efficacité à prouver », Alternatives Internationales, Alternatives Internationales, 2013, n°61, pp. 37-37
Sophie Béroud, « Une campagne de syndicalisation au féminin : Une expérience militante dans le secteur de l'aide à domicile », Travail, genre et sociétés, Travail, genre et sociétés, 2013, n°30, pp. 111-128
Cet article retrace une expérience de syndicalisation, menée à l’échelle d’un département et avec des moyens très limités dans l’aide à domicile. L’initiative est prise par des militantes de la cgt qui se rendent disponibles pour contourner les difficultés structurelles que présente ce secteur hautement féminisé : éclatement des horaires, quasi-inexistence des collectifs de travail, faible valorisation des qualifications, relations ambiguës à un employeur associatif. En organisant des réunions hors des lieux de travail, ces militantes renouent avec des pratiques du début du mouvement syndical et suivent les implantations, pas à pas. Les modalités d’action qu’elles privilégient, très peu hiérarchisées, centrées sur la création d’espaces de discussion sur le travail en lui-même, favorisent la participation de ces salariées situées au bas de l’échelle sociale. Mais l’expérience ainsi menée n’est possible que parce qu’elle se situe, d’une certaine manière, aux marges des structures syndicales, reflétant ainsi une division sexuée du travail militant.
Sophie Béroud, Jean-Pierre Le Crom, Karel Yon, « Représentativités syndicales, représentativités patronales. Règles juridiques et pratiques sociales. Introduction », Travail et emploi, Travail et emploi, 2013, n°131, pp. 5-22
Sophie Béroud, Cécile Guillaume, « La spécificité de la représentation des journalistes en question : les implications de la loi du 20 août 2008 dans le secteur de la presse », Travail et emploi, Travail et emploi, 2013, n°131, pp. 89-101
Le Syndicat national des journalistes (SNJ) bénéficie d’une disposition dérogatoire qui autorise la mesure de sa représentativité à partir d’un seul collège spécifique. Mais l’obtention de ce collège, le fait qu’il ne donne pas lieu à un rassemblement plus large (« journalistes et cadres »), suscite des tensions dans les entreprises tant se joue pour le SNJ, via l’agrégation de l’ensemble de ses résultats électoraux au niveau de la branche, le maintien de son rôle historique dans la profession. L’étude menée dans un grand groupe de presse permet de saisir comment cette stratégie spécifique peut entrer en contradiction avec des enjeux plus transversaux dans un contexte de restructurations économiques et d’affaiblissement des garanties collectives. L’article souligne l’importance stratégique que revêt désormais, en amont des élections professionnelles, la négociation du protocole relatif à l’organisation du scrutin et au découpage des collèges. Ce constat vaut particulièrement pour les syndicats catégoriels, dont le statut dérogatoire reste fragile, mais aussi pour les syndicats intercatégoriels, en fonction de leur base sociale et de leur influence effective sur les différentes catégories présentes dans l’établissement.
Sophie Béroud, Karel Yon, « Réforme de la représentativité, pouvoir syndical & répression : Quelques éléments de réflexion », Agone, Agone, 2013, n°50, pp. 159-173
Le syndicalisme français est généralement dépeint, taux de syndicalisation à l’appui, comme particulièrement faible. Cette faiblesse serait à l’origine d’une conflictualité sociale récurrente : faute de représentants pour canaliser l’expression des salariés et de négociateurs expérimentés pour transformer ces griefs en accords, seule l’action protestataire semblerait rationnelle. L’« irresponsabilité » des organisations professionnelles serait de surcroît encouragée par les « excès » d’interventionnisme étatique. La loi du 31 janvier 2007 « de modernisation du dialogue social » impose désormais à l’État de consulter les « partenaires sociaux » préalablement à toute réforme portant sur le travail, l’emploi et la formation professionnelle. Peu de temps après était adoptée la loi du 20 août 2008 « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du travail », qui modifie profondément les règles de représentativité syndicale.
Sophie Béroud, Karel Yon, « Réforme de la représentativité, pouvoir syndical et répression : quelques éléments de réflexion », Agone - Histoire, Politique et Sociologie, Agone, 2013, n°50
Sophie Béroud, Nathalie Dompnier, « Participation dans le monde du travail [N°5 de : revue Participations ] », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2013, p. 244
Sophie Béroud, Jean-Pierre Le Crom, Karel Yon, « Représentativités syndicales, représentativités patronales : règles juridiques et pratiques sociales », Travail et Emploi, DARES, 2012, n°131, pp. 5-22
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, « Le développement interprofessionnel de Solidaires : entre volonté d'expérimentation et reproduction du modèle confédéral », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2012, n°75, pp. 67-92
Regroupant des syndicats aux trajectoires historiques différentes, certains provenant de la mouvance « autonome », d’autres de la CFDT, l’union syndicale Solidaires s’est construite dans les années 1990 en prenant d’abord la forme d’une organisation multiprofessionnelle. Très vite cependant, une partie des équipes militantes a souhaité doter l’organisation d’une véritable dimension interprofessionnelle, tout en évitant un processus de centralisation. La volonté de se différencier du fonctionnement d’une confédération constitue ainsi un référent idéologique fort au sein de Solidaires. Cette volonté d’expérimentation rencontre cependant des limites dans les pratiques au quotidien, notamment dans l’animation des Solidaires locaux. Le renforcement de l’organisation et l’arrivée de nouveaux militants, son déploiement relatif dans le privé comme les enjeux de représentativité entretiennent, au contraire, un processus de rationalisation des structures.
Sophie Béroud, Cécile Guillaume, « La spécificité de la représentation des journalistes en question : les implications de la loi du 20 août 2008 dans le secteur de la presse », Travail et Emploi, DARES, 2012, n°131
Sophie Béroud, Karel Yon, « Face à la crise, la mobilisation sociale et ses limites : une analyse des contradictions syndicales », Modern and Contemporary France, Taylor & Francis (Routledge), 2012, n°2
Sophie Béroud, Jean-Pierre Le Crom, Karel Yon, « Représentativités syndicales, représentativités patronales : règles juridiques et pratiques sociales [prés. et coord. du n°131 de : Travail et emploi] », Travail et Emploi, DARES, 2012, p. 148
Sophie Béroud, « À l'école de la dissidence ? : Les usages de la formation par l'opposition interne au sein de la CFDT du début des années 1980 à 2003 », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2011, n°235, pp. 137-150
RésuméDe la fin des années 1970 à 2003, une opposition interne s’est exprimée au sein de la CFDT, d’abord sous la forme d’un réseau peu structuré puis de façon officielle, avec la constitution en 1996 de l’association Tous ensemble et du journal du même nom. Rassemblant des secteurs critiques face à la ligne confédérale, cette opposition s’est avant tout positionnée sur un plan programmatique, menant une bataille d’idées pour dire l’héritage de la CFDT, son histoire et la légitimité des orientations choisies. Dans ce contexte, la formation syndicale a représenté un domaine important pour cette opposition interne, mais sans qu’elle le considère pour autant comme une priorité stratégique. De fait, tout en ayant conscience des usages politiques que la confédération pouvait faire de la refonte du système de formation, les principales structures oppositionnelles ont abordé ce domaine de façon assez différenciée, en s’y investissant avec des moyens hétérogènes et en bénéficiant d’une autonomie plus ou moins forte. Par-delà cette inégalité de ressources et de situations, se dégage cependant une conception commune de la formation et de ses apports : doter les militants d’une grille de lecture globale sur les enjeux socio-économiques et avoir une approche « politique » du syndicalisme.
Sophie Béroud, « À l'école de la dissidence ? Les usages de la formation par l'opposition interne au sein de la CFDT du début des années 1980 à 2003 », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2011, n°235
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, « Restriction du droit de grève et stratégies syndicales dans les transports publics »: L'exemple du mouvement des TCL à l'automne 2009, Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2010, n°12, pp. 9-18
Sophie Béroud, « Retour sur quelques enjeux de la politique comparée », Les cahiers Irice, Les cahiers Irice, 2010, n°5, pp. 21-35
Sophie Béroud, Baptiste Giraud, « Restriction du droit de grève et stratégies syndicales dans les transports publics : L'exemple du mouvement des TCL à l'automne 2009 », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2010, n°12, pp. 9-18
Sophie Béroud, Josette Lefevre, « Le corpus syndical : une expérience au long cours », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2010, n°94
Sophie Béroud, « L'action syndicale au défi des travailleurs pauvres », Sociologies pratiques, Sociologies pratiques, 2009, n°19, pp. 39-53
Résumé
Cet article donne à voir les reconfigurations de l’action syndicale que provoque l’accentuation de la problématique des travailleurs pauvres dans certains secteurs d’activité. Dans l’espace des organisations productives, l’action des comités d’entreprise, lorsqu’elle existe, se heurte aux limites et ambiguïtés d’une approche purement assistantielle du phénomène. Dès lors, la branche et le territoire émergent comme les nouveaux territoires d’intervention en faveur des travailleurs pauvres, non sans débats entre acteurs syndicaux ni sans tâtonnements dans l’invention de nouvelles formes d’action collective.
Sophie Béroud, « Organiser les inorganisés : Des expérimentations syndicales entre renouveau des pratiques et échec de la syndicalisation », Politix, Politix, 2009, n°85, pp. 127-146
RésuméCet article analyse deux tentatives menées par des équipes syndicales de la CGT pour organiser des salariés précaires, l’une dans un site de construction automobile, l’autre dans un centre commercial. Les efforts pour toucher ces salariés, pour adapter les revendications et les modalités d’action à leurs conditions de travail, s’entrecroisent avec les objectifs de syndicalisation, sans les recouvrir complètement. Des tensions en découlent, l’action en direction des précaires relevant d’une temporalité longue pour aboutir éventuellement à des adhésions et posant de nombreuses difficultés aux syndicats. De ce fait, les équipes qui se lancent dans ces expériences de redéploiement se retrouvent peu soutenues par les structures syndicales interprofessionnelles et s’épuisent vite, soit parce que les militants sont aspirés par d’autres tâches, soit parce qu’ils sont soumis eux-mêmes à la précarité. Les deux cas étudiés permettent, dès lors, de réfléchir à la façon dont une organisation comme la CGT envisage l’extension de son champ d’influence et hiérarchise, de façon implicite, ses priorités.
Sophie Béroud, « Les opérations Robin des bois au sein de la CGT Énergie : Quand la cause des chômeurs et des sans contribue à la redéfinition de l'action syndicale », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2009, n°59, pp. 97-119
RésuméLe mouvement de protestation que la CGT Énergie a mené au printemps 2004 contre le projet de loi modifiant le statut d’EDF et de GDF témoigne d’un renouvellement des pratiques syndicales. D’une stratégie tournée vers la défense du statut des agents, la direction du syndicat a fait évoluer la mobilisation vers une lutte en faveur du droit à l’énergie, en particulier pour les ménages en difficulté. Les opérations « Robin des bois » de remise du courant à des ménages privés d’électricité sont emblématiques de cette orientation née de la participation de syndicalistes à des mouvements de défense des sans-emploi. Pour autant, elles ne font pas l’unanimité au sein de la CGT Énergie et ne débouchent pas sur le développement d’un mouvement d’action durable entre syndicalistes et militants chômeurs. Ces difficultés éclairent le caractère non linéaire, et parfois contradictoire, des tentatives de redéfinition des marges de l’action syndicale.
Sophie Béroud, « Les opérations 'Robin des bois' au sein de la CGT Énergie : quand la cause des chômeurs et des 'sans' contribue à la redéfinition de l'action syndicale », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2009, n°1
Sophie Béroud, « Organiser les inorganisés : des expérimentations syndicales entre renouveau des pratiques et échec de la syndicalisation », Politix, De Boeck Supérieur, 2009, n°85
Sophie Béroud, « L'action syndicale au défi des travailleurs pauvres », Sociologies pratiques, Presses de Sciences Po , 2009, n°19, pp. 39-53
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Guillaume Desage, Baptiste Giraud, « Quand les données officielles dévoilent la vitalité des conflits sociaux », Manières de voir, , 2009, n°103, pp. 36-41
Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Baptiste Giraud, Guillaume Desage, « Le changement de visage de la conflictualité en entreprise », Les Mondes du travail , CEFRESS : Les Mondes du travail, 2007, n°34, pp. 37-49
Sophie Béroud, Alexandre Carlier, Jean-Michel Denis, Guillaume Desage, « La conflictualité en entreprise : une analyse des résultats de l’enquête Réponse-DARES 2003-2004 », Les Mondes du travail , CEFRESS : Les Mondes du travail, 2007, n°34
Sophie Béroud, « La difficile émergence d'un mouvement de chômeurs en Espagne : (1988-2002) », Politique européenne, Politique européenne, 2007, n°21, pp. 133-156
Malgré un taux de chômage et des phénomènes de précarité préoccupants, les chômeurs en
Espagne ne parviennent pas à constituer un mouvement d’ampleur nationale. La très forte
implication des principales organisations syndicales dans les politiques de libéralisation
économique entreprises depuis le début des années 1980 et le soutien que celles-ci apportent
aux gouvernements successifs les privent en effet d’un relais essentiel qui ne leur permet pas
de se structurer efficacement. Dans ce contexte, la mobilisation ne dépasse guère le cadre
régional - comme en Andalousie - et repose sur des alliances alternatives, le plus souvent
avec d’autres groupes marginalisés de la société civile, qui restent fragiles et fragmentées.
Sophie Béroud, « Le mouvement syndical au miroir des élections de 2007 :
les redéfinitions complexes du rapport au politique », La Pensée, Fondation Gabriel Péri, 2007, n°349
Sophie Béroud, « La mobilisation des chômeurs en Espagne : la difficile émergence d'un mouvement autonome (1988 - 2002) », Politique européenne, l'Harmattan, 2007, n°21
Sophie Béroud, Josette Lefèvre, « Vers une démocratie économique et sociale ? Redéploiement et banalisation du discours syndical », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2007, n°83, pp. 37-51
Sophie Béroud, « Manipulations et mobilisations : l'Espagne du 11 au 14 mars 2004 », Critique internationale, Critique internationale, 2006, n°31, pp. 53-66
Manipulation and Mobilizations: Spain from March
11 to 14,2004
The Spanish parliamentary elections of March 14,2004
took place in a political context that could be described as out of the ordinary.
This was the result of the Madrid terrorist attacks of March 11. As a consequence, the PSOE registered an unexpected victory against the PP. The present article seeks to understand and analyse the process of transformation
from national mourning to protest vote against the Aznar government. His
attempt at political manipulation by laying the blame for the terrorist attack
entirely at the door of the ETA backfired. It contributed to motivate the
leftwing electorate, who had abstained in previous elections, to return to the
polls and vote for the PSOE. This was an unusual case of the less conventional forms of political participation and the traditional electoral process
coming together in a common rejection of political lies.
Sophie Béroud, « Francia : la frágil emergencia de una nueva forma del proletariado », Viento sur (Madrid), (Madrid), 2006, pp. 58-65
Sophie Béroud, « Manipulations et mobilisations : l'Espagne du 11 au 14 mars 2004 », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2006, n°31, pp. 53-66
Sophie Béroud, Georges Ubbiali, « La précarité, ressort de la syndicalisation des jeunes », Cellule GRIS , , 2005, n°112005
Sophie Béroud, « Devenir une nationalité historique : l’usage politique du passé en Andalousie et en Aragon », Matériaux pour l'histoire de notre temps, Association des Amis de la BDIC et du Musées, Nanterre : Association des Amis de la BDIC et du Musées et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 67-74
La décennie 1970 apparaît comme un moment de reformulation de la question territoriale en Espagne. En réaction à la politique centraliste du régime franquiste mais aussi à sa conception autoritaire de la nation, en interaction avec le renforcement des mouvements nationalistes en Catalogne et au Pays basque se développent dans d'autres régions des courants culturels et politiques favorables à l'autonomie. La définition de la « personnalité politique » du territoire emprunte alors aussi bien aux théories du colonialisme intérieur qu'à une relecture subjective de l'activité menée par des premiers groupes regionalistes à la fin du XIXe siècle et sous la Seconde République. Les deux terrains d'étude retenus dans cet article, les communautés andalouse et aragonaise, permettent de suivre le devenir de ces revendications. La mise en place des institutions autonomiques enclenche des luttes pour le pouvoir qui vont conduire à une instrumentalisation du registre identitaire et à une marginalisation des thématiques soucieuses de lier socialisme et régionalisme.
Sophie Béroud, Josette Lefevre, « Présentation », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2003, n°71, pp. 3-7
Sophie Béroud, « Clause sociale : limites et contradictions des réponses syndicales », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2003, n°71, pp. 23-29
Sophie Béroud, Josette Lefevre, « Mondialisation(s) [n° 71 de : Mots, les langages du politique] », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2003, p. 204
Sophie Béroud, « Un renouveau de la critique syndicale ? », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2002, n°24, pp. 39-45
Sophie Béroud, « Chronologie du mouvement social de l’automne 1995 », Paris : Groupe d'étude sur la division sociale et sexuelle du travail et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1997, pp. 121-133
Béroud Sophie. Chronologie du mouvement social de l’automne 1995. In: Cahiers du GEDISST (Groupe d'étude sur la division sociale et sexuelle du travail), N°18, 1997. Hommes et femmes dans le mouvement social. pp. 121-133.