ActualitésPUBLICATIONS
  • THESE

    La France face aux Etats-Unis pendant la crise irakienne : ressources démocratiques d'une puissance moyenne dans sa contestation de l'hégémon, soutenue en 2012 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Bertrand Badie 

  • Delphine Lagrange, Marieke Louis, Olivier Nay (dir.), Le tournant social de l'international: les organisations internationales face aux sociétés civiles, Presses universitaires de Rennes, 2022, 200 p.    

    La montée en puissance des acteurs non gouvernementaux constitue un redoutable défi pour les organisations internationales. Bureaucrates et diplomates, autrefois protégés par les enceintes des institutions, doivent aujourd'hui composer avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent dans l'espace mondial au nom de la « société civile ». À New York, Washington, Genève ou Paris, les grandes conférences multilatérales et les secrétariats internationaux deviennent ainsi de véritables écosystèmes dans lesquels gravitent des coalitions d'ONG, des mouvements de citoyens, des entrepreneurs de morale, des fondations, des organisations professionnelles, identitaires ou confessionnelles qui pèsent, de multiples manières, sur les choix des gouvernements. Les auteurs réunis dans cet ouvrage proposent une sociologie politique des organisations internationales. À partir de différents cas d'études (Nations Unies, Banque mondiale, OMC), ils explorent les dynamiques d'ouverture institutionnelle du système multilatéral. Les assemblées politiques et les administrations, exposées à la pression des acteurs transnationaux, mettent en place des mécanismes de participation dans le but de mieux organiser et canaliser l'expression des demandes sociales sur la scène internationale. Tenues d'opérer un « tournant social », les institutions internationales apprennent ainsi à intervenir dans une société mondiale de plus en plus complexe, ouverte et fragmentée

    Delphine Lagrange, Bertrand Badie, La France face aux Etats-Unis pendant la crise irakienne: ressources démocratiques d'une puissance moyenne dans sa contestation de l'hégémon,, 2012, 527 p.  

    À partir de l’étude de la crise irakienne, cette thèse montre dans quelle mesure une puissance moyenne comme la France peut s’autonomiser de l’hégémon dans le monde post-bipolaire. Ce dernier, caractérisé par un maintien de la pertinence du concept de pôle dans les perceptions d’acteurs étatiques comme non-étatiques, peut, selon nous, être qualifié d’ « antipolaire ». Les États-Unis sont devenus, posons-nous, davantage le centre vers lequel tendent les contestations qu’un leader auquel le monde accepte de se soumettre. Dans l’affaire irakienne, il s’avère que les décideurs français, n’ayant pas les moyens d’empêcher le projet états-unien, et empreints du « référentiel de l’hyperpuissance », que nous définissons comme une grille de lecture marquée par la perception d’une domination indépassable de l’hégémon, optent d’abord pour la coopération ou « loyauté ». Puis, en présence d’une opinion publique globale constituée et mobilisée, ils s’appuient sur elle, ainsi que sur le multilatéralisme dans une stratégie de « prise de parole » qui s’impose à eux. Ce faisant, ils mobilisent ce que nous qualifions de « ressources démocratiques », qu’elles soient « mondiales » (opinion) ou « internationales » (Nations unies). Malgré un coût très limité et des gains difficilement fongibles mais non moins observables, les décideurs français choisissent, très rapidement après l’entrée en guerre, un retour à la « loyauté » envers Washington, révélant que la contestation ne saurait être qu’une exception.

    Delphine Lagrange, La France face à l'hégémon: le cas de la résolution 1559, 2005, 98 p. 

  • Delphine Lagrange, Natália Frozel Barros, « Des élites internationalisées au sommet de l’État français ? Étudier les cabinets ministériels au prisme de la circulation à l’étranger de leurs membres », Revue française d'administration publique, Revue française d'administration publique, 2019, n°168, pp. 827-848   

    RésuméEmpruntant à la sociologie des élites internationalisées, l’article étudie les cabinets ministériels sous un nouvel angle, celui de l’internationalisation de leurs membres, sous le quinquennat de François Hollande. Observant leur mobilité géographique hors de France, il s’attèle à une série de questions : Qui sont-ils ? Par où passent-ils à l’international ? Quels sont les domaines ministériels d’entrée en cabinet ? Et, quels cabinets sont les plus internationalisés ? L’article révèle notamment que les espaces internationaux sont différemment valorisés par les ministères lors du premier recrutement en cabinet et que des variations dans le taux d’internationalisation des cabinets semblent liées à une logique sectorielle.

    Delphine Lagrange, « Dahan (Paul), dir. – Diplomates. Dans le secret de la négociation. – Paris, CNRS Éditions, 2016 (Biblis). 256 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -  

    Delphine Lagrange, Antoine Sfeir, « France et Algérie, des affaires tout sauf étrangères », Les Cahiers de l'Orient, Les Cahiers de l'Orient, 2010, n°100, pp. 33-40   

    Souvent contradictoire, toujours laborieuse, la politique étrangère de la France envers l’Algérie ne peut être comprise qu’en dépassant les seules relations diplomatiques bilatérales. Immigration, islam, conflit israélo-palestinien sont alors au nombre des enjeux qui déterminent la relation entre Paris et Alger, au moins autant que les pactes, accords et rencontres qui jalonnent l’histoire récente des deux pays.