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Emmanuel Négrier

Directeur de recherche, Politique, pouvoir, organisation.

Centre d’Etudes Politiques Et sociaLes : Environnement, Santé, Territoires — CEPEL
Centre National de la Recherche ScientifiqueCentre d’Etudes Politiques Et sociaLes : Environnement, Santé, Territoires

Actualités scientifiques

Colloque
14 déc. 2023 · Montpellier
Parution
26 avr. 2021
Parution
13 janv. 2021
Journée d'étude
18 nov. 2019 · Bordeaux
Parution
2 janv. 2018

Responsabilités

Responsabilités administratives et scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La maîtrise politique des réseaux de communication : le cas des politiques publiques de câblage à Metz, Montpellier et Rennes, soutenue en 1989 à Montpellier 1 sous la direction de Michel Miaille 

    Le plan-cable du 3 novembre 1982 donne a l analyse politiste la matiere d un ensemble de questionnements. Parmi ceux-ci, le probleme de la maitrise politique des reseaux parait essentiel. L intervention publique dans ce domaine technique met en question la pertinence des modes dominants d analyse. Les politiques de reseaux se situent dans une perspective critique vis a vis de l analyse classique des politiques publiques. De meme, la mise en plce des reseaux interroge la portee de l analyse centre-peripherie comme schema de comprehension de la regulation sectorielle et territoriale des politiques publiques. L analyse des reseaux permet de mettre en evidence de nouvelles formes de regulation et de maitrise politique. La contribution des reseaux a la territorialisation des politiques est enfin placee sous un rapport dialectique. La facon dont reseaux et territoires se conditionnent mutuellement montre a la fois la permanence et les mutations des figures du gouvernement local.

  • Ouvrages

    Emmanuel Négrier, Julien Audemard, Aurélien Djakouane, Création et devenir des festivals en France, Ministère de la Culture, Secrétariat général, Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS), 2025, Questions de culture, 207 p.  

    L'ouvrage se penche sur la sociologie des créatrices et créateurs de festivals ainsi que de leurs dirigeants, sur les motivations qui conduisent à créer un festival, et enfin sur la manière dont les festivals s'engagent dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la transition écologique. Lire la suite Après avoir observé, en 2021, l'écosystème des festivals - leurs économies, leurs bénévoles, leurs publics, leurs partenaires, leur empreinte territoriale et sociale - dans l'ouvrage Festivals, territoire et société, ce nouvel opus s'intéresse à quatre dimensions jusqu'ici peu documentées. S'appuyant sur les résultats de plusieurs enquêtes inédites, il alterne portraits, témoignages d'experts et de responsables de festivals et études de cas exemplaires. L'ouvrage se penche d'abord sur la sociologie des créatrices et créateurs de festivals ainsi que de leurs dirigeants. Les responsables de festivals sont-ils des professionnels de la culture comme les autres ? Les festivals sont-ils désormais perçus comme un espace de professionnalisation ? Ou bien restent-ils principalement le fait de bénévoles engagés ? Comment se différencient-ils en matière de domaine artistique, d'envergure et de territoire ? Les motivations qui conduisent à créer un festival sont ensuite examinées. Celles-ci combinent une pluralité d'intentions dans un cadre toujours collectif, mais dont les contours varient, là aussi, selon les événements. En troisième lieu, comment les festivals s'engagent-ils dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la transition écologique ? Souvent pointés du doigt pour leur empreinte carbone élevée, peuvent-ils se révéler d'efficaces vecteurs du changement face aux défis climatiques ? Enfin, s'intéresser à la création de festivals amène aussi à envisager leur disparition et à identifier certains facteurs de fragilité

    Emmanuel Négrier, Julien Audemard, Aurélien Djakouane, Faire label: les centres culturels de rencontre, Éditions de l'Attribut, 2025, 227 p.  

    Emmanuel Négrier, Les festivals à l'épreuve de la transition, Presses universitaires de Grenoble, 2024, Le virus de la recherche  

    Comment les responsables de festival se projettent-ils à moyen terme à la tête de leur organisation et au regard des défis économiques et écologiques ? La prospective des festivals, c'est d'abord la vision d'avenir que leurs organisateurs portent en tant que personnes, puis les incertitudes majeures auxquelles le festival estime devoir faire face, notamment en matière environnementale. Le futur possible varie selon l'âge du festival, sa localisation, son budget et son orientation artistique.Pour accéder au contenu, il suffit de cliquer sur l'icône de nuage OpenAccess.Vous pourrez alors choisir de lire en ligne ou d'enregistrer l'e-book

    Emmanuel Négrier, Giada Calvano, Luisella Carnelli, Elettra Zuliani, Lluís Bonet, Making Culture in Common: A handbook for fostering a participatory approach in the performing arts, Éditions de l'Attribut, 2024, Hors collection  

    Making Culture in Common is the fourth and last publication within the framework of Be SpectACTive!. The handbook is conceived as a practical guide to help performing arts' practitioners and organisations start or continue their path towards a more community-centred way of being and working. The first part of the book introduces a reflection on the meanings of participation, the motivations behind the decision to embark on a participatory journey and related dilemmas and tensions, and the different actors involved. In the second part, the authors delve into the aspects related to the implementation of a participatory process from conception to evaluation, complemented with practical tips and game dynamics

    Emmanuel Négrier, Vincent Simoulin, La fusion des régions en Occitanie : Emmanuel NÉGRIER (chercheur au CNRS) et Vincent SIMOULIN (professeur de sociologie), Presses universitaires de Grenoble, 2023, Le virus de la recherche  

    La vie offre parfois des compensations aussi improbables qu'inattendues. Les habitants de Gruissan, Lézignan-Corbières ou Narbonne peuvent en témoigner. Après avoir passé un demi-siècle en périphérie de la région Languedoc-Roussillon les voici subitement téléportés en 2015 au centre de la nouvelle région Occitanie, produit de la fusion entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Des cars y déversent par centaines non pas des touristes, mais des fonctionnaires et des élus venus pour faire connaissance avec leurs ­homologues et leurs partenaires de l'ancienne région avec laquelle ils ont dû fusionner. Les restaurants ne désemplissent plus, les salles de congrès (ou ce qui en tient lieu dans ces lieux autrefois à l'écart des centres de décision) connaissent des taux de réservation invraisemblables.Pour accéder au contenu, il suffit de cliquer sur la couverture. Vous pourrez choisir de lire en ligne ou de télécharger l'ebook au format pdf ou ePub

    Emmanuel Négrier, Vincent Simoulin (dir.), La fusion des régions: le laboratoire d'Occitanie, Presses universitaires de Grenoble, 2023, Libre cours (politique), 297 p.  

    La régionalisation à l’épreuve de la fusion, ou l’histoire d’une réforme.En 2015, la France a opéré une fusion de ses régions, transformant deux, parfois trois régions en une seule. Fusionner des régions est une tâche colossale qui suppose d’harmoniser des centaines de dispositifs et de programmes d’actions, les traitements des agents, des services qui se disputent la meilleure méthode. Comment s’y prendre ?C’est aussi fabriquer un nouvel espace, une identité, partagée par le plus grand nombre. À quelles conditions est‑ce imaginable ?En réalisant une enquête au cœur de la fabrique d’une région, l’Occitanie, l’ouvrage nous dit de quoi la régionalisation à la française est faite, et quels en sont les défis. Il change notre regard sur ce que sont les régions, leur identité, leur influence et leur singularité

    Emmanuel Négrier, Alain Faure (dir.), La politique à l'épreuve des émotions, Presses universitaires de Rennes, 2022, 302 p.  

    Il y a, dans la prolifération d'événements dramatiques, dans l'exposition des souffrances subies lors de conflits, mais aussi dans les images de liesse populaire ou les larmes de joie de vainqueurs des urnes, une diffusion inédite des émotions dans la sphère publique et politique. Cette diffusion comporte un risque de banalisation que l'on éprouve également tous les jours. Cet ouvrage refuse deux fois une telle banalisation. La première, par le désir d'en faire un objet d'étude, c'est-à-dire d'en spécifier les propriétés distinctives. La seconde, par la volonté d'en cerner et d'en suivre les mécanismes, à l'épreuve de plusieurs disciplines, parmi lesquelles, dans le creuset qu'est la science politique, la sociologie, l'anthropologie, l'histoire, la musicologie, l'histoire de l'art. Que sont et que font les émotions en politique ? Vingt-sept coauteurs sont ici réunis pour en débattre, en proposer les illustrations, les limites, les orientations disciplinaires. Volontairement courts et centrés sur leur thèse principale, les vingt-deux chapitres sont répartis en trois dimensions. La première traite des émotions au prisme du politique, autour d'événements et de territoires. La deuxième envisage le politique au risque des émotions, où elles sont clairement associées à des dispositifs de sensibilisation ou émergeant, de façon plus inattendue, d'univers qu'on aurait pu croire ceux de la répression de tout sentiment. La troisième se veut un carrefour disciplinaire, où sont explicités les enjeux de méthode et les perspectives d'échange

    Emmanuel Négrier, Philippe Teillet, Culture et métropole: une trajectoire montpelliéraine, Autrement, 2022, Les cahiers POPSU, 109 p.  

    Lorsque l'on évoque les métropoles françaises, on ne pense pas immédiatement au secteur culturel. Pourtant, beaucoup d'économistes y voient l'un des leviers majeurs de distinction et d'attractivité territoriales.Cet ouvrage examine d'abord la réalité de la vie culturelle au sein des métropoles, via des chiffres-clés, et la combinaison des compétences entre niveaux communal et métropolitain. Il restitue ensuite la trajectoire montpelliéraine selon un double récit, politique et culturel. Il s'interroge enfin sur les relations, avérées ou projetables, entre la métropole et les différents niveaux d'action publique

    Emmanuel Négrier, Félix Dupin-Meynard, Lluís Bonet, Giada Calvano, Cultural Policies in Europe, Éditions de l'Attribut, 2022, Hors collection  

    At first glance, participation appears to be a constant goal throughout the history of cultural policies, adapting itself to very diverse configurations in time and space. However, some see it as a lever for social and cultural innovation that marks a breakthrough in several areas of public policy.This book brings together some of Europe's leading specialists in this field and seeks to clarify the meaning, potentialities and limits of the participatory experience in cultural policies. It explores the transformative potential of participation and its relations with several issues faced by democracies.It also examines the role played by participation in responding to social, territorial, and intercultural challenges. Finally, it offers a preliminary analysis of the impact of the Covid-19 health crisis on the cultural field, specifically through the lens of participatory issues. In doing so, this book incorporates both theoretical reflections and empirical research results in Europe

    Emmanuel Négrier, Clément Arambourou, Marion Paoletti, Vincent Simoulin (dir.), Politiques de la fusion: organisations, services, territoires, LGDJ et Lextenso éditions, 2021, Droit et Société (Recherches et travaux), 257 p. 

    Emmanuel Négrier, Aurélien Djakouane, Festivals, territoire et société, Ministère de la culture, secrétariat général, département des études, de la prospective et des statistiques de la documentation, 2021, Questions de culture, 257 p.  

    Emmanuel Négrier, Philippe Teillet, Les projets culturels de territoire, Cairn, 2020, Les politiques culturelles, 154 p.  

    Emmanuel Négrier, Félix Dupin-Meynard (dir.), Cultural policies in Europe: a participatory turn ?, Occitanie en scène, 2020, 255 p. 

    Emmanuel Négrier, Hugues Dumont, Mathias El Berhoumi, Vincent Simoulin (dir.), Recompositions territoriales: dossier, L.G.D.J.-Lextenso, 2018, 260 p. 

    Emmanuel Négrier, Aurélien Djakouane, Samuel Lavazais, Damien Potier, Le hip-hop en scènes: mutations artistiques et innovations politiques, l'Harmattan, 2018, Logiques sociales (Sociologie des arts), 265 p.  

    Emmanuel Négrier, Retours à la marge: les revenus connexes des auteurs du livre enquête interrégionale, données 2013-2014, FILL, 2016, 106 p.  

    Emmanuel Négrier, Françoise Jarrige, Marc Smyrl (dir.), Sous le foncier, la politique, ARPoS, 2015, 188 p. 

    Emmanuel Négrier, Félix Dupin-Meynard, Pauline Négrier, Damien Potier, Philippe Gerbaud, Les musiques du monde et leur(s) public(s): six festivals en Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Mot et le Reste, 2014, 259 p. 

    Emmanuel Négrier, Michel Guérin, Lluís Bonet (dir.), Festivals de musiques, un monde en mutation: une comparaison internationale, M. de Maule, 2013, 329 p. 

    Emmanuel Négrier, Aurélien Djakouane, Jean-Damien Collin, Un territoire de rock: le(s) public(s) des Eurockéennes de Belfort, l'Harmattan, 2012, Logiques sociales, 209 p. 

    Emmanuel Négrier, Didier Salzgeber, Jihad Michel Hoballah, Jean-Claude Pompougnac, Ivan Renar, EPCC: création et fonctionnement vade-mecum pour mieux comprendre les établissements publics de coopération culturelle, Territorial éd., 2011, Dossier d'experts, 150 p. 

    Emmanuel Négrier, Félix Dupin-Meynard, Festivals, médiathèques et publics: enquête sociologique sur le(s) public(s) des festivals Conte & Compagnies et le Mois du Film Documentaire dans le Territoire de Belfort, Territoire de Belfort Conseil Général, 2011, 136 p. 

    Emmanuel Négrier, Lluís Bonet (dir.), La fin des cultures nationales ?: les politiques culturelles à l'épreuve de la diversité, la Découverte, 2010, Recherches (Territoires du politique), 230 p.  

    Emmanuel Négrier, Aurélien Djakouane, Marie-Thérèse Jourda (dir.), Les publics des festivals, Michel de Maule, 2010, 282 p. 

    Emmanuel Négrier, Jean-Paul Volle, Laurent Viala, Catherine Bernié-Boissard (dir.), Montpellier: la ville inventée, Parenthèses, 2010, Collection La Ville en train de se faire, 261 p. 

    Emmanuel Négrier (dir.), Se légitimer par l'étranger, ARPoS, 2009, 157 p. 

    Emmanuel Négrier, Bernard Jouve (dir.), Que gouvernent les régions d'Europe ?: échanges politiques et mobilisations régionales, l'Harmattan, 2009 

    Emmanuel Négrier (dir.), L'Europe du sud aux urnes, ARPoS, 2008, 145 p. 

    Emmanuel Négrier, Philippe Teillet, Julien Préau (dir.), Intercommunalités: le temps de la culture, Observatoire des politiques culturelles, 2008, 277 p. 

    Emmanuel Négrier, François Baraize (dir.), L'invention politique de l'agglomération, l'Harmattan, 2007 

    Emmanuel Négrier, Marie-Thérèse Jourda, Pierre Négrier, Les nouveaux territoires des festivals, Michel de Maule, 2007, 207 p. 

    Emmanuel Négrier, Alain Faure (dir.), Les politiques publiques à l'épreuve de l'action locale: critiques de la territorialisation, L'Harmattan, 2007, Questions contemporaines, 302 p. 

    Emmanuel Négrier, Lluís Bonet, La politique culturelle en Espagne, Éditions Karthala, 2007, Science politique comparative, 181 p. 

    Emmanuel Négrier (dir.), Patrimoine culturel et décentralisation: une étude en Languedoc-Roussillon, L' Harmattan, 2006 

    Emmanuel Négrier, Laura Michel, Dorothée Yaouanc, Une politique culturelle privée en France ?: les Nouveaux Commanditaires de la Fondation de France (1991-2004), Harmattan, 2006, Logiques sociales (Série Etudes culturelles), 337 p. 

    Emmanuel Négrier, Laura Michel, Dorothée Yaouanc, Projets d'artistes et médiation territoriale: le programme Nouveaux commanditaires rapport pour la Fondation de France, Montpellier, 2005, 301 p. 

    Emmanuel Négrier, La question métropolitaine: les politiques à l'épreuve du changement d'échelle territoriale, Presses universitaires de Grenoble, 2005, Symposium, 270 p. 

    Emmanuel Négrier, Alain Faure (dir.), La lecture publique à l'heure intercommunale: enquête sur l'intercommunalité et la lecture publique en France, Editions de l'Aube, 2004, Monde en cours (Bibliothèque des territoires), 267 p. 

    Emmanuel Négrier, Las políticas culturales en Francia y España: una aproximación nacional y local comparada, Institut de ciències polítiques i socials, 2003, Working papers, 40 p. 

    Emmanuel Négrier (dir.), Patrimoine culturel et décentralisation: une étude en Languedoc-Roussillon, L' Harmattan, 2002, Logiques politiques, 330 p. 

    Emmanuel Négrier (dir.), Vers une fonction-ressource culture et ville en Grand Sud-Est, une nouvelle aire d'action culturelle ?: étude pré-opérationnelle pour la mise en place d'une fonction-ressource sur l'innovation dans les relations ville/culture dans le Grand Sud-Est (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes), Observatoire des politiques culturelles, 2001, 108 p. 

    Emmanuel Négrier (dir.), Languedoc Roussillon, les maîtres du Sud: après les élections municipales la nouvelle donne politique de la région, Éd. Golias, 2001, 95 p.  

    Emmanuel Négrier, François Baraize (dir.), L'invention politique de l'agglomération, l'Harmattan, 2001, Logiques politiques, 310 p. 

    Emmanuel Négrier, Alain Faure (dir.), La politique culturelle des agglomérations, la Documentation française, 2001, Études et recherches, 202 p. 

    Emmanuel Négrier, Patrick Le Galès (dir.), Partenariats contre l'exclusion, Ed. Climats, 2000, 140 p. 

    Emmanuel Négrier (dir.), Elections et politiques régionales, Ed. Climats, 1998, 198 p. 

    Emmanuel Négrier, Bernard Jouve (dir.), Que gouvernent les régions d'Europe ?: échanges politiques et mobilisations régionales, l'Harmattan, 1998, Collection Logiques politiques, 335 p.  

    Emmanuel Négrier (dir.), L'Europe au Sud, Climats, 1995 

    , Pratiques des échanges culturels internationaux: les collectivités territoriales bilans, recherches, perspectives, Association française d'action artistique, 1994, 138 p.  

    Emmanuel Négrier, Michel Miaille, La maîtrise politique des réseaux de communication: le cas des politiques publiques de câblage à Metz, Montpellier et Rennes, sn, 1989 

    LE PLAN-CABLE DU 3 NOVEMBRE 1982 DONNE A L ANALYSE POLITISTE LA MATIERE D UN ENSEMBLE DE QUESTIONNEMENTS. PARMI CEUX-CI, LE PROBLEME DE LA MAITRISE POLITIQUE DES RESEAUX PARAIT ESSENTIEL. L INTERVENTION PUBLIQUE DANS CE DOMAINE TECHNIQUE MET EN QUESTION LA PERTINENCE DES MODES DOMINANTS D ANALYSE. LES POLITIQUES DE RESEAUX SE SITUENT DANS UNE PERSPECTIVE CRITIQUE VIS A VIS DE L ANALYSE CLASSIQUE DES POLITIQUES PUBLIQUES. DE MEME, LA MISE EN PLCE DES RESEAUX INTERROGE LA PORTEE DE L ANALYSE CENTRE-PERIPHERIE COMME SCHEMA DE COMPREHENSION DE LA REGULATION SECTORIELLE ET TERRITORIALE DES POLITIQUES PUBLIQUES. L ANALYSE DES RESEAUX PERMET DE METTRE EN EVIDENCE DE NOUVELLES FORMES DE REGULATION ET DE MAITRISE POLITIQUE. LA CONTRIBUTION DES RESEAUX A LA TERRITORIALISATION DES POLITIQUES EST ENFIN PLACEE SOUS UN RAPPORT DIALECTIQUE. LA FACON DONT RESEAUX ET TERRITOIRES SE CONDITIONNENT MUTUELLEMENT MONTRE A LA FOIS LA PERMANENCE ET LES MUTATIONS DES FIGURES DU GOUVERNEMENT LOCAL.

    Emmanuel Négrier, Magali Bossu, Luis de la Torre, Décentralisation, territoire et nouveaux services de communication: les politiques publiques locales de réseaux en Languedoc Roussillon Synthèse,, 1989, 19 p. 

    Emmanuel Négrier, La régulation autonome de l'audiovisuel: contribution à l'étude de l'activité régulatrice de l'audiovisuel de la Commission Nationale de la Communication et des Libertés, 1986-1988, Centre comparatif d'études des politiques publiques et des espaces locaux, 1988 

  • Chapitres d'ouvrage

    Emmanuel Négrier, « La communication politique », Notes bibliogr, Les réseaux de communication à Montpellier : [colloque, Amiens, 5 avril 1991], Presses universitaires de France, 1991 

    Emmanuel Négrier, « Quaderni (Paris) »: politiques de communication et territoires en Europe du sud, Un programme de recherche,  

  • Chapitres d'ouvrage

    Emmanuel Négrier, Vincent Dubois, Présentation, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 3-4  

    Dubois Vincent, Négrier Emmanuel. Présentation. In: Pôle Sud, n°10, 1999. Les politiques culturelles en Europe du Sud., sous la direction de Vincent Dubois et Emmanuel Négrier. pp. 3-4.

    Emmanuel Négrier, Présentation, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, 4 p.  

    Négrier Emmanuel. Présentation. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . p. 4.

    Emmanuel Négrier, Présentation, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 3-4  

    Négrier Emmanuel. Présentation. In: Pôle Sud, n°3, 1995. L'Europe au sud, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 3-4.

    Emmanuel Négrier, Avant-propos, Paris : Centre de recherche, d'étude sur la décision administrative, politique, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1991, pp. 7-8  

    Négrier Emmanuel. Avant-propos. In: Quaderni, n°13-14, Printemps 1991. Territoire et communication. pp. 7-8.

  • Articles

    Emmanuel Négrier, « La politique du patrimoine en Espagne », Lyon : Presses Universitaires de Lyon, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2007, pp. 23-38  

    Cet article propose une analyse des politiques espagnoles en matière de patrimoine culturel. Celles-ci sont fondées sur une double dimension institutionnelle, à la fois centrale et locale, dans un pays fortement décentralisé. La première partie parcourt les différentes étapes de l’institutionnalisation de ces politiques, depuis les Lumières jusqu’à la transition démocratique. Celle-ci, qui s’est fortement appuyée sur le transfert de compétences aux communautés autonomes, a directement touché à l’économie des politiques patrimoniales, qui ont été l’un des tout premiers domaines décentralisés. Mais les effets de différenciation auxquels conduit ce nouveau régime d’action publique sont loin de ne soulever que des enjeux techniques ou juridiques. Dans l’Espagne contemporaine, les politiques du patrimoine sont aussi au coeur de l’identité nationale, de son rapport au passé. Celui, lointain, des fondations de l’unité est traversé de tensions réactivées par l’élaboration même des stratégies patrimoniales autonomiques. Le passé, plus proche, lié à l’héritage franquiste ne fait pas moins débat d’un point de vue patrimonial. Ces questions de cadre réglementaire et financier comme de substance mémorielle et de classement s’inscrivent enfin dans un modèle de politique culturelle largement inachevé.

    Emmanuel Négrier, Éric Savarese, Willy Diméglio, « Entretien avec Willy Diméglio », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2006, pp. 89-96  

    Savarese Eric, Négrier Emmanuel, Diméglio Willy. Entretien avec Willy Diméglio. In: Pôle Sud, n°24, 2006. pp. 89-96.

    Emmanuel Négrier, Marie-Thérèse Jourda, « Retour sur le NON languedocien au traité constitutionnel européen. Le référendum du 29 mai 2005 en Languedoc-Roussillon », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 175-183  

    Cet article analyse le résultat du référendum sur le traité constitutionnel européen en Languedoc — Roussillon. Alors que l'élite politique régionale était massivement favorable au oui, 62 % des électeurs du Languedoc-Roussillon ont voté contre le traité européen. L'ampleur de ce vote négatif, et l'évolution entre deux scrutins (référendum 1992 sur le traité de Maastricht et 2005 sur le traité constitutionnel), supposent l'examen successif des variables socio-économiques, démographiques et politiques qui contribuent à l'expliquer.

    Emmanuel Négrier, Joao José Reis, « État, marché et communauté : l'économie portugaise dans les réseaux de la gouvernance contemporaine », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 101-114  

    L'économie portugaise a enregistré plusieurs transformations au cours des récentes décennies, après la révolution démocratique (1974) et l'accès à l'Union européenne (1986). Une profonde intégration à l'Europe et un contexte original et inattendu d'intégration ibérique sont les principaux aspects de ce tableau. Les changements dans la spécialisation, l'émergence d'une économie publique de service, la centralité des relations financières extérieures et la nouvelle condition d'un Portugal investisseur net à l'étranger et pays d'immigration sont quelques-uns des principaux processus pour analyser la gouvernance économique portugaise dans cette période. Ce dernier élément plaide pour une étude des mécanismes de coordination de l'action collective. L'Etat, en tant qu'agent de l'« ordre relationnel », le marché, comme espace de plus en plus limité de gouvernance, et la communauté, comme l'expression des structures internes spécifiques au Portugal, sont considérés dans ce papier comme les principaux piliers de la gouvernance économique et des arrangements institutionnels.

    Emmanuel Négrier, « IV. Politiques culturelles territoriales : dernier inventaire avant décentralisation ? », Paris : CNRS Editions, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 47-70  

    Négrier Emmanuel. IV. Politiques culturelles territoriales : dernier inventaire avant décentralisation ?. In: Annuaire des collectivités locales. Tome 23, 2003. Les services publics locaux. pp. 47-70.

    Emmanuel Négrier, Luigi Bobbio, « La dissociation italienne. Le monde du décisionnisme majoritaire et celui de la concertation », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 63-78  

    L'Italie apparaît aujourd'hui dissociée en deux mondes différents qui se présentent séparés et antithétiques. Le premier est celui de la politique, en particulier au niveau national. Le second est celui des politiques publiques, en particulier au niveau local. La première sphère est dominée par la règle majoritaire poussée à l'extrême, la seconde est dominée par le principe de l'accord et du partenariat intergouvernemental. L'article examine les différences entre les deux mondes et suggère que, alors que le premier est celui pris en compte par l'opinion publique, on devrait aussi considérer sérieusement le second, dès lors que les processus de gouvernance qui interviennent en son sein sont de grande importance pour la production des politiques publiques. Il discute enfin le fait de savoir si les pratiques intervenant dans le second monde peuvent contrer les tendances populistes et majoritaires du premier.

    Emmanuel Négrier, « Une culture hors-les-murs. Les relations culturelles internationales des collectivités territoriales françaises », Rome : École française de Rome, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 263-282  

    Les autorités locales et régionales françaises ont émergé comme acteurs dans le champ des relations culturelles internationales. Elles disposent à la fois de racines anciennes, comme en témoignent les jumelages, et de nouvelles ressources à la faveur de la décentralisation culturelle des années 1980 et 1990. Cet article traite d''abord des dynamiques que représentent ces formes de coopération culturelles, et de leurs principales caractéristiques. Il analyse ensuite la pluralité des soutiens institutionnels (Affaires étrangères, ministère de la Culture, Organisations non-gouvernementales, Union européenne) à ces formes de coopération. L''aspect fragmenté des réseaux européens de coopération culturelle décentralisée est typique de l''incertitude qui continue de marquer l''identité culturelle européenne.

    Emmanuel Négrier, Paul Alliès, François Baraize, « Une recomposition incertaine. Les élections présidentielles et législatives de 2002 en Languedoc-Roussillon », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 101-118  

    Le Languedoc-Roussillon est l'une des régions françaises où les scores d'extrême-droite ont été les plus élevés. C'est désormais une tradition inscrite sur une vingtaine d'années, une période qui est également marquée par de profonds bouleversements démographiques. Derrière l'établissement de ce courant politique, les forces politiques vivent des recompositions internes d'ampleur variable. La gauche, qui avait donné son nom au Midi Rouge, est en voie de moyennisation, perdant d'importants bastions électoraux, alors qu'elle avait conquis la presque totalité des sièges de députés, en 1997. La droite, marquée à l'échelle régionale par une stratégie d'alliance avec l'extrême-droite, a reconquis une majorité de sièges, en s'appuyant sur la naissance de l'UMP. Rien n'indique cependant que les rapports de force issus de ces deux scrutins, présidentiel et législatif, auront une durée plus grande que les deux précédentes photographies du Languedoc politique, blanc en 1993, rose- rouge en 1997. Une recomposition incertaine...

    Emmanuel Négrier, « Municipales 2001 : les nouveaux fiefs », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 109-117  

    Les élections municipales de 2001 en France ont été marquées, au-delà de quelques changements spectaculaires, par une assez grande stabilité politique. Cet article identifie les facteurs principaux de cette stabilité, et indique ensuite les raisons pour lesquelles ces facteurs ont un poids croissant dans la vie politique locale. Deux modèles sont distingués, celui du fief et celui du bastion. Les configurations politiques locales tendent aujourd'hui à privilégier le premier des deux.

    Emmanuel Négrier, Mario Caciagli, « Sur la faible identité nationale des Italiens », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 29-39  

    During the last decade, there has been in Italy an important debate about the weekness of the Italian national belief. It was the consequence of the defiance of the Lega Nord towards the Italian State, as well as the break down of the First Republic. A lot of historical and political scientists have scrutinized the nature and the origines of such a problem: the backward unification, the exteriority of the State among the people, economical and social disparities as well as the survival of regional dialects, mentalities and political behaviors. However, investigations and sample surveys assess that such a weekness of national identity is not so intense. Moreover, they show a gap between State and Nation among italian people. Finally, this low sense of belonging to a Nation-State could be considered as a positive perspective, in the framework of the European integration process.

    Emmanuel Négrier, Carlo Baccetti, « Fin de transition ? Les élections législatives du 13 mai 2001 en Italie », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 119-131  

    Les élections législatives du 13 mai 2001 a mis un terme à la longue transition politique italienne. Elles ont été remportées par la coalition de centre-droit, dénommée Casa délie Liberta (Maison des Libertés), dirigée par Silvio Berlusconi, richissime entrepreneur- homme politique, qui préside désormais un gouvernement issu d'une solide majorité parlementaire. Cet article présente la composition sociale et politique de chacun des deux coalitions, explique les raisons du succès du centre-droit, l'échec de la gauche et de la troisième voie, incarnée par deux petits partis aujourd'hui marginalisés.

    Emmanuel Négrier, Patrick Le Galès, « Introduction : Partenariats contre l'exclusion : quelles spécificités sud-européennes ? », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 3-12  

    Partnership has emerged as one of the alternative ways to traditional — mainly sectoral — public policies. The struggle against exclusion is today afield in which the notion looks far coherence and legitimacy, particularity at the european level. This paper synthétises a comparative research and tries to identify the specific features of partnership in South Surope, topic of this special issue of Pôle Sud.

    Emmanuel Négrier, William Genieys, Andy Smith, François Baraize, Alain Faure, « Le pouvoir local en débats. Pour une sociologie du rapport entre leadership et territoire », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 103-119  

    This article deals with the pertinence of the notion of leadership for improving the understanding of the changing patterns of territorial powerand action that have occured over the last twenty years. Having conducted areview of the existing approach to this question, the authors underline theimportance of a gap in this research: the relationship between leadershipand territory. As an antidote, they then propose a three dimensional analytical grid which simultaneously tackles: territorial configurations of power, the political construction of leadership and the role of territorial identiy. This proposition is illustrated with examples taken from a range of empirical research conducted by the authors themselves.

    Emmanuel Négrier, Mario Caciagli, Carlo Baccetti, « Dernière étape avant Rome ? Les élections régionales italiennes du 16 avril 2000 », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 121-136  

    Le scrutin régional italien du 16 avril 2000 prenait en compte, pour la première fois, la réforme électorale tendant à désigner personnellement les candidats à la présidence. Ce dispositif faisait partie d'un mouvement plus global destiné à renforcer le poids des régions, souvent considérées comme assez faibles en Italie. La personnalisation du pouvoir n'est pas très perceptible pour ce scrutin, marqué par un succès politique du centre-droit. Après avoir évalué en détail les dynamiques politiques qui ont marqué ces élections, les auteurs analysent, région par région, l'étendue, numériquement modeste, de la victoire de Berlusconi. Ils considèrent le poids des mutations dans le système d'alliance comme largement dominant pour expliquer la situation actuelle et les perspectives qui s'ouvrent pour 2001.

    Emmanuel Négrier, Vincent Dubois, « L'institutionnalisation des politiques culturelles en Europe du Sud : éléments pour une approche comparée », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 5-9  

    Dubois Vincent, Négrier Emmanuel. L'institutionnalisation des politiques culturelles en Europe du Sud : éléments pour une approche comparée. In: Pôle Sud, n°10, 1999. Les politiques culturelles en Europe du Sud., sous la direction de Vincent Dubois et Emmanuel Négrier. pp. 5-9.

    Emmanuel Négrier, Paul Alliès, François Baraize, Philippe Secondy, « Les élections européennes du 13 juin 1999 en Languedoc-Roussillon : de la nationalisation du vote à la régionalisation des particularismes », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 97-115  

    Alliès Paul, Baraize François, Négrier Emmanuel, Secondy Philippe. Les élections européennes du 13 juin 1999 en Languedoc-Roussillon : de la nationalisation du vote à la régionalisation des particularismes. In: Pôle Sud, n°11, 1999. Enjeux migratoires en Europe du Sud, sous la direction de Evelyne Ritaine . pp. 97-115.

    Emmanuel Négrier, Carlo Baccetti, « Les élections européennes en Italie », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 116-121  

    Baccetti Carlo, Négrier Emmanuel. Les élections européennes en Italie. In: Pôle Sud, n°11, 1999. Enjeux migratoires en Europe du Sud, sous la direction de Evelyne Ritaine . pp. 116-121.

    Emmanuel Négrier, Paul Alliès, François Baraize, Jean-Paul Cheylan, William Genieys, « Les élections régionales du 15 mars 1998 en Languedoc-Roussillon. Une nouvelle singularité politique régionale ? », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 5-40  

    Alliès Paul, Baraize François, Cheylan Jean-Paul, Genieys William, Négrier Emmanuel, Brossier Patrick, Jourda Marie-Thérèse. Les élections régionales du 15 mars 1998 en Languedoc-Roussillon. Une nouvelle singularité politique régionale ?. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 5-40.

    Emmanuel Négrier, « Une action publique sans coopération politique : Le style languedocien de la politique régionale », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 41-53  

    Négrier Emmanuel. Une action publique sans coopération politique : Le style languedocien de la politique régionale. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 41-53.

    Emmanuel Négrier, Mario Caciagli, Carlo Baccetti, « Dynamiques électorales et forces politiques en Toscane », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 86-97  

    Caciagli Mario, Baccetti Carlo, Négrier Emmanuel. Dynamiques électorales et forces politiques en Toscane. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 86-97.

    Emmanuel Négrier, Giuliano Bianchi, Nicola Bellini, « La programmation du développement régional. Des velléités à l'utopie réaliste : le cas de la Toscane », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 98-113  

    Bianchi Giuliano, Bellini Nicola, Négrier Emmanuel. La programmation du développement régional. Des velléités à l'utopie réaliste : le cas de la Toscane. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 98-113.

    Emmanuel Négrier, « Existe-t-il une politique italienne des télécommunications ? », Paris : Centre de recherche, d'étude sur la décision administrative, politique, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1997, pp. 107-123  

    Négrier Emmanuel. Existe-t-il une politique italienne des télécommunications ?. In: Quaderni, n°32, Printemps 1997. Italie, pouvoir et communication. pp. 107-123.

    Emmanuel Négrier, Pierre Valarié, « Patrimoines en ligne. La mémoire comme objet industriel », Toulouse : Presses Universitaires du Midi, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de LyonPERSÉE, 1997, pp. 157-175  

    La notion de patrimoine est très profondément retravaillée par une extension écologique et localiste des objets qui fondent son usage. Au-delà des politiques publiques nationales et discontinues qui le prennent pour objet, ce processus d'hybridation est générateur de tensions entre les logiques classiques de préservation et de transmission et celles, plus récentes, de création et de diffusion de masse. Le multimédia s'impose, dans ce contexte, comme solution à ces tensions. Il transforme le statut de l'œuvre patrimoniale, en virtualisant son public, en bouleversant radicalement la hiérarchie de ses objets. Ce faisant, il la constitue comme objet industriel.

    Emmanuel Négrier, « Politique des intérêts et parimonialisation des politiques publiques en Europe du Sud : le cas des télécommunications », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1996, pp. 99-116  

    Négrier Emmanuel. Politique des intérêts et parimonialisation des politiques publiques en Europe du Sud : le cas des télécommunications. In: Pôle Sud, n°5, 1996. L'Europe du Sud est-elle en retard ? sous la direction de Paul Alliés . pp. 99-116.

    Emmanuel Négrier, Nicola Bellini, Mohammad-Saïd Darviche, « Politique industrielle en Émilie-Romagne : un modèle en quête de son avenir », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1996, pp. 117-131  

    Bellini Nicola, Darviche Mohammad-Saïd, Négrier Emmanuel. Politique industrielle en Émilie-Romagne : un modèle en quête de son avenir. In: Pôle Sud, n°5, 1996. L'Europe du Sud est-elle en retard ? sous la direction de Paul Alliés . pp. 117-131.

    Emmanuel Négrier, « Intégration européenne et échanges politiques territorialisés », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 38-54  

    Négrier Emmanuel. Intégration européenne et échanges politiques territorialisés. In: Pôle Sud, n°3, 1995. L'Europe au sud, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 38-54.

    Emmanuel Négrier, Jurgen Grote, « Réseaux de politiques ou échange clientéliste : des métaphores à l'évaluation des relations État-société », Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 55-71  

    Grote Jurgen R., Négrier Emmanuel. Réseaux de politiques ou échange clientéliste : des métaphores à l'évaluation des relations État-société. In: Pôle Sud, n°3, 1995. L'Europe au sud, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 55-71.

    Emmanuel Négrier, « Régions et télécommunications en Europe du Sud », Le Havre : Association NETCOM, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1994, pp. 426-445  

    Négrier Emmanuel. Régions et télécommunications en Europe du Sud. In: NETCOM : Réseaux, communication et territoires / Networks and Communication Studies, vol. 8 n°2, octobre 1994. pp. 426-445.

    Emmanuel Négrier, « Un programme de recherche : politiques de communication et territoires en Europe du sud », Paris : Centre de recherche, d'étude sur la décision administrative, politique, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1991, pp. 153-162  

    Les différents mouvements qui affectent l'audiovisuel et les télécommunications en Europe mettent en évidence certaines particularités de l'Europe du sud. La relative rareté des études qui la prennent en compte, en tant que telle, incite à axer sur elle un programme de recherche spécifique. Pour saisir les recompositions actuelles (essor du niveau européen, « crise » des niveaux étatiques, émergence toujours discuté du local,...), le point de vue régional paraît doublement pertinent : comme espace de régulation des politiques, devenue complexe avec l'imbrication des divers niveaux ; comme espace de modernisation-différenciation, alors qu'il a longtemps été considéré comme un élément résiduel de résistance à la modernité.

    Emmanuel Négrier, Judith Crews, « The politics of territorial networks policies: the example of videocommunication networks in France », GR 903 "Réseaux", Paris : Association METROPOLIS, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1990, pp. 13-20  

    La montée en puissance des réseaux de communication électronique, de l'audiovisuel et des télécommunications, repose en France sur un agencement complexe d'acteurs locaux et nationaux. Elle pose au chercheur la question du rapport réseaux-territoires. Loin d'être réglé par une simple approche technique, ce rapport met en lumière une dialectique de la territorialisation. Dans un contexte de crise des cadres spatialisés de l'intervention publique (crise de l'Etat-nation, décentralisation), cette dialectique combine des représentations et pratiques hétérogènes du territoire et des réseaux qui les dimensionnent. Le Plan-Câble français en est une bonne illustration. Du coup, loin d'être une partie négligeable des projets techniques, la dimension politique et territoriale est bien au coeur des implantations de réseaux. C'est toute la richesse d'une analyse en termes de réseaux territoriaux.

    Emmanuel Négrier, « Une communication en instance de régulation », Paris : Centre de recherche, d'étude sur la décision administrative, politique, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1990, pp. 61-70  

    Négrier Emmanuel. Une communication en instance de régulation. In: Quaderni, n°10, Printemps 1990. Réformes de l'audiovisuel. pp. 61-70.

    Emmanuel Négrier, « La modernisation politique locale en ses réseaux. Une approche de la maîtrise locale des politiques de communication », Toulouse : Presses Universitaires du Midi, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de LyonPERSÉE, 1990, pp. 115-128  

    Négrier Emmanuel. La modernisation politique locale en ses réseaux. Une approche de la maîtrise locale des politiques de communication . In: Les Cahiers du LERASS, n°19, 1990. pp. 115-128.

    Emmanuel Négrier, « Réseau, régulation, territoire », Paris : Centre de recherche, d'étude sur la décision administrative, politique, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1989, pp. 55-59  

    Le réseau est indifférent aux frontières alors que le territoire se définit par sa capacité à alimenter un espace singulier. S'il y a un antagonisme territoire-réseau, quel sens donner à la notion de « réseau territorial » ? L'assise territoriale des réseaux repose sur un mode national d'intégration des savoir-faire réseautiques et des représentations du territoire. Toutefois c'est dans l'hétérogénéité des réseaux que doit se placer une interrogation renouvelée de la régulation réseau-territoire.

    Emmanuel Négrier, « Audiovisuel : la régulation sans l'Etat ? », Paris : Centre de recherche, d'étude sur la décision administrative, politique, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1989, pp. 91-100  

    Négrier Emmanuel. Audiovisuel : la régulation sans l'Etat ?. In: Quaderni, n°7, Printemps 1989. La (Dé)régulation de la communication. pp. 91-100.

  • Comptes rendus

    Emmanuel Négrier, Benjamín Oltra, José Ignacio Garrigós, Alejandro Mantecón et Christian Oltra Algado : Sociedad, vida y teoria. La teoría sociológica desde una perspectiva de sociología narrativa, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 193-194  

    Négrier Emmanuel. Benjamín Oltra, José Ignacio Garrigós, Alejandro Mantecón et Christian Oltra Algado : Sociedad, vida y teoria. La teoría sociológica desde una perspectiva de sociología narrativa. In: Pôle Sud, n°23, 2005. pp. 193-194.

    Emmanuel Négrier, Mario Caciagli, Francesco Ramella : Cuore rosso ? Viaggio politico nell'Italia di mezzo, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 187-188  

    Caciagli Mario, Négrier Emmanuel. Francesco Ramella : Cuore rosso ? Viaggio politico nell'Italia di mezzo. In: Pôle Sud, n°23, 2005. pp. 187-188.

    Emmanuel Négrier, Mireia Grau, Araceli Mateos (dir.) : Análisis de Políticas Públicas en España : Enfoques y casos., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 211-212  

    Négrier Emmanuel. Mireia Grau, Araceli Mateos (dir.) : Análisis de Políticas Públicas en España : Enfoques y casos.. In: Pôle Sud, n°19, 2003. L'Italie du politique, sous la direction de Christophe Roux . pp. 211-212.

    Emmanuel Négrier, Joan Subirats et Raquel Gallego (dir.) : Veinte años de autonomías en Espana. leyes, politicas publicas, instituciones y opinion publica., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 213-215  

    Négrier Emmanuel. Joan Subirats et Raquel Gallego (dir.) : Veinte años de autonomías en Espana. leyes, politicas publicas, instituciones y opinion publica.. In: Pôle Sud, n°19, 2003. L'Italie du politique, sous la direction de Christophe Roux . pp. 213-215.

    Emmanuel Négrier, Cécile Franck, William Genieys, Jean Joana, Philippe Maffre, 6e congrès de l'Association Espagnole de Science politique et de l'Administration : Gouverner en Europe, gouverner l'Europe. Barcelone 18-20 septembre 2003., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 230-233  

    Franck Cécile, Genieys William, Joana Jean, Maffre Philippe, Négrier Emmanuel, Réau Marion, Rodriguez J., Valarié Pierre, Moreno J. 6e congrès de l'Association Espagnole de Science politique et de l'Administration : "Gouverner en Europe, gouverner l'Europe". Barcelone 18-20 septembre 2003.. In: Pôle Sud, n°19, 2003. L'Italie du politique, sous la direction de Christophe Roux . pp. 230-233.

    Emmanuel Négrier, Revues italiennes : Polis n° 2 et 3, 2001;Stato e Mercato n°2 et 3, 2001; Rivista italiana di Scienza Politica n° 3, 2001., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 181-183  

    Négrier Emmanuel. Revues italiennes : Polis n° 2 et 3, 2001;Stato e Mercato n°2 et 3, 2001; Rivista italiana di Scienza Politica n° 3, 2001.. In: Pôle Sud, n°16, 2002. L'Espagne du politique, sous la direction de William Genieys . pp. 181-183.

    Emmanuel Négrier, Revues italiennes : Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1 et 2, 2002; Stato e Mercato n° 1, 2002., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 123-124  

    Négrier Emmanuel. Revues italiennes : Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1 et 2, 2002; Stato e Mercato n° 1, 2002.. In: Pôle Sud, n°17, 2002. Religion et politique, sous la direction de David Hanley et John Loughlin. pp. 123-124.

    Emmanuel Négrier, Bernard Jouve, Vincent Spenlehauer, Philippe Warin (dir.) : La Région, laboratoire politique. Une radioscopie de Rhône-Alpes, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 128-129  

    Négrier Emmanuel. Bernard Jouve, Vincent Spenlehauer, Philippe Warin (dir.) : La Région, laboratoire politique. Une radioscopie de Rhône-Alpes. In: Pôle Sud, n°14, 2001. État ou nation(s) ? sous la direction de Mohammad-Said Darviche . pp. 128-129.

    Emmanuel Négrier, Revues italiennes : Stato e Mercato n° 2 et 3, 2000; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 2, 2000; Polis n° 2 et 3, 2000; Regione e Governo Locale n° 1, 3, 4, 2000., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 131-134  

    Négrier Emmanuel. Revues italiennes : Stato e Mercato n° 2 et 3, 2000; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 2, 2000; Polis n° 2 et 3, 2000; Regione e Governo Locale n° 1, 3, 4, 2000.. In: Pôle Sud, n°14, 2001. État ou nation(s) ? sous la direction de Mohammad-Said Darviche . pp. 131-134.

    Emmanuel Négrier, Carlo Baccetti, Revues italiennes : Stato e Mercato n° 61, avril 2001; Polis n° 1, 2001; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1 et 2, 2001., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 149-150  

    Baccetti Carlo, Négrier Emmanuel. Revues italiennes : Stato e Mercato n° 61, avril 2001; Polis n° 1, 2001; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1 et 2, 2001.. In: Pôle Sud, n°15, 2001. La Commission Européenne en politique(s) sous la direction de Andy Smith . pp. 149-150.

    Emmanuel Négrier, Gianfranco Bettin, Donatella Della Porta : La politica locale. Potere, istituzioni e attori tra centro e periferia, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 126-128  

    Bettin Gianfranco, Négrier Emmanuel. Donatella Della Porta : La politica locale. Potere, istituzioni e attori tra centro e periferia. In: Pôle Sud, n°14, 2001. État ou nation(s) ? sous la direction de Mohammad-Said Darviche . pp. 126-128.

    Emmanuel Négrier, Revues italiennes : Stato e Mercato n° 1, n° 2, n° 3, 1999; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1, n° 2, n° 3, 1999; Polis n° 1, n° 2, n° 3, 1999., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 131-135  

    Négrier Emmanuel. Revues italiennes : Stato e Mercato n° 1, n° 2, n° 3, 1999; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1, n° 2, n° 3, 1999; Polis n° 1, n° 2, n° 3, 1999.. In: Pôle Sud, n°12, 2000. Partenariats contre l'exclusion. pp. 131-135.

    Emmanuel Négrier, Mohammad-Saïd Darviche, Revues anglophones : South European Society and Politics Vol.3 n° 1, 2, 3. West European Politics Vol. 22 n° 3., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 138-140  

    Darviche Mohammad-Saïd, Négrier Emmanuel. Revues anglophones : South European Society and Politics Vol.3 n° 1, 2, 3. West European Politics Vol. 22 n° 3.. In: Pôle Sud, n°12, 2000. Partenariats contre l'exclusion. pp. 138-140.

    Emmanuel Négrier, Revues italiennes : Stato e Mercato n° 1, 2000;Rivista italiana di Scienza Politica n° 1, 2000; Polis n° 1, 2000; Regione e Governo Locale n° 1 et 2, 1999., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 165-166  

    Négrier Emmanuel. Revues italiennes : Stato e Mercato n° 1, 2000;Rivista italiana di Scienza Politica n° 1, 2000; Polis n° 1, 2000; Regione e Governo Locale n° 1 et 2, 1999.. In: Pôle Sud, n°13, 2000. Qui gouverne les villes ? sous la direction de Jean Joana . pp. 165-166.

    Emmanuel Négrier, Romain Gary. Un itinéraire européen : Fabrice Larat, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, 136 p.  

    Négrier Emmanuel. Romain Gary. Un itinéraire européen : Fabrice Larat. In: Pôle Sud, n°10, 1999. Les politiques culturelles en Europe du Sud., sous la direction de Vincent Dubois et Emmanuel Négrier. p. 136.

    Emmanuel Négrier, Revue des revues italiennes : Rivista Italiana di Scienza Politica n° 2, août 1998; Stato e mercato n° 2, août 1998., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 137-138  

    Négrier Emmanuel. Revue des revues italiennes : Rivista Italiana di Scienza Politica n° 2, août 1998; Stato e mercato n° 2, août 1998.. In: Pôle Sud, n°10, 1999. Les politiques culturelles en Europe du Sud., sous la direction de Vincent Dubois et Emmanuel Négrier. pp. 137-138.

    Emmanuel Négrier, Les élites municipales sous la IIIe république. Des villes du Sud-Est de la France de Bruno Dumons, Gilles Pollet et Pierre-Yves Saunier, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1999, 123 p.  

    Négrier Emmanuel. Les élites municipales sous la IIIe république. Des villes du Sud-Est de la France de Bruno Dumons, Gilles Pollet et Pierre-Yves Saunier. In: Pôle Sud, n°11, 1999. Enjeux migratoires en Europe du Sud, sous la direction de Evelyne Ritaine . p. 123.

    Emmanuel Négrier, L'Europe des régions, enfance des politiques, crépuscule du mythe ? Autour de trois ouvrages sur la régionalisation en Europe. Ch Jeffery (éd.) : The Regional Dimension of the European Union. Toward a third level in Europe. M. Keating, J. Loughlin (éd.) : The political Economy of Regionalism. P. Le Galès, C. Lequesne (éd.) : Les paradoxes des régions en Europe., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 188-191  

    Négrier Emmanuel. L'Europe des régions, enfance des politiques, crépuscule du mythe ? Autour de trois ouvrages sur la régionalisation en Europe. Ch Jeffery (éd.) : The Regional Dimension of the European Union. Toward a third level in Europe. M. Keating, J. Loughlin (éd.) : The political Economy of Regionalism. P. Le Galès, C. Lequesne (éd.) : Les paradoxes des régions en Europe.. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 188-191.

    Emmanuel Négrier, Italiennes : Stato e mercato n° 1, avril 1997; Il Mulino-Europa n° 2, février 1997; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1, avril 1997, n° 2, août 1997., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 193-197  

    Négrier Emmanuel. Italiennes : Stato e mercato n° 1, avril 1997; Il Mulino-Europa n° 2, février 1997; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 1, avril 1997, n° 2, août 1997.. In: Pôle Sud, n°8, 1998. Elections et politiques régionales, sous la direction de Emmanuel Négrier . pp. 193-197.

    Emmanuel Négrier, Revue des revues italiennes : Stato e mercato n° 2, août 1997, n° 3, décembre 1997, n° 1, 1998; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 3, décembre 1997, n° 1, avril 1998; Polis n° 3, décembre 1997,n° 1, avril 1998., Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 154-155  

    Négrier Emmanuel. Revue des revues italiennes : Stato e mercato n° 2, août 1997, n° 3, décembre 1997, n° 1, 1998; Rivista Italiana di Scienza Politica n° 3, décembre 1997, n° 1, avril 1998; Polis n° 3, décembre 1997,n° 1, avril 1998.. In: Pôle Sud, n°9, 1998. La "grande transformation" du Midi Rouge, sous la direction de William Genieys . pp. 154-155.

    Emmanuel Négrier, Sortir du SAC ? Analyse organisationnelle et politiques publiques : Le pouvoir et la règle. Dynamique de l'action organisée : Erhard Friedberg, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 195-202  

    Négrier Emmanuel. Sortir du SAC ? Analyse organisationnelle et politiques publiques : "Le pouvoir et la règle. Dynamique de l'action organisée" : Erhard Friedberg. In: Pôle Sud, n°2, 1995. Le Midi du politique, sous la direction de Paul Alliés . pp. 195-202.

    Emmanuel Négrier, Jean-Louis Briquet, Italiennes : Il Mulino n°4, 1993; n°3, 1994, Polis, VII/2, août 1993; VIII/1, avril 1994, Rivista italiana de scienza politica, XXIV/3, décembre 1994, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 212-214  

    Négrier Emmanuel, Briquet Jean-Louis. Italiennes : Il Mulino n°4, 1993; n°3, 1994, Polis, VII/2, août 1993; VIII/1, avril 1994, Rivista italiana de scienza politica, XXIV/3, décembre 1994. In: Pôle Sud, n°2, 1995. Le Midi du politique, sous la direction de Paul Alliés . pp. 212-214.

  • Communications

    Emmanuel Négrier, « Le territoire dans tous ses états », le 14 décembre 2023 

    Colloque international organisé à l’occasion de ses 40 ans par le CEPEL - Centre d'Etudes Politiques et Sociales - Faculté de Droit et de Science politique, Université de Montpellier sous la direction de Alexandre Dézé, Nicolas Giraudeau, Emmanuel Négrier, Gilles Moutot, Damien Potier, Christophe Roux, Eric Savarèse, Maguelone Sié, Ludovic Sposito

    Emmanuel Négrier, « Les organisations publiques en fusion », le 18 novembre 2019 

    Organisé par l’axe Légitimités, Organisations, Représentations (LOR) – Université de Bordeaux

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Anaïs Lafage-Coutens, Faire (enfin....) région ? La fusion organisationnelle et politique de l'Occitanie, soutenue en 2024 à Université de Toulouse 2023 en co-direction avec Vincent Simoulin présidée par Christine Musselin, membres du jury : Anne-Cécile Douillet (Rapp.), Patrick Le Lidec (Rapp.), Claire Dedieu  

    Les processus de fusions sont supposés être le point culminant des réformes de New public management (NPM) en générant des économies. Reposant en réalité sur le mythe de la rationalité, ces processus n’en sont pas moins venus bousculer certains conseils régionaux français. Quels enseignements pouvons-nous tirer du processus de fusion sur le fait régional ? Inversement, que nous apprend une fusion régionale sur les politiques de fusion en général ? Nous apportons des réponses à ces questionnements, à partir de l’étude de la fusion dont est issue la région Occitanie. Notre terrain d’enquête repose sur une observation participante de trois ans – entre 2018 et 2021 – au sein du conseil régional d’Occitanie, complétée par quarante-quatre entretiens semi-directifs ainsi que l’analyse de la littérature grise interne au conseil régional. Cette recherche vient réinterroger ces deux phénomènes à l’aune des concepts de la proximité, de la variable partisane, de la territorialisation de politiques publiques, des instruments d'action publique, des agences ou encore du NPM. Cette thèse examine trois dimensions décomposées en trois parties pour cerner les interdépendances entre processus de fusion et fait régional : une dimension institutionnelle, une dimension de politiques publiques et une dimension d’incarnation territoriale. Au cours de ce travail, la dimension de légitimité apparaît centrale pour comprendre la fusion d’administration politique opérée entre les anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon pour créer la région Occitanie. En effet, la présidente de la nouvelle région doit construire une légitimité à la fois organisationnelle, politique et territoriale. Cette légitimité se fonde sur trois dimensions majeures. La dimension symbolique et émotionnelle de la fusion régionale permet d’appréhender comment les agents régionaux sont affectés par ce changement. Elle offre la possibilité de s'étonner de la frustration des vainqueurs et de saisir l'existence de la région Occitanie comme le symbole pour les perdants de la défaite. La dimension instrumentale analyse les organigrammes et les outils de gestion, comme des instruments d’action publique et des actants non humains participent à la stabilisation d’une administration régionale fusionnée. La dimension conflictuelle constitue la condition d’un consensus toujours en construction : la fusion se nourrit des conflits pour permettre la constitution d’une organisation, de politiques publiques unifiées et d’une incarnation politique sur l'ensemble du territoire.

    Adrien Duprielle, Repenser les stratégies foncières par les politiques d'adaptation au changement climatique et la recomposition spatiale des territoires littoraux. Une analyse comparée des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côtes-d'Azur., soutenue en 2022 à Université de Montpellier 2022 en co-direction avec Laura Michel 

    En première ligne du dérèglement climatique, les territoires littoraux voient progressivement leurs systèmes de production urbain impactés. Face à cette problématique, « la recomposition spatiale des territoires littoraux » constitue depuis 2019 la principale doctrine d'action publique étatique. Néanmoins, sa portée effective se heurte à un contexte double : l'inertie résidentielle caractéristique des territoires littoraux, et l'accroissement structurel de la raréfaction et de la cherté foncière. Cette thèse propose donc d'étudier les effets de l'injonction à « recomposer » sur les modes de production des stratégies foncières des littoraux. À partir d'une comparaison des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, il s'agira d'analyser les réadaptations produites par le système d'acteurs fonciers sur le développement de ces stratégies, et leurs effets en matière de coopérations territoriales. Il s'agira en creux de mobiliser le champ de la sociologie de l'Action Publique, pour interroger le retour d'une intervention publique foncière « à distance ».

    Albert Mamilo, Retour en régie publique de l'eau à Montpellier en 2014, soutenue en 2021 à Université de Montpellier 2022 

    Ma thèse se concentre sur l'analyse des interactions politiques-techniques et de la politisation dans les changements de mode de gestion de l'eau à Montpellier en 2014. L'objectif général est de comprendre comment les décisions politiques et les considérations techniques s'influencent mutuellement lors du choix entre gestion déléguée et régie publique, tout en examinant les facteurs déterminants des retours en régie.

    Viala Mbazogo mendene, Gouvernance climatique et sécurité alimentaire au Gabon : réseaux d'élaboration et de mise en œuvre des instruments climatiques, soutenue en 2020 à Université de Montpellier 2022 en co-direction avec Gilles Massardier 

    Le rapport entre le climat et l'agriculture au Gabon s'inscrit dans la continuité d'un style de politique publique (Policy style) durable, dont les caractéristiques influencent la manière dont l'État conçoit et met en œuvre ses interventions dans ce secteur. Ce style politique varie selon les sous-secteurs, en particulier entre l'agro-industrie et la petite agriculture rurale, en raison des enjeux différenciés que pose le changement climatique pour chacun d'eux. L'objectif central de cette thèse est d'analyser les processus par lesquels l'État gabonais construit sa politique agro-climatique, en démontrant que ces processus traduisent la persistance d'un modèle spécifique d'élaboration des politiques publiques et des instruments qui les accompagnent. Il s'agit ainsi de comprendre comment la structure institutionnelle, les logiques d'action publique et les interactions entre acteurs contribuent à la configuration d'une politique agro-climatique singulière. La question de recherche qui sous-tend cette analyse est la suivante : comment l'État gabonais réagit-il face à deux « super wicked problems » que sont, d'une part, le développement de l'agriculture — à travers les dynamiques propres à l'agro-industrie et à la petite agriculture — et, d'autre part, les défis climatiques qui en découlent ? Quelle est la nature du rôle de l'État dans la conception et la mise en œuvre de la politique agro-climatique ? L'approche théorique du Policy style apparaît particulièrement pertinente pour appréhender cette problématique, dans la mesure où elle permet d'analyser la diversité des réponses étatiques face aux problèmes publics (Peters, 2021). Cette approche offre un cadre analytique adéquat pour comprendre la construction institutionnelle de la politique agro-climatique, à travers l'étude des règles, normes et pratiques qui structurent le comportement des acteurs politiques et administratifs. Elle constitue également un outil d'analyse des réseaux de politiques publiques, en permettant d'examiner les interactions entre l'État et les autres acteurs — publics, privés et internationaux — impliqués dans le processus d'élaboration de cette politique.

    Claire Dedieu, Quand l'état se retire : la suppression de l'ingénierie publique dans le domaine de l'eau, soutenue en 2019 à Montpellier sous la direction de Sylvain Barone présidée par Christine Musselin, membres du jury : Anne-Cécile Douillet (Rapp.), François-Mathieu Poupeau (Rapp.), Claire Dupuy   

    Les ingénieurs et techniciens du ministère de l’Agriculture ont, pendant longtemps, façonné les politiques d’alimentation en eau potable et d’assainissement des communes et de leurs groupements. Ces fonctionnaires intervenaient dans le cadre de missions qualifiées « d’ingénierie publique ». En 2008, dans le contexte de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), cette mission a été supprimée. L’objet de la thèse est de comprendre ce qui se joue concrètement à travers cette réforme. S’appuyant sur une enquête menée dans les départements de l’Hérault, de Vaucluse et de la Lozère, ce travail analyse les recompositions de l’État qui font suite à la suppression de l’ingénierie publique, que ce soit en interne ou dans ses relations avec les acteurs de l’ingénierie privée et les collectivités territoriales. L’originalité de la thèse est de discuter les théories qui présentent les réformes de l’État comme un moyen pour celui-ci de se redéployer sans se retirer. À partir du cas de l’eau, elle encourage à penser les réformes contemporaines autrement, comme des moments où l’État est aussi parfois susceptible de se retirer. Elle montre les incohérences et les paradoxes auxquels donne lieu ce retrait de l’État. Elle propose enfin des outils d’analyse adaptés à cette approche alternative des transformations de l’action publique.

    Ophélie Traché, Politiques d'économies d'eau : problématisation, mises à l'agenda et en instruments des politiques publiques d'économies d'eau domestique en France, soutenue en 2018 à Université de Montpellier 2022 en co-direction avec Sylvain Barone 

    Cette thèse explore la problématisation et la mise à l'agenda des économies d'eau domestique et des comportements individuels de consommation dans une étude longitudinale en France. Représentant en moyenne 8% des usages de l'eau au niveau mondial, l'eau domestique pourrait être considérée comme une non-priorité par rapport aux usages qu'en font l'agriculture et l'industrie, 70% et 22% respectivement. Or, les comportements individuels de consommation ont une importance primordiale, notamment en cas de sécheresse. L'évitement de « Day Zero » au Cap en 2018 grâce à la réponse individuelle exemplifie ceci. Des questions émergent alors : Comment le problème des économies d'eau domestique est-il construit ? Quels sont les acteurs impliqués dans ce processus ? Quels sont leurs intérêts derrière l'identification ou la non-identification de ce problème en problème public ? Comment ce processus a-t-il évolué ? Comment et pourquoi ce problème reçoit (ou non) l'attention de l'opinion publique ? Qu'est-ce qui est dit ? Comment est-ce dit ? Qu'est-ce qui est tu ? Pourquoi ? Quelles actions les autorités publiques adoptent-elles pour réguler les comportements de consommation ? Quelles sont les décisions, ainsi que les “non-décisions” ? Comment les instruments de l'action publique et la mise à l'agenda intéragissent ? Qu'est-ce que tout cela nous dit du fonctionnement de nos services d'eau potable, des rapports de force et de domination ? Autant de questionnements auxquels cette étude tente de répondre par le biais d'une méthode associant une démarche qualitative (entretiens, notamment avec les acteurs de l'eau ; analyse de contenu) et quantitative (pour la couverture médiatique, la littérature grise -SDAGE-, l'analyse du territoire -données Insee- mais aussi pour les entretiens).

    Arnaud Huc, Les deux corps du Front national : Étude contextualisée du vote Front national dans quatre communes ouvrières du Pas-de-Calais et des Bouches-du-Rhône, soutenue en 2017 à Montpellier présidée par Nonna Mayer, membres du jury : Florence Haegel (Rapp.), Alain Faure (Rapp.), Paul Alliès et Christophe Roux   

    Régulièrement considérés comme le terreau du Front national, les espaces périurbains sont en France passés de la lumière à l’ombre. Voulant dépasser cette labellisation ordinaire et stigmatisante, cette thèse se propose d’étudier dans le détail le vote Front national dans le monde périurbain. À partir de quatre villes situées dans le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône et par un travail comparatif sont étudiées les sociologies des électeurs du Front national. À cette étude sociologique s’adjoint la volonté d’expliquer pourquoi certains espaces périurbains semblent créer un vote que certains qualifient de repli. Les différentes méthodes utilisées permettent de montrer que dans les espaces périurbains comme ailleurs, le vote Front national n’est pas une évidence, mais le résultat de trajectoires sociales, résidentielles et idéologiques particulières. Le vote FN présente par ailleurs un visage différent, voire contradictoire, dans le département du Pas-de-Calais ainsi que dans celui des Bouches-du-Rhône, et s’oppose ainsi un électorat populaire septentrional à un électorat plus aisé dans les départements méditerranéens.

    Lisa Passavant, Financer les politiques régionales : De l'autonomie à la contrainte budgétaire Le cas des Régions Alsace, Limousin et Nord-Pas-de-Calais, soutenue en 2016 à Montpellier présidée par Vincent Simoulin, membres du jury : Marc Leroy (Rapp.), Sylvain Barone et Laura Michel   

    Alors que depuis le début de la décentralisation les ressources des Régions avaient considérablement augmenté, elles se heurtent depuis quelques années (2008-2010) à une situation de contrainte budgétaire. La réforme dite de la taxe professionnelle de 2010 ralentit le dynamisme des recettes fiscales régionales et supprime la quasi-totalité du pouvoir de taux des élus régionaux. Les dotations de l’État, après avoir été gelées en valeur, se réduisent à travers les « pactes » successifs (de stabilité, de responsabilité et de croissance) introduits par différents gouvernements. En parallèle, les transferts de compétences du début des années 2000 (transport ferroviaire et acte 2 de la décentralisation) engendrent des charges croissantes qui rigidifient les budgets des Régions. Nous cherchons, dans ce travail de recherche, à comprendre les causes de ces transformations et à tenter de qualifier les changements qui affectent les ressources des Régions. Nous tentons de déterminer si l’on assiste à une financiarisation grandissante des politiques régionales ou si, au contraire, des capacités politiques demeurent pour les élus régionaux. En nous appuyant sur une analyse comparative entre trois Régions (Limousin, Alsace et Nord-Pas-de-Calais), et en observant les recompositions qui se produisent au sein des institutions régionales, nous proposons de saisir la manière dont le couple politique-finance évolue dans une situation de contrainte financière inédite.

    Daniel Haize, L'action culturelle et de coopération de la France à l'étranger : un réseau, des hommes, soutenue en 2010 à Montpellier 1, membres du jury : Marie-Christine Kessler (Rapp.), Vincent Simoulin (Rapp.)  

    Les études réalisées sur la politique culturelle extérieure de la France, le soft power, appréhendent, pour l'essentiel, le sujet dans une perspective "d'en haut", en se concentrant sur la politique de l'Etat. L'analyse de la gouvernance de la politique culturelle extérieure de la France par le prisme du terrain, objet de cette recherche, montre que son centre de gravité est constitué par ses acteurs (le "réseau" à l'étranger ainsi que les hommes qui y exercent) plus que par l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères. La politique culturelle extérieure est une politique publique dont il convient d'apprécier la substance à partir des initiatives locales au moins autant qu'au travers des discours et normes : elle peut être ainsi considérée comme la mise en scène de l'action culturelle conçue et menée par les agents du réseau culturel à l'étranger. Cette recherche s'est appuyée sur une analyse documentaire maniant à la fois la littérature grise (rapports internes, parlementaires, etc.), la presse écrite, la réalisation d'une enquête originale auprès des postes diplomatiques, ainsi que sur le bilan d'une expérience personnelle.

    Sylvain Barone, Le train des régions : régionalisation des transports collectifs et recompositions de l'action publique, soutenue en 2008 à Montpellier 1 

  • Rapporteur

    Christian De Moor, Le festival de films de patrimoine, un dispositif au service de la cohésion sociale, soutenue en 2025 à Université Côte dAzur sous la direction de Christel Taillibert présidée par Amanda Rueda, membres du jury : Christophe Gauthier (Rapp.), Sophie Raimond et Jean-Paul Aubert   

    Ce travail de recherche part de l'hypothèse que le festival de film de patrimoine constitue un dispositif de médiation multiforme qui peut jouer un rôle efficace pour faciliter la rencontre entre les différents publics et constituer un bon outil pour travailler le lien social. La thèse s'inscrit dans le champ des Festival Studies dont elle propose une épistémologie. Elle interroge le festival de film de patrimoine en tant qu'objet social, outil de médiation culturelle susceptible de contribuer à l'action publique en termes de démocratisation culturelle, de mixité intergénérationnelle et sociale. Elle explore la capacité des festivals de film de patrimoine à contribuer à l'amélioration de la qualité du vivre ensemble par la construction d'un socle commun de connaissances et de références et par l'élaboration de dispositifs de rencontres adaptés entre le film et les individus d'une part et entre les individus entre eux d'autre part. Elle examine le concept de culture, son instrumentalisation et l'histoire des politiques culturelles afin d'alimenter une réflexion autour de la construction du film en tant qu'art. Elle s'applique à analyser les concepts de cohésion sociale et de fracture sociale et à explorer la légitimité de l'instrumentalisation de la culture à des fins de contribution au regards de ces enjeux. Elle propose également un inventaire des définitions du festival en général et du festival de film en particulier, à la fois du point académique et du point de vue institutionnel, afin de comprendre l'ensemble des enjeux impliqués. Notre étude s'appuie sur un corpus de festivals qui programment des films de patrimoine et exemplifie les différents dispositifs développés, en direction des publics éloignés et empêchés, afin de réduire les fractures culturelles. Elle souligne notamment les efforts faits par les festivals afin d'apporter leur contribution à la réinsertion des personnes en rupture sociale et à l'intégration des migrants. Elle apporte un éclairage sur le rôle des bénévoles et les dynamiques sociales qui naissent de l'engagement bénévole et permet d'observer la manière dont certains festivals font de cette mission sociale un but en soi. Elle interroge enfin l'ensemble des stratégies mises en œuvre par les acteurs festivaliers, afin de comprendre dans quelle mesure elles sont conçues pour répondre aux injonctions des pouvoirs publics conditionnant l'attribution des subventions à certaines actions spécifiques en direction de différentes catégories de publics.

    Gabriela Molina-Mendez, Vers un État culturel ? : Métamorphoses de la politique culturelle au Chili (2003-2017), soutenue en 2023 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Olivier Ihl présidée par Pascale Laborier, membres du jury : Fernand Harvey (Rapp.), Jonathan Paquette, Maite De Cea Pe et Almudena Delgado Larios  

    Alors que l’État recule son intervention dans divers secteurs depuis le régime d’Augusto Pinochet, dès le retour à la démocratie, le Chili est témoin d’une croissante action publique dans le domaine de la culture et des arts. Cette thèse vise donc à saisir ce paradoxe où le rôle de l’État intervient dans la politique culturelle dans un pays considéré autrefois comme un « laboratoire de réformes néolibérales ». Appuyés sur le néo-institutionnalisme historique dans son versant idéationnel, il s’agit ici d’explorer les métamorphoses de la politique culturelle chilienne selon le rôle que l’État adopte. L’analyse aborde ainsi les idées concernant ce rôle dans la politique culturelle chilienne, les règles formelles et informelles et les ses grandes orientations programmatiques du Conseil National de la Culture et des Arts (CNCA) au cours des quatre gouvernements où il a existé.Notre thèse soutient que le rôle de l’État a toujours répondu au principe de subsidiarité, avec certaines nuances, jusqu’au deuxième gouvernement de centre gauche de Michelle Bachelet. Si la politisation du CNCA — notamment le poste de son président qui possède également le statut de ministre — se manifestait progressivement et mettait en péril le principe d’arm's length, à partir de 2014 une double politisation de la politique culturelle est observée. En effet, l’expansion de notion de culture (le « tout culturel »), de participation, de diversité culturelle, un changement dans la conception du financement public culturel et en définitive, la mise en place d’un projet de démocratie culturelle, expriment un tournant vers un État culturel. Ceci expliquerait la visée politique qui implique le passage d’un Conseil à un Ministère des Cultures, des Arts et du Patrimoine en 2018.

    Corine Matheron, Des productions artistiques et culturelles pour protéger la nature ?, soutenue en 2023 à Paris 3 sous la direction de Marie-Dominique Popelard présidée par Marie-France Chambat-Houillon, membres du jury : Nathalie Frascaria Lacoste (Rapp.), Aline Bergé  

    Depuis longtemps, l’art environnemental est implicitement associé à la préservation de la nature. Le dérèglement du climat a récemment amplifié le recours à la création artistique pour favoriser la « transition » écologique. A partir de l’analyse de projets culturels et d’œuvres d’art tournés vers la protection de la nature, cette thèse interroge les termes du dialogue entre artistes, professionnels de la culture, scientifiques spécialistes de l’environnement, écologues, amenés à participer à l’émergence des projets dans les territoires. Le croisement des regards apparaît comme une condition nécessaire à des choix pertinents pour soutenir l’émergence d’actions artistiques et culturelles adaptés.L’évidence du recours à l’art et à la culture pour préserver la nature est pourtant mise à mal, tant par la faiblesse de cette approche pluridisciplinaire, que par les multiples questions qu’ouvre le rapprochement entre art, culture et écologie : la diversité des représentations de la nature, la multiplicité des priorités des sciences de l’environnement, la variabilité des orientations des politiques publiques.L’effervescence autour du thème « culture et écologie », inspirant des approches variées (programmation engagée, projets écoresponsables, actions éducatives,etc) confirme malgré sa prégnance, un grand cloisonnement qui restreint les imaginaires.Ce travail aborde différents débats situés à l’interface des cultures professionnelles, susceptibles d’orienter les choix et d’éviter les écueils du greenwashing, dont celui de l’assimilation de la logique environnementale à un phénomène de mode.Parmi les pistes, la question de la valeur intrinsèque de la nature, de la valeur associée aux œuvres ou aux démarches culturelles de protection de la nature, apparaît comme une hypothèse sérieuse pour extraire la démarche artistique environnementale des impasses du développement durable.

    Dionysia Tzemopoulou, La municipalisation de la culture en Grèce (1980-2010) : le défi de la démocratisation et de l'européanisation de l'action publique territoriale, soutenue en 2017 à Paris 10 sous la direction de Pascale Laborier présidée par Yves Surel, membres du jury : Calliope Spanou (Rapp.), Georges D. Contogeorgis et Emmanuel Wallon   

    La chute du régime dictatorial des Colonels en Grèce en 1974 marque le début d'une refonte du système politico-administratif. Dans ce contexte, la décentralisation culturelle prend deux figures: artistique et administrative. La première se traduit par la diffusion de la culture en province. La deuxième demande le transfert aux collectivités territoriales de compétences relevant de l’État. Trois nouveaux types d’institutions contribuent au développement de la culture contemporaine à l’échelon local: Théâtres Municipaux et Régionaux, Entreprises municipales de développement culturel, Réseau Culturel National des Villes. Cette étude se concentre sur le spectacle vivant (théâtre, danse, musique) en abordant les configurations de la décentralisation culturelle effectuées au cours de la période 1980-2010.Les tentatives de la décentralisation ont reposé sur l’établissement de politiques contractuelles. Les relations des partenaires, État-communes, ont été refondues par les nécessaires évolutions institutionnelles imposées tant par le processus de démocratisation que par celui de d’européanisation de l’action culturelle locale après l’intégration du pays à la CEE (1981). La première partie de la thèse porte sur l’analyse d’un projet de démocratisation promouvant la préservation de la démocratie locale et l’européanisation en tant que processus de mimétisme institutionnel et de transfert de politique publique. Quatre monographies (Kalamata, Véria, Volos, La Canée) composent la deuxième partie. Le parcours spécifique des politiques culturelles de ces villes semble associé à l’impact de jeux politiques manifestés à plusieurs niveaux: au sein de l’administration centrale, internes aux municipalités, entre les élus locaux, les représentants de l’État et les professionnels du spectacle vivant.

    Marie-Paule Crochet-Théry, 1984-2014 : Implantation du Front national dans les petites communes rurales de l'Ouest héraultais émergence, consolidation, résistances étude électorale de quarante-six villages de moins de 500 électeurs en 2012, soutenue en 2017 à Paris 10 sous la direction de Jean-Marie Denquin présidée par Éric Phélippeau, membres du jury : Bruno Daugeron (Rapp.)   

    L’étude chronologique et thématique des votes frontistes lors des scrutins nationaux et intermédiaires dans quarante-six petites communes rurales de l’Ouest héraultais entre 1984 et 2014, complétée par un travail monographique sur cinq d’entre-elles a permis de mettre en évidence l’importance relativement restreinte de ces votes jusqu’en 2011, hormis dans un « noyau dur » de communes, précocement constitué, mais de faible importance démographique. L’arrivée de Marine Le Pen à la présidence du Front national coïncide avec une période de croissance continue des votes frontistes et avec leur généralisation à la quasi-totalité des communes ciblées, ce qui serait en faveur d’un réalignement électoral. Les transformations structurelles des communes, marquées par la baisse rapide du secteur agricole et la montée du salariat en lien avec le secteur des services, apparaissent comme l’un des facteurs favorables de cette croissance. Le FN, n’étant pas à ce jour un parti de gouvernement pour diverses raisons dont les principales sont le mode de scrutin uninominal à deux tours et le manque d’alliance, les succès électoraux qu’il obtient sont très largement basés sur la confiance dans des promesses. Cette donnée rend difficile de prévoir la pérennité à long terme d’une implantation, d’autant que les communes étudiées font actuellement l’objet de transformations administratives importantes avec le risque pour certaines de disparaître.

    Jean-Baptiste Chabert, Construire la politique foncière en Provence-Alpes-Côte d'Azur, 1974-2014 : analyse des interactions au sein d'une action publique, soutenue en 2016 à AixMarseille sous la direction de Jean-Pierre Gaudin présidée par Frédéric Sawicki, membres du jury : Gilles Massardier (Rapp.), Philippe Aldrin  

    L’objet de cette thèse est de questionner les modes de construction d’une action publique décentralisée. Plus spécifiquement, ce travail s’intéresse aux modalités d’institutionnalisation d’une politique foncière régionale volontariste en Provence-Alpes-Côte d’Azur au-delà du bloc de compétences transférées à la Région en 1983. Dans cette perspective, il s’agit d’étudier une forme originale de régionalisation à la marge du noyau dur des compétences régionales, jouant cependant un rôle important dans la construction de la Région et la structuration d’un domaine d’action. Adoptant une démarche de recherche croisant sociologie de l’action publique et sociologie politique, on appréhende les règles de cet espace d’action publique régional en privilégiant l’étude d’un champ d’action constitué au-delà du cadre fixé par la loi. L’on fait ainsi l’hypothèse que la politique foncière, à la croisée de multiples secteurs et de niveaux d’action déjà institutionnalisés, constitue un espace d’interactions privilégié pour l’analyse des processus de construction et d’institutionnalisation de la Région au travers d’une politique à laquelle elle participe. En adoptant une perspective diachronique et multi-niveaux, c’est-à-dire en privilégiant l’analyse du changement en longue durée au sein de l’espace régional, et en attachant une attention particulière aux jeux sociaux interdépendants qui interconnectent différents niveaux d’action publique, la thèse ambitionne de contribuer à l’étude sociologique des processus de régionalisation de l’action publique sous dynamique de décentralisation

    Élodie Bordat, Les dynamiques du changement dans l'action publique : une analyse comparative historique des politiques culturelles mexicaine et argentine, 1983-2009, soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Daniel-Louis Seiler et Yves Surel présidée par Pierre Muller, membres du jury : Olivier Dabène (Rapp.), Rubens Bayardo  

    Comment expliquer le changement dans les politiques culturelles au Mexique et en Argentine ? À travers une analyse comparative historique, cette thèse rend compte de l'émergence, de l'institutionnalisation et de l'évolution de l'action publique dans le secteur de la culture dans ces deux pays latino-américains, entre 1983 et 2009. Elle s'intéresse aux changements qu'ont entraînés les processus de décentralisation, de trans-nationalisation, et d'inclusion du secteur privé (marchand et associatif) dans les politiques culturelles argentine et mexicaine. L'hypothèse principale de ce travail est que l'on peut appréhender les dynamiques du changement dans ces politiques culturelles en prenant en compte les « contextes » socio-économiques et politiques du Mexique et de l'Argentine, et en mobilisant quatre dimensions d'analyse : les acteurs, les représentations cognitives, les cadres institutionnels et les instruments d'action publique. Cette étude comparative combine à la fois une analyse néo-institutionnaliste et cognitive du changement.

    Bertrand Depigny, L’agencification et la recomposition des scènes locales d’action publique : L'Agence nationale pour la rénovation urbaine comme nouvelle bureaucratie technique ? (France, début XXIème siècle), soutenue en 2011 à Lyon 2 sous la direction de Gilles Pollet présidée par Gilles Pinson, membres du jury : Daniel Bénamouzig  

    Cette thèse analyse le processus de genèse de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et ses effets sur les scènes locales de l'action publique. Elle s'appuie sur un travail de terrain composé de deux scènes principales. La première est constituée de l'ensemble des acteurs concernés par le processus de fabrique de l'Agence. La seconde s'articule autour des acteurs de la mise en oeuvre sur trois sites enquêtés (Bourges, Lyon, Marseille) et au sein de l'ANRU. Ce travail se propose de participer à l'analyse de l'action publique urbaine à travers deux entrées. La première revient sur le processus de légitimation d'un impératif de changement à l'origine de la genèse de l'ANRU qui résulterait de la représentation d'une situation problématique dans le champ de la rénovation urbaine. La seconde s'articule autour de l'idée que cette représentation façonne la nature des effets engendrés par la logique de fonctionnement de l'ANRU. Ce travail a pour fil directeur le rapport au phénomène de bureaucratisation que donne à voir l'ANRU, aussi bien au cours de l'étape de sa création que dans la phase de mise en oeuvre de l'action. Cette thèse permet de montrer que, sous couvert d'une recherche d'efficacité et la mobilisation d'un dispositif d'action publique teinté de néomanagérialisme, la mise en action de l'ANRU produit à son tour des pesanteurs et des routines qui vont à l'encontre de ses raisons d'être. Ces effets révèlent une tendance à la bureaucratisation à laquelle l'ANRU n'échappe pas et dont les premières victimes sont les agents des services déconcentrés de l'État mis à sa disposition. L'analyse montre qu'au-delà de cette conséquence, ce sont également les rapports centre-périphérie et la régulation politico-administrative locale qui se trouvent recomposés par l'agencification de la rénovation urbaine.

    Lilian Loubet, Les maires confrontés à l'apprentissage de l'intercommunalité : l'exemple de l'agglomération toulousaine, soutenue en 2011 à Toulouse 2 sous la direction de Marie-Christine Jaillet et Emmanuel Eveno, membres du jury : Michel Bussi (Rapp.), Joseph Carles, Philippe Estèbe et François Taulelle   

    Le développement de l’intercommunalité donne lieu à des recompositions territoriales et gouvernementales majeures. Les élus se confrontent alors à l’exercice complexe de la coopération et à la définition d’un projet territorial. Il s’agira d’étudier la coopération intercommunale au regard des apprentissages (techniques, politiques et territoriaux) opérés par les maires. Ce propos est illustré par l’étude de l’agglomération toulousaine qui, fragmentée en trois communautés d’agglomérations ou urbaine, donne à voir des territoires plus ou moins avancés dans le mouvement d’intégration communautaire. A cette occasion, plus de 80 maires, ainsi que des responsables techniques, ont été interrogés.

  • Membre du jury

    Corine Matheron, Des productions artistiques et culturelles pour protéger la nature ?, soutenue en 2023 à Paris 3 sous la direction de Marie-Dominique Popelard présidée par Marie-France Chambat-Houillon, membres du jury : Nathalie Frascaria Lacoste (Rapp.), Aline Bergé  

    Depuis longtemps, l’art environnemental est implicitement associé à la préservation de la nature. Le dérèglement du climat a récemment amplifié le recours à la création artistique pour favoriser la « transition » écologique. A partir de l’analyse de projets culturels et d’œuvres d’art tournés vers la protection de la nature, cette thèse interroge les termes du dialogue entre artistes, professionnels de la culture, scientifiques spécialistes de l’environnement, écologues, amenés à participer à l’émergence des projets dans les territoires. Le croisement des regards apparaît comme une condition nécessaire à des choix pertinents pour soutenir l’émergence d’actions artistiques et culturelles adaptés.L’évidence du recours à l’art et à la culture pour préserver la nature est pourtant mise à mal, tant par la faiblesse de cette approche pluridisciplinaire, que par les multiples questions qu’ouvre le rapprochement entre art, culture et écologie : la diversité des représentations de la nature, la multiplicité des priorités des sciences de l’environnement, la variabilité des orientations des politiques publiques.L’effervescence autour du thème « culture et écologie », inspirant des approches variées (programmation engagée, projets écoresponsables, actions éducatives,etc) confirme malgré sa prégnance, un grand cloisonnement qui restreint les imaginaires.Ce travail aborde différents débats situés à l’interface des cultures professionnelles, susceptibles d’orienter les choix et d’éviter les écueils du greenwashing, dont celui de l’assimilation de la logique environnementale à un phénomène de mode.Parmi les pistes, la question de la valeur intrinsèque de la nature, de la valeur associée aux œuvres ou aux démarches culturelles de protection de la nature, apparaît comme une hypothèse sérieuse pour extraire la démarche artistique environnementale des impasses du développement durable.

    Violette Larrieu, Externaliser la défense : entre mimétisme marchand et souci de soi de l'État Les politiques de restauration et de maintenance aéronautique sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012), soutenue en 2020 à Montpellier sous la direction de Jean Joana présidée par Andy Smith, membres du jury : Sabine Saurugger (Rapp.), Philippe Bezes (Rapp.)  

    Cette thèse en science politique est consacrée aux politiques d’externalisation des activités de soutien aux forces armées (restauration, maintenance aéronautique) en France, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012). Ce travail montre que les décisions d’externaliser illustrent la mise en œuvre de la réforme de l’État et la volonté des acteurs qui en sont chargés de rationaliser leur action. En tant qu’instrument d’action publique, l’externalisation entraîne des résistances de la part des personnels concernés, que ce soit les militaires mais aussi – et surtout – les organisations syndicales des personnels civils, amenant les hauts fonctionnaires et les acteurs politiques à rechercher des compromis dans le choix des outils managériaux. Ce maintien d’une capacité à « faire » s’inscrit dans la logique d’une recomposition de l’État, afin de mieux « faire faire ». Notre travail présente deux cas d’études, la restauration des forces armées et la maintenance des matériels aéronautiques, s’appuie sur 80 entretiens semi-directifs et un large corpus de sources primaires. Cette thèse mobilise l’analyse des politiques publiques, afin de saisir l’élaboration et la mise en œuvre des politiques étudiées, notamment à travers une approche par les instruments d’action publique. A travers l’analyse des pratiques et des croyances des acteurs, notre thèse porte un regard neuf sur des politiques « invisibles » touchant aux activités de soutien, peu explorées par la littérature académique. Elle permet ainsi de « démilitariser » les politiques de défense en mettant en lumière le rôle des syndicats et montre l’apport de l’analyse des politiques publiques à l’étude des politiques de défense, afin notamment de saisir les transformations de l’État à l’œuvre.

    Claire Dedieu, Quand l'état se retire : la suppression de l'ingénierie publique dans le domaine de l'eau, soutenue en 2019 à Montpellier sous la direction de Sylvain Barone présidée par Christine Musselin, membres du jury : Anne-Cécile Douillet (Rapp.), François-Mathieu Poupeau (Rapp.), Claire Dupuy   

    Les ingénieurs et techniciens du ministère de l’Agriculture ont, pendant longtemps, façonné les politiques d’alimentation en eau potable et d’assainissement des communes et de leurs groupements. Ces fonctionnaires intervenaient dans le cadre de missions qualifiées « d’ingénierie publique ». En 2008, dans le contexte de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), cette mission a été supprimée. L’objet de la thèse est de comprendre ce qui se joue concrètement à travers cette réforme. S’appuyant sur une enquête menée dans les départements de l’Hérault, de Vaucluse et de la Lozère, ce travail analyse les recompositions de l’État qui font suite à la suppression de l’ingénierie publique, que ce soit en interne ou dans ses relations avec les acteurs de l’ingénierie privée et les collectivités territoriales. L’originalité de la thèse est de discuter les théories qui présentent les réformes de l’État comme un moyen pour celui-ci de se redéployer sans se retirer. À partir du cas de l’eau, elle encourage à penser les réformes contemporaines autrement, comme des moments où l’État est aussi parfois susceptible de se retirer. Elle montre les incohérences et les paradoxes auxquels donne lieu ce retrait de l’État. Elle propose enfin des outils d’analyse adaptés à cette approche alternative des transformations de l’action publique.

    Arnaud Huc, Les deux corps du Front national : Étude contextualisée du vote Front national dans quatre communes ouvrières du Pas-de-Calais et des Bouches-du-Rhône, soutenue en 2017 à Montpellier présidée par Nonna Mayer, membres du jury : Florence Haegel (Rapp.), Alain Faure (Rapp.), Paul Alliès et Christophe Roux   

    Régulièrement considérés comme le terreau du Front national, les espaces périurbains sont en France passés de la lumière à l’ombre. Voulant dépasser cette labellisation ordinaire et stigmatisante, cette thèse se propose d’étudier dans le détail le vote Front national dans le monde périurbain. À partir de quatre villes situées dans le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône et par un travail comparatif sont étudiées les sociologies des électeurs du Front national. À cette étude sociologique s’adjoint la volonté d’expliquer pourquoi certains espaces périurbains semblent créer un vote que certains qualifient de repli. Les différentes méthodes utilisées permettent de montrer que dans les espaces périurbains comme ailleurs, le vote Front national n’est pas une évidence, mais le résultat de trajectoires sociales, résidentielles et idéologiques particulières. Le vote FN présente par ailleurs un visage différent, voire contradictoire, dans le département du Pas-de-Calais ainsi que dans celui des Bouches-du-Rhône, et s’oppose ainsi un électorat populaire septentrional à un électorat plus aisé dans les départements méditerranéens.

    Julie Vaslin, Esthétique propre : la mise en administration des graffitis à Paris 1977-2017, soutenue en 2017 à Lyon sous la direction de Gilles Pollet présidée par Renaud Payre, membres du jury : Marie-Hélène Bacqué, Pascale Laborier et Érik Neveu  

    Dans cette thèse, le graffiti désigne, négativement, toute pratique d’inscription murale qui contribue à altérer l’« ordre esthétique » d’une ville, produit par les pouvoirs publics. Cette expression permet de désigner d’un côté l’ordre, c’est-à-dire le pouvoir politique, que l’inscription d’un graffiti sur un mur vient troubler. De l’autre la dimension esthétique de ce pouvoir, c’est-à-dire quelque chose qui dépasse la simple régulation de l’expression politique et s’inscrit, plus largement, dans le gouvernement des espaces publics. Ainsi défini, le graffiti n’est pas seulement analysé comme un message, une déviance, un dommage aux biens, une pratique culturelle ou un art, mais il devient un concept opératoire pour la science politique. Cette définition en termes de « désordre esthétique » permet d’interroger les dispositifs d’action publique qui contribuent à produire l’ordre esthétique propre à la ville. Elle permet aussi de questionner les catégorisations, les problèmes véhiculés par ces dispositifs ainsi que leurs effets sur la construction du sens commun, sur les représentations associées au graffiti, et surtout sur l’aspect physique, matériel, et donc esthétique de la ville.Inscrite dans la perspective d’une socio-histoire de l’action publique, cette thèse retrace l’histoire de la « mise en administration » du graffiti à Paris, la production d’un « ordre esthétique » dans cette ville de 1977 à 2017. À Paris, la municipalité administre ces peintures comme des « souillures » à travers des dispositifs d’effacement portés par les politiques de propreté, mais aussi comme des objets culturels à travers des dispositifs d’encadrement culturel, portés par différents domaines d’action publique (aménagement, culture, tourisme). En retraçant la genèse des dispositifs de répression et de promotion des graffitis au sein de l’administration parisienne, cette thèse propose de comprendre la manière dont s’articulent plusieurs domaines d’action publique et d’analyser la construction municipale d’un problème du graffiti. Dommage aux biens, nuisance visuelle, facteur du sentiment d’insécurité, culture populaire ou art urbain symbole de la vitalité artistique de Paris, le graffiti est un problème public qui, de 1977 à 2017, connaît plusieurs redéfinitions dans lesquelles les acteurs publics municipaux jouent des rôles variables. S’appuyant sur des archives, des entretiens semi-directifs, des observations et des photographies, ce travail s’attache à rendre compte de la variété de ces rôles, des conditions de la redéfinition du problème et ses mises à l’agenda successives. Au cœur de cette socio-histoire de la « mise en administration » du graffiti, une hypothèse : la saisie du graffiti par les acteurs municipaux est révélatrice de l’ambition municipale de monopoliser la définition légitime du « bel » espace public, de l’image de la Ville, au propre comme au figuré. L’enjeu de la thèse est alors de mettre en lumière les conditions historiques, sociales et politiques de la construction de cette légitimité.La démonstration s’organise en deux parties qui retracent chronologiquement la genèse des deux facettes du problème public qui se construit autour du graffiti. Dans la première partie, on montre la manière dont les pouvoirs publics norment l’esthétique des espaces urbains à travers les politiques de propreté qui font du graffiti le résultat d’un acte déviant, une source de désordre. La seconde partie analyse la manière dont différentes actions culturelles promeuvent progressivement certaines formes de graffitis et opèrent ainsi une normalisation de l’esthétique urbaine. Il s’agit finalement de montrer quels comment les acteurs urbains organisent le contrôle de l’esthétique urbaine, quels sont les enjeux sociaux et politiques contenus dans la production d’un certain « ordre esthétique ».

    Dionysia Tzemopoulou, La municipalisation de la culture en Grèce (1980-2010) : le défi de la démocratisation et de l'européanisation de l'action publique territoriale, soutenue en 2017 à Paris 10 sous la direction de Pascale Laborier présidée par Yves Surel, membres du jury : Calliope Spanou (Rapp.), Georges D. Contogeorgis et Emmanuel Wallon   

    La chute du régime dictatorial des Colonels en Grèce en 1974 marque le début d'une refonte du système politico-administratif. Dans ce contexte, la décentralisation culturelle prend deux figures: artistique et administrative. La première se traduit par la diffusion de la culture en province. La deuxième demande le transfert aux collectivités territoriales de compétences relevant de l’État. Trois nouveaux types d’institutions contribuent au développement de la culture contemporaine à l’échelon local: Théâtres Municipaux et Régionaux, Entreprises municipales de développement culturel, Réseau Culturel National des Villes. Cette étude se concentre sur le spectacle vivant (théâtre, danse, musique) en abordant les configurations de la décentralisation culturelle effectuées au cours de la période 1980-2010.Les tentatives de la décentralisation ont reposé sur l’établissement de politiques contractuelles. Les relations des partenaires, État-communes, ont été refondues par les nécessaires évolutions institutionnelles imposées tant par le processus de démocratisation que par celui de d’européanisation de l’action culturelle locale après l’intégration du pays à la CEE (1981). La première partie de la thèse porte sur l’analyse d’un projet de démocratisation promouvant la préservation de la démocratie locale et l’européanisation en tant que processus de mimétisme institutionnel et de transfert de politique publique. Quatre monographies (Kalamata, Véria, Volos, La Canée) composent la deuxième partie. Le parcours spécifique des politiques culturelles de ces villes semble associé à l’impact de jeux politiques manifestés à plusieurs niveaux: au sein de l’administration centrale, internes aux municipalités, entre les élus locaux, les représentants de l’État et les professionnels du spectacle vivant.

    Marie-Paule Crochet-Théry, 1984-2014 : Implantation du Front national dans les petites communes rurales de l'Ouest héraultais émergence, consolidation, résistances étude électorale de quarante-six villages de moins de 500 électeurs en 2012, soutenue en 2017 à Paris 10 sous la direction de Jean-Marie Denquin présidée par Éric Phélippeau, membres du jury : Bruno Daugeron (Rapp.)   

    L’étude chronologique et thématique des votes frontistes lors des scrutins nationaux et intermédiaires dans quarante-six petites communes rurales de l’Ouest héraultais entre 1984 et 2014, complétée par un travail monographique sur cinq d’entre-elles a permis de mettre en évidence l’importance relativement restreinte de ces votes jusqu’en 2011, hormis dans un « noyau dur » de communes, précocement constitué, mais de faible importance démographique. L’arrivée de Marine Le Pen à la présidence du Front national coïncide avec une période de croissance continue des votes frontistes et avec leur généralisation à la quasi-totalité des communes ciblées, ce qui serait en faveur d’un réalignement électoral. Les transformations structurelles des communes, marquées par la baisse rapide du secteur agricole et la montée du salariat en lien avec le secteur des services, apparaissent comme l’un des facteurs favorables de cette croissance. Le FN, n’étant pas à ce jour un parti de gouvernement pour diverses raisons dont les principales sont le mode de scrutin uninominal à deux tours et le manque d’alliance, les succès électoraux qu’il obtient sont très largement basés sur la confiance dans des promesses. Cette donnée rend difficile de prévoir la pérennité à long terme d’une implantation, d’autant que les communes étudiées font actuellement l’objet de transformations administratives importantes avec le risque pour certaines de disparaître.

    Lisa Passavant, Financer les politiques régionales : De l'autonomie à la contrainte budgétaire Le cas des Régions Alsace, Limousin et Nord-Pas-de-Calais, soutenue en 2016 à Montpellier présidée par Vincent Simoulin, membres du jury : Marc Leroy (Rapp.), Sylvain Barone et Laura Michel   

    Alors que depuis le début de la décentralisation les ressources des Régions avaient considérablement augmenté, elles se heurtent depuis quelques années (2008-2010) à une situation de contrainte budgétaire. La réforme dite de la taxe professionnelle de 2010 ralentit le dynamisme des recettes fiscales régionales et supprime la quasi-totalité du pouvoir de taux des élus régionaux. Les dotations de l’État, après avoir été gelées en valeur, se réduisent à travers les « pactes » successifs (de stabilité, de responsabilité et de croissance) introduits par différents gouvernements. En parallèle, les transferts de compétences du début des années 2000 (transport ferroviaire et acte 2 de la décentralisation) engendrent des charges croissantes qui rigidifient les budgets des Régions. Nous cherchons, dans ce travail de recherche, à comprendre les causes de ces transformations et à tenter de qualifier les changements qui affectent les ressources des Régions. Nous tentons de déterminer si l’on assiste à une financiarisation grandissante des politiques régionales ou si, au contraire, des capacités politiques demeurent pour les élus régionaux. En nous appuyant sur une analyse comparative entre trois Régions (Limousin, Alsace et Nord-Pas-de-Calais), et en observant les recompositions qui se produisent au sein des institutions régionales, nous proposons de saisir la manière dont le couple politique-finance évolue dans une situation de contrainte financière inédite.

    Jean-Baptiste Chabert, Construire la politique foncière en Provence-Alpes-Côte d'Azur, 1974-2014 : analyse des interactions au sein d'une action publique, soutenue en 2016 à AixMarseille sous la direction de Jean-Pierre Gaudin présidée par Frédéric Sawicki, membres du jury : Gilles Massardier (Rapp.), Philippe Aldrin  

    L’objet de cette thèse est de questionner les modes de construction d’une action publique décentralisée. Plus spécifiquement, ce travail s’intéresse aux modalités d’institutionnalisation d’une politique foncière régionale volontariste en Provence-Alpes-Côte d’Azur au-delà du bloc de compétences transférées à la Région en 1983. Dans cette perspective, il s’agit d’étudier une forme originale de régionalisation à la marge du noyau dur des compétences régionales, jouant cependant un rôle important dans la construction de la Région et la structuration d’un domaine d’action. Adoptant une démarche de recherche croisant sociologie de l’action publique et sociologie politique, on appréhende les règles de cet espace d’action publique régional en privilégiant l’étude d’un champ d’action constitué au-delà du cadre fixé par la loi. L’on fait ainsi l’hypothèse que la politique foncière, à la croisée de multiples secteurs et de niveaux d’action déjà institutionnalisés, constitue un espace d’interactions privilégié pour l’analyse des processus de construction et d’institutionnalisation de la Région au travers d’une politique à laquelle elle participe. En adoptant une perspective diachronique et multi-niveaux, c’est-à-dire en privilégiant l’analyse du changement en longue durée au sein de l’espace régional, et en attachant une attention particulière aux jeux sociaux interdépendants qui interconnectent différents niveaux d’action publique, la thèse ambitionne de contribuer à l’étude sociologique des processus de régionalisation de l’action publique sous dynamique de décentralisation

    Ceren Ark, Transformation urbaine et réseaux clientélistes : le quartier de Şahintepe à Istanbul, soutenue en 2015 à Paris 1 sous la direction de Jean-Louis Briquet présidée par Julien Fretel, membres du jury : Jean-François Pérouse (Rapp.), Camille Goirand (Rapp.), Élise Massicard   

    Notre thèse analyse la construction du consentement à l’action publique néolibérale de transformation urbaine dans un milieu populaire initialement réfractaire. Nous examinons cette question à Sahintepe, quartier précaire d’Istanbul, de 2009 à 2014 –période encadrée par deux élections municipales. L’étude montre que le consentement à l’action publique passe avant tout par l’appropriation des idées et des gestes du néolibéralisme dans la vie quotidienne, et que cette appropriation, dans le cas étudié, fait suite à une entreprise de pédagogie politique menée par le parti dominant, en collaboration étroite avec la municipalité d’arrondissement. Pour mener à bien cette entreprise pédagogique, nous trouvons que quatre éléments sont nécessaires au parti : une vision claire de l’avenir proposée et un projet pour l’atteindre ; une structure interne apte à communiquer cette vision ainsi que ce projet de manière disciplinée et cohérente ; l’ancrage politique et social du parti et de ses militants à travers les réseaux informels ; l’utilisation systématique des ressources publiques comme privées faisant du parti le patron prédominant dans un système de clientélisme institutionnalisé. Complétant les données empiriques tirées d’observations de terrain et d’entretiens par l’analyse des résultats électoraux, l’étude affirme que l’action publique néolibérale doit trouver une symbiose avec le clientélisme pour jouer le rôle voulu dans ce milieu. Les effets de la pédagogie se mesurent par la progression électorale du parti dominant, mais aussi par le remplacement, parmi les habitants du quartier, d’une politique de confrontation par une politique recherchant avant tout la compensation.

    Élodie Bordat, Les dynamiques du changement dans l'action publique : une analyse comparative historique des politiques culturelles mexicaine et argentine, 1983-2009, soutenue en 2014 à AixMarseille sous la direction de Daniel-Louis Seiler et Yves Surel présidée par Pierre Muller, membres du jury : Olivier Dabène (Rapp.), Rubens Bayardo  

    Comment expliquer le changement dans les politiques culturelles au Mexique et en Argentine ? À travers une analyse comparative historique, cette thèse rend compte de l'émergence, de l'institutionnalisation et de l'évolution de l'action publique dans le secteur de la culture dans ces deux pays latino-américains, entre 1983 et 2009. Elle s'intéresse aux changements qu'ont entraînés les processus de décentralisation, de trans-nationalisation, et d'inclusion du secteur privé (marchand et associatif) dans les politiques culturelles argentine et mexicaine. L'hypothèse principale de ce travail est que l'on peut appréhender les dynamiques du changement dans ces politiques culturelles en prenant en compte les « contextes » socio-économiques et politiques du Mexique et de l'Argentine, et en mobilisant quatre dimensions d'analyse : les acteurs, les représentations cognitives, les cadres institutionnels et les instruments d'action publique. Cette étude comparative combine à la fois une analyse néo-institutionnaliste et cognitive du changement.

    Maxime Huré, Les réseaux transnationaux du vélo : Gouverner les politiques du vélo en ville De l'utopie associative à la gestion par les grandes firmes urbaines (1965-2010), soutenue en 2013 à Lyon 2 sous la direction de Renaud Payre présidée par Gilles Pollet, membres du jury : Patrick Hassenteufel, Marie-Emmanuelle Chessel et Guillaume Faburel  

    Le développement du vélo en ville constitue aujourd’hui un impératif pour les élus, notamment au regard des injonctions en faveur du développement durable. Dans les années 2000, les dispositifs de vélos en libre service se sont imposés dans la majorité des villes européennes. Si leur développement a été guidé par des considérations écologiques, ces dispositifs valorisent plus généralement l’innovation politico-institutionnelle et le dynamisme économique des villes. Ces dispositifs se sont imposés grâce à des réseaux transnationaux structurés autour de la thématique du vélo. Ces réseaux invitent à considérer les échanges transnationaux comme vecteurs de transformations dans l’action publique urbaine. Les préoccupations pour le développement du vélo ont une histoire qui s’inscrit dans une série d’interactions entre les villes depuis les années 1970. L’analyse de la formation et des effets des réseaux transnationaux du vélo permet de définir des périodes et des régularités dans ces recompositions qui affectent à la fois les politiques du vélo en ville et l’organisation des pouvoirs politiques urbains. Une première période structurée par l’activité transnationale des associations de défense du vélo invite à comprendre le rôle des échanges dans la définition d’un problème public puis sa mise à l’agenda dans l’ensemble des villes européennes au cours des années 1970. Le traitement des problèmes pousse les élus et les agents administratifs à s’investir dans les échanges transnationaux pour construire une nouvelle compétence municipale fondée sur les expertises associatives. Cet investissement des municipalités caractérise la deuxième période, dans laquelle les municipalités s’affirment dans la mise en œuvre des politiques publiques du vélo en institutionnalisant des réseaux de collectivités au cours des années 1980-1990. Enfin, une troisième période s’engage à partir des années 2000 avec l’arrivée des entreprises du mobilier urbain et de l’affichage publicitaire dans les échanges transnationaux. Cet investissement des entreprises engendre une intense circulation des systèmes de vélos en libre service et confronte les élus urbains à l’exercice d’une régulation des relations avec ces grandes firmes, autant dans les interactions transnationales que dans celles qui se déroulent sur les territoires pour la gestion des services urbains. Ces réseaux transnationaux du vélo sont un moyen d’organiser les pouvoirs locaux et de légitimer les élus municipaux dans la conduite de l’action publique urbaine.

    Daniel Haize, L'action culturelle et de coopération de la France à l'étranger : un réseau, des hommes, soutenue en 2010 à Montpellier 1, membres du jury : Marie-Christine Kessler (Rapp.), Vincent Simoulin (Rapp.)  

    Les études réalisées sur la politique culturelle extérieure de la France, le soft power, appréhendent, pour l'essentiel, le sujet dans une perspective "d'en haut", en se concentrant sur la politique de l'Etat. L'analyse de la gouvernance de la politique culturelle extérieure de la France par le prisme du terrain, objet de cette recherche, montre que son centre de gravité est constitué par ses acteurs (le "réseau" à l'étranger ainsi que les hommes qui y exercent) plus que par l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères. La politique culturelle extérieure est une politique publique dont il convient d'apprécier la substance à partir des initiatives locales au moins autant qu'au travers des discours et normes : elle peut être ainsi considérée comme la mise en scène de l'action culturelle conçue et menée par les agents du réseau culturel à l'étranger. Cette recherche s'est appuyée sur une analyse documentaire maniant à la fois la littérature grise (rapports internes, parlementaires, etc.), la presse écrite, la réalisation d'une enquête originale auprès des postes diplomatiques, ainsi que sur le bilan d'une expérience personnelle.