Daniel Mouchard, Jean-Yves Dormagen, Alexandre Dézé, Introduction à la sociologie politique, 6e éd., De Boeck supérieur, 2023, Ouvertures politiques, 287 p.
Ce manuel d'introduction à la sociologie politique s'adresse aussi bien aux étudiants débutants qu'à un public déjà sensibilisé aux sciences sociales. Dans un format souple, concis et simple, il propose : tout le cours avec les notions fondamentales de la sociologie politique ; de nombreux exemples variés ; les références essentielles de la discipline. L'ouvrage examine successivement : les cadres de l'activité politique (qu'est-ce que le pouvoir politique ? qu'est-ce que l'État ? quels sont les grands types de régimes politiques ?) ;les principaux acteurs de la vie politique démocratique (les citoyens, les partis politiques, les " professionnels " de la politique, l'opinion publique) ; les grands types de pratiques politiques en démocratie (le vote, les mouvements sociaux, l'action publique). Il présente au final un tableau général d'une discipline scientifique devenue de plus en plus centrale dans l'analyse et la compréhension des phénomènes politiques.
Daniel Mouchard (dir.), Démocraties urbaines, SciencesPo, les presses, 2020, 117 p.
Ce dossier, consacré aux démocraties urbaines, par d’un paradoxe : pourquoi l’expérience de la cité dans la constitution de l’ordre politique moderne occupe-t-elle une place éminente en sociologie, en histoire ou dans la science politique, alors que la tradition classique de la philosophie politique semble l’avoir négligée ? L’histoire réelle des "théories politiques urbaines" existe pourtant, mais elle est complexe, hybride, et rarement apparentée à la tradition philosophique "canonique". Nous avons voulu ici retracer les parcours, les contextes, et les usages de ces théories. Croiser les interrogations théoriques et les terrains empiriques, mette en regard le local et le global, a permis de confirmer que dans les démocraties urbaines, comme le dit Arjun Appadurai, "le global et le local peuvent devenir des instruments réciproques de l’approfondissement de la démocratie".
Daniel Mouchard, Jean-Yves Dormagen, Alexandre Dézé, Introduction à la sociologie politique, 5e éd., De Boeck (5e édition actualisée et augmentée), 2019, Ouvertures politiques, 287 p.
Cet ouvrage est une manuel d'introduction à la sociologie politique, qui entend être lisible aussi bien par un public déjà sensibilisé aux sciences sociales que par de complets débutants. Le parti pris est d'adopter une formule souple, concise et simple, se rapprochant d'un véritable cours, qui expose et enchaîne de façon logique les notions fondamentales de la sociologie politique en les assortissant d'exemples variés et en les liant aux références essentielles de la discipline. L'ouvrage examine successivement les cadres de l'activité politique (qu'est-ce que le pouvoir politique ? qu'est-ce que l'Etat ? quels sont les grands types de régimes politiques ?), avant de se tourner vers les principaux acteurs de la vie politique démocratique (les citoyens, les partis politiques, les "professionnels" de la politique, l'opinion publique), puis examine les grands types de pratiques politiques en démocratie (le vote, les mouvements sociaux, l'action publique). Il propose au final un tableau général d'une discipline scientifique devenue de plus en plus centrale dans l'analyse et la compréhension des phénomènes politiques.
Daniel Mouchard, Ludivine Damay, Benjamin Denis, Denis Duez, Stefan Cihan Aykut [et alii], Savoirs experts et profanes dans la construction des problèmes publics, Presses de l’Université Saint-Louis et OpenEdition, 2019, Travaux et recherches, 245 p.
Comment émergent et se développent les problèmes que la société entend prendre en charge ? Quels sont les savoirs qui alimentent cette construction ? Peut-on mettre sur un même pied les savoirs ordinaires, dits « profanes », et les savoirs « experts » ? Quel est le poids des citoyens et celui des savants dans l'alimentation d'une controverse ? Comment se construisent les « vérités », scientifiques et politiques, au départ desquelles se déploie l'action publique ? Ces questionnements sont au centre de cet ouvrage qui explore une thématique éminemment contemporaine et aux enjeux multiples : la place des savoirs dans la construction des problèmes publics. Ces dernières années, les formes d'expertise et les manières dont sont produites les connaissances se sont en effet multipliées tandis que le cadrage des problèmes publics et la définition de l'action publique se sont, eux aussi, diversifiés. Des acteurs aussi différents que les scientifiques, les associations de la société civile ou encore les « simples » citoyens sont aujourd'hui investis d'un rôle important. Au fil des contributions, traitant notamment des controverses climatiques, des savoirs sur le genre, des figures du terrorisme ou encore de la thématique du « malaise des cadres », les auteurs éclairent la manière dont les différentes formes d'expertise ou de contre-expertise, qu'elles soient savantes ou profanes, configurent les problèmes publics et influent sur l'action publique.
Daniel Mouchard, Jean-Yves Dormagen, Introduction à la sociologie politique, 4e éd., De Boeck supérieur, 2015, Ouvertures politiques, 271 p.
Daniel Mouchard, Jean-Yves Dormagen, Introduction à la sociologie politique, 3e éd., De Boeck Supérieur, 2010, Ouvertures politiques, 272 p.
Daniel Mouchard, Jean-Yves Dormagen, Introduction à la sociologie politique, 2e éd., De Boeck, 2009, Ouvertures politiques, 271 p.
Daniel Mouchard, Être représenté: mobilisations d'exclus dans la France des années 1990, Economica, 2009, Études politiques, 273 p.
Daniel Mouchard, Jean-Yves Dormagen, Introduction à la sociologie politique, De Boeck, 2007, Ouvertures politiques, 271 p.
Daniel Mouchard, Marc Sadoun, Les exclus dans l'espace public: mobilisations et logiques de représentation dans la France contemporaine,, 2001, 551 p.
Cette recherche vise à analyser les logiques de représentation au sein des mobilisations, dans la France contemporaine, de groupes a priori désignés comme « exclus » : chômeurs, sans papiers, sans-logis. Elle s'appuie à la fois sur une réflexion théorique sur le concept de représentation, et sur l'étude empirique des mobilisations, cette étude concernant plus particulièrement l'organisation Agir ensemble contre le chômage (AC !). En premier lieu, ce travail montre comment les acteurs de la mobilisation, rejetant la représentation négative de l' « exclusion », tentent de construire une identification positive de ces groupes, et d'élaborer de nouveaux horizons revendicatifs. Ce déplacement des représentations s'accompagne en second lieu de tentatives de limiter au maximum, au sein des organisations prenant part à la mobilisation, les formes de délégation, donc d'une critique du principe de la représentation politique. Ces tentatives sont toutefois soumises à d'importantes difficultés pratiques, résultant des contraintes propres de la mobilisation. On peut donc constater une contradiction entre l'invention de nouvelles représentations et la permanence des logiques de la délégation. Mais les mobilisations d' « exclus » travaillent aussi le principe de la représentation dans la mesure où elles instaurent un rapport spécifique à l'état social, et contribuent à redéfinir les frontières de l'espace public.
Daniel Mouchard, Julien Piacibello, Journalisme et démocratie: le rôle des journalistes dans l'émergence et la vie de thèmes propres à l'extrême droite au sein de la sphère politique française dans les années 1980-1990, 2001
Daniel Mouchard, Le Collège de sociologie et la question du pouvoir, 1937-1939, 1997, 109 p.
Daniel Mouchard, Frédérique Matonti, « Théories en crise », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2005, n°2, p. 5
Daniel Mouchard, « Politique délibérative et logiques de mobilisation. Le cas d'Agir ensemble contre le chômage », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 125-145
« Politique délibérative » et logiques de mobilisation. Le cas d'Agir ensemble contre le chômage
Daniel Mouchard
Cet article vise à analyser, dans un contexte spécifique (la création de l'organisation Agir ensemble contre le chômage, partie prenante de mobilisations de groupes à faibles ressources dans la France des années 1990), la tentative de mise en forme d'une « politique délibérative », et ses difficultés. Ce terme, forgé par Habermas, désigne un projet d'organisation collective fondé sur une critique de la délégation et la mise en place de règles spécifiques de prise de décision. Le modèle que les fondateurs d'AC ! tentent de mettre en place se caractérise ainsi par une structure horizontale, « fédérative », et par la valorisation de la communication et du consensus. Sa genèse résulte de la rencontre de différents systèmes de disposition : ceux de militants politiques et syndicaux dont le parcours remonte à la période de l'après-68 et ceux des groupes à faibles ressources qui rejoignent la mobilisation. Ce modèle sera toutefois confronté à d'importantes difficultés, qui résultent des exigences propres du contexte de mobilisation, et tendent à faire resurgir les logiques de la délégation politique. Au-delà, les difficultés de la politique « délibérative » s'expliquent par la persistance d'inégalités réelles au sein de l'organisation.
Daniel Mouchard, « Les mobilisations des sans dans la France contemporaine l'émergence d'un radicalisme autolimité », Association française de science politique, Paris : Fondation nationale des sciences politiques (France), Paris : Association française de science politique et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 425-447
Cet article cherche à montrer en quoi l'analyse des mobilisations de groupes à faibles ressources dans la France des années 1990 (chômeurs, sans-papiers, mal-loges) peut être révélatrice d'un déplacement des enjeux et des modalités du conflit social. Ce déplacement pourrait s'apparenter au passage d'une visée de renversement de l'ordre social et politique à la mise en œuvre d'un « radicalisme autolimité », cherchant à susciter des évolutions sociétales profondes, mais sans remise en cause du cadre politique préexistant. On analyse donc dans un premier temps les stratégies de confrontation à l'État mises en œuvres par ces groupes et par leurs soutiens : politisation du rapport de dépendance, usages de l'illégalisme. Cette analyse donne à voir l'émergence d'une valeur de référence spécifique : celle de l'autonomie vis-à-vis des clôtures étatiques. La construction de cet horizon normatif s'accompagne de la formalisation d'un répertoire d'action spécifique : celui de la « désobéissance civique ».