• THESE

    Système international et luttes nationales : la politique étrangère de la France et la norme de non-prolifération nucléaire, soutenue en 2012 à Paris 1 sous la direction de Michel Dobry 

  • Florent Pouponneau, Thibaud Boncourt, Yves Mirman, Jérôme Michalon, Bureaucratisation et action publique, SciencesPo les presses, 2025, 147 p. 

    Florent Pouponneau, Karim Fertikh (dir.), Le champ des relations internationales, Seuil, 2024, 124 p. 

    Florent Pouponneau, Grégory Daho, Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française: luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française, éditions rue d’Ulm,, 2024, 330 p.    

    Le 11 janvier 2013, dans une allocution télévisée, le président François Hollande annonçait que la France intervenait militairement pour venir en aide au Mali, alors que des groupes armés qualifiés de terroristes semblaient se diriger vers la capitale, Bamako. Cela marquait le début de l’opération Serval. Quoi de plus proche, en apparence, d’une décision souveraine et individuelle que cette annonce ? Le propos de cet ouvrage, appuyé sur un travail de terrain de plusieurs années (sources ouvertes, archives classifiées, entretiens, prosopographie…), est pourtant à rebours d’une perspective qui prétendrait isoler des moments discrets de la décision en en faisant une substance, saisissable et traçable : il s’attache à déplier ce que sont toutes les conditions plus générales de possibilité d’une entrée en guerre, et à identifier les luttes politiques et bureaucratiques au sein de l’appareil d’État dans lesquelles elle s’encastre. Il entend aussi montrer que l’on peut travailler empiriquement sur les sommets de l’État, fût-ce dans des domaines que l’on imagine verrouillés par le « secret défense », et que les relations internationales relèvent, en cela, du travail ordinaire des sciences sociales.

    Florent Pouponneau, Grégory Daho, Emmanuel-Pierre Guittet, Julien Pomarède, Les territoires du secret: confidentialité et enquête dans les mondes pluriels de la sécurité, L'Harmattan, 2021 

    Florent Pouponneau, Grégory Daho, Emmanuel-Pierre Guittet, Julien Pomarède, Les territoires du secret: confidentialité et enquête dans les mondes pluriels de la sécurité, L'Harmattan, 2020, 134 p. 

    Florent Pouponneau, Chantal Lavallée (dir.), L'approche globale à la croisée des champs de la sécurité européenne, l'Harmattan, 2016, 195 p. 

    Florent Pouponneau, La politique française de non-prolifération nucléaire: de la division du travail diplomatique, P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales, 2015, Enjeux internationaux / International Issues, 255 p.     

    Florent Pouponneau, Michel Dobry, Système international et luttes nationales: la politique étrangère de la France et la norme de non-prolifération nucléaire, 2012, 702 p.  

    Cette thèse analyse les transformations de la politique étrangère française de non-prolifération nucléaire entre 1974 et 2009. A travers cet objet, il s'agit de repérer empiriquement les effets de contraintes que le système international exerce sur les perceptions et les pratiques de ses acteurs. Pour cela, l’approche articule deux perspectives habituellement opposées sur l'action extérieure des États, la première se concentre sur les luttes de pouvoir au sein de ces institutions, la seconde se focalise sur la manière dont les États sont positionnés les uns envers les autres. L'enquête empirique, qui s'appuie sur des entretiens et des archives variés, retrace le processus d'institutionnalisation de la politique étudiée et restitue l'action en train de se faire sur la question du nucléaire iranien. A partir des outils et des méthodes de la sociologie politique, et en se concentrant sur les relations transatlantiques, l'analyse repère des manifestations de la structure du système international sur les perceptions individuelles, les luttes administratives et politiques, et les pratiques elles-mêmes. Elle met au jour des processus de socialisation au prisme de contraintes nationales et elle avance aussi que le système international s'interpose entre les intentions des acteurs et les résultats auxquels ils parviennent. Cette recherche permet notamment d'apporter un point de vue décalé sur le débat scientifique portant sur l'existence ou non d'activité de «rééquilibrage» de la puissance américaine depuis l'effondrement de l'URSS. Elle questionne aussi l'idée d'« unipolarité» du système international actuel en substituant à un raisonnement comptable une démarche relationnelle attentive aux transformations de la division internationale du travail diplomatique.

  • Florent Pouponneau, Vincent Dubois, « What the International Field Does to Foreign Policies », in Vincent Dubois (dir.), Bringing Bourdieu’s Theory of Fields to Critical Policy Analysis, Edward Elgar Publishing, 2024 

    Florent Pouponneau, « Ce que le champ international fait aux politiques étrangères », in Vincent Dubois (dir.), Les structures sociales de l’action publique. Analyser les politiques publiques avec la sociologie des champs, Éditions du Croquant, 2023 

    Florent Pouponneau, Alice Coutereel, Salomé Montini, Mathilde Beaufils, « Quand la diplomatie sert à faire la guerre », in Grégory Daho, Florent Pouponneau, Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française, Editions Rue d'Ulm, 2022 

    Florent Pouponneau, Vincent Dubois, « Ce que le champ international fait aux politiques étrangères », Les structures sociales de l’action publique. Analyser les politiques publiques avec la sociologie des champs, Éditions du Croquant, 2022, pp. 517-545 

    Florent Pouponneau, Grégory Daho, Johanna Siméant-Germanos, « L’intervention française au Mali : rendre problématique une évidence », in Grégory Daho, Florent Pouponneau, Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française, Editions Rue d’Ulm, 2022 

    Florent Pouponneau, « Une approche non-décisionniste de la décision. L’entrée en guerre et l’emprise des contraintes bureaucratiques », in Grégory Daho, Florent Pouponneau, Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française, Editions Rue d'Ulm, 2022, pp. 31-57 

    Florent Pouponneau, « Faire la guerre au-dessus de ses moyens. Les enseignements structurels de l’intervention française », in Grégory Daho, Florent Pouponneau, Johanna Siméant-Germanos (dir.), Entrer en guerre au Mali. Luttes politiques et bureaucratiques autour de l'intervention française, Editions Rue d'Ulm, 2022 

    Florent Pouponneau, Philippe Bonditti, Médéric Martin-Mazé, Alexandre Guilbaud, « Approches sociologiques », in Alex Macleod, Philippe Bonditti (dir.), Relations internationales. Théories et concepts, Athéna Editions, 2019, pp. 38-44 

    Florent Pouponneau, « La diplomatie et la politique de voisinage », Etudes européennes, Bruylant, 2018 

  • Florent Pouponneau, « The effects of the international political field on EU foreign policy: The case of the EU training mission in Mali », European Security, Taylor & Francis (Routledge), 2025, pp. 1-20 

    Florent Pouponneau, « Les effets de champ dans la politique internationale. Ce que la guerre au Mali doit à la position de la France », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2024, n°3 

    Florent Pouponneau, Karim Fertikh, « Pour une entrée pleine et entière des relations extra-nationales dans les sciences sociales », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2024, n°253254, pp. 5-13 

    Florent Pouponneau, « Penser le capital politique des États. La mise en échec d’un projet d’intervention militaire de la France en Syrie », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2024, n°3 

    Florent Pouponneau, Johanna Siméant-Germanos, « Scales, Reefs and Bureaucracies – International Political Fieldworks », Political Anthropological Research on International Social Sciences (PARISS), Brill, 2022, n°2   

    Florent Pouponneau, « Refuser le défaitisme face au secret : stratégies de recherche pour les sciences sociales de l’international »: stratégies de recherche pour les sciences sociales de l’international, Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2020, n°118, pp. 19-36   

    Florent Pouponneau, Frédéric Mérand, « Diplomatic Practices, Domestic Fields, and the International System: Explaining France’s Shift on Nuclear Nonproliferation », International Studies Quarterly, Wiley, 2017, n°1 

    Florent Pouponneau, Chantal Lavallée, « L’approche globale à la croisée des champs de la sécurité européenne », Politique européenne, l'Harmattan, 2016, n°1, pp. 8-29 

    Florent Pouponneau, « Luttes nationales et politique étrangère. Analyse d’un changement de la “position de la France” dans la crise du nucléaire iranien », Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2013, n°3 

    Florent Pouponneau, « Les dynamiques propres de l'Union européenne dans le système international. La politique européenne envers le programme nucléaire iranien », Politique européenne, l'Harmattan, 2013, n°3 

    Florent Pouponneau, « Les changements de la politique française d'exportations nucléaires (1974-1976) : un triple double jeu », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2013, n°1 

    Florent Pouponneau, « Une division internationale du travail diplomatique. Analyse de la politique étrangère française autour du problème du nucléaire iranien », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2013, n°1, pp. 51-73 

    Florent Pouponneau, Vanessa Codaccioni, Nicolas Maisetti, « Les façades institutionnelles : ce que montrent les apparences des institutions », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2012, n°4, pp. 5-15   

    Florent Pouponneau, « Refuser le défaitisme face au secret : stratégies de recherche pour les sciences sociales de l’international », Cultures & Conflits, Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité    

    Enquêter sur des domaines de la politique de l’État touchant directement à l’organisation sociale et à l’usage de la violence dans l’espace international, et donc aux questions dites de sécurité, c’est se confronter constamment à une gamme étendue de technologies institutionnalisées du « secret » et à des pratiques mises en œuvre par des groupes de « spécialistes » ou d’« experts » de ces questions pour tenir à distance les « outsiders » et leurs questionnements . C’est, par exemple, lorsqu’o...

  • Florent Pouponneau, Fallout: Nuclear Diplomacy in an Age of Global Fracture, G. Mallard, Association pour le développement de la sociologie du travail    

    Les approches classiques des normes en relations internationales, en termes de relations de puissance ou d’intérêts partagés, prennent pour acquis le fait que le sens des accords internationaux est facilement identifiable, tant par les acteurs que par les chercheurs. Dans ce livre, Grégoire Mallard montre qu’il est utile d’analyser les pratiques interprétatives des traités et leurs effets en adoptant une approche qui relève de la sociologie du droit. À travers une étude des principales négoci...

  • Florent Pouponneau, « Les spécificités de la commande publique de défense », le 10 octobre 2025  

    Colloque organisé par l'AFDSD, l'IMH et l'Ecole de droit de l'Université Toulouse 1 Capitole, sous la direction scientifique des Pr Grégory Kalflèche et Pierre Blanquet.

    Florent Pouponneau, « De Serval à Barkhane », le 25 avril 2024  

    Colloque organisé par l'Institut pour la paix et le Sorbonne War Studies, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Cosme Journiac, L’engagement chinois dans les activités de paix onusiennes : acceptabilités et transformations des pratiques, thèse soutenue en 2025 à Paris 1 sous la direction de Yves Buchet de Neuilly présidée par Delphine Allès, membres du jury : Nathalie Duclos (Rapp.), Grégory Daho et Hugo Meijer    

    Cette thèse explore la transformation de l’engagement de la République populaire de Chine (RPC) dans les opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations unies entre 1971 et 2021. Initialement opposée à ces pratiques perçues comme des instruments impérialistes, la RPC est devenue un important contributeur, tant sur le plan financier que militaire. Ce tournant multilatéral, d’autant plus étonnant qu’il contraste avec le désengagement d’autres grandes puissances, est pour partie tributaire de dynamiques d’acceptabilité des acteurs chinois ainsi que de leurs pratiques et conceptions au sein d’un système multilatéral complexe. En adoptant une approche relationnelle et sociologique sur le temps long, ce travail examine comment les acteurs chinois naviguent dans le secteur de la sécurité collective, façonnant et étant façonnés par ses règles et normes. La notion d’acceptabilité, envisagée comme un processus dynamique, relationnel et conflictuel, est centrale pour analyser les processus d’apprentissage, d’hybridation et de négociation qui permettent aux acteurs chinois d’intégrer, d’adapter et parfois de reconfigurer les pratiques multilatérales. En s’adaptant aux attentes et aux règles formelles et informelles des pratiques onusiennes, les représentants chinois s’assurent de leur acceptabilité auprès des autres acteurs. Ils peuvent alors amorcer des tentatives de modification des règles et pratiques en vigueur dans cet écosystème. Ce faisant, ils suscitent des résistances de la part des autres acteurs du système, remettant en question l’acceptabilité même des pratiques et conceptions chinoises. Loin d’une trajectoire linéaire, l’engagement chinois se révèle être le produit de luttes, d’ajustements et d’interactions dans un contexte en perpétuelle évolution où l’acceptabilité n’est pas simplement une question de conformité aux normes, mais aussi de gestion des attentes collectives et de maintien d’un équilibre entre influence croissante et résistance des autres acteurs. Mobilisant des méthodes mixtes — analyses quantitatives, entretiens, observations -, cette thèse met en évidence les tensions entre l’acceptation croissante de la RPC comme acteur majeur et les résistances qu’elle suscite. Elle retrace l’intégration chinoise dans le système onusien, soulignant l’évolution progressive de ses contributions façonnées par des ajustements et apprentissages face aux transformations des contextes et aux contraintes internationales. Cette thèse analyse ensuite la diversité des pratiques des acteurs chinois sur le théâtre des opérations, sur leur territoire national et au sein des arènes décisionnelles onusiennes, révélant des interactions complexes entre logiques bureaucratiques nationales et exigences multilatérales, qui transforment à la fois les acteurs impliqués et les instruments multilatéraux eux-mêmes. Enfin, elle explore les conséquences de cet engagement accru sur les structures multilatérales, mettant en lumière une redistribution des ressources, une reconfiguration des hiérarchies onusiennes et des résistances suscitées par les pratiques chinoises dans un contexte de rééquilibrage des rapports de force internationaux. En s’éloignant des approches normatives ou stato-centrées pour étudier les dynamiques d’intégration et de contestation, elle propose une réflexion sur les modalités des transformations contemporaines des rapports de force au sein des Nations unies et du multilatéralisme.

  • Maïlys Mangin, La conversion de l'AIEA à la lutte contre la prolifération nucléaire : une internationalisation tactique des jeux gouvernementaux nord-américains, d'Atoms for peace aux sanctions contre les Atomic ayatollahs, thèse soutenue en 2022 à Université de Lille 2022 sous la direction de Yves Buchet de Neuilly présidée par Jacobo Grajales Lopez, membres du jury : Grégoire Mallard (Rapp.), François-Xavier Dudouet (Rapp.)    

    Cette thèse analyse les transformations des missions de non-prolifération nucléaire de l’AIEA (Agence Internationale de l'Énergie Atomique) et des usages qui en sont faits, de sa création pendant la guerre froide à la crise nucléaire iranienne. Elle expose les fondements sociaux d'un processus de politisation de l’AIEA, caractérisé par l'intensification et la conflictualisation des échanges de coups entre les acteurs et secteurs sociaux qui mobilisent les ressources institutionnelles de cette OI. A partir d'entretiens et d'archives variés, la thèse met ainsi en lumière les contraintes que ce contexte de politisation exerce sur les perceptions et les pratiques des acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières institutionnelles de l'AIEA. La thèse retrace d’abord comment le système bipolaire, puis son effondrement, pèsent sur la façon dont les acteurs de la politique étrangère nord-américaine se saisissent du problème de la prolifération nucléaire, et structurent les formes de mobilisation de l'AIEA à cet égard. Après avoir été un effet secondaire de la politique d'exportation nucléaire civile des États-Unis, les activités de non-prolifération de l'AIEA sont remises en question dans le cadre de luttes étasuniennes pour la restructuration post-guerre froide de la politique étrangère au Moyen-Orient. Cette thèse analyse ensuite comment ce processus de politisation, en tant que logique de situation, structure la façon dont l’expertise de l'AIEA est produite et mobilisée dans le cadre du dossier iranien. Elle démontre que l'enquête de l'AIEA en Iran, à partir de 2003, constitue autant un processus technique autonome qu'un carburant de la compétition pour la définition des activités nucléaires iraniennes (in)acceptables. En cela, cette thèse propose une alternative à la sociologie « circulatoire » en substituant à l'étude des logiques d'import-export entre espaces nationaux celle d'une interdépendance tactique entre des espaces sociaux sans proximité géographique. Dépassant l’opposition entre usages instrumentaux et vertus légitimantes des OI, cette approche participe à renouveler l’analyse des usages stratégiques des OI et leurs effets.