Thomas Aguilera

Maître de conférences
Science politique.
Sciences Po Rennes

Arènes
  • THESE

    Gouverner les illégalismes urbains : les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles dans les régions de Paris et de Madrid, soutenue en 2015 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Patrick Le Galès présidée par Pierre Lascoumes, membres du jury : Marisol García (Rapp.), Jacques de Maillard (Rapp.), Jacques de Maillard et Cécile Péchu   

  • Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Claire Colomb, Housing Under Platform Capitalism. The Contentious Regulation of Short-Term Rentals in European Cities, 2025   

    Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Claire Colomb, Housing under platform capitalism: the contentious regulation of short-term rentals in European cities, University of California Press, 2025, IJURR Studies in Urban and Social Change Book Series, 446 p.   

    Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Lorenzo Barrault-Stella, Emmanuelle Hellier, Romain Pasquier (dir.), Les cartes de l’action publique. Pouvoirs, territoires, résistances: pouvoirs, territoires, résistances, Presses universitaires du Septentrion, 2021, Paradoxa, 378 p.   

    Thomas Aguilera, Thomas Frinault, Christian Le Bart, Érik Neveu, Christine Guionnet [et alii], Nouvelle sociologie politique de la France, Armand Colin, 2021, Collection U (Science politique), 303 p. 

    Thomas Aguilera, Romain Pasquier, Thibault Tellier, Jeanne Chauvel, Thomas Frinault [et alii], Sociologie de Rennes, Éditions la Découverte, 2020, Repères (Sociologie), 127 p.   

    Thomas Aguilera, Marc Rouzeau (dir.), Le gouvernement des solidarités: enjeux socio-politiques et territoires d'action, Berger-Levrault, 2020, Au fil du débat, 289 p. 

    Thomas Aguilera, Antoine Courmont, Patrick Le Galès, Francesca Artioli, Bilel Benbouzid [et alii], Gouverner la ville numérique, PUF, 2019, La vie des idées, 108 p. 

    Thomas Aguilera, Florence Bouillon, Martin Lamotte (dir.), L' expulsion: une expérience contemporaine ?, Presses universitaires de France, 2018, 285 p. 

    Thomas Aguilera, Gouverner les illégalismes urbains: les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles dans les régions de Paris et de Madrid, Dalloz, 2017, Nouvelle Bibliothèque de Thèses, 722 p.      

    Présentation de l'éditeur : "En questionnant la capacité des acteurs publics à gouverner les squats et les bidonvilles qui persistent dans les régions de Paris et de Madrid, l’ouvrage explique les mécanismes du gouvernement différentiel des illégalismes de logement des années 1960 à nos jours. La recherche montre que les squats et les bidonvilles sont gouvernés, mais de façon discontinue et par des politiques aux formes diverses. Elle démontre que l’ingouvernabilité est construite par les acteurs publics pour justifier le couplage d’une « inaction publique » que l’auteur conçoit comme stratégique (et non défaillante) et de politiques de l’exception. L’ingouvernabilité constitue ainsi à la fois un répertoire discursif justifiant le retrait de l’action publique et un mode de gouvernance qui entretient les politiques de l’urgence, policières et humanitaires, et autorise les bricolages partiels et ponctuels. Mais lorsque les acteurs publics y trouvent des intérêts pour se positionner comme leaders de la gouvernance métropolitaine multiniveaux, des politiques publiques autonomes peuvent s’institutionnaliser autour d’administrations, d’instruments et de budgets propres. Dans tous les cas, les politiques sélectionnent et contraignent des bénéficiaires qui sont relogés ou dont l’habitat est temporairement légalisé, tout en refoulant des victimes, expulsées de lieurs lieux de vie sans proposition de relogement. Les politiques produisent autant d’illégalité qu’elles n’en résorbent. Derrière ces invariants, notamment issus des effets propres des instruments, la thèse identifie quatre variables clés pour expliquer la diversité des effets de l’instrumentation des politiques : les niveaux d’institutionnalisation, les logiques sectorielles, les échelles d’action et le comportement des cibles qui contribuent à la conception des instruments, en neutralisent les contraintes et en détournent les ressources. L’ouvrage explicite alors les conditions dans lesquelles des protestataires peuvent faire changer l’action publique"

    Thomas Aguilera, Patrick Le Galès, Pierre Lascoumes, Marisol García, Jacques de Maillard [et alii], Gouverner les illégalismes urbains: les politiques publiques face aux squats et aux bidonvilles dans les régions de Paris et de Madrid,, 2015, 715 p.  

    En questionnant la capacité des acteurs publics à gouverner les squats et les bidonvilles qui persistent dans les régions de Paris et de Madrid, la thèse explique les mécanismes du gouvernement différentiel des illégalismes de logement des années 1960 à nos jours. Elle montre que les squats et les bidonvilles sont gouvernés, mais de façon discontinue et par des politiques aux formes diverses. Elle démontre que l’ingouvernabilité est construite par les acteurs publics pour justifier alternativement l’inaction et la mise en place de politiques de l’exception. L’ingouvernabilité constitue un répertoire discursif justifiant le retrait de l’action publique. C’est aussi un mode de gouvernance qui entretient les politiques de l’urgence, policières et humanitaires, et autorise les bricolages partiels et ponctuels. Mais lorsque les acteurs publics y trouvent des intérêts pour se positionner comme leaders de la gouvernance métropolitaine multiniveaux, des politiques publiques autonomes peuvent s’institutionnaliser autour d’administrations, d’instruments et de budgets propres. Dans tous les cas, les politiques sélectionnent et contraignent des bénéficiaires, tout en refoulant des victimes. Les politiques produisent autant d’illégalité qu’elles n’en résorbent. Derrière ces invariants, notamment issus des effets propres des instruments, la thèse identifie quatre variables clés pour expliquer la diversité des outcomes de l’instrumentation des politiques : les niveaux d’institutionnalisation, les logiques sectorielles, les échelles d’action et le comportement des cibles qui contribuent à la conception des instruments, en neutralisent les contraintes et en détournent les ressources.

    Thomas Aguilera, Florence Bouillon, Le squat, un droit à la ville en actes, 2e éd., Mouvements, 2013, 74, 132142 p.   

    Le squat est le plus souvent appréhendé par les sciences sociales sous l’angle des mobilisations collectives. L’idée de « droit à la ville » est au cœur de la rhétorique des squatteurs politiques et de leurs répertoires d’action. Les auteurs reviennent, dans cet article, sur cette hypothèse en mobilisant des résultats d’enquêtes réalisées à Paris, à Marseille et à Madrid. Il s’agira alors d’évoquer un tout autre visage du squat, souvent négligé car plus discret : celui des squats de « pauvreté », occupés par les citadins les plus démunis et disqualifiés.

  • Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Lorenzo Barrault-Stella, Emmanuelle Hellier, « Introduction : Pour une approche pluridisciplinaire des usages politiques des cartes », in Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Lorenzo Barrault-Stella, Emmanuelle Hellier, Romain Pasquier (dir.), Les cartes de l'action publique.Pouvoirs, territoires, résistances, Presses universitaires du Septentrion, 2021, pp. 9-38   

    Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Claire Colomb, « Les villes contre Airbnb ? Locations meublées de courte durée, plateformes numériques et gouvernance urbaine », Gouverner la ville numérique, 2019, pp. 27-45   

    Thomas Aguilera, Alan Smart, « Squatting, North, South and Turnabout: A Dialogue Comparing Illegal Housing Research », Public Goods versus Economic Interests: Global Perspectives on the History of Squatting, Routledge, 2017 

    Thomas Aguilera, « Racialization of informal settlements, de-politicization of squatting and everyday resistances in French slums », in Pierpaolo Mudu, Sutapa Chattopadhyay (dir.), Migration, Squatting and Radical Autonomy, Routledge, 2017 

    Thomas Aguilera, « Normalisation et régularisation des bidonvilles : comment expliquer la mise de côté des interventions in situ en Europe ? Une comparaison Paris-Madrid », in Agnès Deboulet (dir.), Repenser les quartiers précaires, Agence française de développement, 2016   

    Thomas Aguilera, « Normalizing and regularizing slums: what explains the sidelining of onsite interventions in Europe? Comparing Paris and Madrid », Rethinking Precarious Neighborhoods, Agence française de développement, 2016   

    Thomas Aguilera, « The French Housing Movement : Squatting as a Mode of Action among other Tools », The Squatters’ Movement in Europe. Commons and Autonomy as Alternatives to Capitalism, Pluto Press, 2014 

    Thomas Aguilera, « Innover par les instruments ? Le cas du gouvernement des squats à Paris », in Charlotte Halpern, Pierre Lascoumes, Patrick Le Galès (dir.), L'Instrumentation de l'action publique, Presses de Sciences Po, 2014 

    Thomas Aguilera, « Configurations of squats in Paris and the Ile-de-France Region: diversity of goals and resources », Squatting in Europe: radical spaces, urban struggles, Minor Compositions, 2012 

  • Thomas Aguilera, Emanuele Sciuva, Mara Ferreri, Gianluca Bei, Francesca Artioli, « A conversation on housing under platform capitalism: The contentious regulation of short-term rentals in European cities », Platforms & Society, , 2025, pp. 1-7   

    Thomas Aguilera, Tom Chevalier, « Les méthodes mixtes pour la science politique. Apports, limites et propositions de stratégies de recherche », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2021, n°3 

    Thomas Aguilera, Tom Chevalier, « Les méthodes mixtes : vers une méthodologie 3.0 ? », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2021, n°71, pp. 361-363  

    Thomas Aguilera, Tom Chevalier, « Les méthodes mixtes pour la science politique : Apports, limites et propositions de stratégies de recherche », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2021, n°71, pp. 365-389   

    Les méthodes mixtes, c’est-à-dire l’articulation d’une méthode quantitative et d’une méthode qualitative dans une même recherche, sont particulièrement mises en avant depuis quelques années. En France, bien que plusieurs recherches empiriques les mobilisent, les travaux de science politique ignorent largement les avancées méthodologiques en la matière, et notamment la littérature en langue anglaise sur les «  mixed methods ». Dans cet article, nous retraçons l’émergence de cette riche littérature pour en montrer les apports et les limites pour la science politique. Nous proposons ainsi une typologie des stratégies de méthodes mixtes visant à expliciter les fonctions attribuées à chaque mode d’articulation, composée de huit stratégies : contextualisation, systématisation, généralisation, confirmation, enrichissement, complexification, triangulation et complémentarité.

    Thomas Aguilera, Francesca Artioli, « Explaining the diversity of policy responses to platform-mediated short-term rentals in European cities: A comparison of Barcelona, Paris and Milan », Environment and Planning A, SAGE Publications, 2021, n°7   

    Thomas Aguilera, Jeanne Chauvel, Pierre Burban, « IV. Une métropole dynamique, mais inégalitaire », Repères, Repères, 2020, pp. 0993-7625  

    Thomas Aguilera, Flavie Ferchaud, « Politiques urbaines et expérimentations citoyennes. Une hybridation des régimes de territorialité à Gand (Nerdlab) et à Madrid (Tabacalera) », Pôle Sud, Pôle Sud, 2020, n°52, pp. 21-41   

    Les villes européennes font face à un triple phénomène de vacance (logements, immeubles de bureaux, friches industrielles). D’abord symptômes de « villes en déclin », puis servant la spéculation, ces espaces sont devenus dans les années 1990 et 2000 les supports de formes de réappropriation à la fois par les citoyens et par les acteurs des politiques urbaines. Dans un cadre comparatif, cet article examine le cas de deux expériences de lieux autogérés conventionnés par des acteurs publics – respectivement un fablab et un centre social autogéré – à Gand et à Madrid. Mettant en évidence les conditions dans lesquelles ces expérimentations sont nées, l’article montre d’abord en quoi l’instrumentation par le projet urbain facilite l’ouverture de modes de gouvernance et de mises en œuvre flexibles et, malgré des effets de délimitation et de contrôle de l’espace par les acteurs publics, laisse la place à des formes diverses d’appropriation par les usagers. Ensuite, démontrant le caractère non exclusif de processus de déterritorialisation, territorialisation et reterritorialisation qui se superposent, l’article montre que tout régime de territorialité est hybride. Via la comparaison, l’article s’insère dans les débats sur la standardisation et la différenciation des politiques urbaines : si les politiques urbaines européennes produisent bien de la standardisation dans leur instrumentation, l’analyse de la mise en œuvre et des comportements des usagers permet de montrer des processus de différenciation.

    Thomas Aguilera, Claire Colomb, Francesca Artioli, « Gobernanza urbana y retos de la regulación del alquiler vacacional y de las plataformas digitales en las grandes ciudades europeas », Papers. Regió Metropolitana de Barcelona, Institut d'Estudis Regionals i Metropolitans de Barcelona (IERMB), 2019  

    Thomas Aguilera, Florence Bouillon, Martin Lamotte, « Politiques de l’expulsion : acteurs, enjeux, effets », L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2018, n°1, pp. 11-38 

    Thomas Aguilera, Saskia Sassen, Matthew Desmond, Florence Bouillon, « Penser l’expulsion à différentes échelles : Entretien croisé de Saskia SASSEN et Matthew DESMOND », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2018, n°68, pp. 233-245   

     

    Thomas Aguilera, « Reloger, mettre en attente et expulser les bidonvilles de Madrid : quand des politiques de résorption produisent de l’expulsion », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2018, n°68, pp. 101-134   

    Des politiques de résorption des bidonvilles sont mises en œuvre depuis le début des années 1960 à Madrid. Depuis 1999 notamment, des milliers de familles ont été relogées dans du logement public au centre de la capitale. Pourtant, plus de 10 000 personnes résidaient encore en bidonvilles en 2015. Cette persistance, loin d’être le résultat d’une faillite de politique publique, provient de la combinaison de plusieurs stratégies d’acteurs, à plusieurs niveaux de gouvernement, mettant en place diverses procédures. Parmi celles-ci, l’expulsion constitue le pilier autour duquel s’organise le relogement des familles et la gestion de l’ordre public. Mais l’expulsion peut prendre plusieurs visages, bien au-delà des interventions poli­cières ou des vagues d’expulsion à des fins économiques : on observe des évictions plus discrètes par la mise en œuvre d’instruments sélectifs de relogement. De plus, l’expulsion résulte aussi de l’inaction publique : des pans entiers de territoires sont mis à distance de l’agenda gouvernemental pour constituer des réserves d’habitat informel capables d’accueillir des familles expulsées par ailleurs et ainsi de réguler les effets des expulsions à l’échelle régionale. Par une analyse des relations entre les acteurs, de leurs stratégies et des instruments mobilisés, l’article identifie les processus produisant de l’expulsion et leurs effets sur les populations et les territoires. D’une part les politiques de résorption produisent de l’expulsion. D’autre part, les procédures d’expulsion, aussi diverses soient-elles, constituent la base de toute politique de relogement. Cette analyse des trois faces du gouvernement des bidonvilles – résorption, inaction, expulsion – permet d’expliquer leur persistance.

    Thomas Aguilera, Florence Bouillon, Martin Lamotte, « Politiques de l’expulsion : acteurs, enjeux, effets », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2018, n°68, pp. 11-38  

    Thomas Aguilera, Tommaso Vitale, « Baraccopoli europee: Le responsabilità delle politiche pubbliche », Aggiornamenti sociali, Fondazione culturale San Fedele, 2016, n°2   

    Thomas Aguilera, Tommaso Vitale, « Les bidonvilles en Europe : une production politique », Revue Projet, Centre de recherche et d'action sociales (C.E.R.A.S ), 2015, n°348, pp. 68-75   

    Thomas Aguilera, « Beyond the Emergence of Social Movements and Political Opportunity Structures. Studying the Consequences of Protests on Public Policies », Sociologica, Il Mulino, 2015 

    Thomas Aguilera, « Elena Cogato Lanza, Luca Pattaroni, Mischa Piraud et Barbara Tirone (dir.) (2013), De la différence urbaine. Le quartier des Grottes/Genève, Genève, Métis Presse », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2015, n°VOL. 4, pp. 173-178  

    Thomas Aguilera, Tommaso Vitale, « Bidonvilles en Europe, la politique de l’absurde », Revue Projet, Revue Projet, 2015, n°348, pp. 68-75  

    Thomas Aguilera, « Les villes face aux Roms des bidonvilles. Retour sur deux expériences militantes », Métropolitiques, Métropolitiques, 2014, pp. 1-6   

    Thomas Aguilera, « L’(in)action publique face aux squats discrets à Paris et à Madrid », Métropoles, , 2014, n°14 

    Thomas Aguilera, Florence Bouillon, « Le squat, un droit à la ville en actes », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2013, n°74   

    Thomas Aguilera, « Gouverner les illégalismes : Les politiques urbaines face aux squats à Paris », Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2012, n°3   

    Thomas Aguilera, « DAL et Jeudi noir : deux usages du squat dans la lutte contre le mal-logement », Métropolitiques, Métropolitiques, 2012, pp. 1-4   

    Thomas Aguilera, « Gouverner les illégalismes : Les politiques urbaines face aux squats à Paris », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2012, n°VOL. 1, pp. 101-124   

    RésuméDes formes d’habitat illégal comme les squats persistent alors que le droit de propriété privée est fondamental en France. La sociologie du droit s’est beaucoup intéressée à la gestion et à la régulation des illégalismes par les agents de l’État en montrant que la règle de droit subissait des traitements différentiels selon les cibles. Mais nous interrogeons ici la capacité d’une municipalité, celle de Paris, non pas seulement à s’arranger avec les illégalismes, mais à les gouverner, c’est-à-dire à élaborer des politiques publiques suivant une stratégie d’action et de planification. Les élus doivent se positionner en médiateurs entre squatteurs, État et propriétaires afin de gérer les conflits. Mais gouverner les squats à l’échelle d’une ville c’est avant tout orienter des conduites, imposer des choix, distribuer des ressources et encadrer des occupations par des dispositifs de contrôle et de planification urbaine. Enfin, c’est sélectionner des cibles et les catégoriser : des bénéficiaires et des victimes.

    Thomas Aguilera, « Cuando la margen se convierte en el centro de la ciudad », La Ciudad Verde, , 2012 

    Thomas Aguilera, « Les squats, entre contestation et résistance », Métropolitiques, Métropolitiques, 2011, pp. 1-4   

  • Thomas Aguilera, Struggling within illegality against housing crisis in Paris, 2011   

    Thomas Aguilera, Réguler et policer les squats à Paris. Politiques publiques et construction de l'ordre, 2010   

  • Thomas Aguilera, « Housing Under Platform Capitalism », le 09 octobre 2025  

    Conférence organisée par l'IRENEE, Université de lorraine

    Thomas Aguilera, « Politiques du logement : l’alerte des sciences sociales », le 16 mai 2024  

    Journée d'études organisée par le CRESPPA-CSU, CNRS

    Thomas Aguilera, « Quels territoires et quelles régulations pour gouverner les solidarités ? », le 24 janvier 2019  

    Ce colloque scientifique est organisé dans le cadre de la Chaire Territoires et Mutations de l’Action Publique (TMAP) de Sciences Po Rennes

    Thomas Aguilera, « Démocratie locale, décentralisation et gouvernance multi-niveaux », le 03 juillet 2017  

    Organisée par Sciences Po Rennes, avec le labo Arènes/CRAPE (UMR6051), l’Institut de la Gouvernance territoriale et décentralisation et la revue Pouvoirs locaux, l’Assoc° Française de Science Politique et l’Assoc° Internationale de Science Politique

    Thomas Aguilera, « Le squat, droit à la ville en actes. La subversion des squats discrets », Présentation du numéro 74 de la revue Mouvements "La ville brûle-t-elle ?", Shakirail, le 18 octobre 2013 

    Thomas Aguilera, « Shedding Light on the Shade. The Governable Dark Side of the City », EUI of Florence Summer Conference, Florence Italy, le 02 juillet 2013 

    Thomas Aguilera, « La gestion publique ambigüe des bidonvilles : un éclairage par les politiques urbaines et les modes de gouvernance », La Fabrique du projet stéphanois. Contribution de la recherche, Saint Etienne, le 30 mai 2013 

    Thomas Aguilera, « Le squat, nouvelle institution culturelle », L'institutionnalisation du squat par la culture, Sciences Po / Association ‘Noise, le bruit de la ville', Paris, le 19 mars 2013 

    Thomas Aguilera, « Shedding Light on the Shade », Governing Paris and Mexico, Sciences Po, Paris, le 27 février 2013 

    Thomas Aguilera, « Modes de gouvernance des bidonvilles en Ile-de-France : une action publique soit répressive, soit fragmentée », Governing the Metropolis. Powers and Territories. New Directions for Research, Mairie de Paris, le 28 novembre 2012 

    Thomas Aguilera, « Slums and Public Policies in Paris and Madrid », Un Habitat World Urban Forum, Naples Italy, le 04 septembre 2012 

    Thomas Aguilera, « The Hypothesis of Ungovernability of Societies. A Critical Response from the example of Urban Policies facing squats and slums in Paris and Madrid », IPSA Annual Conference, Madrid Spain, le 08 juillet 2012 

    Thomas Aguilera, « Le squat, une alternative à l’hébergement ? », L’hébergement d’urgence, un devoir d’assistance, Conférence ISIC – Paris Descartes, Paris, le 13 juin 2012 

    Thomas Aguilera, « Como los actores públicos gobiernan los asentamientos ilegales ? Los casos de Paris y Madrid », Seminario Permanente de GISMAT -Grupo de Investigación en Sociedad, Medio Ambiente y territorio- del Departamento de Sociología II, Universidad Complutense de Madrid, Madrid Spain, le 31 mai 2012 

    Thomas Aguilera, « ‘¿Cuál es el objetivo de tu trabajo?’ Investigación académica, activismo y problemas éticos. Un trabajo metodológico entre Paris y Madrid », Séminaire du CSIC, Madrid Spain, le 11 avril 2012 

    Thomas Aguilera, « Squatters are urban planners! Configurations of squats in Paris and Madrid and their impacts on policies », Annual Meeting of the American Association of Geographers in New York, New York United States, le 24 février 2012 

  • Thomas Aguilera, Renaud Epstein, Pierre Gilbert, Thomas Kirszbaum, Anne Clerval, Antoine Guironnet, Marine Bourgeois, Fabien Desage, Marie Loison-Leruste, Pierre Madec, Thomas Aguilera, Camille François, Pierre-Yves Baudot, CNRS_Pouchet, (2024, 16 mai), Politiques du logement : l’alerte des sciences sociales, in Politiques du logement : l’alerte des sciences sociales, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/z0tc-rb26, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Adrien Mével, Des polices uniformes ? : une comparaison de la participation des polices municipales à la production locale de l'ordre dans trois grandes villes françaises, thèse soutenue en 2024 à Université de Rennes 2023 présidée par Jacques de Maillard, membres du jury : Émilie Curinier-Biland (Rapp.), Anne-Cécile Douillet (Rapp.), François Bonnet et Audrey Freyermuth    

    L’essor des polices municipales en France est particulièrement visible dans les grandes villes, où ces services prennent maintenant une place importante en matière de sécurité publique. Cette croissance pose deux questions centrales : la municipalisation de la production de l’ordre génère-t-elle une différenciation entre territoires urbains, ou s’accompagne-t-elle d’une standardisation de ces services de police ré-émergents ? Et les polices municipales reproduisent-elles le modèle de la police nationale, ou incarnent-t-elles une voie spécifique ? Pour répondre à ces questions, la thèse mobilise un cadre d’analyse au croisement des sociologies de l’action publique, de la police, et des groupes professionnels. Le matériau empirique est issu d’une enquête menée dans trois grandes villes françaises entre 2018 et 2023. La thèse démontre deux grands résultats. Premièrement, l’analyse comparative permet d’invalider l’idée d’une standardisation des polices municipales : si celles-ci suivent bien des trajectoires communes, les temporalités et les modalités de leur développement sont différentes, ce qui limite la convergence, et peut même réintroduire des formes de divergence entre les services étudiés. Deuxièmement, l’isomorphisme des polices municipales vers la police nationale est limité : bien que les agents municipaux se revendiquent de plus en plus comme policiers, des modes contrastés d’investissement du métier cohabitent ; de plus, les jeux de distinction entre policiers déplacent les lignes de démarcation plutôt qu’ils ne les effacent. La thèse conclut en proposant une typologie des polices municipales de grandes villes pour de futures recherches.

    Mathias Seguin, Changer le monde ! La conversion des travailleurs sociaux à l’approche centrée sur le rétablissement dans le secteur de l’hébergement social à Paris, thèse soutenue en 2023 à Université de Rennes 2023 sous la direction de Claude Martin présidée par Bertrand Ravon, membres du jury : Isabelle Astier (Rapp.), Patrick Hassenteufel (Rapp.), Clémence Ledoux et Nicolas Marquis    

    Généralement qualifié par ses adeptes de révolution sociale, le modèle du rétablissement circule en France depuis les années 2010. Parent proche du développement personnel, prescrivant la recherche prioritaire du bien-être aux patients souffrants de troubles psychiques, il s’est diffusé et hybridé pour s’implanter au sein du secteur de l’action sociale. Cette thèse montre comment ce modèle, fondé sur un rejet des formes institutionnelles de la relation d’aide et concourant à l’effritement des ressources discrétionnaires d’autonomie professionnelle, a paradoxalement été saisi et approprié par un segment du groupe professionnel des travailleurs sociaux. À partir d’une enquête ethnographique de quatre années au sein d’un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale parisien, cette thèse démontre que si le rétablissement a été réceptionné par les travailleurs sociaux - au point de revendiquer une nouvelle identité professionnelle – c’est moins en raison des idées qu’il véhicule que du fait de sa logique sociale de circulation, constituée à la manière d’une carrière sociale de conversion religieuse. Dans le contexte d’un secteur d’action publique en proie à une crise d’utilité et de légitimité, le modèle du rétablissement s’illustre par la structuration d’une communauté interprofessionnelle imbriquée, centrée sur la croyance en la capacité salvatrice de sa mise en pratique, accordant à ses membres de nouvelles formes de ressources, valorisées et valorisantes, en marge de celles octroyées par leur appartenance institutionnelle et professionnelle.

    Fabien Meslet, Gouverner localement les conduites pour lutter contre la précarité énergétique : genèse et modalités de mise en oeuvre de deux dispositifs d'accompagnement aux éco-gestes à Nantes, thèse soutenue en 2023 à Université de Rennes 2023 sous la direction de Claude Martin présidée par Valérie Sala Pala, membres du jury : Philippe Hamman (Rapp.), Nadine Roudil (Rapp.), Renaud Hourcade, Pascale Dietrich et Jean-Pierre Le Bourhis      

    La thèse porte sur une des modalités d’intervention dominante en France dans la lutte contre la précarité énergétique : la sensibilisation aux économies d’énergie. En s’appuyant sur une enquête qualitative menée à Nantes entre 2019 et 2023, basée sur des observations participantes, des entretiens semi-directifs et un traitement d’archives, elle analyse la construction puis le développement de deux dispositifs locaux d’accompagnement à la maîtrise de l’énergie à destination des classes populaires urbaines, à partir du début des années 2010. Cette recherche montre le rôle joué par une coalition discursive dans la construction et la légitimation d’une réponse comportementale au problème « précarité énergétique ». La coalition participe activement à la circulation et à la stabilisation d’une représentation individualisante de la précarité énergétique, axée autour de la figure du sur-consommateur d’énergie et de figures satellitaires comme le « mauvais » gestionnaire, qui rend acceptable et nécessaire une intervention sur les comportements des populations précaires. Cette thèse éclaire également la façon dont les agents-prescripteurs nantais mandatés par l’institution municipale transmettent concrètement les normes institutionnelles de la consommation d’énergie domestique à des populations dans le cadre d’une interaction en face-à-face. Celles et ceux qui sont chargés de relayer des “éco-gestes” investissent différemment leur rôle de prescripteur. Nous proposons quatre idéaux types d’agents-prescripteurs (confident, enseignant, militant et gestionnaire) resitués dans l’espace des dispositions sociales et des trajectoires de socialisation. La thèse montre enfin pourquoi et comment ces street-level bureaucrats ont progressivement transformé et contesté les instruments de gouvernement des conduites, sur la base d’une mise à distance de l’approche normative et comportementale initialement constitutive de ces interventions.

  • Alice Graceffa, Mesurer et comprendre le développement de la colocation en France : vers une institutionnalisation ?, thèse soutenue en 2024 à Paris 12 sous la direction de Jean-Claude Driant présidée par François Madoré, membres du jury : Lydia Coudroy de Lille (Rapp.), Annette Groux (Rapp.)      

    La colocation est un mode d’habiter où plusieurs personnes sans lien de couple ou de filiation partagent un logement en location. Cette manière de se loger a été peu étudiée en France en particulier pour ce qui concerne son organisation. Cette recherche s’attache à comprendre son institutionnalisation. En effet, si la colocation sous sa forme actuelle s’observe dès les années 1980, elle connaît des changements à partir des années 2000 et 2010. Ils sont liés à une évolution réglementaire consécutive à un intérêt croissant des acteurs politiques, mais aussi à l’apparition de nouveaux acteurs : plateformes de rencontre entre colocataires, entreprises d’accompagnement à l’investissement ou encore associations qui choisissent la colocation pour loger leurs publics. De plus, certains bailleurs sociaux commencent à proposer une offre en colocation. Enfin, le logement inclusif, qui s’attache à louer des logements à des personnes dépendantes, plébiscite la colocation. Cette thèse repose sur la mise en œuvre de plusieurs méthodes d’enquête. Une analyse statistique et de nombreux entretiens qualitatifs auprès d’acteurs de la colocation ont été menés. À cela s’ajoute une analyse d’un corpus de rapports publics sur le logement et la construction d’un récit des évolutions réglementaires de la colocation, notamment à partir des débats parlementaires. La thèse conclut sur l’identification de deux types de colocations. Le premier correspond à une colocation institutionnalisée, organisée et structurée par des acteurs spécifiques. Le second identifie une colocation spontanée, qui subsiste en conservant les formes d’organisations historiques de ce mode d’habitat tout en bénéficiant de certains acquis de l’institutionnalisation de la colocation.

    Louise Hombert, Des villes-refuge ? Émergence et institutionnalisation de politiques municipales de réception des exilé⋅es : Les cas de Paris et Barcelone, thèse soutenue en 2022 à Ecole doctorale SDOSE Paris sous la direction de Emmanuel Henry présidée par Thomas Lacroix, membres du jury : Gilles Pinson (Rapp.), Marion Carrel (Rapp.), Yasmine Bouagga      

    Fondée sur une enquête ethnographique réalisée entre 2017 et 2021 à Paris et Barcelone, cette thèse a pour objet la manière dont ces municipalités se sont positionnées face au problème public de la « crise des réfugiés » à partir de 2015 et questionne le processus d’élaboration et d’institutionnalisation des politiques municipales de réception des personnes exilées qu’elles ont mises en œuvre, en interaction avec trois types d’acteurs : le monde associatif et des mouvements de la société civile ; d’autres « villes-refuges » ; et enfin l’État. À l’intersection entre l’analyse de l’action publique, la sociologie urbaine, la sociologie de l’immigration et celle des mobilisations collectives, ce travail s'appuie sur un ensemble varié de matériaux : entretiens semi-directifs, observations participantes, revue de presse, littérature grise produite par les administrations et les associations, supports graphiques. La thèse interroge tout d'abord la construction d’un cadre politique légitimant un nouveau rôle des municipalités dans le gouvernement de l'asile et de l'immigration. Elle montre ensuite l’intégration des municipalités au sein des réseaux d’acteurs locaux du champ de “l'accueil" des personnes migrantes, avant de questionner l’élaboration d’une nouvelle ligne d’action publique municipale spécifique qui prend en charge cet enjeu et se déploie au-là de l’échelle locale. Ce travail montre ainsi la formation d’un domaine de politique municipale à partir d’une question relativement inédite et hors du champ des compétences directes des villes et met en lumière les tensions et les enjeux de construction, de légitimation et d’institutionnalisation constitutifs d’une action publique qualifiée d’interstitielle.