• THESE

    Gouverner dans un monde fini : des limites globales au rationnement individuel, sociologie environnementale du projet britannique de politique de Carte carbone (1996-2010), soutenue en 2014 à Paris 1 sous la direction de Alain Gras et Bruno Villalba présidée par Cécile Blatrix, membres du jury : Andrew Dobson (Rapp.), Michelle Dobré et Ernest García García     

  • Mathilde Szuba, David Smadja, Luc Semal, Lire la pensée écologique, SciencesPo, Les Presses, 2023, 104 p. 

    Mathilde Szuba, Agnès Sinaï (dir.), Politiques de l'anthropocène, SciencesPo les presses, 2021, 597 p.   

    Mathilde Szuba, Agnès Sinaï (dir.), Gouverner la décroissance: politiques de l’Anthropocène III, Sciences po, les presses, 2017, Nouveaux débats, 231 p.   

    Mathilde Szuba, Agnès Sinaï, Gouverner la décroissance , 2017   

    La décroissance peut-elle devenir un modèle politique alternatif et réaliste ? Face au risque d’effondrement qui pèse sur nos sociétés industrielles, cet ouvrage défend de nouvelles voies fondées sur la tempérance et le ralentissement : instauration d’un revenu de transition écologique, adossement de la création monétaire aux limites de la planète, rationnement équitable des énergies fossiles, développement de la permaculture, partage du travail, etc. Il présente certaines expérimentations, telle la biorégion de Cascadia, en Californie du Nord. Bien gouverner la décroissance plutôt que la subir : une nouvelle histoire politique peut s’écrire, où les perspectives ouvertes ne sont pas celles de la crise mais de l’inventivité.Sommaire : Pages de début (p. 1-10)| Introduction (p. 11-22)| Présentation (p. 23-24)| Chapitre 1 - Ce que l’effondrement révèle de la nature humaine (p. 25-46)| Chapitre 2 - Promouvoir l’expérimentation économique (p. 47-76)| Chapitre 3 - Repenser la création monétaire pour demeurer dans les limites de la biosphère (p. 77-94)| Chapitre 4 - Le rationnement, outil convivial (p. 95-118)| Chapitre 5 - La biorégion de Cascadia, territoire de la décroissance (p. 119-136)| Présentation (p. 137-138)| Chapitre 6 - Entre utopies et catastrophes, instituer la résilience locale (p. 139-158)| Chapitre 7 - Pour un aménagement permaculturel des territoires (p. 159-178)| Chapitre 8 - Des transports sobres en période de descente énergétique (p. 179-194)| Chapitre 9 - Un modèle social robuste face aux contraintes environnementales (p. 195-218)| Conclusion (p. 219-222)| Bibliographie sélective (p. 223-228)| Pages de fin (p. 229-232).

    Mathilde Szuba, Luc Semal, Villes en transition , 3e éd., Mouvements, 2010, 63, 130136 p.   

    RésuméChanger le système ou changer les pratiques ? Selon Luc Semal et Mathilde Szuba, les promoteurs des Villes en transition renouvellent les réponses apportées à cette question en mêlant systématiquement à leur approche de la justice climatique l’échéance du pic pétrolier, peut-être déjà là. Ainsi, il ne suffirait pas de « revendiquer » mais il faudrait « s’y préparer » matériellement et psychologiquement. Mobilisant les concepts de résilience et de relocalisation, les « transitionneurs », souvent proches du mouvement altermondialiste, seraient porteurs d’un nouveau projet « d’émancipation sous contrainte ».

  • Mathilde Szuba, « Ressources naturelles », Références, Références, 2025, pp. 470-475  

    Mathilde Szuba, « La fin de l’abondance, encore : Lire aujourd’hui la presse du choc pétrolier de 1973 », Raisons politiques, Raisons politiques, 2023, n°90, pp. 23-35   

    Le choc pétrolier de 1973 nous est connu aujourd’hui comme l’évènement déclencheur d’une crise économique majeure ayant mis fin aux Trente glorieuses. Comment cette crise est-elle racontée dans les journaux de l’époque ? Une lecture systématique du journal Le Monde d’octobre à décembre 1973, initiée dans le but de documenter les premières manifestations d’inquiétude énergétique et leurs réponses politiques, laisse finalement apparaître des préoccupations bien différentes où l’approvisionnement de la France en pétrole tient une part relativement modeste. Et malgré des manifestations très aigües de la finitude des ressources et de la dépendance énergétique, les analyses écologiques de la situation restent très minoritaires. La lecture des actualités de 1973 offre surtout des résonnances frappantes avec l’Europe de 2022, la guerre russo-ukrainienne et les plans de sobriété énergétique. À près de cinquante ans d’écart, les deux crises énergétiques voient se côtoyer des analyses alarmistes et des discours rassurants, entre « fin de l’abondance » et simple mauvaise conjoncture à passer.

    Mathilde Szuba, Marion Clerc, Étienne de l’Estoile, « 15. Le carbone à la carte ? Rationner plutôt que taxer », Regards croisés sur l'économie, Regards croisés sur l'économie, 2020, n°26, pp. 226-237  

    Mathilde Szuba, Luc Semal, Bruno Villalba, «  Sobriétés  (2010-2013) : une recherche interdisciplinaire sur l'institutionnalisation de politiques locales de sobriété énergétique », Natures Sciences Sociétés, Natures Sciences Sociétés, 2015, n°22, pp. 351-358   

    Le programme « Sobriétés » (2010-2013) a initié une réflexion interdisciplinaire sur les perspectives d’institutionnalisation de politiques territoriales de sobriété énergétique en Nord-Pas-de-Calais. Il a contribué à structurer un réseau régional d’acteurs – scientifiques, institutionnels et associatifs – qui tentent d’intégrer à leurs discours et à leurs pratiques une prise en compte effective de l’hypothèse du pic pétrolier global. Cela conduit à analyser les politiques énergétiques régionales, tant dans la perspective de la maîtrise de la demande d’énergie (MDE) que dans celle d’une négociation équitable de l’accès à l’énergie. Dans cette optique, l’option de la sobriété énergétique, entendue comme mécanisme de diminution volontaire et équitable de la consommation énergétique, peut répondre aux tensions sociales et écologiques.

    Mathilde Szuba, Andrew Dobson, Luc Semal, Olivier Petit, « Andrew Dobson: trajectories of green political theory. Interview by Luc Semal, Mathilde Szuba and Olivier Petit », Natures Sciences Sociétés, Natures Sciences Sociétés, 2014, n°22, pp. 132-141  

    Mathilde Szuba, Luc Semal, Bruno Villalba, «  Sobriétés  (2010-2013) : une recherche interdisciplinaire sur l’institutionnalisation de politiques locales de sobriété énergétique », Natures Sciences Sociétés, EDP Sciences, 2014, n°4   

    Mathilde Szuba, Andrew Dobson, Luc Semal, Olivier Petit, « Andrew Dobson: trajectories of green political theory. Interview by Luc Semal, Mathilde Szuba and Olivier Petit », Natures Sciences Sociétés, EDP Sciences, 2014   

    Mathilde Szuba, Luc Semal, « Rationnement volontaire contre abondance dévastatrice : l'exemple des crags », Sociologies pratiques, Sociologies pratiques, 2010, n°20, pp. 87-95   

    RésuméChaque acte de consommation ou presque génère une émission de gaz à effet de serre ( ges). Dès lors, certains groupes préconisent un rationnement de la consommation. Ainsi, les crags (Carbon Rationing Action Groups) forment un réseau de collectifs locaux oeuvrant en Grand-Bretagne. Leurs membres se réunissent pour tenter de réduire ensemble leurs émissions individuelles de ges, en se soumettant à un rationnement volontaire. En analysant les discours et les pratiques de ces collectifs, les auteurs mettent en lumière une question : Jusqu’à quel point la mise en place de ces actions locales et se voulant a-politiques est-elle possible dans une « société de consommation » ?

  • Mathilde Szuba, Revisiter le malthusianisme ?, EcoRev', 2008, 2e éd., 30, pp. 50-55  

  • Mathilde Szuba, Chapitre 5. Régimes de justice énergétique, Nouveaux Débats, 2013, 20130e éd.  

  • Mathilde Szuba, « Les Gilets jaunes. Enigmes et premières pistes d’analyse », le 14 février 2019  

    Conférence-débat organisée par le CERAPS (UMR 8026), en partenariat avec Médiapart et Médiacités.

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Erica Lynn Frazier, The Green New Deals of Great Britain, Ireland and Northern Ireland : A Critical Discourse Analysis, thèse soutenue en 2017 à Orléans sous la direction de Karin Fischer et John Barry présidée par Gilles Leydier, membres du jury : Neil Carter (Rapp.), Fabian Schuppert    

    Cette thèse suit l’évolution et la transmission du concept de GND à travers le temps et l’espace via l’analyse des documents produits par les groupes GND de Grande Bretagne, d’Irlande et d’Irlande du Nord dans une perspective comparative. La thèse intègre des méthodes quantitatives et qualitatives, dont des entretiens semistructurés, l’analyse lexicométrique et une forme adaptée de l’Analyse Critique du Discours afin de répondre à la question suivante : « Comment les discours et les idéologies des 'Green New Deals' de l'Irlande, la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord peuvent-ils être compris en relation les uns aux autres et dans leurs contextes respectifs ? » La thèse explore l'influence des contextes et des groupes sur les discours et le contenu idéologique des textes Green New Deal, et avance l’argument que bien que les Green New Deals aient, à des degrés divers, le potentiel pour constituer la première étape d'une transition sur le long terme vers une économie politique juste et verte, ils se doivent de développer certains thèmes pour permettre à leur potentiel transformateur d’opérer, au lieu de renforcer les idéologies actuellement dominantes.