Julian Montemayor

Professeur émérite
Histoire, civilisations, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux.
Faculté de Droit et Science Politique

Centre Toulousain d'Histoire du Droit et des Idées Politiques
  • THESE

    Tolède entre fortune et déclin (1530-1640), soutenue en 1991 à Toulouse 2 sous la direction de Bartolomé Bennassar 

  • Julian Montemayor, Bernard Grunberg (dir.), L'Amérique espagnole (1492-1700): textes et documents, L'Harmattan, 2014, Recherches Amériques latines, 457 p.    

    L'histoire de l'Amérique espagnole de 1492 à 1700 comporte trois grandes périodes : celle des découvertes de 1492 à 1516, celle de la conquista de 1516 à 1568/73 et celle de la colonisation. Le présent ouvrage propose un certain nombre de textes et de documents très variés pour permettre à tout un chacun de mieux comprendre l'histoire de l'Amérique espagnole. On y trouvera les documents fondateurs, souvent cités en référence mais plus rarement mis à la portée des lecteurs français.

    Julian Montemayor (dir.), Les sociétés anglaise, espagnole et française au XVIIe siècle: cours et dissertations corrigées, Ellipses, 2006, Capes / Agrégation, 348 p. 

    Julian Montemayor, Tolède entre fortune et déclin: 1530-1640, PULIM et Impr. Bontemps, 1996, 521 p.   

    Julian Montemayor, Économie et société dans quelques basses vallées de la montagne centrale à la fin du XVIe siècle.., Hachette, Bibliothèque nationale et, 1976, Publications de l'A.U.D.I.R.   

  • Julian Montemayor, « La formation du peuple chrétien dans l’archevêché de Tolède (XVIIe-XVIIIe siècle) », 2002, pp. 185-196    

    Montemayor Julián. La formation du peuple chrétien dans l’archevêché de Tolède (XVIIe-XVIIIe siècle). In: Les chemins de Rome : les visites ad limina à l’époque moderne dans l’Europe méridionale et le monde hispano-américain (XVIe-XIXe siècle) Rome : École Française de Rome, 2002. pp. 185-196. (Publications de l'École française de Rome, 293)

    Julian Montemayor, Marie-Danielle Demélas, « Noblesses citadines, de l'Espagne à l'Amérique », 1997, pp. 78-99    

    Depuis le XIIIème siècle jusqu'à la fin du XIXème siècle, le monde hispanique a connu une forme de noblesse, inédite en Europe, qui s'appliquait aux villes en tant que collectivités indivisibles dotées de personnalité juridique (universitas). Une ville devenait noble par l'octroi du titre de villa ou de ciudad, et, de même qu'un lignage aristocratique, se voyait accorder par la Couronne armoiries et devises. Ces marques d'honneur, qui ne s'accompagnaient d'aucun privilège systématique, mais traduisaient une position supérieure dans la hiérarchie urbaine de l'empire, furent d'abord justifiées par l'ancienneté des cités et leur loyauté, puis par leurs richesses, enfin par leur attitude politique au cours de guerres civiles. Après s'être étendu à l'ensemble de la métropole, l'anoblissement des villes gagna les Indes et, jusqu'à la veille de leur indépendance, les cités d'Amérique sollicitèrent du roi cette faveur.

    Julian Montemayor, « Tolède en 1639 », 1982, pp. 135-163    

    Montemayor Julián. Tolède en 1639. In: Mélanges de la Casa de Velázquez, tome 18-1, 1982. pp. 135-163.

    Julian Montemayor, « Une conjoncture municipale: les propios de Tolède (1540-1600) », 1981, pp. 183-204    

    Montemayor Julián. Une conjoncture municipale: les propios de Tolède (1540-1600). In: Mélanges de la Casa de Velázquez, tome 17, 1981. pp. 183-204.

    Julian Montemayor, « La crise rurale en Nouvelle-Castille à la fin du XVIe s.: le cas de Bargas, Cobeja, Orgaz et los Yebenes », 1980, pp. 163-178    

    Julian Montemayor La crise rurale en Nouvelle Castille à la fin du XVIe s.: le cas de Bargas, Cobeja, Orgaz et Los Yebenes. Afin de mieux comprendre la crise de Tolède, l'étude porte sur l'évolution économique des campagnes environnantes. Quatre villages aux conditions légèrement différentes sont pris comme témoins. En ce qui concerne la population, une progrès- sion peut être tenue pour assurée jusqu'en 1590 au moins. Seul le petit centre de Cobeja connaît des difficultés. L'économie de ces villages donne les signes d'un dynamisme certain avec le développement de spéculations (mules, vigne, etc.). Le village d'Orgaz tend même à se transformer en centre textile dans l'orbite de Tolède. Le début de la crise rurale tolèdane ne semble donc pas antérieur â l'extrême fin du XVIe s.

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Valérie Malabirade, Les Minimes et la province d'Aquitaine sous l'Ancien Régime : un cadre provincial pour un engagement intellectuel ?, thèse soutenue en 2013 à Bordeaux 3 sous la direction de François Cadilhon, membres du jury : Gilles Deregnaucourt (Rapp.), Philippe Martin (Rapp.), Éric Suire  

    Au 15ème siècle, saint François de Paule est le créateur d’un Ordre très original, l’austérité de la règle, le quatrième vœu de vie quadragésimale et l’humilité religieuse distinguent nettement ces nouveaux venus des congrégations régulières traditionnelles. Pour le saint Calabrais la réforme est essentielle : elle prend la forme d'un renouveau, un retour aux sources et à la stricte observance à la manière d’autres réguliers de l’époque, versés dans le rigorisme pénitentiel.Le mouvement est organisé en provinces à la mort de saint François de Paule, elles constituent l'aire géographique de l’Ordre par excellence, les réguliers étant indépendants des diocèses. Constituée de quinze couvents, la province d'Aquitaine est l'une des plus étendue de l'Ordre, elle dépasse ainsi largement les frontières traditionnelles du Sud-Ouest. Il s'agit donc de démontrer les spécificités de cet Ordre en France à travers une aire géographique novatrice, la province. Ce cadre est ainsi idéal pour étudier l'Ordre, son organisation, son évolution et son engagement intellectuel. Entre la première fondation en Aquitaine, en 1503 et la Révolution, qui sonne la disparition de l'Ordre en France, les Minimes sont confrontés à de nombreux changements sociaux et intellectuels. Il s'agit ici de définir le cadre provincial et de déterminer la réalité de l'évolution d'un Ordre érémitique vers un Ordre scientifique où des figures se détachent au 17ème siècle, tels Emmanuel Maignan et Charles Plumier.Ce travail répond à la relative méconnaissance de l’Ordre des Minimes en France et plus précisément dans le Sud-Ouest où aucune étude d’ensemble n’a été menée, ni sur les Minimes, ni plus généralement sur les réguliers.

  • Maryse Duboy, Histoire sociale comparée de Fumel, Penne, Villeneuve et Aiguillon en Agenais au XVIIIe siècle, thèse soutenue en 2018 à Bordeaux 3 sous la direction de François Cadilhon, membres du jury : Bernard Gallinato (Rapp.), Scarlett Beauvalet-Boutouyrie (Rapp.)  

    Dans la perspective d’une contribution à l’histoire de l’Aquitaine, l’étude s’attache à définir un cadre spatial suffisamment représentatif – à savoir la vallée du Lot de Fumel à la confluence avec la Garonne. Le fait d’adjoindre à notre recherche, la zone de la confluence, place automatiquement notre étude dans la dépendance de l’axe garonnais, et du débouché en aval que constitue la ville portuaire de Bordeaux, dont on sait l’extraordinaire dynamisme au XVIIIe siècle. Quelles sont les stratégies de nos quatre communautés face au pôle d’attraction bordelais qui impulse, à la descente comme à la remonte, un trafic commercial largement tributaire des besoins d’une ville en pleine expansion et du commerce avec les îles. La matière constitutive de cette histoire sociale s’appuie sur le traitement quantitatif des contrats de mariages et inventaires après décès, ces derniers en nombres plus limités. Une première évaluation du corpus disponible pour les quatre localités citées et inventorié aux Archives du Lot-et-Garonne, dépasse les cinq mille documents. L’exploitation exhaustive de ces sources s’ordonne sur trois périodes de dix ou vingt ans voisinant les limites du XVIIIe siècle et une période en son milieu. Les données issues de notre enquête doivent permettre l’élaboration d’une stratigraphie sociale, témoignage significatif de la vocation particulière de chacune des localités. L’approche comparative sur la durée séculaire renforce cette perception en l’inscrivant dans une dynamique évolutive sur le long terme. Nous envisageons ainsi une lecture plus en profondeur, au plus près de l’individu, comme nous y invite le courant actuel de la réflexion historiographique autour des comportements. Ascension sociale et déclassement seront-ils lisibles comme autant de stratégies volontaires ou de reproduction d’un modèle fondé sur et dans sa catégorie d’appartenance, largement relayé par l’univers familial?

    Jean-Michel Morlaes, L'Église et la vie religieuse dans les Landes à la fin de l'Ancien Régime, 1760-1803, thèse soutenue en 2017 à Bordeaux 3 sous la direction de François Cadilhon, membres du jury : Gilles Deregnaucourt (Rapp.), Isabelle Brian (Rapp.)  

    Ce travail se propose d’étudier l’évolution de la vie religieuse dans ce qui constitue, à partir de 1790, le département des Landes. La période étudiée court de 1760 à 1803, c’est-à-dire de la situation avant la réorganisation des établissements religieux entreprise par la Commission des Réguliers, jusqu’à la mise en oeuvre du Concordat de 1801. Les bouleversements issus de la Révolution française occupent le coeur du sujet. L’évolution de l’Église dans ces pays landais dont l’identité religieuse ne se fixe définitivement qu’en 1803, se construit au fil des transformations introduites successivement, par la Constitution civile du clergé et le Concordat de 1801. Il s'agit d'observer ici les institutions, les pratiques et les choix pastoraux, ainsi que les individus, placés entre respect des directives romaines, respect des lois républicaines, et liberté religieuse.