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Yves Montouroy

Maître de conférences, Science politique.

Université Antilles · UFR des Sciences Juridiques et Economiques Pouvoirs, Histoire, Esclavage, Environnement, Atlantique, Caraïbe — PHEEAC
Université des AntillesUFR des Sciences Juridiques et EconomiquesPouvoirs, Histoire, Esclavage, Environnement, Atlantique, Caraïbe

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Enjeux forestiers globalisés et territoires : les acteurs européens face à la régulation politique multiscalaire, soutenue en 2012 à Bordeaux 4 sous la direction de Andy Smith présidée par Daniel Compagnon, membres du jury : Patrick Hassenteufel (Rapp.), Franck Petiteville (Rapp.), Bastien Irondelle  

    La thèse a pour objectif de participer à l’étude de l’Union européenne et à celle des relations internationales en ciblant spécifiquement la régulation du secteur forêt-bois-papier. La question de fond est de savoir comment la gestion des forêts est construite en problème public européen. Prenant acte d’un agenda mondial qui donne à voir un problème forestier globalisé et des processus de gouvernance opposant multilatéralisme et acteurs transnationaux, la thèse propose de porter la focale sur les acteurs européens qui définissent et politisent les enjeux forestiers selon leur propre relation à la ressource. Pour ce faire, le travail de recherche s’appuie sur une hypothèse centrale selon laquelle l’institutionnalisation des territoires forestiers constitue une ressource d’action publique pour les acteurs face à la régulation politique multiscalaire. Afin de mettre en avant la capacité des acteurs européens à circuler parmi les échelles de régulation pour participer à la construction des politiques publiques sectorielles, la thèse s’appuie sur un cadre théorique empruntant aux Théories des relations internationales et à l’Analyse des politiques publiques. Forte d’une telle grille d’analyse sociologisée, une seconde partie s’articule autour de trois études de cas de politiques européennes de la forêt (la protection des forêts contre les feux, la valorisation énergétique de la biomasse forestière et la lutte contre le commerce international de bois illégal). Au total, elles montrent toutes trois la capacité des acteurs locaux à territorialiser des enjeux globalisés de gestion d’une ressource naturelle.

  • Ouvrages

    Yves Montouroy, Amandine Montagut (dir.), Action publique foncière et protection des milieux naturels: une instrumentation territorialisée ?, Presses universitaires de Rennes, 2023, Espace et territoires, 162 p. 

    L'ouvrage s'interroge sur les conflits locaux portant sur la gestion foncière de protection des milieux naturels. Croisant les approches et les disciplines (géographie, urbanisme et science politique), il propose une lecture complexe des espaces collectifs de négociation et d'affrontements que sont les territoires ainsi qu'une compréhension des outils techniques de régulation du foncier et de protection de la nature. Cette territorialisation de l'action publique foncière et environnementale donne à voir des débats et des innovations instrumentales stimulants pour penser la construction d'un intérêt commun au local. Ce faisant et à l'heure de la décentralisation, cet ouvrage entre en résonnance avec des débats toujours vifs sur l'invention et la gestion des territoires, sur la place de la nature dans les pratiques foncières et sur les vecteurs de changement de l'action publique

    Yves Montouroy, Les transitions écologiques ultra-marines au concret: politiques publiques, animations territoriales et pratiques sectorielles, Presses universitaires des Antilles, 2023, Espace, territoires et sociétés, 207 p.  

    Connaissance de l'action publique territoriale et sectorielle en action. La transition écologique peut être définie comme l'intégration conjointe dans les politiques publiques et les pratiques sectorielles des enjeux de protection de la nature, de justice sociale et de développement économique. Si cette écologisation est indubitablement à l'agenda politique, la mise en oeuvre dans les secteurs et les territoires donne à voir des tensions avec les scènes de l'action publique locale, avec les pratiques des acteurs et avec des intérêts sectorialisés. La conséquence est une transition écologique à géométrie variable tant les interactions d'acteurs influencent la fabrication des problèmes publics de la transition écologique, les mises en responsabilité des secteurs, des collectivités locales et de l'Etat, les contenus des instruments de régulation et enfin les effets concrets sur les pratiques. L'objectif de cet ouvrage collectif est de donner à voir la variété des mises en politiques publiques des transitions écologiques dans les outre-mers. Il s'agit de montrer les acteurs en action pour construire les politiques de transitions écologiques ultramarines. Plus encore, l'objectif est de questionner ce que la variété des transitions écologiques nous dit de l'action publique contemporaine. Comment la transition écologique est-elle problématisée ? A quelles nouvelles pratiques et nouveaux instruments donne-t-elle lieu ? Comment expliquer les choix faits dans les secteurs ? Sur quels points de convergence les acteurs se rencontrent-ils et pour quels changements réels ? Les contributions réunies permettent d'entrer dans la variété des mises en oeuvre de la transition écologique sur les territoires ultra-marins, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie et du portuaire. Ce faisant, les contributeurs à cet ouvrage souhaitent participer à une réflexion pour analyser et comprendre les formes du changement par les politiques publiques des transitions écologiques

    Yves Montouroy, La régionalisation des politiques forestières dans une économie mondialisée, 2005, 50 p. 

  • Communications

    Yves Montouroy, « Souveraineté alimentaire européenne : le champ du foncier agricole », le 14 octobre 2025 

    Colloque organisé par le réseau EDAP sous la direction de Jean-Victor Maublanc, maître de conférences à l’Université de Poitiers

    Yves Montouroy, « La gouvernance portuaire : Pouvoir, Intérêts, Représentations », le 03 mars 2022 

    Organisé par le Centre de recherche sur les mutations du droit et les mutations sociales (CERMUD), Université Le Havre-Normandie

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Ansebert Baltus, Politiques publiques de gestion de l'insécurité en France : le cas de la Guadeloupe, soutenue en 2021 à Antilles sous la direction de Fred Réno, membres du jury : Florence Faberon, Isabelle Hidair-Krivsky et Justin Daniel  

    Cette thèse intitulée : « Les politiques publiques de gestion de l’insécurité en France : le cas de la Guadeloupe », se propose d’étudier comment ce modèle de lutte contre l’insécurité a évolué et s’est progressivement métamorphosé dans les différents territoires français et singulièrement en Guadeloupe, notamment depuis l’avènement de la politique de décentralisation initiée par le Président François Mitterand dès le début des années 1980. Ces constantes remises en question des programmes de lutte contre l’insécurité illustrent dans une large mesure toute la complexité que revêt leur élaboration jusqu’à leur application finale sur le terrain. Si à l’origine, cette politique était exclusivement une compétence régalienne, elle tend de plus en plus à s’internationaliser. Par ailleurs, l’implication des collectivités locales, d’acteurs de la société civile ainsi que des entreprises commerciales expertes en sécurité sont de plus en plus effectives et consolident l’action de l’Etat dans sa politique de prévention et de répression. Nous nous trouvons désormais dans une logique de co-production de la sécurité. En examinant les évolutions qui se sont opérées dans la politique criminelle de l’Etat particulièrement en Guadeloupe, notre étude tend à démontrer que les nouvelles formes qu’ont prises les actions menées par le pouvoir central telles que la décentralisation et la privatisation tout comme le processus d’hybridation des régulations, combinés à la « co-production » de sécurité, nouvelle forme de l’interventionnisme du pouvoir central pour lutter plus efficacement contre l’insécurité, n’ont toujours pas donné les résultats escomptés. Tout au contraire l’aggravation de l’insécurité a pris une tournure inédite en Guadeloupe et s’est encore davantage accentuée depuis le début des années 2000 en raison notamment de ce que nous pouvons appeler la périurbanisation de la délinquance.