Maxime Huré, Vanessa Delevoye, Sophie Hasiak, Claire-Marine Javary, Christophe Gay [et alii], La gratuité des transports : une idée payante ?, Le Bord de l'eau, 2022, Documents, 138 p.
Maxime Huré, Louis Baldasseroni, Etienne Faugier, Claire Pelgrims, Stève Bernardin [et alii], Histoire des transports et des mobilités en France: XIXe-XXIe siècles, Armand Colin, 2022, Collection U (Histoire), 230 p.
Maxime Huré, Les mobilités partagées. Régulation politique et capitalisme urbain: régulation politique et capitalisme urbain, Éditions de la Sorbonne, 2022, Mobilités et sociétés, 188 p.
Maxime Huré, Arnaud Passalacqua, Mathieu Flonneau (dir.), Métropoles mobiles. Défis institutionnels et politiques de la mobilité dans les métropoles françaises, Rennes: défis institutionnels et politiques de la mobilité dans les métropoles françaises, Presses universitaires de Rennes, 2021, [Hors-collection], 228 p.
Maxime Huré, Mathieu Flonneau, Léonard Laborie, Arnaud Passalacqua, Stève Bernardin [et alii], Les transports de la démocratie: approche historique des enjeux politiques de la mobilité, Presses universitaires de Rennes, 2019
Mobilité et démocratie forment en apparence un couple historique idéal. Union de deux idéaux en tout cas, dont Les transports de la démocratie éclairent les destinées variées et les affinités tumultueuses. S'ils semblent indissociables, ces deux idéaux se posent mutuellement des problèmes en pratique. La reconfiguration au cours du temps des liens qui les unissent et parfois les entravent dans un environnement changeant : tel est le sujet de ce volume. Écrit depuis plusieurs perspectives disciplinaires (histoire, science politique, géographie et économie), ce livre est centré d'une part sur la France, tout en offrant des points de comparaison avec d'autres espaces politiques, et d'autre part sur le second XXe siècle, tout en s'autorisant des échappées vers les périodes antérieures. Démocratie technique, écosystèmes de mobilité et équation des déplacements : ces opérateurs de la pensée sur les mobilités durables y gagnent en profondeur et s'en trouvent décapés. Avec ce recueil, l'histoire décloisonnée de la mobilité et des transports témoigne de sa maturité
Maxime Huré, Sébastien Gardon, Max Rousseau, Vincent Béal, Marie-Clotilde Meillerand, Hélène Peskine (dir.), (Re)Penser les politiques urbaines. Retour sur vingt ans d’action publique dans les villes françaises (1995-2015): retour sur vingt ans d'action publique dans les villes françaises 1995-2015, Editions du PUCA, 2018, Recherche, 341 p.
Maxime Huré, Les mobilités partagées : nouveau capitalisme urbain, Publications de la Sorbonne, 2017, Mobilités et sociétés, 160 p.
Maxime Huré, « The political regulation of “sustainable” urban mobility », in Hamman Philippe (dir.), Sustainable Urban Mobilities. French Fieldworks in European Perspective, Lausanne, Peter Lang, 2023
Maxime Huré, « La mise en politique des mobilités. Perspectives historiques et enjeux contemporains », Histoire des transports et des mobilités en France – XIXe-XXIe siècle, Armand Colin, 2022
Maxime Huré, « Mobilités partagés et régulations politiques. Essai sur les mutations des espaces publics », in Fleury Antoine, Frétigny Jean-Baptiste, Kanellopoulou Dimitra (dir.), L’espace public à l’épreuve des mobilités, Presses universitaires de Rennes, 2022, pp. 27-41
Maxime Huré, Guillaume Carrouet, Aurélie Delage, « Les transports en Occitanie : une compétence forte soigneusement négociée », in Emmanuel Négrier, Vincent Simoulin (dir.), La fusion des régions. Le laboratoire d’Occitanie, Presses universitaires de Grenoble, 2021
Maxime Huré, Grégoire Robida, Arnaud Passalacqua, « « Grand Paris Express et imaginaires politiques de la métropole » », in Flonneau (M.), Huré (M.), Passalacqua (A.) (dir.), Métropoles mobiles. Défis institutionnels et politiques de la mobilité dans les métropoles françaises, Presses universitaires de Rennes, 2021
Maxime Huré, « Expertise, infrastructures, réseaux. La technique, levier ou entrave à l'action publique urbaine ? », in Jean-Marc Offner, Gilles Pinson (dir.), L'impossible pouvoir local ? De nouvelles marges de manoeuvre pour l'action publique urbaine, Le Bord de l'Eau, 2021
Maxime Huré, « Mobilité », in Pasquier, Romain, Guigner, Sébastien, Cole, Alistair (dir.), Dictionnaire des politiques territoriales [2e édition mise à jour et augmentée], Sciences Po, Les Presses, 2020
Maxime Huré, « Le développement du vélo en libre service en Europe : innovations et changements de modèle », in Landau, Bernard, Diab, Youssef (dir.), Le nouveau monde de la mobilité, Presses de l'école nationale des ponts et chaussées, 2018
Maxime Huré, « Gouverner les politiques de mobilités urbaines. Quatre équations politiques à résoudre pour les grandes métropoles. Le cas des vélos partagés », in Baron, Nacima, Romero, Juan (dir.), Cultura territorial e innovation social. Hacia un nuevo modulo metropolitano en Europa del Sur ?, Publications de la Universitat de Valencia, 2018
Maxime Huré, Ludovic Halbert, Nicolas Raimbault, « La privatisation des infrastructures urbaines en question », in M.Huré, S. Gardon, M. Rousseau, V. Béal, M.-C. Meillerand (dir.), (Re)Penser les politiques urbaines. Retour sur vingt ans d’action publique dans les villes françaises (1995-2015), Editions du PUCA, 2018
Maxime Huré, « Infrastructures de service. La privatisation des données et des espaces publics : le cas des mobilités partagées », in Huré, Maxime ; Gardon, Sébastien ; Rousseau, Max ; Béal, Vincent ; Meillerand, Marie-Clotilde (dir.), (Re)Penser les politiques urbaines. Retour sur vingt ans d’action publique dans les villes françaises (1995-2015), Editions du PUCA, 2018
Maxime Huré, Sébastien Gardon, Marie-Clotilde Meillerand, « Les dynamiques politiques de l’innovation urbaine », in Huré, Maxime ; Gardon, Sébastien ; Rousseau, Max ; Béal, Vincent ; Meillerand, Marie-Clotilde (dir.), (Re)Penser les politiques urbaines. Retour sur vingt ans d’action publique dans les villes françaises (1995-2015), Editions du PUCA, 2018
Maxime Huré, « The Metropolis and the Market : political rescaling through public-private bike-sharing policies in Brussels », in Cole, Alistair, Payre, Renaud (dir.), Cities as political objects : historical evolution, analytical categorisations and institutional challenges of metropolitanisation, Edward Elgar Publishing, 2016
Maxime Huré, « Lyon : The Bicycle Goes Corporate », in Oldenziel, Ruth, Emanuel, Martin, Albert de la Bruhèze, Adri, Veraart, Frank (dir.), Cycling Cities : The European Experience. One Hundred Years of Policy and Practice, Foundation for the History of Technology, 2016
Maxime Huré, « Vélib' alla romana ? Una sfida europea al territorio romano », in Delpirou, Aurélien ; Passalacqua, Arnaud (dir.), Roma con tutti i mezzi. Evoluzioni urbane e mobilita, secoli XX-XXI, Ecole Française de Rome, 2014, pp. 83-93
Maxime Huré, « Des Vélib' à la romaine ? Un standard européen au défi du territoire romain », in Delpirou, Aurélien ; Passalacqua, Arnaud (dir.), Rome par tous les moyens. Evolutions urbaines et mobilités XXe-XXIe siècles, Ecole Française de Rome, 2014, pp. 85-95
Maxime Huré, Passalacqua Arnaud, « JC Decaux en sa “ville-fétiche”. Mobilité et affichage à Lyon, de l’innovation à la dépendance (1965-2005) », in Flonneau, Mathieu, Laborie, Léonard, Passalacqua, Arnaud (dir.), Les transports de la démocratie. Approche historique des enjeux politiques de la mobilité, Presses universitaires de Rennes, 2014, pp. 61-81
Maxime Huré, Thomas Evariste, Jean-Baptiste Frétigny, Thomas Pfirsch, « Les paradoxes écologiques des mobilités post-Covid », Métropolitiques, Métropolitiques, 2025
Maxime Huré, Arnaud Passalacqua, Philippe Poinsot, « Fare-free public transport in France: unveiling urban policy challenges », Town Planning Review, Liverpool University Press, 2024, n°1, pp. 1-21
Maxime Huré, Thomas Evariste, Jean-Baptiste Frétigny, Christophe Gay, « Les mobilités post-covid : un monde d’après plus écologique ? », Métropolitiques, Métropolitiques, 2023
Maxime Huré, « La gratuité des transports au cœur des enjeux sociaux et écologiques de la mobilité », Informations sociales, Informations sociales, 2022, n°206, pp. 93-103
Comment caractériser la gratuité des transports dans les politiques urbaines ? Et comment cette mesure peut-elle répondre aux enjeux sociaux et écologiques de la mobilité ? En s’appuyant sur des recherches menées à Dunkerque, plus grande ville française ayant adopté cette mesure en 2018, et en mobilisant les travaux de l’Observatoire des villes du transport gratuit, cet article propose de situer la gratuité des transports dans les dynamiques urbaines contemporaines. La spécificité de la gratuité des transports est d’utiliser la tarification comme un levier politique pour activer des transformations urbaines. Pour les acteurs politiques, cette mesure est un moyen de valoriser les dimensions sociale et écologique du service public de transports. Cependant, les effets de la gratuité des transports suscitent de nombreuses controverses que cet article souhaite discuter, en particulier concernant les dimensions sociale et écologique de cette politique publique.
Maxime Huré, « La gratuité des transports au cœur des enjeux sociaux et écologiques de la mobilité », Informations sociales, , 2022, n°206
Maxime Huré, « La dimension écologique de la gratuité des transports », Cahier Régional Occitanie sur les Changements Climatiques, , 2021
Maxime Huré, « La gratuité des transports ou le retour du politique dans le pilotage de l’action publique. L’exemple de Dunkerque », Transports urbains, Transports urbains, 2020, n°136, pp. 18-22
Cet article tente d’expliquer la montée en puissance mais aussi en crédibilité de la gratuité totale des transports publics, en s’appuyant sur le cas de Dunkerque. Au-delà d’une décision d’autorité organisatrice portant sur la tarification et donc sur la répartition des sources de financement des réseaux, ce cas spécifique se singularise par un projet politique et urbanistique beaucoup plus vaste, intégrant à la fois une restructuration complète du réseau et de nombreux aménagements d’espace public et de voirie destinés à accélérer les autobus et redynamiser le centre-ville. Au-delà de ce cas emblématique, l’auteur s’interroge sur les enjeux en matière de gestion des mobilités et de diffusion d’un nouveau modèle urbain.
Maxime Huré, Claire-Marine Javary, « La gratuité des transports pour changer les comportements de mobilité ? Premiers retours de l’expérience dunkerquoise (2018-2019) », Transports urbains, Transports urbains, 2020, n°136, pp. 23-27
Cet article rend compte d’une recherche assise sur une enquête relative aux premiers effets de la mise en place de la gratuité sur le réseau des transports publics dunkerquois, enquête menée auprès des usagers du bus et des acteurs du territoire entre septembre 2018 et août 2019, en partenariat avec l’Agence d’urbanisme locale et l’autorité organisatrice. Il s’agissait notamment de comprendre en quoi le nouveau réseau gratuit modifie ou non les choix modaux, les habitudes de déplacements et les représentations des habitants vis-à-vis des principaux modes de transport (voiture, bus, vélo). En second lieu, il s’agissait d’apprécier le report modal et la levée éventuelle des freins à la mobilité des personnes les plus précaires. Enfin, un troisième axe de la recherche portait sur les effets d’image du projet, premier du genre pour une agglomération de cette taille.
Maxime Huré, Claire-Marine Javary, « La gratuité des transports pour changer les comportements de mobilité ? Premiers retours de l'expérience dunkerquoise (2018-2019) », Transports urbains : mobilité, réseaux, territoires, Groupement pour l'étude des transports urbains modernes (GÉTUM), 2020, n°136, pp. 23-27
Maxime Huré, « La gratuité des transports ou le retour du politique dans le pilotage de l’action publique », Transports urbains : mobilité, réseaux, territoires, Groupement pour l'étude des transports urbains modernes (GÉTUM), 2020, n°136, pp. 18-22
Maxime Huré, « La gratuité des transports ou le retour du politique dans le pilotage de l'action publique : l'exemple de Dunkerque », Transports urbains : mobilité, réseaux, territoires, Groupement pour l'étude des transports urbains modernes (GÉTUM), 2020, n°136, pp. 18-22
Maxime Huré, « Infrastructure privée et gouvernement urbain : le déraillement de Vélib' à Paris », Métropolitiques, Métropolitiques, 2018
Maxime Huré, Mathieu Flonneau, Arnaud Passalacqua, « Formes et fonctions de l'idée de soutenabilité dans la mobilité urbaine au XXe siècle », Pour mémoire., La Défense: Ministère de l'écologie du développement durable et de l'énergie Direction de la communication Département Images et édition, 2018, n°19
Maxime Huré, Manuel Appert, Raphaël Languillon, « Gouverner la ville verticale : Entre ville d’exception et ville ordinaire », Géocarrefour - Revue de géographie de Lyon, Association des amis de la revue de géographie de Lyon, 2017, n°2
Maxime Huré, « Portrait d’entreprise : Le mobilier urbain et la publicité : JCDecaux et Clear Channel Outdoor », Flux, Flux, 2017, n°108, pp. 88-104
Maxime Huré, Christian Montès, Manuel Appert, « The Governance of Office Tower Projects in European Second City. The Case of Lyon », Built Environment, Alexandrine Press, 2017, n°4
Maxime Huré, Manuel Appert, Raphaël Languillon, « Gouverner la ville verticale : entre ville d’exception et ville ordinaire », Géocarrefour - Revue de géographie de Lyon, Association des amis de la revue de géographie de Lyon, 2017, n°2
Maxime Huré, Arnaud Passalacqua, « La Rochelle, France, and the invention of bike sharing public policy in the 1970s », Journal of Transport History, Manchester University Press, 2017, n°1
Maxime Huré, Henri Briche, « Dunkerque, nouveau laboratoire de la gratuité des transports », Métropolitiques, Métropolitiques, 2017
Maxime Huré, « Le mobilier urbain et la publicité : JCDecaux et Clear Channel Outdoor », Flux - Cahiers scientifiques internationaux Réseaux et territoires, Metropolis / Université Paris-Est Marne la Vallée, 2017, n°108
Maxime Huré, Michel Deshaies, Camilo Argibay, Virginie Billon, Jean Carsignol, « Les effets du jumelage des infrastructures lourdes de transport sur les territoires : quels enseignements ? », VertigO : La revue électronique en sciences de l'environnement, VertigO, 2016, n°24
Maxime Huré, « Vers un Grand Paris express du vélo ? », Métropolitiques, Métropolitiques, 2015, pp. -----
Maxime Huré, « Entre alternatives et entrepreneurialisme, le renforcement des pouvoirs politiques urbains. »: Gouverner les politiques de vélos en libre service en Europe (1965-2010), Métropoles, ENTPE ; ENS éditions, 2015, n°15
Maxime Huré, Bonnie Einsiedel, « The Cycles of Power : The public-private partnership of cycling policies in Barcelona (1981-2015) », Pôle Sud, Pôle Sud, 2015, n°o 43, pp. 91-114
Cet article analyse la structure des relations publiques-privées à Barcelone à travers les politiques du vélo en ville et montre une facette originale de l’évolution de ces relations au sein du gouvernement barcelonais. Loin de représenter un modèle barcelonais de consensus, les relations publiques-privées sont fluctuantes, marquées par des rapports de force institutionnels et économiques et ponctuées par des changements politiques. Elles s’inscrivent dans une configuration locale qui s’est transformée au début des années 2000. Le développement du vélo à Barcelone a suivi une trajectoire similaire à de nombreuses métropoles européennes, s’appuyant d’abord sur le tissu associatif local, avant de mettre en œuvre en 2007, un système de vélos en libre service géré par une grande multinationale spécialisée dans l’affichage publicitaire et le mobilier urbain. Ce changement de configuration s’est effectué pour consolider le pouvoir municipal et pour légitimer l’action du maire de Barcelone par rapport aux autres échelles du pouvoir métropolitain. Les élus doivent dorénavant faire face à la gestion du vélo par une grande firme.
Maxime Huré, Arnaud Passalacqua, « Un changement de braquet dans l’action municipale des années 1970 ? : L’expérience des vélos en libre-service de La Rochelle et la transformation de l’action publique urbaine », Histoire urbaine, Histoire urbaine, 2015, n°42, pp. 123-141
Au cours des années 1970, La Rochelle se positionna comme ville pionnière en
matière environnementale. L’action la plus importante de ce point de vue reste la
mise en place de systèmes de vélos en libre-service en 1976, dans le cadre de ce qui
était alors qualifié de banalisation des bicyclettes dans le cœur historique de la
ville. Inspiré non sans ambiguïté à la fois par l’esprit libertaire de la fin des années
1960 et le développement de la société de consommation, ce nouveau système de
mobilité visait d’abord à désengorger le centre-ville de la congestion automobile.
Mais il croisait des enjeux multiples (identité politique du maire, Michel Crépeau,
regain d’intérêt de l’État pour les villes moyennes, test d’une innovation de transport...). Le pilotage original de l’opération, par le biais d’une commission extra-municipale, dut ainsi concilier ces différentes tensions, avant que la solution d’une
normalisation du service, par le biais d’acteurs privés, ne s’impose.
Maxime Huré, « La différenciation des modèles standards urbains : Le cas de la réception d'un système de vélos en libre-service à Barcelone », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2015, n°VOL. 3, pp. 115-143
Cet article questionne les facteurs politiques qui ont conduit à différencier les systèmes de vélos en libre-service en Europe à partir d’une comparaison transnationale entre les villes de Lyon et Barcelone. Loin de refléter un simple transfert de politiques publiques standards, la réception d’un dispositif de vélos en libre-service à Barcelone a suscité la construction d’un nouveau modèle économique et organisationnel. Les transformations du modèle lyonnais se sont opérées à partir du contexte politique et institutionnel local. L’article insiste sur la nécessaire prise en compte des variables politiques dans les processus de transfert. D’une part, la différenciation des systèmes de vélos en libre-service vise à assurer la légitimité des élus par rapport aux acteurs politiques et associatifs locaux, et par rapport aux entreprises du mobilier urbain. D’autre part, la différenciation permet de transformer le marché et l’organisation générale de la compétition que se livrent les villes sur la scène internationale. Les logiques de compétition ne sont ici pas incompatibles avec une territorialisation accrue de l’action publique urbaine.
Maxime Huré, « Les cycles du pouvoir politique : le gouvernement public-privé du vélo à Barcelone (1981-2015) », Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale, Centre d’Etudes Politiques Et sociaLes, 2015, n°43
Maxime Huré, Arnaud Passalacqua, « Un changement de braquet dans l’action municipale des années 1970 ? L’expérience des vélos en libre-service de La Rochelle et la transformation de l’action publique urbaine », Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine (SFHU), 2015, n°42
Maxime Huré, « La différenciation des modèles standards urbains. Le cas de la réception d’un système de vélos en libre-service à Barcelone », Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2014, n°4
Maxime Huré, « Des Vélib’ à la romaine? Un standard européen au défi du territoire romain », Rome : École Française de Rome et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2014, pp. 85-95
Cet article analyse l’implantation d’un système de vélos en libre-service au cœur de Rome. En décalage avec le succès observé dans les autres villes européennes, ce dispositif a rencontré des difficultés récurrentes. Celles-ci sont liées non seulement aux spécificités du contexte romain, notamment au plan patrimonial, mais aussi à la complexité du système d’acteurs attaché au projet. En effet, cette innovation s’est développée à l’interface entre un programme européen de diffusion des systèmes de vélos en libre-service et la stratégie d’un opérateur privé, la société espagnole Cemusa, qui souhaitait faire de Rome une vitrine internationale susceptible de lui assurer une position sur un marché en plein essor. Le cas romain permet donc de soulever la question de la circulation des objets et des acteurs dans le champ de la mobilité urbaine, mais aussi celle de la territorialisation de l’action publique.
Maxime Huré, « Vélib alla romana? Una sfida europea al territorio romano », Rome : École Française de Rome et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2014, pp. 83-93
L’articolo analizza la creazione di un sistema di bike sharing nel cuore di Roma. Rispetto al successo che questo servizio ha avuto nelle altre città europee, nella capitale italiana ha incontrato, non di meno, varie difficoltà legate non solo alle specificità del contesto romano, in particolar modo quello patrimoniale, ma anche alla complessità del sistema di attori coinvolti nel progetto. Infatti, questa innovazione si è sviluppata con il coinvolgimento di un programma europeo di diffusione del bike sharing e la strategia di un operatore privato, l’azienda spagnola Cemusa, che sperava di fare di Roma la vetrina internazionale che gli avrebbe assicurato un ruolo di prim’ordine nel settore. Il caso romano permette dunque di sollevare il problema della circolazione e degli attori coinvolti nel campo della mobilità urbana, ma anche quello della territorializzazione dell’a-zione pubblica.
Maxime Huré, « Une action publique hybride ? Retour sur l'institutionnalisation d'un partenariat public-privé, JCDecaux à Lyon (1965-2005) », Sociologie du Travail, Association pour le développement de la sociologie du travail, 2012, n°2
Maxime Huré, « Le rôle des acteurs privés dans la mobilité des villes méditerranéennes : les vélos en libre-service à Barcelone et à Marseille », Transports urbains, Transports urbains, 2010, n°117, pp. 11-15
Depuis la mise en place du système Vélo’v à Lyon en 2005, les grandes métropoles européennes se livrent à une course à l’implantation de ce type de service de location de vélos en libre-service (VLS). En l’espace de quelques mois, on a observé une rapide circulation des VLS en Europe avec l’implantation de plus d’une soixantaine de systèmes entre 2005 et 2009. Pour les décideurs urbains comme pour les usagers, c’est l’innovation partenariale entre acteurs publics et privés qui semble être à l’origine de cet engouement sans précédent pour la bicyclette publique. Pourtant, les acteurs sont présents depuis longtemps et le VLS est un concept déjà ancien. Cet article recherche donc les causes de cette rupture en s’appuyant plus particulièrement sur les cas de Marseille et de Barcelone.
Maxime Huré, « Une privatisation des savoirs urbains ? Les grands groupes privés dans la production d’études des projets de vélos en libre service à Lyon et Bruxelles »: Les grands groupes privés dans la production d'études des projets de vélos en libre service à Lyon et Bruxelles, Géocarrefour - Revue de géographie de Lyon, Association des amis de la revue de géographie de Lyon, 2010, n°4
Maxime Huré, « La création d'un réseau de villes : circulations, pouvoirs et territoires : le cas du Club des Villes Cyclables (1989-2009) », Métropoles, ENTPE ; ENS éditions, 2009, n°6, p. 4010