Quentin Epron, Stéphane Rials, La manière française du droit: contribution à l'histoire des méthodes juridiques de l'humanisme aux Pré-Lumières, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille III, 2009, Lille-thèses
Quentin Epron, Les problèmes fiscaux dans la doctrine gallicane de 1550 à 1600, l'auteur, 2000
Quentin Epron, Guy Coquille et les enjeux de la représentation successorale, l'auteur, 1998
Quentin Epron, Stéphane Rials, La manière française du droit: contribution à l'histoire des méthodes juridiques de l'Humanisme aux pré-Lumières, 530 p.
Cette thèse est un essai sur l’histoire du raisonnement juridique, en France, dans un large XVIIème siècle (1580-1715). Le raisonnement juridique construit de la généralité. Autour d’un cas concret, il élabore une structure de raisonnement qui est énoncée à partir de règles générales. Pourtant, la généralité accordée à la règle de droit n’est pas la même selon que l’on se place du point de vue ancien de la regula iuris ou du point de vue moderne de la norme juridique. La pensée juridique française, étudiée entre la fin du XVIème siècle et le début du XVIIIème, témoigne d’une tension entre ces deux conceptions. D’un côté, la tradition des topiques et le recours humaniste à des précédents prolonge la logique profonde d’une culture juridique marquée par l’aristotélisme. Le raisonnement juridique trouve alors son point d’aboutissement dans une philosophie de la prudence. D’un autre côté, le XVIème siècle et le XVIIème voient se développer l’idée selon laquelle le raisonnement juridique est construit autour d’axiomes. Selon cette deuxième conception, le raisonnement juridique est tout d’abord déductif : plus que l’induction ou l’analogie, c’est la généralité de la règle qui fonde le raisonnement juste. Cette tension entre deux conceptions des « sources du droit », dans la pensée juridique française du XVIème siècle, permet d’éclairer, non seulement les oeuvres des Pères du droit français (Coquille, Pithou, Loisel...), mais également des auteurs caractéristiques de la fin du XVIIème comme Jean Domat ou Nicolas Delamare.
Quentin Epron, « Les Résolutions du Kentucky et de Virginie et la tradition américaine du constitutional dissent », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2025, n°61, pp. 45-58
Les Résolutions du
Kentucky et de Virginie sont deux résolutions parlementaires
adoptées par les Chambres basses du Kentucky et de Virginie,
en 1798, à l’initiative de Thomas Jefferson et James Madison.
Elles expriment la défiance de ces assemblées, et plus
largement des partisans de Jefferson, à l’égard des lois sur
les étrangers et la sédition qui furent votées, la même
année, par le Congrès des États-Unis, dominé alors par les
fédéralistes. Ces résolutions sont à l’origine d’une vision de la
Constitution fédérale américaine qui l’analyse comme étant
une convention (compact) entre États. Elles reconnaissent
aux États la possibilité de s’opposer à une loi fédérale qu’ils
jugeraient inconstitutionnelle. Le statut des Résolutions, dans
la culture juridique politique américaine, est ambigu : elles
participent d’une doctrine des droits des États qui fut largement
rejetée à l’issue de la guerre de Sécession mais elles expriment
également une dimension du constitutionnalisme américain
restée sensible jusqu’à aujourd’hui. Les oppositions politiques
sont souvent, dans l’histoire des États-Unis, productrices de
doctrines constitutionnelles. La défense des Résolutions de
Virginie, rédigée par James Madison et restée célèbre sous le
nom du « Rapport de 1800 », apparaît ainsi comme une étape
importante dans l’évolution intellectuelle et politique du grand
Virginien mais aussi comme la première expression d’une
doctrine constitutionnelle d’opposition.
Quentin Epron, « Formes et figures du juriste savant à la Renaissance : la contribution de Ian Maclean », Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, Société pour l'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique (SHFD) |2008, n° 28-....], 2022
Quentin Epron, « Xavier Prévost, Jacques Cujas (1522-1590), Jurisconsulte humaniste », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2016, n°03, p. 713
Quentin Epron, « Le statut des autorités de régulation et la séparation des pouvoirs », Revue française de droit administratif, Sirey - Dalloz , 2011, n°05, p. 1007
Quentin Epron, « Maurice Hauriou au prisme américain. Présentation d’un article méconnu à la Harvard law review », Jus Politicum : Revue de droit politique, Dalloz , 2011, n°6
Quentin Epron, « Le temps de parole audiovisuel des personnalités politiques », Jus Politicum : Revue de droit politique, Dalloz , 2010, n°4
Quentin Epron, « Les contrats de subvention », Revue du droit public, Revue du droit public, 2010, n°Javier, pp. 63-89
Quentin Epron, « Armand-Gaston Camus. Du gallicanisme à la Constitution civile du clergé », Droits, Droits, 2004, n°39, pp. 77-90
Quentin Epron, « Nicolas Delamare et la culture juridique française des pré-Lumières », Revue d'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique, Société pour l'histoire des facultés de droit et de la culture juridique, du monde des juristes et du livre juridique (SHFD) |2008, n° 28-....], 2004, pp. 9-33
Quentin Epron, « Le gallicanisme a-t-il connu l’idée d’un ordre juridique ? », Droits, Droits, 2002, n°35, pp. 3-24
Quentin Epron, « Interprétation et droit talmudique », le 20 février 2025
Séminaire organisé par l'Institut Michel Villey, Université Paris 2 Panthéon-Assas sous la direction scientifique d'Elodie Djordjevic et Quentin Epron.
Quentin Epron, « Matérialité de l'imprimé juridique », le 06 novembre 2024
Séance du séminaire "Histoire de l'imprimé juridique, du XVe au XXIe siècle", organisé par l’équipe ThéorHis, CTAD, UMR 7074, et le CRHEC, Université Paris Est Créteil.
Quentin Epron, « La responsabilité sociale des entreprises : renouvellement ou remise en cause de la liberté du commerce ? », le 04 avril 2024
Séminaire général 2024 de l'Institut Villey, Université Paris-Panthéon Assas organisé et coordonné par Élodie Djordjevic et Quentin Epron
Quentin Epron, « Séminaire général 2023 de l'Institut Michel Villey », le 02 février 2023
Séminaire organisé et coordonné par Elodie Djordjevic et Quentin Epron
Quentin Epron, « Lectures de… n° 10 : Interprétation et signification à la Renaissance. Le cas du droit », le 10 décembre 2021
Journée du 10 décembre 2021 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne par Xavier Prévost pour la Société pour l'histoire des Facultés de droit, avec le soutien de l’Institut universitaire de France, du Centre Aquitain d’Histoire du droit-Institut de Recherche Montesquieu (université de Bordeaux) et de l’Institut de Recherches Juridiques de la Sorbonne (Paris 1).
Textes mis en ligne le 12 novembre 2022.
Quentin Epron, « Machiavel – La raison d’Etat », le 30 janvier 2020
Organisé par l'école doctorale d'histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit et le Laboratoire de sociologie juridique, en collaboration avec l'Institut Michel Villey et l'Institut d'histoire du droit.
Quentin Epron, « L'histoire de l'édition juridique (XVIe-XXIe siècles) », le 25 janvier 2018