Présentation
La protection de l’environnement et des droits humains ne peut plus reposer sur les seuls instruments du droit public. Face à l’urgence écologique, à la mondialisation des activités et à la dimension systémique des atteintes, le droit public de l’environnement apparaît aujourd’hui à bout de souffle, incapable d’assurer seul une protection effective.
C’est sur ce constat que s’ouvre cet ouvrage, qui propose un renversement de perspective. Confrontée à des risques transnationaux, incertains et déterritorialisés, l’action du législateur, structurée par des mécanismes top down, révèle ses limites. Il devient nécessaire de repenser les fondements du droit de l’environnement.
L’ouvrage défend la thèse selon laquelle le droit privé constitue désormais un véritable droit commun de la protection de l’environnement et des droits humains. Par son approche transversale, il intègre les enjeux ESG et se met au service de l’intérêt général, offrant un espace d’innovation juridique complémentaire au droit public.
À la croisée de la théorie et de la pratique, cet essai s’adresse aux responsables politiques, universitaires, étudiants et praticiens. Il propose des outils pour penser et mettre en œuvre une protection renouvelée, plus efficace et effective.
Préface de Gilles J. Martin
Mustapha Mekki est Agrégé des Facultés de droit, Professeur à l’École de droit de la Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Ses domaines de recherches sont le droit privé, le droit de l’environnement, le droit du numérique, la théorie et la sociologie du droit.