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Parution : 09/2017
Editeur : IRJS Editions
ISBN : 978-2-9192-1174-6
Notice SUDOC

Les fonds communs de placement islamiques en droit libanais

Mohyedine Hajjar

Coll. Ethique et normes de la finance, 560 pages

Présentation de l'éditeur

La tentative d’introduction de la finance islamique en droit civil nécessite une démarche analytique comparative entre droit musulman et droit civ­il. La gestion islamique introduit des contrats inconnus en droit civil : la mudāraba et la wakāla. Ces contrats de représentation s’opposent au régime général des fonds communs de placement (FCP) en marquant une divergence remarquable avec le régime du mandat en droit civil. L’admission de ces contrats nécessite un aménagement du régime des fonds communs de placement (FCP) reposant sur la création d’un comité de représentation des souscripteurs. La qualification du fonds en copropriété par le législateur libanais et français plaît bien à la doctrine islamique. L’analyse du régime de propriété et de copropriété prouve l’absence de divergences fondamentales entre le droit civil et le droit musulman. Cependant, le régime des fonds s’approche de la nature du patrimoine d’affectation d’après la doctrine civiliste. Cette qualification est inadmissible en droit musulman adoptant une théorie personnelle du patrimoine. Notre conceptualisation du régime d’une notion juridique de droit musulman dite de Jiha assure l’admission du patrimoine d’affectation et de la personnalité morale en droit musulman. La gestion islamique renforce la gouvernance du fonds et impose des obligations supplémentaires au gestionnaire. Elle nécessite la présence des organes spécialisés dans le contrôle de la conformité de la gestion au droit musulman, ce qui dégage une structure propre au FCPIs (fonds communs de placement islamiques) inexistante dans la pratique. La gestion islamique aboutit à un « filtrage » des titres financiers. Une première analyse juridique du filtrage islamique élabore ainsi les fondements juridiques de ce filtrage.

Préface d'Alain Couret