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Les droits des obligataires confrontés à la procédure collective de l’émetteur

Les droits des obligataires confrontés à la procédure collective de l’émetteur

Catherine Gralitzer

Édition : 2023

ISBN: 978-2-275-11797-3

Présentation de l'éditeur

Le droit des procédures collectives et le droit des obligataires ont ceci en commun qu’ils substituent une logique collective à une logique individuelle se traduisant par le regroupement d’un ensemble de créanciers face à un débiteur unique et l’absorption de leurs prérogatives individuelles au profit d’un intérêt jugé supérieur. Le législateur du décret-loi de 1935, jouant de cette analogie, en a tirée la notion de « masse des obligataires », référence explicite à la notion de « masse des créanciers » alors connue du droit de la faillite. De ce constat peut être tiré une notion, celle de « masse dans la masse », conséquence du principe de permanence de la masse à l’ouverture de la procédure collective de l’émetteur posé par les articles L. 228-83 et L. 228-88 du Code de commerce. Cette notion fondamentale irrigue l’ensemble des droits des obligataires confrontés à la procédure collective de l’émetteur, de la déclaration de leur créance jusqu’à l’arrêté du plan.

En ce qu’il fait partie d’un tout, l’obligataire n’est ainsi pas un créancier ordinaire. Il ne répond pas à la même logique que celle guidant le sort des autres créanciers de l’émetteur failli. L’analyse des mécanismes à l’œuvre permet de mettre en lumière cette singularité qui se révèle par touches aux différentes étapes de la procédure collective, jusqu’à fonder un véritable régime propre auquel l’actualité confère aujourd’hui un nouvel éclairage.

Catherine Gralitzer est docteur en droit.

Droit de l’entreprise Droit des affaires Droit des contrats et obligations Finance d'entreprise Droit privé Droit public
Le refus du mandat impératif en droit constitutionnel français

Le refus du mandat impératif en droit constitutionnel français

Auteur(s) : 7638

Édition : 2023

ISBN: 978-2-275-11224-4

Présentation de l'éditeur

« Tout mandat impératif est nul ». L’importance de l’article 27 de la Constitution de 1958, que cet ouvrage propose de mettre en lumière, est à la mesure du désintérêt que lui porte le droit constitutionnel. Cette disposition induit que l’élu dispose plutôt d’un mandat représentatif dont l’examen suscite davantage l’intérêt. Par son mandat général, libre et qu’il est présumé exercer conformément à la volonté de la Nation, le représentant bénéficie d’une indépendance l’autorisant à agir avec la latitude nécessaire à la poursuite de l’intérêt général.

Une fois ceci admis, il demeure pourtant plusieurs questions : qu’est-ce qu’un mandat impératif ? Dans quels cas l’élu devra-t-il être regardé comme soumis à cette pratique et que risque-t-il le cas échéant ? Si la règle est reproduite avec la force de l’évidence depuis 1791 au sein de nos institutions, il faut reconnaître qu’elle n’a pas la clarté parfois affirmée.

D’une part, aucun texte juridique français n’a jamais défini le mandat impératif. D’autre part, les discours sur cet objet du droit constitutionnel (tenus par les historiens, la doctrine publiciste, ou les représentants politiques eux-mêmes) montrent qu’il peut être interprété de manières très différentes, suivant les positions de leurs auteurs et les époques.

Ces constats invitent à une analyse approfondie de la règle qui interdit le mandat impératif. Cet ouvrage montre que, loin d’être figée, elle fluctue avec l’environnement historique et théorique dans lequel elle s’insère et qu’elle peut (et doit) encore retenir l’attention pour penser le régime représentatif.

Prix de thèse 2021 de l’Assemblée nationale en droit parlementaire

Mention spéciale 2021 en histoire parlementaire

Prix Henri-Gazin 2019-2020 de l’Université de Bourgogne

Droit constitutionnel Science politique Représentation Institutions Droit public Sciences politiques Régimes politiques
La régularisation des actes administratifs

La régularisation des actes administratifs

Étude du droit français à la lumière des solutions du droit brésilien

Auteur(s) : 7495

Édition : 2023

ISBN: 978-2-275-11807-9

Présentation de l'éditeur

La régularisation des actes administratifs s’inscrit dans un mouvement global de recherche de stabilité juridique, mettant à l’épreuve la dialectique connue de la sécurité juridique et de la légalité administrative. Elle implique que l’acte puisse subsister dans l’ordonnancement juridique, en dépit d’une illégalité originelle. Mais l’état actuel du droit français de la régularisation interpelle par le décalage existant entre la présence croissante de ses mentions en droit positif et l’indétermination de son emploi.

À l’inverse, le législateur brésilien a consacré depuis vingt ans la régularisation des actes administratifs comme un pouvoir aux mains de l’administration, et fournit l’exemple d’une expérience mature de son utilisation. L’approche comparatiste agit en révélateur des perspectives qui pourraient accompagner l’expansion de la régularisation en droit français. À partir de cette démarche, la notion a été précisée, désignant un processus de correction à effets rétroactifs, permettant de maintenir l’acte administratif dans l’ordonnancement juridique et de restaurer la légalité. Cette définition contribue à singulariser la notion et à en préciser le champ, afin d’envisager ensuite ses effets juridiques. À cet égard, la construction d’un régime propre à la régularisation des actes administratifs repose sur la recherche d’un équilibre, qui doit à la fois ménager les objectifs poursuivis par la régularisation et contenir certains de ses effets négatifs.

Droit administratif Droit comparé Régulation Droit privé Droit public Sécurité juridique
La réglementation de la convention d'arbitrage international

La réglementation de la convention d'arbitrage international

Étude critique et comparative en droits français et américain

Auteur(s) : 7663

Édition : 2023

ISBN: 978-2-275-10856-8

Présentation de l'éditeur

Depuis le début des années 1990, la réglementation de la convention d’arbitrage international est tout entière structurée autour de la méthode des règles matérielles. Celle-ci a visé à créer un corps de règles propres à la convention d’arbitrage international et applicables sans recours à la technique conflictualiste.

Dès lors que, dans le champ du droit international privé, les contrats internationaux relèvent en principe des règles de conflit de lois, l’empire de cette méthode apparaît fort singulier. Elle semble s’inscrire dans une certaine représentation théorique du droit de l’arbitrage international qui reconnaît l’existence d’un ordre juridique tiers : la méthode répond au prisme pluraliste français. Ainsi, les règles matérielles prétendent être dénuées de toute singularité locale et répondre aux besoins du commerce international. Pour ce faire, elles seraient dégagées d’après un consensus étatique généralement observé. Or, l’analyse critique et comparative de ces règles au regard du droit américain peut faire douter de ce que ce programme méthodologique a été véritablement tenu. Elle semble plutôt démontrer que ces règles ne sont que le décalque, plus ou moins adroitement exécuté, de la règle du droit français qui aurait été applicable si le droit français avait été directement appliqué à la question de droit posée. Si la démonstration d’une telle idée est faite, la voie sera ouverte pour proposer une nouvelle méthode de réglementation de la convention d’arbitrage.

Préface de Sylvain Bollée

Prix de thèse 2021 du Comité français de droit international privé

Prix de thèse France Amériques 2023

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