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Max Weber ou la démocratie inachevée

Max Weber ou la démocratie inachevée

Jean-Marie Vincent

Édition : 2009

ISBN: 978-2-866-45705-1

Information transmise par Fr. Audren:Jean-Marie Vincent
Max Weber Ou la démocratie inachevée

Le Félin (Poche), 09/2009, 294 p., ISBN : 978-2-86645-705, 10,90€/10,35€

Présentation éditeur Max Weber est l'un des grands classiques de la sociologie. Mais les hommages en faveur de l'auteur de L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme ne lui rendent pas forcément justice. Sa pensée rugueuse et pleine d'arêtes est trop souvent aplanie et lissée. L'ouvrage de Jean-Marie Vincent, qui est un dialogue critique avec l'oeuvre wébérienne, entend lui restituer toute sa force et sa charge d'inquiétude.
L'idéal scientifique de Weber, comme le notait le philosophe Adorno, était polémique. Il ne voulait pas rassurer, mais bousculer les conforts intellectuels, et c'est en ce sens qu'il faut prolonger sa réflexion. Max Weber, dont les relations avec la démocratie étaient ambivalentes, est aussi l'un des penseurs qui permet le mieux de saisir l'inachèvement de cette dernière et la nécessité de la mener plus loin.
La crise des « grands récits » - celle, par exemple, du communisme - donne à la pensée de Weber une force et un attrait renouvelés. De fait, la relecture de son oeuvre est aujourd'hui essentielle pour tout projet d'extension et d'approfondissement de la démocratie.

Préface de Catherine Colliot-Thélène.

Auteur
Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.

Source: http://www.lgdj.fr/essais/228290/max-weber

Crimes, rixes et bruits d’épées

Crimes, rixes et bruits d’épées

Homicides pardonnés en Castille au Siècle d’or

Rudy Chaulet

Édition : 2009

ISBN: 978-2-842-69817-1

Présentation éditeur

En Castille, la violence homicide fait partie des modes habituels de règlement des conflits. Si la justice royale cherche à la limiter, elle se heurte souvent à l’Église qui, par un intense exercice du droit d’asile permet souvent aux coupables d’échapper au châtiment. Partant du pardon que le monarque espagnol a octroyé au coupable — les Perdones de Viernes Santo, jamais étudiés de façon systématique jusqu’ici —, ce livre retrace l’histoire des criminels homicides et de leurs victimes en Castille au XVIe et au XVIIe siècle. Souvent payante aux périodes difficiles du XVIIe siècle, même si elle s’entoure de motifs religieux, la grâce royale n’est concédée que si le pardon de la partie lésée a été précédemment consenti, originalité de la procédure castillane qui intègre des modes d’arrangement privés aux procédures officielles. Notre enquête procède d’aval en amont : elle débute à la fin du procès, au moment où le pardon royal est accordé, et se poursuit à rebours jusqu’à l’accomplissement de l’acte délictueux. Le cadre de la violence observée dans les archives castillanes est très majoritairement urbain et la rue en est le lieu le plus fréquent. Les criminels agissent surtout la nuit et leur arme favorite est l’épée qu’ils manient avec suffisamment de précision pour provoquer la mort rapide de leur victime, dans des oppositions qui prennent souvent l’aspect d’un duel improvisé où la question de la défense de l’honneur est centrale. S’il n’est guère possible de mesurer le degré réel de violence exercée dans la société, celui que laissent entrevoir les documents d’archives des pardons royaux s’accorde peu aux lieux communs qui font de l’Espagne la terre de tous les excès.

 

Recension

in Revue d'Histoire moderne et contemporaine, n°55-4 2008/4, p. 167s., par R. Muchembled"Voici la version remaniée et soigneusement mise au point d’une thèse sur la violence en Vieille-Castille de 1587 à 1700. Présentées en annexe, les sources principales sont composées de 453 demandes de pardon pour homicide soumises au roi. La grâce est accordée soit de manière payante – parfois pour une forte somme – soit gratuitement, en mémoire de la passion du Christ, sous forme de « pardons du Vendredi Saint » solennellement octroyés durant une cérémonie religieuse en présence du monarque. Les derniers sont les plus nombreux, avec 265 exemples, dont 47 ne suivent pas la règle de gratuité. Au préalable, le criminel a dû obtenir l’apartamientoou pardon de la partie lésée, souvent après avoir négocié un dédommagement financier avec la famille de la victime. Quoi qu’en dise l’auteur, cette disposition n’est pas une originalité castillane. Elle figure systématiquement dans les lettres de rémission délivrées aux Pays-Bas par les souverains espagnols :« satisfaction préalablement faite à partie intéressée ». Il a pourtant raison de souligner à ce propos la grande importance des procédures infrajudiciaires de règlement des suites de conflits mortels. Vengeance ou traités privés tiennent assurément plus de place que la volonté royale dans la régulation quotidienne de la violence. Il se pourrait même que la Vieille-Castille demeure beaucoup plus attachée à de telles pratiques que les Pays-Bas, si l’on interprète sous cet angle le nombre très faible de pardons par rapport à la population, presque dix fois moins qu’en Artois sous tutelle espagnole à la même époque (p.65). La question posée est celle de l’importance de l’indicateur choisi pour aboutir à une large histoire sociale et culturelle. Relier l’âge d’or du pardon castillan, vers 1620-1640, à la situation financière désastreuse de la couronne paraît un peu court, d’autant que plus de la moitié des exemples – 237 exactement – sont délivrés gratuitement. On y reviendra pour tenter d’élargir les perspectives de ce remarquable ouvrage. Fruit d’une rigoureuse méthode, celui-ci se développe en trois parties. La première présente les documents, le contexte politique, démographique et judiciaire, puis le thème historiographique de la violence. Parfaitement dominé, le dernier point aboutit à une question centrale :la Castille est-elle différente du reste de l’Europe du temps ? On note que Madrid a été délibérément exclue de l’enquête, à cause de la concentration excessive de demandes de pardon en ce lieu carrefour. Le terrain, comme d’autres secteurs géographiques, est libre pour la recherche, car le total des pardons de la période est estimé à près de 7000. La deuxième partie analyse minutieusement le temps, l’espace et les acteurs de la violence pardonnée. Celle-ci se révèle plus intense en janvier et en été, particulièrement faible en avril et en décembre. Le dimanche la voit culminer, tandis qu’elle atteint son minimum le vendredi.À la différence de l’Artois de la même époque, la nuit est le moment privilégié de l’homicide, dans un cas sur deux. Le paroxysme se situe vers 21 heures, suivi par un rapide déclin, très peu de meurtres ayant lieu après minuit. Le cadre urbain se taille la part du lion, avec près de deux tiers des cas, en particulier Valladolid, qui enregistre 99 pardons. La rue urbaine est le principal théâtre des combats, la maison voit plutôt se commettre des violences familiales. Les données sont d’autant plus intéressantes qu’elles sont beaucoup plus complètes qu’ailleurs : en effet, en Castille, la demande de grâce est souvent accompagnée du procès. Les acteurs ne se différencient cependant guère de ceux des autres pays : 98% des meurtriers et 89% des victimes appartiennent au sexe masculin. R. Chaulet ne leur accorde qu’un cinquième du chapitre dévolu à ce thème, préférant consacrer de longues et intéressantes descriptions aux femmes, aux enfants et aux antagonismes entre riches et pauvres. Le groupe le plus représenté est celui des artisans citadins, les données inconnues dépassant à peine un quart du total. La seule grande lacune du corpus concerne l’âge des combattants, impossible à approcher dans 60% des cas. Pour le reste, les mozos ou jeunes hommes de moins de trente ans composent 70% du contingent identifiable selon ce critère, avec une quasi égalité entre les agresseurs et les victimes. La dernière partie tente de préciser la place sociale et culturelle occupée par l’homicide dans la société castillane. L’arme favorite, dans toutes les couches sociales et pratiquement autant chez les artisans que chez les nobles, est l’épée (53% des cas), suivie par le couteau (18%). Il s’agit d’une civilisation urbaine de l’épée, car son usage augmente proportionnellement à la taille des villes. Il est dommage que le cas de Valladolid ne soit pas isolé, car une excellente carte de synthèse (p.155) montre que la province du même nom concentre 40% des demandes de pardons et qu’un cercle de 80 km débordant sur d’autres régions en contient plus de la moitié. Le phénomène est évidemment lié au rôle judiciaire primordial de Valladolid, peuplée d’environ 40000 habitants à la fin du XVIe siècle. Mais on décèle également un phénomène d’imitation comportementale que l’auteur traite trop rapidement, faute d’avoir distingué systématiquement les villes des campagnes dans la deuxième partie du livre.À rebours de l’Artois où domine l’homicide pardonné d’origine rurale, une profonde originalité urbaine castillane apparaît : des jeunes citadins, souvent artisans ou serviteurs, combattent des pairs, la nuit, vers 21-22 heures, un dimanche ou un jour de fête, dans la rue, à l’épée ou au couteau. Il ne semble pas s’agir de royaumes de jeunesse classiques, tels ceux des paysans artésiens, ni de rites de virilité traditionnels qui visent à blesser plus qu’à tuer. En effet,87% des victimes ont reçu un seul coup au cours d’un face-à-face n’impliquant aucun autre protagoniste dans un cas sur deux. Si l’épée a été utilisée, elle a majoritairement touché la poitrine de l’intéressé, qui en est mort sur le coup dans 46% des occurrences, alors qu’une blessure à la tête causée par une autre arme entraîne moins souvent et moins rapidement une issue fatale. Il paraît évident que la formule de base est constituée par un duel à l’épée entre deux jeunes hommes, parfois quatre ou plus dans un quart des exemples, sur le pavé urbain, une nuit dominicale. Cette pratique apparemment nouvelle, qui culmine vers 1620-1640, semble se diffuser à partir de Valladolid, dont la population comprend d’ailleurs 30% de hidalgos, d’abord dans toutes les couches sociales du lieu – mais avec une moindre intensité dans les quartiers les plus populaires (carte p.195) – puis en taches d’huile dans les autres villes de la province et au-delà. Le dernier chapitre cherche à découvrir les origines de la violence. Il lie de manière très convaincante les actes brutaux à la défense de l’honneur, au modèle chevaleresque et aux ressorts guerriers puissants en Castille. Il montre aussi avec finesse que la monarchie, tout en poursuivant l’homicide, est « complice des causes qui ont mené à sa réalisation ». Seul manque le lien avec l’éducation nouvelle au point d’honneur et au duel, d’une jeunesse urbaine issue de tous les milieux. Il ne s’agit probablement pas seulement d’imiter les valeurs nobiliaires, mais de tenir son rang de jeune mâle castillan sur le pavé urbain et d’acquérir ainsi le courage nécessaire pour devenir un soldat de la redoutable infanterie espagnole. C’est sans doute pourquoi la monarchie condamne l’homicide par principe chrétien, mais le tolère et le pardonne par nécessité, pour les besoins de la défense de l’empire. Et l’Église lui emboîte le pas, ce qui pousse R.Chaulet à dire que celle-ci ne cherche nullement à modérer la violence. Il est vrai qu’elle ne paraît pas très préoccupée d’interdire vigoureusement et ouvertement cette forme d’homicide lié à l’honneur, finalement utile pour former des guerriers qui seront aussi des défenseurs de la foi. Elle contrôle cependant la situation de plus près que ne le prétend l’auteur. En témoigne la limitation du nombre des combats mortels révélée par les chiffres :7000, au plus, pour l’ensemble du royaume durant toute la période, alors que l’Artois espagnol présente à lui seul plus de 3500 cas du début du XVIe siècle à 1660, pour une population de 200000 habitants. En outre, une plus grande imprégnation religieuse des combattants que dans d’autres pays apparaît, car les duellistes castillans respectent de près les rythmes essentiels du christianisme en évitant de verser le sang en avril, en décembre et le vendredi, moments éminemment sacrés des fêtes de Pâques, de l’Avent, de Noël et du jour anniversaire de la Passion, et en cherchant le couvert de l’obscurité pour s’adonner à leurs brutaux jeux mortels. L’ouvrage fera date, car il apporte énormément d’informations et d’idées, pour une meilleure compréhension du siècle d’or castillan. Il laisse aussi émerger d’importantes interrogations à propos de la manière dont une société chrétienne organise ses discours et ses pratiques pour justifier ou tolérer l’injustifiable :l’homicide. Il débouche enfin sur un vaste questionnement, inspiré par la courbe en cloche des demandes de pardon :celle-ci suit de très près le mouvement ascendant de la puissance espagnole jusqu’en 1640, puis épouse celui de son déclin par la suite. Quels ressorts secrets de la société urbaine castillane ont donc commencé à se dérégler vers 1640 ? Les demandes de grâce s’effondrent alors durablement, tandis que la France – pays où le duel continue à connaître son âge d’or – affirme son hégémonie en Europe. En Castille, la royauté et l’Église auraient-elles fini par imposer plus profondément le précepte « tu ne tueras point » et à émousser très largement l’ardent besoin du face à face mortel juvénile en le détournant vers des exutoires tels que la corrida, apaisant ainsi toujours davantage la violence meurtrière, au détriment de l’esprit guerrier qui faisait la force des armées hispaniques sous le duc d’Albe et ses successeurs ? Robert MUCHEMBLED"

Source: http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RHMC_554_0167#

L’expert en droit international

L’expert en droit international

Auteur(s) : 5821

Édition : 2009

ISBN: 978-2-233-00580-9

Présentation de l'éditeur

Si la fonction d’expertise est devenue habituelle dans les relations internationales, le statut de l’expert qui l’exerce et les méthodes qu’elle emploie ne sont pas souvent évoqués. Distincts, mais aux côtés des diplomates et du personnel permanent des États et des organisations internationales, les experts, consultants ou techniciens donnent leur avis à ces derniers, qui les nomment pour accomplir cette mission. L’utilisation d’experts internationaux dépasse les différences des contextes spécifiques dans lesquels elle intervient, et peut être analysée sous un certain nombre de caractéristiques communes : l’avis du technicien, agent international, peut être déterminant pour le contenu des décisions prises postérieurement par les sujets de droit international, en ce qui concerne notamment l’élaboration et l’application des normes. Cela pose des problèmes particuliers à propos des aspects tels que le contrôle de l’expert et la manière dont il doit exercer son rôle, qui reste distinct de celui de la prise de décisions.Pour les résoudre, les principes essentiels régissant le recours à l’expert en droit international et les méthodes d’insertion de son avis dans des décisions et instruments normatifs doivent être saisis. La compétence consultative du technicien concerne ainsi le fondement des normes qui lui sont applicables dans sa relation avec l’autorité commanditaire de l’expertise, depuis son entrée en fonctions jusqu'au moment de rendre son avis dans un rapport ou tout autre support. A partir de ce moment, cet avis devient externe, est c’est l’utilisation qui est faite par les sujets de droit international qui est susceptible de lui octroyer un caractère fondamental comme une étape dans la formation et l’application du droit.

Être dreyfusard hier et aujourd’hui

Être dreyfusard hier et aujourd’hui

Gilles Manceron et Emmanuel Naquet

Édition : 2009

ISBN: 978-2-753-50947-4

Information transmise par Fr. Audren:Être dreyfusard hier et aujourd’hui
Sous la direction de Gilles Manceron et Emmanuel Naquet

Rennes, PU Rennes (Histoire), nov. 2009, 552 p., ISBN:978-2-7535 0947-4, 24€4e de Couv.
La particularité de ce livre, parmi tous les travaux parus à l’occasion du centenaire de l’affaire Dreyfus, est de lier les nouveaux regards sur cet épisode fondamental de notre histoire à la réflexion sur un certain nombre de débats actuels, notamment sur la question de l’approche universaliste ou communautaire de la lutte contre l’antisémitisme.
En se plaçant sous l’égide de Pierre Vidal-Naquet, qui s’est défini lui-même comme, inséparablement, historien et citoyen engagé, cet ouvrage s’efforce d’ajouter à l’analyse proprement historique celle du sens qu’a pris, depuis l’Affaire et jusqu’à aujourd’hui, la notion d’engagement dreyfusard.
À partir des travaux du colloque international organisé, en association avec plusieurs institutions et sociétés savantes, par la Ligue des droits de l’Homme les 8 et 9 décembre 2006, à l’École militaire, sur les lieux mêmes où s’était déroulée, un siècle plus tôt, après la dégradation du capitaine, la cérémonie réparatrice de juillet 1906, les directeurs de cet ouvrage ont introduit d’importants compléments qui en dégagent les problématiques et les principaux points en débat.
Aux études des quarante-cinq historiens réunis ici, dont Serge Berstein, Patrick Cabanel, Vincent Duclert, Michel Dreyfus, Rémi Fabre, Robert Frank et Jérôme Grévy, s’ajoutent des contributions d’autres personnalités connues pour leur implication dans les questions relatives à la Justice, tels Lucie Aubrac, Robert Badinter, Jean-Jacques de Félice, Jean-Pierre Dubois, Nicole Dreyfus, Stéphane Hessel, Henri Leclerc, Michel Tubiana, ainsi que l’ancien premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet, et l’avocat général à sa chambre criminelle, Didier Boccon-Gibod. Les échanges rassemblés dans ce livre prennent aussi une dimension internationale, avec les apports de Michel Abitbol, Cylvie Claveau, Simon Epstein et Norman Ingram.
Au-delà du public intéressé par l’histoire de l’affaire Dreyfus et la place fondatrice qu’elle occupe dans notre modernité républicaine, les débats soulevés dans ce livre, qui renvoient à des enjeux contemporains, concernent aussi tous les citoyens.
Auteurs

  • Gilles Manceron est l’auteur notamment de Marianne et les colonies (La Découverte, 2003), 1885, le tournant colonial de la République (La Découverte, 2007), et, en collaboration, La colonisation, la loi et l'histoire (Syllepse, 2006) et Droits de l'Homme. Combats du siècle (Seuil, 2004).
  • Emmanuel Naquet, chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po-Paris, auteur en 2005 d’une thèse sur la Ligue des droits de l’Homme de 1898 à 1940, à paraître chez Fayard, est membre des comités de rédaction d’Histoire@Politique. Politique, culture, société et de Matériaux pour l’histoire de notre temps.

Sommaire

Table des matières
Les auteurs
Introduction par GILLES MANCERON et Emmanuel NAQUET, L'engagement dreyfusard, histoire, postérité et actualitéHommage par Geneviève DREYFUs-ARMAND et Gilles MANCERON, PierreVidal-Naquet, «un dreyfusard en action» Première partie. - Quelques dreyfusards méconnus

Introduction par SERGE BERSTEIN, «Des seconds rôles?»
1.1. Gilles MANCERON et Philippe ORIOL, Jean Ajalbert, ou l'oubli des «tristesses et des intérêts privés»1.2. Serge BERSTEIN, Léon Blum, un simple «juriste»?
1.3. Michel DREYFUS et Emmanuel NAQUET, Célestin Bouglé, un durkheimien gagné à la «cause »l.4. Michel DREYFUS, Léon Bourgeois, ou l'entrée tardne en révisionnisme du père du solidarisme
1.5. Samuël TOMEI, Ferdinand Buisson, ou comment résister à la folie du sens propre
1.6. Françoise BLUM, Lude Dreyfus, de l'épouse à l'héroïne
1.7. Gilles MANCERON. Emmanuel NAQUET et Philippe ORIOL, Mathieu Dreyfus, le «frère admirable»
1.8. Vincent DUCLERT, Émile Duclaux ou la sdence en action
1.9. Michel DROUIN, Le commandant Forzinetti, premier dreyfusard de l'armée française 93
1.10. Marie-Claire BANCQUART, Anatole France, l'écrivain engagé, l'écrivain délaissé
1.11. Marc PÉNIN, Charles Gide, «le vrai dreyfusard••• le juge imperturbable»
1.12. Emmanuel NAQUET, Arthur Giry, un homme de science au service de laVérité et de la Justice
1.13. Vincent DUCLERT, Édouard Grimaux, la figure du savant engagé1.14. Michel DREYFUS, Paul Guieysse, l'Affaire et au-delà1.15. Rémi FABRE et Emmanuel NAQUET, Yves Guyot, ou la fusion du libéralisme et des droits de l'Homme1.16. Emmanuel NAQUET et Philippe ORIOL, Louis Havet, ou la nécessité de la révision jusqu'au bout1.17. Gilles MANCERON et Emmanuel NAQUET, Émile Kahn, ou soixante ans de dreyfusisme
1.18. Perrine SIMON-NAHUM, Zadoc Kahn, une figure du judaïsme français restée longtemps secrète1.19. Gilles MANCERON, Emmanuel NAQUET et Plùlippe ORIOL, Louis Leblois, l'avocat qui joua davantage qu'un second rôle1.20. Françoise BLUM, Aline Ménard.Dorian, du salon à la scène politique1.21. Pierre   MICHEL, Octave Mirbeau et l'engagement éthique
1.22. Rémi FABRE, Gilles MANCERON et Emmanuel NAQUET, Mathias Morhardt, un dreyfusard historique et problématique1.23. Anne-Laure ANIZAN, Paul Painlevé, la posture du mathématicien devant la vérité
1.24. Patrick CABANEL, Félix Pécaut, laïcité protestante et dreyfusisme
1.25. Frédérique DUFOUR, Jean Psichari, un exemple d'intégration sociale parachevée par le dreyfusisme
1.26. Gilles CANDAR, Emmanuel NAQUET et Philippe ORIOL, Pierre Quillard, écrivain, défenseur des hommes et des peuples
1.27. Hervé DUCHÊNE, Salomon Reinach, un cadet en Dreyfusie
1.28. André HÉLARD, Henri Sée, dreyfusard au nom de la science et en haine du cléricalisme
1.29. Emmanuel NAQUET, Charles Seignobos, un membre du «parti de la justice et de l'humanité»
1.30. Bertrand FAVREAU, Ludovic Trarieux, ou l'oubli d'un des premiers dreyfusards
1.31. Jérôme GRÉVY, Pierre Waldeck.Rousseau, un dreyfusard de raison?
1.32. Vincent DUCLERT, Alfred Dreyfus, un dreyfusard méconnuDeuxième partie. - Des milieux à revisiter

Introduction par Jérôme GRÉVY, Des histoires décalées et emboîtées: associations, revues et éditeurs
2.1. Jean-Marie MAYEUR, Le Comité catholique pour la défense du droit, une phalange de dreyfusards avancés
2.2. Jacqueline LALOUETTE, La Fédération française de la Libre Pensée: une intervention tardive et ambiguë
2.3. Jean-Paul MARTIN, La Ligue de l'enseignement: une participation attentiste à la culture politique républicaine
2.4. Édouard BOEGLIN, Le rendez..vous raté de la franc-maçonnerie
2.5. Colette COSNIER, La Fronde, un «journal entièrement dirigé, rédigé... par les femmes» au coeur de l'Affaire
2.6. Paul-Henri BOURRELIER, La Revue blanche ou l'engagement de la jeunesse
2.7. Jean-Yves MOLLIER, Les éditeurs français face à l'Affaire
Troisième partie. - Des moments, des lieux et des représentations

Introduction par Rémi FABRE, Une affaire de sons
3.1. André BACH, Les officiers de la «Grande Muette» et l'un des leurs
3.2. Alain MONCHABLON, Le Quartier latin, un microcosme.révélateur des oppositions issues de 1'Affaire3.3. Marcel THOMAS, La légende des aveux: naissance et mort d'une rumeur.3.4. Danielle TARTAKOWSKY, L'omniprésence de la rue
3.5. Stéphane GACON, L'atmnistie: «l'incident est clos»?
3.6. Didier BOCCON-GlBOD, Le rôle du parquet général de la Cour de cassation dans l'Affaire
3.7. Alain PAGÈS, Les représentations romanesques de l'affaire Dreyfus
3.8. Patrick CABANEL, Après l'Affaire: nostalgie de dreyfusards «désaffairés» Quatrième partie. - L'antisémitisme avant, pendant et après 1'Affaire

Introduction par Emmanuel NAQUET, Le péril et la riposte
4.1. Perrine SIMON-NAHUM, Les bastions antisémites des droites cléricales et nationalistes au XIXe siècle
4.2. Vincent DUCLERT, L'explosion de l'antisémitisme au début de l'Affaire
4.3. Nicole SAVY, Romantisme et antisémitisme: la littérature au piège des stéréotypes.4.4. Michel ABITBOL, L'antisémitisme algérien, un phénomène colonial dans l'affaire Dreyfus.4.5. Michel DREYFUS, L'antisémitisme à gauche aussi4.6. Gilles CANDAR, Le cas Jaurès
4.7. Cylvie CLAVEAU, Le combat dreyfusard et la question de l'antisémitisme à l'épreuve du XXe siècle
4.8. Norman INGRAM, Qui a tué la Ligue des droits de l'Homme? La Ligue, les nazis et la chute de la France en 19404.9. Simon EPSTEIN, Les dreyfusards sous l'Occupation
4.10. Michel TUBIANA, Le combat contre l'antisémitisme comme combat pour la justice universelleCinquième partie. - Postérité de l'engagement dreyfusard

Introduction par Gilles MANCERON, L'universalisme en question: l'Affaire comme référence et comme modèle

5.1. Rémy CAZALS, La lutte pour la réhabilitation des victimes des tribunaux militaires de la Grande Guerre5.2. Lude AUBRAC, La mémoire de l'Affaire dans le combat de la Résistance
5.3. Éric AGRIKOLIANSKY, Réédition ou réinvention? Le modèle du combat dreyfusard dans la guerre d'Algérie
5.4. Nicole DREYFUS, D'une enfance alsadenne à la guerre d'Algérie: racines et permanences du combat drey:fusard.5.5. Jean-Jacques de FÉLICE, La pédagogie de l'Affaire dans la guerre d'Algérie
5.6. Benjamin STORA, Impact et postérité de l'Affaire chez les Juifs d'Algérie
5.7. Henri LECLERC, Du refus de la raison d'État à celui de la raison éconotnique
5.8. Guy CANNET, La Cour de cassation et la défense des droits des justiciables
5.9. Carlos Miguel HERRERA, L'autre combat pour l'universel: les droits sociaux
5.10. Catherine FHIMA, Les effets de l'affaire Dreyfus à travers qudques figures juives
5.11. Stéphane BESSEL, Le dreyfusisme aujourd'huiPostface par Jean-Pierre DUBOIS, Le combat pour les droits de l'Homme, aujourd'hui comme aux temps de l'affaire Dreyfus
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Communiqué de presse (PUR)
"La particularité de ce livre est de lier les nouveaux regards sur l’Affaire Dreyfus à la réflexion sur un certain nombre de débats actuels, notamment sur la question de l’approche universaliste ou communautaire de la lutte contre l’antisémitisme.
Ce livre réunit les travaux de quarante-cinq historiens, auxquels s’ajoutent les contributions d’autres personnalités connues pour leur implication dans les questions relatives à la Justice, tels Lucie Aubrac, Robert Badinter, Jean-Jacques De Felice, Jean-Pierre Dubois, Nicole Dreyfus, Stéphane Hessel, Henri Leclerc, Michel Tubiana.
Au-delà du public intéressé par l’histoire de l’affaire Dreyfus et par la place fondatrice qu’elle occupe dans notre modernité républicaine, les débats soulevés dans ce livre, qui renvoient à des enjeux contemporains, concernent aussi tous les citoyens".
Source: http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2203

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