Isabelle Sommier, Alexandre Gefen, Anne Simon, Olivier Le Bot, Romain Espinosa [et alii], Décrire le monde: les savoirs des sciences humaines et sociales, CNRS éditions, 2025, Biblis, 653 p.
"Philosophie, sociologie, anthropologie, études littéraires, linguistique, histoire, géographie, psychologie, musicologie, esthétique, histoire de l'art, économie, sciences politiques, droit, archéologie... : les disciplines couvertes par les sciences humaines et sociales sont vastes et variées. À toutes incombent d'analyser, comprendre, décrire le monde et la façon dont les hommes, les femmes et plus largement le vivant, l'ont habité, l'habitent et l'habiteront. Toutes partagent une réflexion sur un sujet rendu majeur par la crise environnementale, les bouleversements numériques, les inégalités sociales et les conflits : comment faire « monde commun », pour reprendre la formule de Hannah Arendt ? L'ouvrage propose une centaine de contributions portant sur des questions contemporaines et explorent la manière dont la recherche actuelle en sciences humaines et sociales y répond. Méthodes, hypothèses et théorisations, mesures et approches ethnographiques, analyse et exégèses constituent autant d'outils permettant aux lecteurs de penser, d'habiter, de réparer ou de transformer nos univers communs. Un ouvrage qui incarne une communauté de recherche dans toute sa diversité."
Isabelle Sommier, Delphine Dulong, Anne-Catherine Wagner, Keyvan Ghorbanzadeh, Zélie Jobert [et alii], Le gouvernement des conduites masculines, Éditions de la Sorbonne, 2024, Sciences sociales du politique, 202 p.
Isabelle Sommier, Alexandre Gefen, Marc Abélès, Violette Abergel, Evangelia Adamou [et alii], Un monde commun: les savoirs des sciences humaines et sociales, CNRS éditions, 2023, 382 p.
Philosophie, sociologie, anthropologie, études littéraires, linguistique, histoire, géographie, psychologie, musicologie, esthétique, histoire de l’art, économie, sciences politiques, droit, archéologie… : les disciplines couvertes par les sciences humaines et sociales sont vastes et variées. À toutes incombent d’analyser, comprendre, décrire le monde et la façon dont les hommes, les femmes et plus largement le vivant l’ont habité, l’habitent et l’habiteront. Toutes partagent une réflexion sur un sujet rendu majeur par la crise environnementale, les bouleversements numériques, les inégalités sociales et les conflits : comment faire « monde commun », pour reprendre la formule de Hannah Arendt ? L’ouvrage propose une centaine de contributions portant sur des questions contemporaines, qui font écho aux objectifs de développement durable identifiés par l’Organisation des Nations unies (la réduction de la pauvreté, des inégalités éducatives, la protection de la planète, etc.) et explorent la manière dont la recherche actuelle en sciences humaines et sociales y répond. Méthodes, hypothèses et théorisations, mesures et approches ethnographiques, analyses et exégèses constituent autant d’outils permettant aux lecteurs de penser, d’habiter, de réparer ou de transformer nos univers communs. Un ouvrage richement illustré qui incarne une communauté de recherche dans toute sa diversité.
Isabelle Sommier, Aux antipodes des extrémistes d’hier, les radicaux d’aujourd’hui, 4e éd., Pouvoirs, 2021, 179, 103113 p.
Les groupes présentés aujourd’hui comme radicaux, et qui, pour beaucoup, se revendiquent comme tels, se situent à distance voire en clivage avec les principes (croyance dans le progrès et valorisation du travail, perspective de prise de pouvoir, etc.) et modalités du conflit (mis en forme par des organisations de masse verticales) qui ont accompagné l’institutionnalisation du mouvement ouvrier sous la houlette hégémonique du marxisme. Ils tranchent ainsi avec les groupes d’extrême gauche des années 1968. Leur fortune actuelle clôt en quelque sorte une période historique et en ouvre une nouvelle aux contours incertains, pour ne pas dire chaotiques.
Isabelle Sommier, Xavier Crettiez, François Audigier (dir.), Violences politiques en France: de 1986 à nos jours, SciencesPo, les presses, 2021, 411 p.
Isabelle Sommier, Police attitude: 60 ans de maintien de l'ordre, Brotherfilms, 2021, 54 p.
Isabelle Sommier, Le terrorisme, Flammarion, 2020, Dominos, 128 p.
Isabelle Sommier, Xavier Crettiez (dir.), Les dimensions émotionnelles du politique: chemins de traverse avec Philippe Braud, Presses universitaires de Rennes, 2019, 358 p.
Isabelle Sommier, Claude Debru, Dominique de Courcelles, Jean-Baptiste de Foucauld, Anne-Marie Dillens [et alii], La peur: émotion, passion, raison, Presses de l’Université Saint-Louis, 2019
Isabelle Sommier, Graeme Hayes, Sylvie Ollitrault, Breaking laws: violence and civil disobedience in protest, Amsterdam University Press, 2019, Protest and social movements, 271 p.
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule (dir.), Marseille années 68, Sciences Po Les Presses, 2018, 594 p.
Isabelle Sommier, * Sombrero (collectif), Olivier Fillieule, Sophie Béroud, Camille Masclet (dir.), Changer le monde, changer sa vie : enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Actes Sud, 2018, 1120 p.
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, Marseille années 68, 2018
L'histoire de Mai 68 ne s'est pas écrite qu’à Paris, et ses auteurs ne sont pas que des étudiants. Partout en France, d’autres territoires, d’autres militants ont contribué à faire de la décennie qui suivit l’explosion de mai un « âge d’or des luttes », jouant parfois un rôle de catalyseur au plan national.
C’est le cas de Marseille et des Bouches-du-Rhône, sur lesquels cet ouvrage porte un regard singulier. En dépouillant des archives récemment déclassifiées, notamment celles des Renseignements généraux, et en collectant de nombreuses interviews de soixantehuitards marseillais, il exhume une histoire sociale et politique inédite de la région. De la fin des années 1960 au milieu des années 1980, il dévoile une cité phocéenne à l’avant-garde de combats tels que la défense des travailleurs immigrés et la reconnaissance des mouvements féministes, lesbiens et homosexuels.
Loin de la vulgate officielle centrée sur quelques figures médiatiques, Marseille années 68 fait revivre les actions de milliers de femmes et d’hommes « ordinaires » qui se sont engagés pour un monde plus juste et qui ont payé lourdement cet engagement, aussi bien sur le plan professionnel que personnel.
Il réhabilite une époque et une génération souvent mises en accusation et instrumentalisées à des fins politiques.Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Introduction (p. 7-22)| Chapitre 1. Marseille en mutation, 1966-1989 (p. 23-67)| Chapitre 2. Marseille est dans la rue (p. 69-143)| Chapitre 3. L’espace de la représentation syndicale (p. 145-230)| Chapitre 4. Les luttes des gauches alternatives (p. 231-313)| Chapitre 5. L’antiracisme politique à Marseille, 1968-1983 (p. 315-376)| Chapitre 6. Les féministes de la deuxième vague à Marseille (p. 377-491)| Cartes (p. 493-495)| Chronologie (p. 497-550)| Liste des sigles (p. 551-558)| Sources (p. 559-567)| Bibliographie (p. 569-581)| Remerciements (p. 593-594)| Pages de fin (p. 583-592).
Isabelle Sommier, Nicolas Lebourg (dir.), La violence des marges politiques en France des années 1980 à nos jours, Riveneuve, 2017, Violences et radicalités militantes, 204 p.
Isabelle Sommier, La violence politique et son deuil: l'après 68 en France et en Italie, Presses universitaires de Rennes, 2015, 253 p.
Isabelle Sommier, Johanna Siméant-Germanos, Marie-Émmanuelle Pommerolle (dir.), Observing protest from a place: the World Social Forum in Dakar (2011), Amsterdam University Press, 2015, Protest and social movements, 271 p.
Isabelle Sommier, La violence révolutionnaire, Presses de Sciences Po, 2012, Contester, 164 p.
Isabelle Sommier, Άννα Παπασταύρου, Ánna Papastávrou, Η επαναστατικός βία I epanastatikós vía: Οργανώσεις διαδικασίες αδιέξοδα Organósis diadikasíes adiéxoda, Σαββάλας, 2011, Kinonikes epistimes, 190 p.
Isabelle Sommier, Éric Agrikoliansky, Olivier Fillieule, Penser les mouvements sociaux , 2010
La sociologie des mouvements sociaux constitue aujourd'hui un champ bien distinct des sciences sociales, à l'intersection de la science politique, de la sociologie et de l'histoire. Les turbulentes années 1960 lui ont servi de tremplin aux États-Unis en replaçant la question du conflit social au cœur de démocraties qui avaient voulu l'oublier et en offrant aux chercheurs de multiples terrains pour l'étudier in vivo. L'intérêt pour la contestation a été plus tardif et moins soutenu en Europe et l'ensemble des analyses, éclaté, reste secondaire par rapport aux écoles américaines.
Aujourd'hui pourtant, la sociologie française des mouvements sociaux possède des traits distinctifs que ce livre propose d'explorer : recours aux instruments de la sociologie critique, méfiance à l'égard des méthodes positivistes au profit de méthodes plus artisanales privilégiant le suivi approfondi de la vie du groupe protestataire et l'interrogation sur les motivations de ses membres, développement des recherches sur des univers autres qu'occidentaux, sur les mouvements dits de « sans » et l'altermondialisme, mais aussi plus récemment sur les conflits du travail et l'action syndicale, permettant ainsi le dialogue avec des disciplines proches comme celles portant sur les groupes d'intérêts ou la construction des problèmes publics.
Cet ouvrage vise ainsi à rendre compte de l'évolution de la sociologie des mouvements sociaux et de l'originalité des travaux français en offrant à la fois un regard critique sur ce champ de recherche et des pistes d'investigation sur ses angles morts comme les logiques de l'engagement individuel ou la place des émotions dans le militantisme.Sommaire : Pages de début (p. 1-6)| Introduction (p. 7-18)| 1. Organisations et ressources (p. 19-38)| 2. Contexte politique et opportunités (p. 39-54)| 3. Cadrages et luttes de sens (p. 55-75)| 4. Tombeau pour Charles Tilly (p. 77-99)| 5. Diffusion et circulation des mouvements sociaux (p. 101-120)| 6. La transnationalisation de l'action collective (p. 121-144)| 7. Les conséquences des mouvements sociaux (p. 145-161)| 8. Sociologie du militantisme. (p. 163-184)| 9. Les états affectifs ou la dimension affectuelle des mouvements sociaux (p. 185-202)| 10. « Quatre pattes oui, deux pattes, non ! » L'identité collective comme mode d'analyse des entreprises de mouvement social (p. 203-223)| 11. Les usages protestataires du droit (p. 225-243)| 12. Médias et protestation collective (p. 245-264)| 13. Histoires de protestations (p. 265-281)| Bibliographie générale (p. 283-327)| Pages de fin (p. 329-336).
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, Éric Agrikoliansky (dir.), Penser les mouvements sociaux: conflits sociaux et contestations dans les sociétés contemporaines, la Découverte, 2010, Recherches, 327 p.
Isabelle Sommier, Gabriela Villalba, La violencia revolucionaria, Nueva Visión, 2009, Claves (Problemas), 158 p.
Isabelle Sommier, La violence révolutionnaire, 2008
La violence est une forme de contestation d'un ordre politique, économique ou culturel réputé légitime. Ses manifestations, rarement isolées, demandent à être contextualisées historiquement et géographiquement, qu’elles puisent à une même source d’inspiration (anarcho-syndicalisme, marxisme, islamisme radical, etc.) ou qu’elles empruntent des modalités proches (assassinat politique, complot, terreur, etc.).
Fraction armée rouge, Action directe, Brigades rouges, Weather Underground Organization, Armée rouge japonaise : comment expliquer l’éclosion de groupes choisissant la voie armée au cours des années 1968 en Europe comme aux États-Unis et au Japon ? Quelles références et variables communes permettent alors cette diffusion ?
Quarante ans après Mai 68, cet ouvrage interroge la résurgence et l’itinéraire de la violence révolutionnaire d’extrême gauche.Sommaire : Pages de début (p. 1-6)| Introduction (p. 7-10)| Chapitre 1. Un sujet occulté (p. 11-29)| Chapitre 2. Une période révolutionnaire ? (p. 31-57)| Chapitre 3. Les processus de radicalisation (p. 59-93)| Chapitre 4. Stratégies violentes (p. 95-121)| Chapitre 5. La fin d'un cycle (p. 123-138)| Conclusion (p. 139-140)| Annexes (p. 141-158)| Bibliographie (p. 159-164)| Pages de fin (p. 167-168).
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, Éric Agrikoliansky (dir.), Généalogie des mouvements altermondialistes en Europe: une perspective comparée, Karthala, 2008, Science politique comparative, 293 p.
Isabelle Sommier, La violence politique et son deuil: l'après 68 en France et en Italie, Presses Universitaires de Rennes, 2008, Essais, 253 p.
Isabelle Sommier, Bruno Duriez, Violence et mouvements sociaux: éléments pour un rapprochement de deux domaines d'études socciologiques,, 2007, 133 p.
Isabelle Sommier, Xavier Crettiez (dir.), La France rebelle, Éd. Michalon, 2006, 697 p.
Isabelle Sommier, Howard Saul Becker, Ian Hacking, L'engagement: l'altermondialisme, Ass. Tracés, 2006, 233 p.
Isabelle Sommier, Éric Agrikoliansky (dir.), Radiographie du mouvement altermondialiste, La Dispute, 2005, Pratiques politiques, 318 p.
Isabelle Sommier, Jean Brugié, Officier et communiste dans les guerres coloniales, le grand livre du mois, 2005, 434 p.
Isabelle Sommier, Les années de plomb , 3e éd., Mouvements, 2003, 27-28, 196202 p.
Isabelle Sommier, Retour sur l'affaire Persichetti, 1e éd., Mouvements, 2003, 25, 108109 p.
Isabelle Sommier, Le Renouveau des mouvements contestataires: à l'heure de la mondialisation, Flammarion, 2003, Champs, 341 p.
Isabelle Sommier (dir.), Groupes mafieux et globalisation du crime, Service du Film de Recherche Scientifique - CERIMES, 2003, Université de tous les savoirs, 80 p.
Isabelle Sommier, Xavier Crettiez (dir.), La France rebelle, le grand livre du mois, 2002, 569 p.
Isabelle Sommier, Les nouveaux mouvements contestataires: à l'heure de la mondialisation, Flammarion, 2001, Dominos, 128 p.
Isabelle Sommier, Le Terrorisme, 2000
Cette édition numérique a été réalisée à partir d’un support physique, parfois ancien, conservé au sein du dépôt légal de la Bibliothèque nationale de France, conformément à la loi n° 2012-287 du 1er mars 2012 relative à l’exploitation des Livres indisponibles du XXe siècle.
Aborde l'historique du terrorisme, le terrorisme comme arme des pauvres, la typologie des terrorismes (communautaire, séparatiste, révolutionnaire, etc.), les querelles autour de la définition du terrorisme et les enjeux qu'elles révèlent, les rapports du terrorisme et de la violence collective. « Copyright Electre »Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Avant-propos (p. 5-7)| Un phénomène de la modernité (p. 9-25)| L’arme des faibles ? (p. 26-43)| Vers une typologie des terrorismes (p. 44-67)| Présentation (p. 69-72)| À la recherche d’une impossible définition (p. 73-82)| La construction terroriste (p. 83-101)| La technologisation de la peur (p. 102-115)| Notes (p. 118-121)| Bibliographie (p. 127-128)| Pages de fin (p. 117-123).
Isabelle Sommier, Les mafias, Montchrestien, 1998, Clefs (Politique), 156 p.
Isabelle Sommier, La forclusion de la violence politique: ouvriers/intellectuels en France et en Italie depuis 1968, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1995, Lille-thèses
Isabelle Sommier, Philippe Braud, La forclusion de la violence politique: ouvriers / intellectuels en France et en Italie depuis 1968, 1993, 981 p.
Cette thèse a pour objet d'analyser, en France et en Italie, le rejet progressif de la violence exercée par la classe ouvrière et en son nom, dans une période pourtant marquée par l'exacerbation des conflits sociaux et la résurgence du mythe révolutionnaire : les années 68. Le choix du terme "forclusion" pour désigner ce phénomène endogène aux groupes candidats à la violence reflète le souci, dans la perspective d'Elias, de considérer conjointement les facteurs macro-structurels favorables à la pacification et les conséquences qu'ils exercent sur l'économie psychique. Dans cette optique, deux modalités majeures ont été distinguées pour chacun des groupes envisagés : les ouvriers et les militants d'extrême-gauche. 1) les logiques intégratrices à l'oeuvre dans les mobilisations syndicales, rendues possibles par l'institutionnalisation du conflit, favorisent l'intériorisation des normes et valeurs dominantes ainsi que le contrôle social exercé sur les ouvriers par les représentants syndicaux, par l'intermédiaire, en particulier, des services d'ordre. D'où la régulation de la violence ouvrière et sa ritualisation. 2) les logiques marginalisatrices de l'action révolutionnaire rendent compte du dépérissement progressif de l'espace protestataire qui, à partir de 1968, se caractérisait notamment par la relégitimation de la violence exercée par et au nom de la classe ouvrière.
Isabelle Sommier, De la Criminalisation politique à l'intégration politique, 1988, 209 p.
Isabelle Sommier, « Les black blocks et les groupes radicaux face (et dans) les Gilets jaunes », in Emmanuelle Reungoat, François Buton (dir.), Idées reçues sur les Gilets jaunes : un marqueur des luttes sociales contemporaines, Le Cavalier Bleu, 2024
Isabelle Sommier, « France », 2023
Isabelle Sommier, Nicolas Lebourg, Kamila Bensaadi, « La discontinuité des violences idéologiques », in Isabelle Sommier, François Audigier, Xavier Crettiez (dir.), Violences politiques en France. De 1986 à nos jours, Presses de Sciences Po, 2021, pp. 29-54
Isabelle Sommier, Xavier Crettiez, François Audigier, « Introduction », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021, pp. 7-25
Isabelle Sommier, Nicolas Lebourg, « Chapitre 1. La discontinuité des violences idéologiques », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021, pp. 27-54
Isabelle Sommier, « Chapitre 5. Les « sociétaux » : une violence en devenir ? », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021
Isabelle Sommier, « Chapitre 6. Les dynamiques de la violence », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021
Isabelle Sommier, Thierry Daunois, « Chapitre 8. « Nuances de bris » : les atteintes aux biens », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021
Isabelle Sommier, Julie Bour, « Chapitre 9. Les revendications de la violence », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021
Isabelle Sommier, Thierry Daunois, Antoine Thiberge, « Chapitre 14. 2016 et après ? », Violences politiques en France, Presses de Sciences Po, 2021
Isabelle Sommier, « Années de plomb », Les noms d’époque. De Restauration à années de plomb, Gallimard, 2020
Isabelle Sommier, « "Dalla rivolta alla rivoluzione ?" », in Accademia University Press (dir.), Forme e metamorfosi della rappresentanza politica, 2019
Isabelle Sommier, Charles Berthonneau, « L'espace de la représentation syndicale », in Olivier Fillieule, Isabelle Sommier (dir.), Marseille années 68, Presses de Sciences Po, 2018
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, « Introduction », Marseille années 68, Presses de Sciences Po, 2018, pp. 7-22
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, « Chapitre 1. Marseille en mutation, 1966-1989 », Marseille années 68, Presses de Sciences Po, 2018, pp. 23-67
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, « Chapitre 2. Marseille est dans la rue », Marseille années 68, Presses de Sciences Po, 2018
Isabelle Sommier, Charles Berthonneau, « Chapitre 3. L’espace de la représentation syndicale », Marseille années 68, Presses de Sciences Po, 2018
Isabelle Sommier, Laure Fleury, « Chapitre 4. Les luttes des gauches alternatives », Marseille années 68, Presses de Sciences Po, 2018
Isabelle Sommier, Mathilde Pette, Bleuwenn Lechaux, « « Déprises. Logiques du désengagement et évaluations rétrospectives » », in Olivier Fillieule; Sophie Béroud; Camille Masclet; Isabelle Sommier; Collectif Sombrero (dir.), Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Actes Sud, 2018
Isabelle Sommier, Lechaux Bleuwenn, « Quand le je s’oppose au nous », Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, 2018
Isabelle Sommier, « Les gauches alternatives vues de Province », Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Actes Sud, 2018
Isabelle Sommier, Laure Fleury, « Les luttes des gauches alternatives », Marseille années 68, 2018
Isabelle Sommier, « Le ventre mou de la radicalité politique contemporaine », La violence des marges politiques des années 1980 à nos jours, Riveneuve, 2017, pp. 7-28
Isabelle Sommier, Nicolas Haeringer, Hélène Combes, « The generational issue : the impact of organizations' age on visions of democracy », in Donatella Della Porta (dir.), Democracy in social movements, Palgrave Macmillan, 2009
Isabelle Sommier, Sandrine Lefranc, « Faut-il dépasser le paradigme de la mobilisation des ressources ? », in Traïni Christophe (dir.), Emotions. Mobilisations !, Presses de Sciences Po, 2009
Isabelle Sommier, Hélène Combes, « The global justice movement in France », in Donatella Della Porta (dir.), The Global Justice Movement: Cross-national and Transnational Perspectives, Paradigm Publishers, 2007
Isabelle Sommier, « Aux antipodes des extrémistes d’hier, les radicaux d’aujourd’hui », Pouvoirs - Revue française d’études constitutionnelles et politiques, Le Seuil, 2021, n°4
Isabelle Sommier, « État des lieux des violences politiques de la France contemporaine », Revue Politique et Parlementaire, Colin, 2021, n°1100, pp. 69-73
Isabelle Sommier, « Légitimer par l’action : les revendications de la violence », Rhizome, Orspere-Samdarra (Bron, France) , 2021, n°2, pp. 35-37
Isabelle Sommier, « Légitimer par l’action : les revendications de la violence », Rhizome, Rhizome, 2021, n°80-81, pp. 35-37
Isabelle Sommier, « Saisir les carrières affectives des militants. Propositions de protocole empirique », Recherches Qualitatives, ARQ Association pour la Recherche Qualitative, 2020, n°2
Isabelle Sommier, « Les nouveaux habits noirs de l'anticapitalisme », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2019, n°315, pp. 26-26
Isabelle Sommier, Philippe Buton, Sébastien Repaire, « Les gauches alternatives en France, du bouillonnement des années 1968 aux recompositions de la fin de siècle », Revue historique, Revue historique, 2018, n°684, pp. 843-854
Cet article introductif au dossier « Les gauches alternatives en France, du bouillonnement des années 1968 aux recompositions de la fin de siècle », questionne la catégorie de « gauche alternative » et cherche à montrer sa cohérence historique. Désignant l’ensemble des sensibilités politiques qui prônent une rupture avec le système capitaliste tout en procédant à la critique plus ou moins radicale de la gauche institutionnelle, la notion inclut celle de New Left, utilisée à partir du début des années 1960 pour qualifier aussi bien des tendances politiques issues de la gauche institutionnelle que les multiples groupes d’extrême gauche qui se développent au même moment, mais elle la dépasse en intégrant la mouvance libertaire ainsi que toute une série d’expérimentations politiques qui font suite au moment 68 (féminisme, mouvement LGBT, écologisme, puis plus tard altermondialisme, etc.). Ces différents mouvements apparaissent donc hétéroclites : si leur objectif commun est bien de changer la vie, la temporalité et les modalités de cette volonté varient de l’un à l’autre. Une question, cependant, apparaît fédératrice, à savoir la nécessité, pour toutes ces familles politiques, de se positionner par rapport au Parti communiste, qu’il s’agisse de le rejeter, de le concurrencer ou de collaborer avec lui, tant la culture communiste est prégnante dans la France des années 1970 et même au-delà. Dès lors, l’histoire des gauches alternatives embrasse celle de toute une partie de la gauche française entre le moment 1968 et notre passé le plus proche.
Isabelle Sommier, Philippe Buton, Sébastien Repaire, « Les gauches alternatives en France, du bouillonnement des années 1968 aux recompositions de la fin de siècle », Revue historique, Presses Universitaires de France (PUF), 2017, n°4
Isabelle Sommier, « L’engagement radical a-t-il un âge ? », L'école des parents, L'école des parents, 2016, n°Sup. au 619, pp. 61-78
Isabelle Sommier, François Miquet-Marty, Alice Béja, Marc-Olivier Padis, « Revendications en hausse, représentation en baisse », Esprit, Esprit, 2013, n°Août/septembre, pp. 106-116
Les partis peuvent-ils se « ressourcer » grâce aux mouvements sociaux ? Engagement partisan et engagement non partisan ne sont pas forcément incompatibles, mais on constate aujourd’hui que les partis politiques, refermés sur eux-mêmes, ne semblent pas en mesure de capter les revendications exprimées par les citoyens dans d’autres lieux et d’autres structures.
Isabelle Sommier, « Smith (Jackie), Byrd (Scott), Reese (Ellen), Smythe (Elizabeth), eds Handbook on World Social Forum Activism. Boulder, Paradigm Publishers, 2011. XIV + 462 p. Figures. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2012, n°62, p. -
Isabelle Sommier, Hélène Combes, Choukri Hmed, Lilian Mathieu, Johanna Siméant-Germanos, « Observing Mobilizations : Reflections on the Tricks of the Trade in the Sociology of Social Movements », Politix, Politix, 2011, n°o 93, pp. 7-27
What do researchers do nowadays when they study social movements? How can one stimulate the sociological imagination to counter a threefold threat of routinization—of research objects, interpretation schemas, and methodologies? We do not argue here for any kind of “methodologism,” nor do we put forward “one best methodological way” to study mobilizations, for this would be to disregard the knowledge aims that are specific to each and every research project. We do not advocate any methodological hardening, nor do we seek to promote any standard empirical approach to studying social movements. This article and the special issue as a whole argue rather for a return to the principle of the unity of the social sciences, which we see as the only way to open up new questions without neglecting current research endeavors. Studying and making sense of mobilizations anew is what the researchers in this issue invite us to do, particularly by suggesting greater attention to how mobilizations arise in a particular time, space, and social order.1
Isabelle Sommier, Odile Join-Lambert, Michel Lallement, Nicolas Hatzfeld, Jean-Emmanuel Ray, « Au-delà du conflit et de la négociation ? », Sociologie du Travail, Association pour le développement de la sociologie du travail, 2011, n°2
Isabelle Sommier, Hélène Combes, Choukri Hmed, Lilian Mathieu, Johanna Siméant, « Observer les mobilisations. Retour sur les ficelles du métier de sociologue des mouvements sociaux », Politix, De Boeck Supérieur, 2011, n°93
Isabelle Sommier, Choukri Hmed, Lilian Mathieu, Johanna Siméant, « Observer les mobilisations », Politix, De Boeck Supérieur, 2011, p. 220
Isabelle Sommier, « Engagement et distanciation à Sauvons la recherche (SLR). Une sociologue des mouvements sociaux dans l'action », Genèses, Genèses, 2010, n°77, pp. 137-151
RésuméCet article s’attache à l’émergence du mouvement « Sauvons la recherche » à travers l’histoire du collectif, de la phase de mobilisation qui débute en janvier 2004 à son autodissolution en mars 2006. Écrit à la première personne – l’auteur ayant la particularité d’en avoir été acteur tout en étant sociologue des mouvements sociaux – il s’interroge sur le processus d’engagement et de désengagement, mais aussi, et plus profondément, sur le difficile équilibre de la position du chercheur et de la militante.
Isabelle Sommier, « Les processus de diffusion des révoltes juvéniles de 1968 », Histoire@Politique, Histoire@Politique, 2008, n°6, pp. 7-7
Cet article rend compte de la façon dont la sociologie des mouvements sociaux a cherché à expliquer la diffusion des révoltes juvéniles des années 1960 sous l’angle à la fois de leur circulation géographique - du sol étasunien à l’Europe et au Japon - et de l’extension sociale des contestations. Dans la mobilisation étudiante en effet, les causes internes à l’espace universitaire se sont étroitement entrelacées avec les causes externes comme la lutte contre la guerre du Vietnam et, aux Etats-unis, le mouvement des droits civiques qui a fortement contribué à politiser les campus.
Isabelle Sommier, « Hélène HATZFELD. – Faire de la politique autrement. Les expériences inachevées des années 1970. Rennes, ADELS-Presses Universitaires de Rennes, 2005,328 pages. », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2007, n°219-220, p. -
Isabelle Sommier, « la fabrique du forum », Vacarme, Vacarme, 2005, n°31, pp. 48-51
Résuméarchitecture des nouvelles agoras politiques
Isabelle Sommier, « Ils ont tout accordé ! : une chronologie », Vacarme, Vacarme, 2004, n°28, pp. 112-115
Isabelle Sommier, Olivier Fillieule, Philippe Blanchard, Eric Agrikoliansky, Marko Bandler, « L'altermondialisation en réseaux. Trajectoires militantes, multipositionnalité et formes de l'engagement: les participants du contre-sommet du G8 d'Evian », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2004, pp. 13-48
L'altermondialisme en réseaux. Trajectoires militantes, multipositionnalité et formes de l'engagement : les participants du contre-sommet du G8 d'Evian
Olivier Fillieule, Philippe Blanchard, Eric Agrikoliansky, Marko Bandler, Florence Passy, Isabelle Sommier
A partir d'un traitement des multiappartenances déclarées par 2 280 militants interviewés lors du contre sommet du G8, les auteurs reconstruisent la nébuleuse des organisations parties prenantes dans l'événement. Ces multiappartenances rendent compte à la fois des alignements entre organisations et des affiliations des individus qui circulent entre ces organisations. Une classification ascendante hiérarchique permet d'ébaucher un champ multiorganisationnel structuré en cinq pôles de tailles variables, qui témoignent de l'hétérogénéité des groupes engagés. Les militants les plus multi-engagés, les plus actifs politiquement et les plus expérimentés en matière de mobilisation, maintiennent la cohérence de ce réseau. Leur contraste avec les primo-engagés, novices de l'altermondialisme, laisse entrevoir la diachronie des carrières militantes.
Isabelle Sommier, « Protester à l'heure de la mondialisation », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2003, n°144, pp. 22-22
Isabelle Sommier, « KARLI (Pierre) – Les racines de la violence. Réflexions d’un neurobiologiste. – Paris, Odile Jacob, 2002. 236 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2003, n°53, p. -
Isabelle Sommier, « Du terrorisme comme violence totale ? », Revue internationale des sciences sociales, Revue internationale des sciences sociales, 2002, n°174, pp. 525-533
RésuméCet article défend l’idée selon laquelle le terrorisme, qu’on préférera appeler « violence totale », c’est-à-dire la stratégie délibérée de violence aveugle frappant la population civile suivant le principe de disjonction entre victimes (des « non-combattants », des « innocents ») et cible (le pouvoir politique), constitue le pendant civil des violences extrêmes déployées le plus souvent par des États. Il distingue trois processus permettant d’expliquer l’émergence de cette forme nouvelle de violence. D’abord un processus historique d’idéologisation et de mythification de l’acte guerrier qui a rendu possible le débridement considérable de la violence d’État au cours du xxe siècle et son pendant, côté société civile : le meurtre arbitraire. On ne peut ensuite jamais occulter, dans l’analyse de la violence, le facteur proprement technologique, c’est-à-dire les moyens nouveaux en matière militaire comme en matière de communication qui décuplent et les capacités humaines de destruction et les effets de terreur que celle-ci suscite. Il y a enfin une dimension anthropologique qui, dans le rapport du bourreau à la victime, inscrit la violence totale dans la catégorie des violences extrêmes au terme d’une relation a priori paradoxale entre l’instrumentalisation terrifiante des victimes et l’exaltation presque mystique de leur sacrifice.
Isabelle Sommier, « L'attrait de la guerre révolutionnaire », Sociétés & Représentations, Sociétés & Représentations, 1998, n°6, pp. 333-350
À partir de documents d'époque (tracts, textes militants, essais), l'auteur s'interroge sur les modes de légitimation de la violence révolutionnaire dans les
principales organisations d'extrême gauche de l'après-1968 en France, Italie et
RFA. Trois missions sont assignées aux contestataires par le recours à la violence :
le devoir historique, l'exigence éthique et le besoin de libération. Inégalement
défendues par les différents groupes, elles témoignent, avec le temps, d'une vision
toujours plus subjective, voire individualiste, du devoir-être révolutionnaire.
Isabelle Sommier, « Les années 68. Entre l'oubli et l'étreinte des années de plomb », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1995, pp. 168-177
Sommier Isabelle. Les «années 68». Entre l'oubli et l'étreinte des années de plomb. In: Politix, vol. 8, n°30, Deuxième trimestre 1995. Incertitudes italiennes, sous la direction de Jean-Louis Briquet, Christophe Bouillaud, Jean-Yves Dormagen et Isabelle Sommier. pp. 168-177.
Isabelle Sommier, « Mai 68 : sous les pavés d'une page officielle », Centre d'études et de recherches internationales, Paris : Centre d'études et de recherches internationales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1994, pp. 63-82
La plupart des documents, écrits et audiovisuels, concernant les «événements de 68» émanent d'anciens acteurs, essentiellement «ex-gauchistes». Ils ont fini par imposer une certaine représentation de la période sur laquelle il convient de s'interroger par une analyse de contenu et des conditions de leur production. L'image qui s'en dégage relève volontiers d'une saga familiale, bon enfant et débarrassée de toute aspérité; les élans révolutionnaires n'y étant évoqués que pour les dénoncer vigoureusement, avec le marxisme et tout espoir de changement radical. Cette entreprise de reconstruction de l'histoire de 68 s'interprète à la fois par les stratégies personnelles de reclassement des exégètes et par les enjeux socio-politiques (évolution conjoncturelle du marché politique et transformation structurelle du marché des biens culturels) qui les ont encouragées.
Isabelle Sommier, « La CGT : du service d'ordre au service d'accueil », Éditions Belin, Paris : Éditions Belin et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1993, pp. 69-88
Sommier Isabelle. La CGT : du service d'ordre au service d'accueil. In: Genèses, 12, 1993. Maintenir l'ordre, sous la direction de Florence Weber. pp. 69-88.
Isabelle Sommier, « La Résistance comme référence légitimatrice de la violence. Le cas de l'extrême-gauche italienne, 1969-1974 », Association des étudiants en science politique de Paris 1, Paris : Association des étudiants en science politique de Paris 1 et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1992, pp. 86-103
Resistance as legitimation of violence. Tbe case of the italian extreme-left. (1969-1974).
Isabelle Sommier. [86-103].
1969-1974 is the genesis period of the italian armed struggle. It is mainly characterized by the efforts made by the first fighting groups to construct a filiation with the Resistance movement. Their regard to mimesis makes clear the wbole construction of the "cause" of violence and the mobilization of ressources (names, patterns of action). The symbolic struggle between the extreme-left and the PCI can be understood in the same way. The cultural legacy of the PCI isthus claimed, reexamined (and therefore competeted witb) in order to support the armed
Isabelle Sommier, « Virilité et culture ouvrière : pour une lecture des actions spectaculaires de la CGT », Cultures & Conflits, Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité
Les "actions spectaculaires", périodiquement menées par des militants cégétistes depuis le conflit du Parisien Libéré de 1975, pourraient surprendre dans un pays marqué, à l'instar des autres démocraties occidentales, par l'institutionnalisation du conflit industriel. Symboliques à l'origine, elles se justifieraient par le besoin de "tenir l'actualité", de "faire voir le conflit" lorsqu'il se prolonge sur de longs mois. "Il fallait attaquer sur tous les fronts : sensibiliser l'opinion publiqu...
Isabelle Sommier, « Repentir et dissociation : la fin des années de plomb en Italie ? », Cultures & Conflits, Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité
Repentir et dissociation : la fin des « années de plomb » en Italie ? Isabelle SOMMIER Au lendemain de l’offensive anti-terroriste, l’Italie se retrouve avec 4087 activistes de gauche appartenant à des « associations subversives » ou « bandes armées » condamnés pour des « faits liés à des tentatives de subversion de l’ordre constitutionnel ». 224 sont aujourd’hui encore incarcérés (dont 130 en régime de semi-liberté) et 190 toujours en fuite, la plupart en France. Le fait est unique en Europ...
Isabelle Sommier, Odile Join-Lambert, Michel Lallement, Nicolas Hatzfeld, Jean-Emmanuel Ray, « Au-delà du conflit et de la négociation ? », Sociologie du travail, Association pour le développement de la sociologie du travail
1. Introduction (Odile Join-Lambert, Michel Lallement) Il est un paradoxe qui, depuis de nombreuses années déjà, caractérise plus qu’ailleurs la sociologie du travail française. Tandis que les responsables des organisations représentatives du monde du travail interviennent régulièrement pour peser sur les grandes orientations socio‑économiques de notre pays, que les conflits du travail continuent — sous des formes nouvelles — d’émailler l’actualité, que les règles et les pratiques des négocia...
Isabelle Sommier, « Sentiments, affects et émotions dans l’engagement à haut risque », Terrains/Théories, Presses universitaires de Paris Nanterre
Par delà l’opprobre portée jusqu’à une période très récente à toute étude des émotions, celles-ci n’ont cessé de tarauder la science politique à couvert ou sous le vernis d’autres appellations (en particulier au travers des idéologies, des mythes, rituels et fêtes politiques), et le plus souvent à ses marges. De cette variété d’angles s’impose selon nous une obligation urgente à préciser l’objet même d’investigation, qui n’est pas propre du reste à cette discipline, même si celle-ci, au carre...