Photo de Claude Proeschel

Claude Proeschel

Professeur, Science politique.

Université Lorraine · Faculté de Droit, Economie et Administration Groupe Sociétés, Religions, Laïcités — GSRL
Université de LorraineFaculté de Droit, Economie et AdministrationGroupe Sociétés, Religions, Laïcités

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    L'état laique et la société civile en Europe : le cas de la France et de l'Espagne contemporaines, soutenue en 2000 à Paris 9 sous la direction de Dominique Colas 

  • Ouvrages

    Claude Proeschel, Xavier Delgrange, David Koussens (dir.), Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises: perspectives belges et françaises, Larcier-Intersentia, 2025, Bibliothèque de droit public, 334 p.  

    Qu’est-ce que la laïcité ? Les définitions ponctuellement apportées dans les débats sont nombreuses, souvent différentes, rarement consensuelles. En effet, le sens et la forme que prend la laïcité découlent des diverses interprétations que les gouvernants et les gouvernantes politiques élaborent à partir de ses principes constitutifs, soit la neutralité, la séparation des Églises et de l’État, l’égalité et la liberté de conscience et de religion. Mais qu’en disent les juges, alors que la question arrive dans les prétoires ? Comment les tribunaux opérationnalisent-ils ces principes dans leur jurisprudence ? Dans quelle mesure contribuent-ils ainsi à éclairer la notion ? Et finalement, y parviennent-ils vraiment ? Croisant les analyses juridiques, sociologiques, politiques et historiques, cet ouvrage décortique la variété des interprétations de la laïcité par les juges dans deux contextes nationaux, la Belgique et la France. Il permet de mieux comprendre comment les juges comprennent la laïcité, les significations qu’ils lui attribuent, et les éthiques – particulières ou collectives – qu’ils lui associent au gré de leurs décisions. Ce faisant, il met en lumière comment les juges performent la laïcité dans des contextes où le débat social et politique sur certaines expressions du religieux peut s’avérer tendu, et contribue à poser un regard critique sur leur positionnement ou leur neutralité. S’adressant aux juristes et aux politistes, mais aussi aux responsables politiques, aux médias et aux actrices et acteurs de la société civile, cet ouvrage est un outil indispensable pour celles et ceux qui veulent s’émanciper des présupposés et préconstruits pour mieux comprendre les multiples facettes de la laïcité dans nos sociétés.

    Claude Proeschel, David Koussens, Francesco Piraino (dir.), Religion, law and the politics of ethical diversity: conscientious objection and contestation of civil norms, Routledge et Taylor & Francis Group, 2021, Routledge studies in religion and politics, 197 p. 

    Claude Proeschel, Xavier Delgrange, David Koussens (dir.), Le juge garant de la laïcité ?: Oui, mais laquelle ? dossier, Facultés universitaires Saint-Louis, 2020, 278 p. 

    Claude Proeschel (dir.), Max Weber, L'Histoire ouverte. Réflexions croisées sur le statut scientifique et l'actualité du propos wébérien: réflexions croisées sur le statut scientifique et l'actualité du propos wébérien, l'Harmattan, 2009, Cahiers politiques, 201 p. 

    Claude Proeschel, L'idée de lai͏̈cité: une comparaison franco-espagnole, l'Harmattan, 2005, 261 p.  

    Claude Proeschel, Dominique Colas, Église et socialisme: la RDA d'Erich Honecker 

  • Chapitres d'ouvrage

    Claude Proeschel, « Religious Freedom and Sexual Citizenship: Using the Weapon of Law Against Sex Education in the United States », in Martin Ubani, Stéphanie Tremblay, Alexander Unser and Susan Garvis (dir.), The Palgrave Handbook of Religion in Public Education :, Palgrave, 2026  

    Claude Proeschel, Xavier Delgrange, David Koussens, « Avant-propos : et si le juge était une personne trans », in Xavier Delgrange, David Koussens et Claude Proeschel (dir.), Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises :, Larcier-Intersentia, 2025, pp. 17-46  

    Claude Proeschel, Szukala Andrea, « Kontroverse in Gefahr, die Gefahren der Nicht-Kontroverse: Eine deutsch-französische Reflexion », in Springer (dir.), Sozioökonomie und Wirtschaftssoziologie im Kontext sozialwissenschaftlicher Bildung, :, , 2022 

    Claude Proeschel, David Koussens, « « Introduction ; contesting in the name of religion ? " », Proeschel Claude, Koussens, David, Piraino, Francesco (ed), Religion, Law, and the Politics of Ethical Diversiyt. Conscientious objection and the contestation of civil norms, :, Routledge, 2021 

    Claude Proeschel, « « Droit et morale, le cas des clauses de conscience dans le domaine médical en France" », Portier, Philippe, Willaime Jean-Paul (dir), La sécularisation en question. Religions et laïcités au prisme des sciences sociales :, Classiques Garnier, 2019 

    Claude Proeschel, Szukala Andrea, Reinhold Hedtke, « Situation versus Komparation ?Eine Skizze zur konventionentheoretischen Methodologie am Beispiel Bürgerschaftsbildung in der Schule », Imdorf, Christian, Leemann Regula, Gono, Philipp (Hrsg), Bildung und Konventionen. Die „Economie des conventions“ in der Bildungsforshung, Wiesbaden, Springer, 2019 :, , 2019 

    Claude Proeschel, « la conscience en politique », L’enjeu mondial. Religion et politique :, , 2017 

    Claude Proeschel, « Religious minorities in democratic Spain : rekindling the past and considering the future  », Minority Religions in Europe and the Middle East :, , 2017 

    Claude Proeschel, « La gestion du pluralisme religieux dans les hôpitaux français : droit et pratique des aumôneries », in Anne Fornerod (éd.) (dir.), Assistance spirituelle dans les services publics. Situation française et éclairage européens :, Presses Universitaires de Strasbourg, 2012, pp. 30-49 

    Claude Proeschel, « L'Espagne, une nation civique ? L'intégration de la minorité juive à la communauté citoyenne et nationale », in Milot, Micheline, Portier, Philippe, Willaime, Jean-Paul (dir.), Pluralisme, religion et citoyenneté, :, Presse Universitaires de Rennes, 2010, pp. 60-73 

    Claude Proeschel, « Muslime im heutigen Spanien », Aslan, Edgan (Hg)), Islamic Education in Europa :, Böhlau Verlag, 2009, pp. 15-30   

    Claude Proeschel, « Orientations et débats français autour de la conception de l'enseignement des faits religieux », in Jean-Paul Willaime ; Céline Béraud (dir.), L'école, les jeunes et la religion :, Bayard, 2009, pp. 63-82 

    Claude Proeschel, « Objection de conscience et cohésion sociale », in Michaela Moravcikova (dir.), Conscientious objection :, Bratislava et Institute for State-Church Relations, 2007, pp. 32-54 

  • Articles

    Claude Proeschel, « Les croisades anti-EVRAS », Politique, revue belge d'analyse et de débat, ASBL Politique, 2026, n°133  

    Claude Proeschel, « La neutralité envers les choix de vie, une question de laïcité », Civitas Europa, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2025, n°54  

    Claude Proeschel, « La neutralité envers les choix de vie, une question de laïcité », Civitas Europa, Civitas Europa, 2025, n°54, pp. 159-173  

    La guerre contre le terrorisme international n’a apparemment pas fini d’interroger les concepts juridiques. Face à la montée en puissance des groupes terroristes indépendants situés sur le territoire de certains États considérés comme faibles ou défaillants, les États victimes d’actes terroristes réagissent de plus en plus de manière unilatérale par l’utilisation de la force armée. Cette situation participe à la perturbation du concept de souveraineté reconnu à chaque entité étatique et cela d’autant plus que le recours à la force armée des États victimes intervient sur le territoire d’un État qui n’est pas responsable des agissements des entités terroristes. Ainsi, la perturbation du concept de souveraineté illustre clairement le fait que les États impliqués dans la guerre contre le terrorisme international ne partagent pas la même définition ou conception de la souveraineté. En réalité, chaque partie a tout intérêt à défendre sa position. Celle des États forts permet notamment de justifier le recours à la force armée sur un territoire étranger contre des groupes terroristes. En revanche, la conception des États fragiles ou défaillants permet de considérer toute intervention unilatérale d’un État étranger visant des entités terroristes comme étant contraire au droit international.

    Claude Proeschel, Andrea Szukula, « Bildung vor Gericht: vergleichende Analyse der Justizialisierung von Moralpolitik am Beispiel der Sexualerziehung in den USA, Frankreich und Deutschland », Bildung und Erziehung, , 2024, n°4  

    Claude Proeschel, « Lois civiles et normes religieuses en contexte démocratique », Droit & société : théorie et sciences sociales du droit. , Cachan (ENS Cachan) : Droit & société, 2024, n°117  

    Claude Proeschel, « Lois civiles et normes religieuses en contexte démocratique », Droit et société, Droit et société, 2024, n°117, pp. 399-412  

    Cet article revient sur la réception, entre 1941 et 1943 aux États-Unis, de l’ouvrage The Cheyenne Way écrit par Karl N. Llewellyn et E. Adamson Hoebel. Il s’agit de considérer l’influence de cette réception immédiate sur la construction du caractère classique de l’ouvrage. En se fondant sur un corpus de trente-quatre recensions, l’article montre que la classicisation de The Cheyenne Way peut en partie s’expliquer par la construction, à l’époque, d’une image de pionnier en matière d’étude interdisciplinaire. À l’inverse, le fait que Llewellyn soit considéré comme un des grands noms du réalisme juridique ne semble pas avoir joué un rôle dans la naissance de la réputation de l’ouvrage dans les années 1940.

    Claude Proeschel, Étienne Criqui, Fabienne Greffet, Anne Jadot, Laurent Olivier, « In memoriam. Hommage à Thierry Choffat (1968-2021) », Civitas Europa, Civitas Europa, 2023, n°47, pp. 245-248  

    Concilier des droits et libertés d’égale valeur juridique dans un contexte d’état d’urgence sanitaire, tel fût l’office du juge administratif, et plus précisément, du juge des référés pendant la période épidémique de Covid-19 en France.Si la liberté d’aller et venir figure au rang premier des droits et libertés fondamentaux de la personne humaine, sa portée est relativisée « en temps de guerre ». Elle doit effectivement se concilier avec le droit fondamental à la protection de la santé, lequel est mis en œuvre par tous moyens disponibles. À cet égard, la politique de santé, qui relève de la responsabilité de l’État, comprend la réponse aux alertes et aux crises sanitaires. Des restrictions à la liberté d’aller et venir des Français ont ainsi été posées en population générale, et plus drastiquement encore dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), population par définition plus vulnérable face au virus. Dans ces établissements, le droit à la protection de la santé se cumule avec l’obligation de sécurité de moyens dont ils sont débiteurs vis-à-vis de leurs usagers, de sorte que ces impératifs sécuritaires semblent de prime abord légitimer les mesures de restriction à la liberté d’aller et venir.Pour autant, ces restrictions ne se sont pas conjuguées avec une suspension du cours de la justice. Aussi les juges ont-ils procédé à des contrôles de proportionnalité permettant de vérifier que les mesures attentatoires à la liberté d’aller et venir étaient bien adéquates, nécessaires et proportionnées au but poursuivi. Ce constat amène alors à s’interroger sur les critères retenus pour apprécier la menace : protéger la santé, oui, mais laquelle ? De la réponse à cette question découleraient deux approches distinctes de la gestion des crises sanitaires par les pouvoirs publics. Une approche restrictive de la santé reviendrait à prendre des mesures visant à préserver par tous moyens l’absence de maladie, tandis qu’une approche holistique prendrait en compte le bien-être physique, mental et social de chacun et rendrait dès lors nécessaire une gestion moins centralisée des crises sanitaires.

    Claude Proeschel, « Who draws the line? La mission impossible du juge laïque, un regard de politiste », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, Revue interdisciplinaire d'études juridiques, 2021, n°Volume 85, pp. 129-150  

    Les demandes d’exemptions au nom de la liberté religieuse connaissent depuis une vingtaine d’années, particulièrement aux États-Unis, un renouvellement dans leur nature et leur étendue. Exprimant le plus souvent le refus d’être complice d’un acte moralement contestable selon ses convictions, mais commis potentiellement par un autre, elles rompent avec la pratique traditionnelle de l’objection fondée sur le refus d’une action directe.Le juge, à qui il revient ici de se prononcer sur la conciliation du commun et du particulier, a, dans cette mission, un double rapport à la laïcité. Il lui appartient d’opérationnaliser celle-ci, en en appliquant, dans son interprétation, les principes au cas présent, autrement dit de participer de la fabrique de la laïcité, en en précisant les significations et implications.Mais il lui revient aussi de pratiquer les principes de la laïcité dans son opération d’interprétation.Les nouvelles formes d’objection le confrontent plus particulièrement à la question des limites de compétence, tout comme celle de sa légitimité à les dire. Il s’agit bien ici de dessiner la frontière entre ce qui est religieux et ce qui ne l’est pas, entre ce qui donne lieu à protection au nom de la liberté religieuse et ce qui ne la donne pas, de dire ce qui est soustrait à l’ingérence du juge, domaine des convictions dont il s’assurera uniquement de la sincérité.Nous tenterons dans cet article, à travers l’analyse d’arrêts récents rendus par les Cours américaines, Cour Suprêmes ou Cours d’appel de circuit, décisions consacrées à ces formes extensives de la demande d’objection, de soulever quelques-uns des principaux défis posés au juge en la matière. La place accordée par le juge américain à la subjectivité personnelle, l’importance de la référence au souci de neutralité et/ou aux exigences du pluralisme dans les justifications employées, en font un terrain d’observation privilégié.

    Claude Proeschel, Xavier Delgrange, David Koussens, « Introduction », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, Revue interdisciplinaire d'études juridiques, 2021, n°Volume 85, pp. 89-91  

    Comment expliquer la perpétuelle évolution et le respect très variable des normes juridiques et sanitaires contre la pandémie ? L’hypothèse avancée repose sur l’idée que les individus éprouvent les normes et font face de toute leur personne pour adopter, plus ou moins consciemment, un comportement adéquat. Ce dernier est le fruit de l’intégration personnelle de l’univers normatif formé par les normes, mais aussi par les récits les justifiant, les actions les mettant en œuvre et les comportements des autres individus. Ainsi, les normes étatiques ne délimitent ni exclusivement ni unilatéralement la gestion normative : il faut y ajouter le positionnement de chacun. La notion de posture normative est alors proposée pour définir le rapport de co-construction des comportements individuels et collectifs à la gestion normative de la pandémie. Loin de la distinction binaire respect/irrespect des normes, ce sont de multiples formes d’adhésion, d’adaptation, d’amplification, de soumission, de critique ou de rejet qu’expriment les postures normatives et qui contribuent à la fabrique de la norme, à ses variations et à son effectivité. Les postures normatives révèlent ce faisant le pouvoir normateur des individus à rebours de la notion de sujet de droit, passif, neutre, et extérieur à la norme. Bien connu des sociologues et des politologues, le rôle des acteurs sociaux et de l’ensemble des citoyens interpelle plus que jamais le droit et sa théorie.

    Claude Proeschel, David Koussens, Xavier Delgrange, « Revue Interdisciplinaire d’Etudes Juridiques, La laïcité dans la balance. Le juge, quel régulateur des relations entre l’Etat et les religions ? », Revue Interdisciplinaire d'Etudes Juridiques, Presses de l'Université Saint-Louis, 2020 

    Claude Proeschel, « Who draws the line ? la mission impossible du juge laïque, un regard de politiste, », Revue Interdisciplinaire d'Etudes Juridiques, Presses de l'Université Saint-Louis, 2020 

    Claude Proeschel, « L’exemption, la nécessaire conciliation du bien commun et de l’autonomie individuelle », Studies in Religion/Sciences Religieuses, SAGE Publications, 2019, n°3 

    Claude Proeschel, « Les politiques de la mort, lieu du réenchantement argumentatif ?L’instauration par la loi du 2 février 2016 d’un droit à la sédation pour les malades en fin de vie », Raison-publique.fr : arts, politique, société, Raison-Publique.fr, 2019, n°23 

    Claude Proeschel, Szukala Andrea, « L’éducation aux valeurs civiques, comment comparer ? Une réflexion méthodologique à partir du cas franco-allemand », Education et Sociétés : Revue internationale de sociologie de l'éducation, De Boeck Supérieur, 2018, n°42, pp. 31-50 

    Claude Proeschel, Sylvie Toscer-Angot, « Gouverner le religieux dans l’espace européen et nord-américain : entre acteurs politiques, judiciaires et religieux », Eurostudia : revue transatlantique de recherches sur l’Europe, Le Centre canadien d'études allemandes et européennes, 2018, n°1, pp. 19-26  

    Claude Proeschel, Szukala Andrea, Reinhold Hedtke, « Direction d'un numéro de la revue Journal of Education and Social Science Constructing the Legitimate Knowledge », Journal of Education & Social Sciences, , 2017, n°4 

    Claude Proeschel, Szukala Andrea, Reinhold Hedtke, « Governance debate in educational research », Journal of Education & Social Sciences, , 2017, n°4 

    Claude Proeschel, « Comentary : ‘“Mobilising for the Values of the Republic” - France's Education Policy Response to the “Fragmented Society”: A Commented Press Review’ », Journal of Social Science Education, Faculty of Sociology Bielefeld University, 2017 

    Claude Proeschel, « L’objection de conscience pour motifs religieux : un impossible défi démocratique  », Religiologiques : sciences humaines et religion, Fonds Lucier-Arpin et Université du Québec à Montréal, 2017 

    Claude Proeschel, « La bataille judiciaire autour de l’éducation à la citoyenneté en Espagne  », Droit et religions. Annuaire, Presses Universitaires d'Aix-Marseille, 2014 

    Claude Proeschel, « Religion et politique en Espagne, une difficile séparation  », Chantiers politiques, Chantiers politiques, 2013 

    Claude Proeschel, « La législation sur l'euthanasie en Europe, limite de l'individu autonome ? Questionnement liminaire, novembre 2012, revue Raison publique », Raison Publique, : Presses universitaires de Rennes, 2012, pp. 1-15 

    Claude Proeschel, « Sécularisation, modernité et religion: du statut scientifique des analyses wébériennes », Cahiers Politiques, L'Harmattan, 2009, pp. 9-23 

    Claude Proeschel, « L'école comme lieu de cristallisation des rapports Eglises-Etat : le cas de l'Espagne démocratique, », Pour. La revue du Groupe Ruralités, Éducation et Politiques, GREP , 2005, n°186 

    Claude Proeschel, « Les relations Église-État dans la Constitution espagnole de 1978 : philosophie d'un système », Pôle sud, Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2003, n°18, pp. 133-149  

    L'Espagne connaît, depuis l'instauration de la Constitution de 1978, de nouvelles formes de relations Église-État, en rupture avec une grande partie de son passé. Cet article cherche à en dégager la philosophie, en se basant sur l'analyse des motivations des principaux protagonistes de la période d'élaboration du texte fondamental. Il tente ainsi de montrer que la mention de l'Église catholique dans la Constitution ne se veut pas la marque d'une confessionnalité déguisée, mais a surtout pour but, par la prise en compte de la réalité historique et sociologique du pays, le passage à un État aconfessionnel par un processus pacifique et la résolution définitive de la question religieuse en Espagne.

  • Notices / fascicules

    Claude Proeschel, « Bien commun »,, 2019, pp. -- 

  • Autres publications

    Claude Proeschel, Education et citoyenneté en contexte démocratique, 2025 

    Claude Proeschel, Xavier Delgrange, Hélène Lerouxel, Discussion autour du livre de Xavier Delgrange, David Koussens et Claude Proeschel, Quand les juges disent la laïcité. Perspectives belges et françaises, Larcier, 2025, 2025 

    Claude Proeschel, Etienne Criqui, Fabienne Greffet, Anne Jadot, Laurent Olivier, In memoriam. Hommage à Thierry Choffat, Institut de recherches sur l'évolution de la Nation et de l'État IRENEE (Université de Lorraine), 2021  

  • Communications

    Claude Proeschel, « Laïcité: which meaning and role in France? Which role in the hospital setting? », Convictions, religions et formation du citoyen : aspects sociologiques, philosophiques et pratiques, Bruxelles Belgium, le 14 mars 2025 

    Claude Proeschel, Florence Rochefort, « Propos introductifs », Illibéralisme et démocratie au prisme des enjeux laïues et de genre, Strasbourg, le 01 décembre 2025 

    Claude Proeschel, « Le genre comme outil d'analyse du religieux dans les sociétés contemporaines sécularisées », Religions et sociétés face aux défis contemporains. Congrès inaugural du programme Religis, Strasbourg, le 15 octobre 2025 

    Claude Proeschel, « Quand les juges disent la laïcité », le 20 juin 2025 

    Conférence organisée par l'IRENEE, Université de Lorraine dans le cadre des "Entretiens de l'IRENEE"

    Claude Proeschel, « La neutralité envers les choix de vie, une question de laïcité », Colloque sur le thème de l’actualité et de la laïcité, dans le cadre de la Journée de la laïcité, Nancy, le 09 décembre 2024 

    Claude Proeschel, « La laïcité où on ne la voit pas. Regards québécois et internationaux », le 09 juin 2023 

    Colloque organisé par Centre de recherche Société, Droit et Religions de l'Université de Sherbrooke (SoDRUS) - Québec sous la direction de David Koussens, Sébastien Lebel-Grenier et Loïc Bizeul (coordination) avec l'Université de Strasbourg

    Claude Proeschel, « Réglementer la religion ? », le 23 septembre 2021 

    Organisé pour l’Université de Porto par Francesco Alicino, Italie, Anaïd Lindemann, Suisse, Julia Martinez-Ariño, Espagne et Pays-Bas, Nikola Šaranović, Monténégro, Helena Vilaça, Portugal, Anne-Laure Zwilling, France ; soutenu par le projet Eurel

    Claude Proeschel, « Regulation of religious pluralism in republican societies : the case of France », "Ideals and Reality in Social Ethics, Newport United Kingdom, le 01 avril 2012 

    Claude Proeschel, « l'Etat est-il notre Père ? Droit, morale et éthique en démocratie », Paternalisme et libéralisme, Nancy, le 01 octobre 2011 

    Claude Proeschel, « Juridical norms and Ethics », Congrès de L'European Consortium for Political Research (ECPR), Reykjavik Iceland, le 01 août 2011 

    Claude Proeschel, « Can Republican Societies be multicultural ? », Cronem (Centre for Research on nationalism, Ethnicity an Multiculturalism) 7th Annual Conference, Guilford United Kingdom, le 01 juin 2011 

    Claude Proeschel, « Identity Claims of a Religious Nature : an obstacle or a Chance for Civic Integration », Congrès Mondial de l'Association Internationale de Sociologie, Göteborg Sweden, le 01 juillet 2010 

    Claude Proeschel, « The Place of Religious Institutions in the Elaboration of the Juridical Norms in Europe : the Case of Euthanasia », Conférence de la Political Studies Association, Edinburgh United Kingdom, le 01 avril 2010 

    Claude Proeschel, « Régulations du pluralisme religieux dans la contemporanéité : liberté religieuse, tolérance et citoyenneté », Conférence de la Société Internationale de Sociologie des Religions, santiago de compostela Spain, le 01 juillet 2009 

    Claude Proeschel, « The place of the Catholic Church in Spain's democratization Process : favourable to democratization, reticent about democracy », Religion and democratization, Friend or Enemy, London United Kingdom, le 01 avril 2009 

    Claude Proeschel, « The French laïcité confronted with new challenges », Church-State Relations in Europe: new challenges n, bratislava Slovakia, le 01 novembre 2007 

    Claude Proeschel, « Direction de la session : Religious pluralism in the public debate and in the public area : similarities or tensions? », Conférence de l'ASSOCIATION INTERNATIONALE DE SOCIOLOGIE, Social Sciences and Public debate, Barcelone Spain, le 01 septembre 2008 

    Claude Proeschel, « La gestion du pluralisme religieux dans les hôpitaux français : le cas des aumôneries », Conférence Internationale de la SISR, leipzig Germany, le 01 juillet 2007 

    Claude Proeschel, « La sécularisation, un phénomène historique limité ? », Société Internationale de Sociologie des Religions, Zagreb Croatia, le 01 juillet 2005 

    Claude Proeschel, « : Identité-identification-socialisation nationales dans la modernité. », association internationale des sociologues de langue française, istanbul Turkey, le 12 mai 2005 

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Violaine Castang, Devoir ou désir de servir, analyse du respect des valeurs fondamentales du service public par les agents de catégorie A et assimilés., en préparation, inscription en 2026 à Université de Lorraine 

    Le présent projet de recherche consiste à interroger l'administration française dans son rôle vis-à-vis de l'Etat de droit : est-elle, comme le prévoit l'article 20 de la Constitution de 1958, un « outil » mis à la disposition du gouvernement ou une « institution », entendue comme une notion de sociologie des organisations à part entière qui participe au quotidien à la réalisation de l'Etat de droit par les droits qu'elle garantit à ses usagers. Dès lors, elle pourrait être considérée comme un garde-fou nécessaire, notamment dans des périodes de dérives autoritaires du pouvoir politique en place. La fonction publique française, depuis le statut général des fonctionnaires, a volontairement été orienté vers une fonction publique de carrière, un modèle qui implique un "fonctionnaire-citoyen", agissant selon sa responsabilité propre et à son initiative. Un des premiers axes de travail sera de déterminer s'il existe un « ethos » chez les fonctionnaires, entendu comme un socle de valeurs qui structurent leurs missions au quotidien, s'ils en ont conscience, s'ils s'attachent à les mettre en oeuvre dans leur travail quotidien et si l'administration leur en donne les moyens. Concernant le périmètre de ma thèse, je souhaite me focaliser sur le corps des attachés d'administration de l'Etat (AAE) qui est devenu, depuis le décret du 17 octobre 2011, un corps interministériel. L'intérêt de l'étudier est qu'il est considéré comme un cadre intermédiaire dans la mise en oeuvre des politiques publiques, étant formé à la fois en posture de management d'une équipe et qu'il participe au déploiement des politiques publiques. Ensuite, en raison de l'hybridation de la fonction publique d'Etat depuis une vingtaine d'années, il s'agira de déterminer si cette culture autour des valeurs fondamentales est également prise en compte et réalisée par les agents en charge de missions de service public relevant du même niveau de responsabilité d'un cadre intermédiaire mais qui sont soit contractuel, soit salarié d'une entreprise sous-traitante de l'Etat.

    Shirin Louy, L'objection de conscience en droit médical au Québec et en France, en préparation, inscription en 2023 à Université de Sherbrooke en co-direction avec Bertrand Lavoie 

    Objectif : Le présent projet de recherche propose d'étudier le droit à l'objection de conscience en cas d'interruption volontaire de grossesse (« IVG ») afin de comprendre les points de tension existant entre le droit à l'IVG et le droit à l'objection de conscience des médecins. Problématique : Cette recherche est réalisée dans un contexte d'actualité particulièrement tendu où l'accès à l'avortement est remis en question. L'IVG est un droit reconnu et protégé par la loi au Québec et en France. Cependant, il demeure possible pour un médecin de refuser ce soin en vertu de sa liberté de conscience. En France, l'objection de conscience a été adoptée comme condition à la loi Veil et au Québec ce droit est garanti par le Code déontologie des médecins. Cette objection de conscience protège ainsi la liberté de conscience et de religion des médecins, un droit fondamental, mais crée potentiellement un déséquilibre qui peut porter atteinte aux droits fondamentaux des bénéficiaires de soins. Ainsi, la pratique de cette objection risque de mettre en péril le droit à la sécurité des patients garanti par l'article 7 de la Charte canadienne. Si l'objection de conscience peut servir de garant à la liberté de conscience des médecins, elle peut opérer un déséquilibre quant aux droits fondamentaux des bénéficiaires de soins (Bernard-Douchez, 2010). Il perdure une controverse en littérature sur la confrontation éthique qui existe entre ces droits fondamentaux (Maclure et Dumont, 2017). Dans cette thèse, le recours au droit comparé est judicieux puisque l'IVG et l'objection de conscience sont des pratiques établies en milieu médical, mais juridiquement encadrée différemment. Les conceptions de la laïcité et des croyances dans les deux juridictions ainsi que les différentes conditions légales pour avorter et soulever une objection de conscience permettent de justifier la pertinence d'une comparaison franco-québécoise. Ce projet contribuera à l'avancement des connaissances scientifiques et permettra des avancées pour les soignants sur le terrain. Cette recherche permettra de dégager des pistes de solutions pour mieux outiller les patientes lors d'un refus de soin et une pacification des rapports entre les médecins et les bénéficiaires des soins de santé. Méthodologie et cadre théorique : Afin de bien comprendre les motivations des médecins concernant le recours ou non à l'objection de conscience, il est proposé d'utiliser une méthodologie qui recourt à des entretiens semi-dirigés. Il s'agit d'une méthodologie de plus en plus utilisée en droit (Gesualdi-Fecteau et Guénette, 2022). Le choix du cadre théorique est celui de la conscience du droit qui permet, selon Ewick et Silbey (1998), d'étudier comment les personnes interprètent les normes juridiques encadrant leurs activités et comment cette compréhension influence leurs actions. L'études des motivations des médecins concernant leur recours à l'objection de conscience fait écho à la manière dont les individus expriment leurs conscience du droit dans leurs activités professionnelles. cette recherche s'intéresse à la manière dont des entretiens semi-dirigés avec des médecins sur ces thématiques permettent de dégager des outils juridiques pour mieux arbitrer les droits fondamentaux des médecins et des patients. Une méthodologie empirique qualitative permettra de répondre aux objectifs de la recherche. Également, le droit comparé permettra d'analyser ces entretiens auprès de médecins de manière à dégager des solutions juridiques aux conflits existants entre différents droits fondamentaux.

  • Président du jury

    Senoussi Benmohamed, Dynamique linguistique et stratégies identitaires dans le processus de radicalisation violente à référence islamiste, soutenue en 2025 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Sid Abdellaoui, membres du jury : Abdel-Halim Boudoukha (Rapp.), Cinzia Guarnaccia (Rapp.), Bruno Domingo et Catherine Blatier   

    Pourquoi certaines personnes basculent elles dans la radicalisation violente islamiste ?Cette thèse examine comment l’usage de la langue et le contexte de vie influencent l’adhésion et l’engagement dans le processus de radicalisation violente islamiste. Elle compare des individus bilingues dont la langue maternelle est l’arabe et la langue d’adoption est le français, en France et en Algérie. L’objectif est de comprendre comment les mots, les récits et les appartenances sociales façonnent les choix et les comportements.

  • Rapporteur

    Robin D. Presthus, Une perspective néo-institutionnaliste sur la divergence des modèles de séparation Église-État : une analyse comparative des approches française et américaine en tant que paradigmes politiques, soutenue en 2022 à AixMarseille sous la direction de Blandine Chélini-Pont présidée par Philippe Portier, membres du jury : Mark J. Rozell (Rapp.), Marie Gayte-Lebrun, Odina Sturzenegger et Hélène Thomas   

    Un premier paradoxe considère que malgré le fait que les approches américaine et française de la laïcité sont toutes deux issues de la création de l’État démocratique et ont cherché à incarner la valeur universelle du siècle des Lumières de la liberté de religion, adoptant de nombreuses similitudes philosophiques, politiques et juridiques, les deux approches constituent des conceptions très différentes du rôle de la religion dans la sphère publique. Un paradoxe subséquent s’agit du fait que deux cents ans après leur création, malgré les changements politiques, économiques, sociaux et religieux monumentaux qui ont transformé les deux pays, ces paradigmes distincts ont survécu. Aujourd'hui, une modernité mondialisée exige qu'ils négocient des conventions Église-État qui auraient été inimaginables au moment de leur rédaction. De plus, malgré le consensus que ces paradigmes divergents étaient le produit d'histoires religieuses spécifiques à chaque contexte national tels qu’ils étaient à la fin du 18e siècle, ils bénéficient toujours d'un soutien stable de la part des institutions et des individus (tant au niveau des élites que du peuple) dont le contexte religieux n’est point comparable

  • Membre du jury

    Robin D. Presthus, Une perspective néo-institutionnaliste sur la divergence des modèles de séparation Église-État : une analyse comparative des approches française et américaine en tant que paradigmes politiques, soutenue en 2022 à AixMarseille sous la direction de Blandine Chélini-Pont présidée par Philippe Portier, membres du jury : Mark J. Rozell (Rapp.), Marie Gayte-Lebrun, Odina Sturzenegger et Hélène Thomas   

    Un premier paradoxe considère que malgré le fait que les approches américaine et française de la laïcité sont toutes deux issues de la création de l’État démocratique et ont cherché à incarner la valeur universelle du siècle des Lumières de la liberté de religion, adoptant de nombreuses similitudes philosophiques, politiques et juridiques, les deux approches constituent des conceptions très différentes du rôle de la religion dans la sphère publique. Un paradoxe subséquent s’agit du fait que deux cents ans après leur création, malgré les changements politiques, économiques, sociaux et religieux monumentaux qui ont transformé les deux pays, ces paradigmes distincts ont survécu. Aujourd'hui, une modernité mondialisée exige qu'ils négocient des conventions Église-État qui auraient été inimaginables au moment de leur rédaction. De plus, malgré le consensus que ces paradigmes divergents étaient le produit d'histoires religieuses spécifiques à chaque contexte national tels qu’ils étaient à la fin du 18e siècle, ils bénéficient toujours d'un soutien stable de la part des institutions et des individus (tant au niveau des élites que du peuple) dont le contexte religieux n’est point comparable