Pauline Ravinet, Stéphanie Mignot-Gérard, Romuald Normand (dir.), Les reconfigurations des universités françaises: entre influences internationales et particularismes nationaux between international influences and national particularisms, ENA. École nationale d’administration, 2019, 305 p.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, SciencesPo Les Presses, 2019, Références, 845 p.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot, Dictionnaire des politiques publiques , 2019
Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d’étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l’œuvre. En faisant dialoguer les courants, en s’ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l’action publique.Sommaire : Pages de début (p. 1-10)| Les auteurs et autrices (p. 11-14)| Avant-propos (p. 15-18)| Préface à la 3e édition (p. 19-20)| Préface à la 2e édition (p. 21-22)| Préface (p. 23-27)| Acteurs (p. 29-36)| Administration (p. 37-45)| Advocacy Coalition Framework (p. 46-53)| Agenda/émergence (p. 54-61)| Apprentissage (p. 62-68)| Approche organisationnelle (p. 68-81)| Approche pragmatique (p. 74-81)| Approche séquentielle (p. 81-87)| Approches cognitives (p. 87-94)| Approches économiques (p. 94-101)| Approches socio-historiques (p. 101-108)| Biens collectifs (p. 109-116)| Blame avoidance (p. 116-124)| Capitalismes (p. 125-132)| Changement (p. 132-140)| Communauté épistémique (p. 140-146)| Comparaison (p. 146-155)| Concertation/délibération/ négociation (p. 155-163)| Contrats (p. 164-170)| Controverse (p. 170-177)| Convergence (p. 177-185)| Création et changement institutionnels (p. 185-193)| Cycle (p. 193-197)| Décision (p. 199-206)| Économie politique (p. 207-213)| Effets d’information (p. 213-220)| Élites (p. 221-226)| État (p. 226-239)| Européanisation (p. 239-247)| Évaluation (p. 248-255)| Expertise (p. 256-263)| Fenêtre d’opportunité (p. 265-272)| Forums (p. 273-278)| Genèse de l’analyse des politiques publiques (p. 279-289)| Genre et politiques publiques (p. 289-297)| Gouvernance (p. 297-305)| Groupe d’intérêt (p. 305-312)| Incrémentalisme (p. 313-321)| Instrument (p. 321-330)| Légitimité (p. 331-338)| Médias et politiques publiques (p. 339-344)| Mise en œuvre (p. 345-351)| Mondialisation et politiques publiques (p. 351-359)| Mouvement social et politiques publiques (p. 360-365)| Néo-institutionnalisme discursif (p. 367-375)| Néo-institutionnalisme du choix rationnel (p. 375-382)| Néo-institutionnalisme historique (p. 382-390)| Néo-institutionnalisme sociologique (p. 390-398)| Non-recours (p. 398-404)| Normes (p. 405-410)| Nouveau management public (p. 411-416)| Opinion publique et politiques publiques (p. 417-424)| Paradigme (p. 425-431)| Parlement et politiques publiques (p. 431-438)| Partis politiques et politiques publiques (p. 439-446)| Path dependence (p. 446-453)| Policy feedback (p. 453-461)| Politique publique (p. 462-468)| Politiques européennes (p. 468-476)| Politiques internationales (p. 477-484)| Politiques locales (p. 484-488)| Politiques publiques « ailleurs » (p. 489-497)| Principal/agent (p. 497-504)| Problème public (p. 504-510)| Process tracing (p. 510-517)| Rationalité (p. 519-528)| Récits (p. 528-533)| Référentiel (p. 533-540)| Régulation (p. 540-546)| Réseau (p. 547-554)| Ressortissants (p. 555-561)| Sciences de gouvernement (p. 563-569)| Secteur (p. 569-576)| Sociologie de l’action publique (p. 576-584)| Sociologie de l’État et politiques publiques (p. 584-593)| Sociologie des professions et politiques publiques (p. 594-600)| Sociologie économique et politiques publiques (p. 600-606)| Sociologie électorale et politiques publiques (p. 607-613)| Sociologie politique et politiques publiques (p. 614-619)| Style (p. 619-627)| Temporalité (p. 629-635)| Territoire (p. 635-643)| Traduction (p. 643-650)| Transfert (p. 650-658)| Transversalité (p. 658-666)| « Trois i » (p. 666-672)| Types (p. 673-680)| Bibliographie générale (p. 681-829)| Pages de fin (p. 831-847).
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Une 'French touch' dans l'analyse des politiques publiques ?, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2015, Domaine Gouvernances, 440 p.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, Sciences Po. Les Presses, 2014, Références, 776 p.
Pauline Ravinet, Comment fixe-t-on les objectifs d'une politique publique ? , 20110e éd., Ouvertures sociologiques, 2011
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, Les Presses de Sciences-Po, 2010, Références, 500 p.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Diccionario de políticas públicas, Universidad Externado de Colombia, 2009, 515 p.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Новый общественно-политический словарь Novyj obšestvenno-političeskij slovarʹ, Московская школа политических исследований, 2008, 546 p.
Pauline Ravinet, Pierre Muller, La genèse et l'institutionnalisation du processus de Bologne: entre chemin de traverse et sentier de dépendance,, 2007, 611 p.
Le processus de Bologne est un processus européen intergouvernemental – mais non communautaire - de coordination des politiques nationales, vise à construire un espace européen d’enseignement supérieur d’ici 2010. Lancé de façon informelle en 1998, il s’est rapidement structuré et est aujourd’hui considéré comme le cadre principal des réformes de l’enseignement supérieur dans quarante-six pays européens. Cette recherche ne porte pas sur son impact au niveau national, mais sur son émergence et son institutionnalisation en tant qu’arène d’action publique européenne ; elle s’inscrit dans les débats sur l’européanisation de l’action publique, et la construction d’un espace européen d’action publique. Plus précisément, l’histoire du processus de Bologne est décomposée en deux processus : un processus de formulation et d’imposition d’une vision d’action publique d’une part, et un processus de structuration et d’instrumentation d’un dispositif institutionnel d’autre part. L’étude de chacun des ces processus conduit à discuter des approches théoriques spécifiques : les approches cognitives des politiques publiques ; les approches institutionnalistes sur la création institutionnelle et les approches sur l’instrumentation de l’action publique ensuite. L’institutionnalisation de l’arène « processus de Bologne » est finalement analysée comme l’articulation croissante entre ces deux processus. L’arène s’est stabilisée, puis institutionnalisée dans le sens où elle a acquis un mode d’existence pour elle-même. Ce mouvement relève à la fois d’une dynamique interne d’intégration de l’arène, et d’une dynamique externe d’encastrement de l’arène dans l’Europe de la connaissance.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, Sciences Po Les Presses, 2006, Références, 520 p.
Pauline Ravinet, Laurie Boussaguet, Sophie Jacquot (dir.), Dictionnaire des politiques publiques, Presses de Sciences Po, 2004, Collection Références, 518 p.
Pauline Ravinet, La création du programme Service volontaire européen pour les jeunes, 2002
Pauline Ravinet, Stéphanie Mignot-Gérard, Romuald Normand, « Les (re)configurations de l’université française », Revue française d'administration publique, Revue française d'administration publique, 2019, n°169, pp. 5-20
Pauline Ravinet, « Paris-Bologne : comment s’élabore la position française dans l’espace européen d’enseignement supérieur ? », Revue française d'administration publique, Revue française d'administration publique, 2016, n°158, pp. 389-403
RésuméCet article s’intéresse à la définition de la position nationale française dans l’Espace européen d’enseignement supérieur (EEES), cas limite de « nouvelle gouvernance européenne » à la marge de l’UE. Observe-t-on un ajustement du circuit classique de définition de la position nationale ou la mise en place de mécanismes alternatifs ? Suivant une démarche qualitative inductive, cette étude identifie la constellation d’acteurs impliqués, recompose sa méthode de travail, et analyse les logiques de polarisation dans la définition de la position française entre le « sup’ communautaire » et le processus de Bologne.
Pauline Ravinet, « La Commission européenne et l'enseignement supérieur : La néo-libéralisation du discours comme ressort de pouvoir ? », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2014, n°VOL. 3, pp. 81-102
Cet article retrace l’évolution de la stratégie discursive de la Commission européenne en matière d’enseignement supérieur, en cherchant à expliquer si et comment un discours néo-libéralisé lui a permis de prendre le pouvoir dans un secteur où elle est dépourvue de compétences claires. L’article analyse le lien initial entre enseignement supérieur et marché, puis la façon dont ce lien s’est façonné au gré de la configuration institutionnelle et du travail politique des acteurs, pour arriver à la situation actuelle d’un discours assez clairement néo-libéralisé, qui ne permet néanmoins pas une prise de pouvoir aussi unilatérale qu’on l’entend parfois : la Commission doit composer avec l’institutionnalisation d’un dispositif de coordination intergouvernemental à la marge de l’Union européenne, le processus de Bologne, dont le positionnement idéologique est légèrement différent (c’est-à-dire moins orienté autour d’une logique de compétition et de marché), et au sein duquel on a pu voir se développer une identité et une culture de travail propres.
Pauline Ravinet, Amandine Crespy, « Les avatars du néo-libéralisme dans la fabrique des politiques européennes », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2014, n°VOL. 3, pp. 9-29
Ce numéro spécial s’intéresse à l’institutionnalisation des idées néo-libérales dans la fabrique des politiques européennes. L’article introductif invite à considérer que ces idées ne sont pas figées puis déclinées au niveau national, mais qu’il s’agit d’incarnations changeantes (avatars) et négociées du néo-libéralisme, et ce dès la formulation des politiques européennes. Cet article propose une approche centrée sur le travail politique des acteurs dans des configurations institutionnelles mouvantes, pour expliquer le remodelage des idées dans le jeu politique et expliquer, in fine, la variété des solutions de politiques publiques adoptées. Les contributions rassemblées dans ce numéro nourrissent cette perspective originale à partir d’études de cas portant sur différents secteurs de politiques européennes : politique monétaire, énergétique, de l’emploi et de l’enseignement supérieur.
Pauline Ravinet, Jean-Yves Bart, « European coordination alla bolognese : Notes on the instrumentation of the European higher education area », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2011, n°61, pp. 23-49
This article deals with the construction of the European Higher Education Area, or the Bologna Process. It uses and discusses an instruments-based approach to retrace in detail the configuration and instrumentation of a European system to coordinate national higher education policies. This approach reveals how what was initially a soft and voluntary process is piloted by means of a cross-sectional tool, namely stocktaking.Furthermore, it aids in characterizing a coordination “à la bolognaise”: a process that is familiar with “new modes of European governance”, but has a special relation to the European Union, where it has been developed and institutionalised outside the EU institutional framework.
Pauline Ravinet, « Comment le processus de Bologne a-t-il commencé ? La formulation de la vision de l'Espace Européen d'Enseignement Supérieur en 1998 », Éducation et Sociétés, Éducation et Sociétés, 2010, n°24, pp. 29-44
RésuméFormulée dès la conférence de la Sorbonne (mai 1998), la vision d’un EEES est peu étudiée. À partir d’entretiens et du dépouillement d’archives, l’article retrace sa genèse et montre qu’elle naît en deux temps : début 1998, un couplage s’effectue entre le projet d’un colloque européen pour les 800 ans de la Sorbonne et l’émergence du “3-5-8” en France ; en mai 1998, la vision est constituée lors de la rédaction négociée de la déclaration de la Sorbonne. Loin d’être linéaire, le processus de formulation correspond à une forme de rationalité intuitive et itérative de construction d’une stratégie et d’un objectif par approximations successives. La déclaration de la Sorbonne n’est qu’un premier épisode. Avoir vu les mécanismes et les motivations pluriels en jeu dès la formulation du projet politique de l’EEES aide à comprendre les caractéristiques de Bologne : nature souple et polysémique des principes, statut ambivalent à la fois puissant et rapidement institutionnalisé, fragile et soumis au risque de dilution.
Pauline Ravinet, Pierre Muller, « Construire l'Europe en résistant à l'UE ? Le cas du processus de Bologne », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2009, n°15, pp. 653-665
RésuméLe processus de Bologne, ou processus de coordination européenne des politiques d’enseignement supérieur développé en dehors des instances communautaires, montre que la résistance initiale à l’UE peut paradoxalement être motrice dans la construction d’un espace européen d’action publique. Cet article analyse l’ambiguïté de cette résistance. Elle a en effet permis le lancement rapide d’un processus puissant dans un domaine où l’UE n’a pas compétence. Mais ce processus a ensuite pu s’institutionnaliser parce qu’il mobilisait des ressources engagées par la Commission, et surtout parce que ses objectifs étaient compatibles avec la matrice de l’économie et la société de la connaissance, promue et diffusée par l’UE depuis les années 1990.
Pauline Ravinet, Pierre Muller, « Construire l’Europe en résistant à l’UE ? Le cas du processus de Bologne », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2008, n°4
Pauline Ravinet, Stéphanie Mignot-Gerard, Benoit Cret, Sana Miladi, Christine Musselin, « Editorial », European Journal of Education, Wiley, 2005