Rémy Scialom

Maître de conférences HDR
Histoire du droit et des institutions.
Faculté de Droit et de Science politique

Centre de Théorie et Analyse du Droit
Spécialités :
Droit et religion ; Anthropologie juridique ; Histoire de la pensée juridique ; Histoire des idées politiques ; Philosophie du droit ; Philosophie politique ; Théorie du droit.
  • THESE

    La distinction lois politiques - lois civiles : 1748-1804, soutenue en 2003 à AixMarseille 3 sous la direction de Michel Ganzin et Jean-Louis Mestre 

  • Rémy Scialom, Anthologie de droit hébraïque: de la transcendance de la loi, de sa rationalisation et des limites de la raison, La Mémoire du droit, 2024, 217 p. 

    Rémy Scialom, Florence Poirat, Michel Troper (dir.), Charles Leben: en lisant, en écrivant essais écrits au fil du temps, Éditions A. Pedone, 2024, Collection Doctrine(s), 388 p. 

    Rémy Scialom, Anthologie de droit hébraïque, la Mémoire du droit, 2020, 185 p. 

    Rémy Scialom, Christian Bruschi, Anthologie de droit hébraïque: sources et codification, la Mémoire du droit, 2017, 175 p.  

    Rémy Scialom, La distinction lois politiques - lois civiles, 1748-1804, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2011, Collection d'histoire des idées et des institutions politiques, 504 p. 

    Rémy Scialom, Michel Ganzin, Jean-Louis Mestre, La distinction lois politiques - lois civiles: 1748-1804, 2003, 663 p.  

    Désireux de clarifier un ordre juridique confus et de déboucher sur la félicité humaine, Montesquieu établit en 1748, dans l'Esprit des lois, la distinction lois politiques-lois civiles. Identifiant le droit civil au droit privé, il nomme politique le droit public et assimile loi et droit. Pour réaliser sa finalité (le bien des individus et de la société), l'ordre juridique, procédant du droit naturel, doit s'appuyer sur le droit public. D'où, le primat des lois politiques sur les lois civiles. Malmenée, parfois décriée, la distinction, consolidée par l'Ecole du droit naturel, les parlementaires, les Maximes du droit public français est systématisée par les philosophes des Lumières. La notion de constitution, la politisation des lois civiles sous la Révolution et le code civil réaffirment le primat des lois politiques. Anticipant les rapports droit public-droit privé, consacrés par les rédacteurs du code civil, la distinction constitue une phase intermédiaire dans la fixation des grandes classifications du droit. Mais, depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, la ligne de partage de plus en plus floue entre loi politique et civile, entre droit public et privé, oblige à en redessiner le tracé.

  • Rémy Scialom, « Anthologie de droit hébraïque III », le 22 mai 2025  

    Séminaire ThéorHis organisé par l’UMR CTAD, Université Paris-Nanterre, CNRS

    Rémy Scialom, « Le religieux, gardien des libertés et des institutions », le 03 avril 2025  

    Colloque international organisé par le CREDESPO, Université de Bourgogne-Europe et l'Institut des Amériques sous la direction scientifique de Oscar Ferreira et Elsa Forey

    Rémy Scialom, « Droit, foi et réseaux européens », le 06 juin 2024  

    Colloque organisé par le CTHDIP, avec le soutien de la Faculté de droit et science politique, Université Toulouse Capitole sous la direction scientifique de Romy Sutra, MCF en Histoire du Droit à l'Université Toulouse Capitole et Franck Zarlenga, Enseignant-chercheur en histoire du droit, Université de Limoges

    Rémy Scialom, « René Cassin, 1914-1948 : les années décisives », le 23 mai 2024  

    Colloque organisé sous la direction scientifique de Julien Broch, Centre d'études et de recherches d'histoire des idées et des institutions politiques (CERHIIP, UR 2186), Aix-Marseille Université.

    Rémy Scialom, « Le travail sur le métier des idées politiques », le 14 septembre 2023  

    XXIXe colloque organisé par l'Association Française des Historiens des Idées Politiques en partenariat avec le CREHIIP, Université d'Aix-Marseille sous la direction scientifique de Nicole Dockès, Pr. honoraire, Université Jean Moulin Lyon III ; Norbert Olszak, Pr. Université Paris Panthéon-Sorbonne et Olivier Vernier, Pr. Université Nice Côte d’Azur

    Rémy Scialom, « Les Juifs et le droit en Tunisie – du protectorat à l’indépendance (1881-1956) – Entre progrès historiques et résilience religieuse », le 16 avril 2023  

    Organisé par la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie - SHJT - en collaboration avec le Centre Français du Judaïsme Tunisien et le CTAD, Nanterre Université ; l’Ecole pratique de Hautes Etudes et le CMMC, Université Côte d’Azur

    Rémy Scialom, « Religion et prééminence du droit dans le judaïsme antique », le 01 juillet 2021  

    Organisée dans le cadre du cycle « Les religions et la prééminence du Droit » par le CRJP, Université d'Orléans, sous la direction scientifique de Nicolas Haupais, Corinne Leveleux-Teixeira et Tristan Pouthier

    Rémy Scialom, « Quelle éthique pour l'Europe ? », le 21 juin 2019  

    26èmes rencontres d'éthique économique organisées par Le Centre d'éthique économique, Université Aix-Marseille sous la Responsabilité scientifique de Gil Charbonnier, Directeur du Centre d’Éthique économique et des affaires

    Rémy Scialom, « Le droit talmudique saisi par le droit comparé », le 22 novembre 2017  

    Organisé sous la direction scientifique de Stefan Goltzberg & François Xavier Licari

    Rémy Scialom, « Pensée Politique et Religion », le 15 septembre 2016  

    AFHIp, XXVe colloque international, 'Pensée Politique et Religion", Aix-en-Provence, 15-16 sept. 2016

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Eden Pruvot, Les fausses nouvelles , thèse en cours depuis 2025 en co-direction avec Julien Broch  

    Ce projet de thèse propose un étude socio-politique, et contemporaine, desdites 'fakes news', allant de la période du XIXe s., jusqu'au XXIe s., avec le développement de différents types de médias ; cette notion, semblant appartenir à l'essor des réseaux sociaux, elles sont en réalité déjà présentes tout du moins dès le XIXe siècle : rumeurs publiques, instrumentalisations idéologiques, politiques, canards journalistiques, les 'fake news', ou fausses nouvelles, fausses informations, ont participé à la désinformation. À travers cette thèse, l'objectif est de montrer comment une fausse information ou une fausse nouvelle naît, par quels moyens, de retracer l'évolution des médias : des journaux jusqu'aux réseaux sociaux et le développement des intelligences artificielles, en passant par la propagande ou l'art, à travers l'étude de cas emblématiques (événements historiques tels que des crises politiques, des mouvements sociaux...) ; il s'agit aussi d'en analyser les réponses apportées par le cadre juridique quant à la régulation normée de l'information : lois sur la presse, sanctions de diffamation, responsabilité éditoriale, ou bien les délits de diffusion mensongère. Cette thèse, pour être menée à bien, s'appuiera sur une méthodologie pluridisciplinaire, mêlant le droit, l'histoire, et les sciences politiques, afin de mettre en lumière les différents moyens de lutte contre ce phénomène, aux usages stratégiques, tant politiques, qu'idéologiques, où s'installe un équilibre entre la protection de l'ordre public, et la liberté d'expression. Ce travail vient donc dans une démarche de compréhension d'un phénomène de toutes époques, d'un problème récurrent de l'espace public ; il viendra également de mettre en perspective les enjeux démocratiques actuels, ainsi que la sécurité publique, liées aux fausses informations, à l'heure où le développement de l'intelligence artificielle et du modèle des réseaux sociaux, accélèrent les processus de création et de diffusion, tendant à des questionnements juridiques (responsabilité des plateformes, statut des contenus générés par intelligence artificielle), éthiques (sources authentiques, questionnement de la véracité des informations), politiques (influence sur les élections, manipulation de l'opinion), et épistémologiques (qu'est-ce qui est vrai dans un environnement instable ? quand la vérité est-elle indistincte du mensonge ?).

    Iago De Macedo Mendes, Au-delà des droits de l'homme , thèse soutenue en 2024 à Paris 10  

    La thèse examine la relation entre les droits de l’homme et la liberté dans la pensée de Karl Marx. L’analyse se base à la fois sur l’exégèse des textes de l’auteur et sur leur contextualisation, en tenant compte des débats politiques et scientifiques auxquels Marx participait. Au lieu de se concentrer uniquement sur son texte le plus connu sur ce sujet, Sur la question juive, le travail réalise une étude exhaustive de l’œuvre marxienne, en examinant comment les droits de l’homme apparaissent dans sa réflexion plus globale. Ainsi, nous interprétons que Sur la question juive ne représente que le début de la critique de Marx sur les droits de l’homme, une idée qu’il développera et approfondira tout au long de sa vie. À partir des concepts forgés dans son appropriation critique de l’économie politique et consolidés dans Le Capital, l’intellectuel allemand offre des contributions essentielles pour comprendre le potentiel et les limites émancipateurs des droits de l’homme, tout en élargissant les horizons de la réflexion sur la réalisation de la liberté humaine.

    Nicolas Akar, Alexandre-Auguste Ledru-Rollin (1807-1874) : les conceptions politiques d'un néo-jacobin, thèse soutenue en 2021 à AixMarseille en co-direction avec Julien Broch présidée par Patrick Charlot, membres du jury : Karen Fiorentino (Rapp.), Laurent Reverso (Rapp.)    

    Cette recherche est consacrée aux idées politiques et sociales de Ledru-Rollin. De son point de vue, la forme républicaine de l’État est la conséquence normale du principe de la souveraineté du peuple. De plus, elle est inévitablement démocratique puisque chaque citoyen détient une parcelle de souveraineté. L’instauration du suffrage universel à la base de la structure étatique est le meilleur instrument permettant aux citoyens de s’affirmer collectivement comme un régime politique légitime et pérenne. Elle est surtout un moyen nécessaire de l’obtention pacifique des réformes sociales indispensables. Ledru-Rollin dit d’ailleurs à cet égard : « La réforme électorale a pour point de départ et pour but le suffrage universel ; la réforme politique a pour condition la réforme sociale ». Telle est la devise autour de laquelle le néo-jacobin veut réunir tous les démocrates du pays, pour préparer sa République sociale universelle, rêvée sous la Monarchie de Juillet et laborieusement mise en place au début de la IIe République par le gouvernement provisoire. Toutefois, ses opposants vont par la suite démanteler ces réformes une à une. Déçu de l’expérience de la récente République, il veut consacrer le peuple par l’éducation afin qu’il puisse se mêler de la vie politique de son propre pays dans le but de contrôler ses représentants et prendre son destin en main