Ce projet de thèse propose un étude socio-politique, et contemporaine, desdites 'fakes news', allant de la période du XIXe s., jusqu'au XXIe s., avec le développement de différents types de médias ; cette notion, semblant appartenir à l'essor des réseaux sociaux, elles sont en réalité déjà présentes tout du moins dès le XIXe siècle : rumeurs publiques, instrumentalisations idéologiques, politiques, canards journalistiques, les 'fake news', ou fausses nouvelles, fausses informations, ont participé à la désinformation. À travers cette thèse, l'objectif est de montrer comment une fausse information ou une fausse nouvelle naît, par quels moyens, de retracer l'évolution des médias : des journaux jusqu'aux réseaux sociaux et le développement des intelligences artificielles, en passant par la propagande ou l'art, à travers l'étude de cas emblématiques (événements historiques tels que des crises politiques, des mouvements sociaux...) ; il s'agit aussi d'en analyser les réponses apportées par le cadre juridique quant à la régulation normée de l'information : lois sur la presse, sanctions de diffamation, responsabilité éditoriale, ou bien les délits de diffusion mensongère. Cette thèse, pour être menée à bien, s'appuiera sur une méthodologie pluridisciplinaire, mêlant le droit, l'histoire, et les sciences politiques, afin de mettre en lumière les différents moyens de lutte contre ce phénomène, aux usages stratégiques, tant politiques, qu'idéologiques, où s'installe un équilibre entre la protection de l'ordre public, et la liberté d'expression. Ce travail vient donc dans une démarche de compréhension d'un phénomène de toutes époques, d'un problème récurrent de l'espace public ; il viendra également de mettre en perspective les enjeux démocratiques actuels, ainsi que la sécurité publique, liées aux fausses informations, à l'heure où le développement de l'intelligence artificielle et du modèle des réseaux sociaux, accélèrent les processus de création et de diffusion, tendant à des questionnements juridiques (responsabilité des plateformes, statut des contenus générés par intelligence artificielle), éthiques (sources authentiques, questionnement de la véracité des informations), politiques (influence sur les élections, manipulation de l'opinion), et épistémologiques (qu'est-ce qui est vrai dans un environnement instable ? quand la vérité est-elle indistincte du mensonge ?).