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Maëva Durand

Maître de conférences, Science politique.

Université Paris 8 - Vincennes - Saint-Denis · Département de science politique Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris - Cresppa — CRESPPA
Université Paris 8 - Vincennes - Saint-DenisDépartement de science politiqueCentre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris - Cresppa

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Les invisibles : enquête localisée sur le rapport au politique des femmes de classes populaires, soutenue en 2021 à Bourgogne FrancheComté sous la direction de Julian Mischi et Catherine Achin présidée par Isabelle Mallon, membres du jury : Philippe Aldrin (Rapp.), Christelle Avril et Violaine Girard  

    Cette thèse analyse le rapport au politique des femmes de classes populaires à travers une démarche empirique soucieuse d’appréhender la formation des attitudes politiques en contexte. Ce travail se situe au croisement du champ des études politiques et de la sociologie des classes populaires en explorant l’impact de l’évolution du style de vie et de la situation au travail des femmes populaires sur les formes de leur politisation. La question du genre et des inégalités propres aux rapports sociaux de sexe est au cœur de cette étude qui explore le monde des femmes des fractions instables des classes populaire.Cette thèse repose sur une enquête de terrain menée de 2016 à 2018 au sein d’un réseau d’interconnaissance de trente personnes (liées par des liens amicaux, familiaux et de voisinage) situé sur le Territoire de Belfort.Investir une zone d’étude structurée autour d’une ville moyenne et parsemée de bourgs ruraux permet d’aborder le cas typique d’une configuration socio-spatiale caractérisée par une présence importante des classes populaires. Ces dernières sont en effet surreprésentées dans les espaces éloignées des grandes métropoles urbaines.Marquée par la désindustrialisation, un tel terrain permet en outre d’analyser les effets des restructurations du tissu économique et du développement du chômage sur les familles populaires et leur rapport au politique.Il apparait que le travail, l’école et les mobilités résidentielles tout comme la prise en charge étatique sont décisifs dans la construction du rapport au politique, dans un contexte de mise en concurrence entre fractions des classes populaires, propice à l’émergence d’une conscience sociale triangulaire.

  • Ouvrages

    Maëva Durand, Safia Dahani, Estelle Delaine, Félicien Faury, Guillaume Letourneur [et alii], Sociologie politique du Rassemblement national: enquêtes de terrain, Presses universitaires du Septentrion, 2025, Espaces politiques, 326 p.  

    Maëva Durand, Éric Agrikoliansky, François Buton, Nolwenn Armogathe, Clémentine Berjaud [et alii], Les métamorphoses de la politisation, PUF, 2025, 316 p. 

    Un constat semble faire consensus aujourd’hui : la distance des citoyens à la politique, aux élus et aux élections, serait devenue la norme dans la France des années 2020. Pourtant, à y regarder de plus près, cette dépolitisation n’a rien d’évident et pourrait même relever de l’illusion. Les enquêtes réunies dans cet ouvrage ont été réalisées au moment des élections de 2022, pendant plusieurs mois, au plus près des électeurs et des électrices. Elles montrent que l’intérêt pour la politique ne s’est pas évanoui, mais que la politisation s’est métamorphosée. Elle ne se déploie plus seulement dans les institutions de la démocratie représentative (les partis politiques et leurs relais), mais au cœur de la vie quotidienne, au sein de la famille, des réseaux amicaux, des relations de voisinage, au travail, etc. Ces formes ordinaires de la politisation ne sont pas inédites, mais elles sont plus visibles précisément parce que les institutions politiques n’effectuent plus le travail qu’elles réalisaient auparavant.

    Maëva Durand, Ivan Bruneau, Mäeva Durand, Julian Mischi (dir.), Pouvoir local et classes populaires en milieu rural, De Boeck Supérieur, 2022, 239 p. 

    Maëva Durand, Mäeva Durand, Julian Mischi, Catherine Achin, Isabelle Mallon [et alii], Les invisibles: enquête localisée sur le rapport au politique des femmes de classes populaires, 2021, 441 p. 

    Cette thèse analyse le rapport au politique des femmes de classes populaires à travers une démarche empirique soucieuse d’appréhender la formation des attitudes politiques en contexte. Ce travail se situe au croisement du champ des études politiques et de la sociologie des classes populaires en explorant l’impact de l’évolution du style de vie et de la situation au travail des femmes populaires sur les formes de leur politisation. La question du genre et des inégalités propres aux rapports sociaux de sexe est au cœur de cette étude qui explore le monde des femmes des fractions instables des classes populaire.Cette thèse repose sur une enquête de terrain menée de 2016 à 2018 au sein d’un réseau d’interconnaissance de trente personnes (liées par des liens amicaux, familiaux et de voisinage) situé sur le Territoire de Belfort.Investir une zone d’étude structurée autour d’une ville moyenne et parsemée de bourgs ruraux permet d’aborder le cas typique d’une configuration socio-spatiale caractérisée par une présence importante des classes populaires. Ces dernières sont en effet surreprésentées dans les espaces éloignées des grandes métropoles urbaines.Marquée par la désindustrialisation, un tel terrain permet en outre d’analyser les effets des restructurations du tissu économique et du développement du chômage sur les familles populaires et leur rapport au politique.Il apparait que le travail, l’école et les mobilités résidentielles tout comme la prise en charge étatique sont décisifs dans la construction du rapport au politique, dans un contexte de mise en concurrence entre fractions des classes populaires, propice à l’émergence d’une conscience sociale triangulaire.

  • Articles

    Maëva Durand, «  Au-delà de nos fonctions  : l’accompagnement socio-éducatif des petites mains de l’Éducation nationale sur un territoire paupérisé », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2025, n°114, pp. 35-61  

    Cet article s’intéresse aux expériences salariées et relationnelles des « petites mains » de l’Éducation nationale, à savoir les agents subalternes du travail éducatif que sont les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) et les assistantes d’éducation (AED), deux catégories fortement genrées et précaires. Les tensions professionnelles que connaissent ces agentes renseignent sur les ambivalences socio-territoriales auxquelles l’institution scolaire est confrontée. L’Éducation nationale parvient à tirer profit d’un travail de care, c’est-à-dire d’un investissement émotionnel et gratuit des salariées qui multiplient les prises en charge censées compenser le manque de personnel scolaire et d’autres dispositifs d’accompagnement social à l’échelle locale. L’étude de deux collèges en réseau prioritaire, dans une petite commune et en milieu urbain, montre comment le travail relationnel permet de couvrir les défaillances institutionnelles au sein d’un territoire paupérisé.

    Maëva Durand, Ivan Bruneau, Julian Mischi, « Penser la production des distances au politique. Une entrée par l’analyse des relations entre le pouvoir local et les classes populaires en milieu rural », Politix, De Boeck Supérieur, 2022, n°137, pp. 9-25 

    Maëva Durand, Ivan Bruneau, Julian Mischi, « Pouvoir local et classes populaires en milieu rural », Politix, De Boeck Supérieur, 2022, n°137, p. 242