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Hugo Canihac

Maître de conférences, Science politique.

Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe — SAGE
Sciences Po StrasbourgSociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe

Actualités scientifiques

Colloque
20 nov. 2025 · Paris
Parution
6 nov. 2020
Parution
2 janv. 2020
Colloque
21 nov. 2019 · Amiens
Parution
5 déc. 2018

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    La fabrique savante de l'Europe : une archéologie du discours de l'Europe communautaire (1870-1973), soutenue en 2017 à Bordeaux sous la direction de Yves Déloye présidée par Olivier Costa, membres du jury : Florence Delmotte (Rapp.), Antoine Vauchez (Rapp.), Serge Audier et Pascale Laborier  

    Cette thèse prend pour objet la construction d’un discours politique et social nouveau - celuide l’Europe communautaire. Ce processus est appréhendé comme le résultat du travail demultiples collectifs d’acteurs politiques et savants. Ces collectifs ont contribué à l’invention duvocabulaire communautaire, d’une part, et à la normalisation de certains savoirs etinterprétations des Communautés, d’autre part. Il s’agit alors de mettre en lumière lesconditions historiques de ce travail collectif dans deux Etats fondateurs de la constructioneuropéenne – la France et l’Allemagne. L’enjeu est d’explorer tout à la fois les conditions depossibilité de l’innovation politique et les conditions de légitimation d’un objet politiquenouveau.En mobilisant des sources historiques variées, ce travail retrace les carrières dans les débatscommunautaires de deux des définitions largement utilisées pour définir l’Europecommunautaire jusqu’à aujourd’hui - la « supranationalité » et « l’économie sociale demarché ». L’étude croisée de leurs usages permet d’examiner les controverses politicoacadémiquesdans lesquelles l’Europe communautaire a été définie comme type institutionneldistinct (de l’Etat-nation) et comme mode de gouvernement spécifique (du marché). A reboursde l’hypothèse d’une « révolution communautaire », la thèse invite à réinscrire l’inventioncommunautaire dans le temps plus long de la construction des Etats nationaux et de leurssavoirs. A l’opposé d’une lecture génétique de la construction communautaire commedéploiement d’un sens défini depuis les années 1950, elle donne à voir la diversité desinterprétations et des savoirs qui ont été produits et se sont affrontés dans les premières, etidentifie les conditions de leurs succès différenciés.

  • Ouvrages

    Hugo Canihac, La fabrique savante de l'Europe: une archéologie des savoirs de l'Europe communautaire, Bruylant, 2020, Idées d'Europe, 456 p.  

    La question « qu’est-ce que l’Union européenne » a suscité, depuis 70 ans, des interprétations juridiques, politiques ou économiques aussi nombreuses que contradictoires. Au croisement de l’histoire sociale des idées et de la sociologie de la connaissance, cet ouvrage analyse la construction, les usages et les effets de certaines de ces interprétations.Il examine l’histoire, en France et en Allemagne, de deux interprétations de la CEE jusqu’à son premier élargissement (1973). L’une touche directement à la question de sa définition juridique, de son rapport à l’ État-nation et à la démocratie – l’Europe comme organisation supranationale. L’autre met en jeu la définition de son économie politique, de son rapport au néo-libéralisme et de son modèle social – l’Europe comme économie sociale de marché. On entend par là se donner les moyens de comprendre comment la CEE, avant l’UE, a été interprétée relativement à l’État-nation et au marché – pour comprendre comment elle a été gouvernée. L’ouvrage analyse le rôle qu’ont joué, dans la production de ces interprétations, non seulement des acteurs politiques et militants, mais aussi et surtout une foule d’universitaires et d’experts – les savants de l’Europe – aujourd’hui souvent oubliés. En cherchant à la définir, à la catégoriser, à la rationaliser, ils ont participé à la construction du sens que l’Europe communautaire a aujourd’hui. Au-delà du cas de l’Europe communautaire, il interroge alors plus généralement le rôle politique des savants dans la construction d’un ordre politique. Il montre que, loin de découler en droite ligne et de façon uniforme des traités, les interprétations de l'Europe communautaire que nous considérons aujourd'hui comme naturelles résultent d'un travail de longue haleine. C'est dire que la "nature" de l'UE n'était pas contenue toute entière dans les traités fondateurs. Ce qu'est devenue la CEE, puis l'UE, c'est aussi ce que plusieurs générations d'interprètes ont pensé et dit qu'elle était. C'est à l'histoire de ces façons de penser et de parler que le présent ouvrage contribue

  • Chapitres d'ouvrage

    Hugo Canihac, Cyril Benoît, « Crises, crisologie et critique. Une étude quantitative de la littérature scientifique sur la « crise » dans l’Union européenne (chapitre 2) », in Lola Avril (dir.), Samuel B.H Faure (dir.), Vincent Lebrou (dir.), « C’est la crise ». Contribution à une sociologie politique de l’action publique européenne :, Peter Lang, 2024, pp. 53-72   

    Hugo Canihac, Laure Squarcioni, Coline Salaris, Victor Marneur, « La perception des candidats à la présidentielle », in Céline Braconnier, Nonna Mayer (dir.), Les inaudibles. Sociologie politique des précaires :, Presses de Sciences Po, 2015 

  • Articles

    Hugo Canihac, « Le futur comme objet politique : retour sur quelques nouvelles enquêtes socio-historiques », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2025, n°14, pp. 109-117  

    Cet article interroge la fabrique d’un consensus ambigu entre les élu·es autour de la politique d’égalité adoptée sous la majorité municipale de droite de retour au pouvoir à Toulouse en 2014 après le mandat socialiste de Pierre Cohen (2008-2014). Il renvoie ce faisant à un agenda de recherche plus large sur la dimension partisane des politiques publiques. Ce consensus s’appuie tout d’abord sur une genèse politiquement peu marquée des politiques d’égalité dans la ville rose. Il repose ensuite sur l’existence de continuités avec la politique d’égalité mise en place sous le mandat socialiste et sur l’occultation des changements intervenus dans certains secteurs. L’examen des politiques de genre à l’échelle locale donne en effet à voir un phénomène hybride de standardisation et différenciation partisane des politiques de genre. À rebours d’une co-construction de la politique d’égalité avec la commission extra-municipale sous le mandat socialiste, la ritualisation de la politique d’égalité sous la droite permet d’éviter le débat autour de cette dernière et d’en asseoir les usages conservateurs.

    Hugo Canihac, « Les savants et les politiques dans la construction de l'Europe », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2021, n°VOL. 10, pp. 37-59  

    Comment les savants contribuent-ils à la production de l’action publique ? Pour répondre à cette question, cet article propose d’analyser le rôle politique des savants – universitaires, experts ou praticiens revendiquant la maîtrise d’une connaissance spécialisée – à l’aune du concept de « coproduction » , qui vise à prendre au sérieux l’imbrication du travail savant et du travail politique. À partir du cas de la construction européenne, il vise d’abord à clarifier ce concept en distinguant trois approches de la coproduction : événementielle, généalogique et archéologique. Nous soulignerons en particulier les questions, objets, processus et types d’enquêtes privilégiés dans chaque cas. Ce faisant, il ne s’agit pas tant de les opposer que de montrer comment on peut les combiner pour esquisser un modèle socio-historique de la contribution des savants à la production d’une politique publique. On entend par là inviter à un dialogue accru entre approches socio-historiques et analyses de l’action publique autour de la question du travail savant. Les différentes approches présentées seront illustrées par l’exemple de la construction de la politique de la concurrence européenne.

    Hugo Canihac, Hadrien Clouet, « Hayek, fédéralisme inter-étatique et libéralisme économique », Contretemps: revue de critique communiste, Textuel, 2020  

    Hugo Canihac, « Normaliser la  révolution communautaire  », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2019, n°24, pp. 321-348  

    Cet article étudie la production de manuels universitaires sur l’Europe communautaire dans deux de ses pays fondateurs : la France et la RFA. Il s’agit de mettre en relation deux ensembles de recherches sur un groupe particulier d’intellectuels – les universitaires – qui n’ont entretenu que des rapports distants jusqu’ici. D’un côté, les manuels scolaires ont suscité de riches travaux explorant leur rôle dans la construction et la légitimation du pouvoir dans le cadre stato-national. D’un autre côté, les recherches de sociologie historique ont attiré l’attention sur la participation des universitaires, et singulièrement des juristes, au travail de production et de légitimation d’un ordre politique communautaire. Nous examinons ici la façon dont s’est construite une littérature savante, principalement juridique, sur les Communautés qui a, à ce titre, participé à la normalisation de certaines formes de connaissance de l’Europe communautaire.En adoptant une approche comparative, l’enjeu est de montrer les formes différenciées qu’a prises ce processus selon les contextes. L’article se fonde sur une recherche portant sur un corpus de 58 manuels traitant de l’Europe communautaire parus des années 1950 aux années 1990 en France et en RFA. Il met au jour les conditions sociales de production de ces manuels, et suggère que l’objet communautaire n’a pas été saisi de façon identique par les savoirs universitaires français et allemands, ce que reflète la production des manuels. Ce constat invite à étudier la façon dont ces manuels ont, en retour, contribué à solidifier des définitions différentes de l’objet européen dans les deux pays.

    Hugo Canihac, « L'autonomisation de la recherche sur la construction européenne - Science et politique dans deux associations d'études européennes en France et en Allemagne (1957-1992) », Revue des Affaires européennes/Law European & Affairs, Bruylant / Larcier (en ligne), 2016, n°2 

    Hugo Canihac, « (Néo-)libéralisme contre (néo-)libéralisme ? Controverses économiques sur les débuts de la construction européenne en France et en Allemagne (1950-1960) », Trajectoires - Travaux des jeunes chercheurs du CIERA, CIERA, 2016, n°10   

  • Communications

    Hugo Canihac, « Rencontres d'automne du GIS Euro-Lab », le 20 novembre 2025 

    Colloque organisé par le GIS Euro-Lab, Université Paris Panthéon-Sorbonne, CNRS

    Hugo Canihac, « L’Etat des économistes », le 21 novembre 2019 

    Organisé pour le CURAPP par Isabelle Gouarné, Emmanuel Monneau, Mathieu Hauchecorne, et Antoine Vion

    Hugo Canihac, « Les récits judiciaires de l’Europe », le 24 mai 2019 

    Organisé par le CRDP, Université Lille 2, le séminaire interdisciplinaire d'études juridiques et l'Institut d'études européennes de l'Université Saint-Louis

    Hugo Canihac, « Europe, la fin du spectacle », le 21 février 2018 

    Organisé par l’Université Saint-Louis de Bruxelles, avec le soutien du F.S.R. - F.N.R.S.

    Hugo Canihac, « La théorisation politique en action : Eléments d’histoire du ‘constitutionnalisme supranational’ dans l’Union Européenne », 13e Congrès de l’AFSP, Session thématique 29 : Pour une théorie politique appliquée à l’intégration européenne. État des lieux d’un champ de recherche en construction, Aix-en-Provence, le 22 juin 2015