Hugo Canihac, « Le passage à l’Europe de l’économie sociale de marché », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°75, pp. 175-177
Hugo Canihac, « Le futur comme objet politique : retour sur quelques nouvelles enquêtes socio-historiques », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2025, n°14, pp. 109-117
Hugo Canihac, « Ducange (Jean-Numa) - Quand la gauche pensait la nation. Nationalités et socialismes à la Belle Époque. - Paris, Fayard, 2021 (Histoire). 336 p. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 366-367
Hugo Canihac, « Tourneux (Odile) – La souveraineté à l’ère du néolibéralisme. – Paris, Classiques Garnier, 2022 (Constitution de la Modernité). 568 p. Annexe. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 145-146
Hugo Canihac, « Luuk Van Middelaar. Le passage à l’Europe (2012) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2021, n°hors-série, pp. 431-434
Hugo Canihac, « Les savants et les politiques dans la construction de l'Europe : Pour une socio-histoire des coproductions savantes de l’action publique », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2021, n°VOL. 10, pp. 37-59
Comment les savants contribuent-ils à la production de l’action publique ? Pour répondre à cette question, cet article propose d’analyser le rôle politique des savants – universitaires, experts ou praticiens revendiquant la maîtrise d’une connaissance spécialisée – à l’aune du concept de « coproduction » , qui vise à prendre au sérieux l’imbrication du travail savant et du travail politique. À partir du cas de la construction européenne, il vise d’abord à clarifier ce concept en distinguant trois approches de la coproduction : événementielle, généalogique et archéologique. Nous soulignerons en particulier les questions, objets, processus et types d’enquêtes privilégiés dans chaque cas. Ce faisant, il ne s’agit pas tant de les opposer que de montrer comment on peut les combiner pour esquisser un modèle socio-historique de la contribution des savants à la production d’une politique publique. On entend par là inviter à un dialogue accru entre approches socio-historiques et analyses de l’action publique autour de la question du travail savant. Les différentes approches présentées seront illustrées par l’exemple de la construction de la politique de la concurrence européenne.
Hugo Canihac, « Passer l’Europe en revues : Éléments de socio-histoire des premières revues d’études européennes en Allemagne, en France et au Royaume-Uni », Politique européenne, Politique européenne, 2021, n°69, pp. 6-38
Cette contribution étudie la genèse des premières revues d’études européennes en France, en République Fédérale d’Allemagne (RFA) et au Royaume-Uni, des années 1950 à 1993. Il s’agit d’explorer l’hypothèse comparative que le savoir sur l’Europe s’est construit dans une plus grande proximité au politique au Royaume-Uni que sur le continent. Cela aurait, à long terme, contribué à y maintenir l’Europe communautaire dans l’espace du discours politique. Nous montrons ici que les trois revues étudiées ont été construites comme des lieux hybrides entre science, pratique et politique. À cet égard, l’hypothèse d’une spécificité britannique ne se vérifie que partiellement. Plus qu’une opposition tranchée entre science, pratique et politique, ce sont donc les diverses modalités de leur articulation que l’étude des débuts des revues invite à saisir.
Hugo Canihac, Hadrien Clouet, « Hayek, fédéralisme inter-étatique et libéralisme économique », Contretemps: revue de critique communiste, Textuel, 2020
Hugo Canihac, « Du solidarisme aux Communautés européennes. Le concept de solidarité dans la pensée de Georges Scelle », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2020, n°51, pp. 195-230
Cet article interroge la façon dont le concept de solidarité était, dans les mouvements liés au solidarisme du début du siècle dernier, associé à l’idée de la construction d’une Europe unie. Il analyse le concept de solidarité dans la pensée d’un auteur qui se situe à l’articulation des mouvements solidaristes et des premiers pas de l’Europe d’après-guerre : le juriste français Georges Scelle (1878-1961). Ce faisant, il s’agit de mettre en évidence les passages possibles – et parfois les impasses – entre un concept de solidarité forgé dans le cadre français et l’idée d’une Europe sociale, dont l’avènement demeure une promesse lointaine de la construction européenne. Nous montrerons que la conceptualisation d’une solidarité européenne est étonnamment limitée dans l’œuvre de G. Scelle. Nous nous interrogerons alors sur les raisons de cette sous-conceptualisation de l’Europe sociale dans la pensée de G. Scelle.
Hugo Canihac, « Duranti (Marco) – The Conservative Human Rights Revolution. European Identity, Transnational Politics, and The Origins of The European Convention. – Oxford, Oxford University Press, 2017. 528 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Hugo Canihac, « Un marché sans économistes ? : La planification et l’impossible émergence d’une science économique européenne (1957-1967) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, pp. 95-116
RésuméLa contribution des savants à la construction européenne a fait l’objet d’un intérêt nouveau ces dernières années. Mais, si le rôle des juristes dans la production de formes de connaissance de l’Europe a été mis en évidence, la contribution des économistes semble étrangement limitée durant les premières années d’existence du Marché commun. C’est ce paradoxe d’un savoir économique qui ne « vient pas » au Marché commun qu’interroge cet article. Nous étudions pour cela les mobilisations, au début des années 1960, d’un collectif évoluant entre science économique et politique pour faire exister une « programmation économique communautaire ». Nous avançons que la difficulté à produire un savoir reconnu comme « scientifique » est une raison importante de la faiblesse de leur entreprise. Il s’agit alors de souligner la tension à laquelle est confrontée toute entreprise de mobilisation de la science (économique) dans le jeu politique : le succès des revendications d’un gouvernement « scientifique » dépend de la capacité de ses partisans non seulement à enrôler la science, mais aussi à stabiliser une distinction entre le savant et le politique.
Hugo Canihac, « Normaliser la révolution communautaire : L’invention des manuels savants sur l’Europe communautaire en France et en Allemagne (1950-1990) », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2019, n°24, pp. 321-348
Cet article étudie la production de manuels universitaires sur l’Europe communautaire dans deux de ses pays fondateurs : la France et la RFA. Il s’agit de mettre en relation deux ensembles de recherches sur un groupe particulier d’intellectuels – les universitaires – qui n’ont entretenu que des rapports distants jusqu’ici. D’un côté, les manuels scolaires ont suscité de riches travaux explorant leur rôle dans la construction et la légitimation du pouvoir dans le cadre stato-national. D’un autre côté, les recherches de sociologie historique ont attiré l’attention sur la participation des universitaires, et singulièrement des juristes, au travail de production et de légitimation d’un ordre politique communautaire. Nous examinons ici la façon dont s’est construite une littérature savante, principalement juridique, sur les Communautés qui a, à ce titre, participé à la normalisation de certaines formes de connaissance de l’Europe communautaire.En adoptant une approche comparative, l’enjeu est de montrer les formes différenciées qu’a prises ce processus selon les contextes. L’article se fonde sur une recherche portant sur un corpus de 58 manuels traitant de l’Europe communautaire parus des années 1950 aux années 1990 en France et en RFA. Il met au jour les conditions sociales de production de ces manuels, et suggère que l’objet communautaire n’a pas été saisi de façon identique par les savoirs universitaires français et allemands, ce que reflète la production des manuels. Ce constat invite à étudier la façon dont ces manuels ont, en retour, contribué à solidifier des définitions différentes de l’objet européen dans les deux pays.
Hugo Canihac, « L'autonomisation de la recherche sur la construction européenne - Science et politique dans deux associations d'études européennes en France et en Allemagne (1957-1992) », Revue des Affaires européennes/Law European & Affairs, Bruylant / Larcier (en ligne), 2016, n°2
Hugo Canihac, « (Néo-)libéralisme contre (néo-)libéralisme ? Controverses économiques sur les débuts de la construction européenne en France et en Allemagne (1950-1960) », Trajectoires - Travaux des jeunes chercheurs du CIERA, CIERA, 2016, n°10
Hugo Canihac, « Giddens (Anthony) – Turbulent and Mighty Continent. What Future for Europe ? – Cambridge, Polity Press, 2014. x + 242 p. Figures. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -
Hugo Canihac, « Van Middelaar (Luuk) – Le passage à l’Europe. Histoire d’un commencement. – Paris, Gallimard, 2012 (Nrf. Bibliothèque des idées) (1re éd. néerlandaise : 2009). 480 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°Vol.63, p. -
Hugo Canihac, « Habermas (Jürgen) – La constitution de l’Europe. – Paris, Gallimard, 2012 (Nrf Essais) (1re éd. allemande : Zur Verfassung Europas. Ein Essay, Berlin, Suhrkamp Verlag, 2011). 234 p. Sources. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -