Gabriel Montrieux, « Les réseaux lyonnais de sensibilisation éco-citoyenne en position d’intermédiaire. Entre mobilisation militante et cadrage institutionnel », in Lorenzo Barrault-Stella, Sebastien Michon (dir.), Intermédiations politiques. Les reconfigurations des modes d’exercice de la domination politique, Peter Lang, 2024
Gabriel Montrieux, « Au delà du consom’acteur, les circuits-courts alimentaires alternatifs comme symboliques d’appartenances sociales », in Anahita Grisoni, Rosa Sierra (dir.), Nachhaltigkeit und Transition : Konzepte / Transition écologique et durabilité : concepts, Campus Verlag GmbH, 2017
Gabriel Montrieux, « Organiser les proximités alimentaires : entre division du travail militant et encadrement normatif », in Patrick Mundler, Juliette Rouchier (dir.), Alimentation et proximité : jeux d’acteurs et territoires, Educagri, 2016
Gabriel Montrieux, Alice Mazeaud, Mélanie Pommerieux, « Engager la transition agricole et sortir des pesticides sans débattre du droit ? Retour sur l’expérimentation d’une médiation », Revue juridique de l’environnement, Revue juridique de l’environnement, 2025, n°Hors série, pp. 189-203
Gabriel Montrieux, Alice Mazeaud, Mélanie Pommerieux, « Engager la transition agricole et sortir des pesticides sans débattre du droit ? retour sur l’expérimentation d’une médiation », Revue juridique de l'environnement, John Libbey Eurotext — JLE, 2024
Gabriel Montrieux, « La lutte, elle est perdue de ce côté-là . Résignation et distance électorale chez de jeunes militant·es écologistes », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2024, n°2, pp. 159-187
Si la fin des années 2010 est marquée par un renouvellement générationnel dans les mobilisations écologistes, la vague verte à l’occasion du cycle électoral 2022 n’a pas eu lieu. L’enquête qualitative explore la construction du rapport au vote de plusieurs militant·es d’un groupe local d’Extinction Rebellion, dont une partie s’est abstenue aux élections de 2022. Leur abstention est liée à une faible insertion professionnelle et à un déclassement résidentiel. Leur engagement militant ne vient pas contredire ce mouvement de retrait, mais participe au contraire à son amplification. Ces militant·es tracent une frontière qui les éloigne des fractions militantes localement établies. Cette abstention se comprend dès lors moins par une critique du principe de délégation politique, que par la mise à distance de formes conventionnelles de participation dans ce qu’elles incarnent socialement.
Gabriel Montrieux, « Déconflictualiser les alternatives écologiques pour mieux les diffuser : Conditions d’émergence et structuration de parcours d’engagements de jeunes militant·es éco-citoyen·nes », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2024, n°131, pp. 53-82
Cet article porte sur l’institutionnalisation partielle de l’espace écologiste et l’émergence récente d’un tissu associatif actif sur le terrain de la prescription de normes comportementales dites « éco-citoyennes ». Il s’appuie sur une enquête menée par entretiens, observations et questionnaires, dans l’agglomération de Lyon. Il prend pour exemple les systèmes d’AMAP et apparentés, et interroge les appropriations dont ils font l’objet par de nouvelles associations « éco-citoyennes ». Ces dernières participent à déconflictualiser ces systèmes alimentaires locaux en les dissociant des luttes écologistes revendicatives à leur origine. En partie professionnalisées, dépendantes des pouvoirs publics, ces associations récentes sont largement investies par de jeunes écologistes. L’article analyse les modalités d’entrée en engagement de ces jeunes militant·es, et leur manière de redéfinir la conflictualité des discours écologistes au regard de leur parcours de socialisation ainsi que l’évolution des contextes institutionnel et universitaire dans lesquels se forgent et se stabilisent leurs engagements.
Gabriel Montrieux, Frédéric Nicolas, Aïcha Bourad, « La transition écologique à l’épreuve des sciences sociales du politique », Politix, Politix, 2024, n° 144, pp. 9-35
Face à la crise climatique, l’injonction à agir urgemment n’a jamais été aussi présente, mais contraste avec la forte inertie des politiques écologiques. Ce numéro de Politix prend le parti d’adopter une approche de sociologie générale et de sciences sociales du politique qui consiste à reconnaître la dimension particulièrement agonistique de la fabrique des politiques écologiques, tant dans l’espace social en général que dans les champs politique, bureaucratique et économique ou dans l’espace des mouvements sociaux et environnementaux. L’inertie des politiques écologiques est dès lors appréhendée à la fois comme le produit de structures sociales de domination et comme le vecteur de leur reproduction. Les groupes et acteurs sociaux qui occupent au sein de ces structures des positions dominantes sont parvenus non pas à rejeter les injonctions environnementales, mais à les rendre compatibles avec la préservation de leurs positions dominantes. Participant de différentes manières à la (re)définition et à la mise en œuvre de politiques écologiques, ces acteurs participent à dessiner les contours d’une question environnementale qui s’impose sans modifier en profondeur l’état des rapports sociaux.
Gabriel Montrieux, Frédéric Nicolas, Aïcha Bourad, « Inertie des politiques écologiques », Politix, De Boeck Supérieur, 2023, n°144
Gabriel Montrieux, « Déconflictualiser les alternatives écologiques pour mieux les diffuser. Conditions d’émergence et structuration de parcours d’engagement de jeunes militant·es éco-citoyen·nes », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2023, n°3, pp. 53-82
Gabriel Montrieux, « Un introuvable levier de justice sociale. Démesure militante des circuits-courts alimentaires alternatifs », Lien social et Politiques, Anjou, Québec : Éd. Saint-Martin ; Rennes : Presses de l'EHESP, 2023, n°90
Gabriel Montrieux, Karin Parienti-Maire, « AMAP et jardins partagés aux bords du politique ? », Revue des Sciences sociales, Presses Universitaires de Strasbourg, 2016, n°55