Mathilde Zederman, « Les temporalités longues et discordantes des mobilisations tunisiennes en France », MiMed, MiMed, 2025, pp. 125-140
Mathilde Zederman, « L’entre-soi militant en exil. Les sociabilités du mouvement tunisien Ennahda en France (1981-2018) », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2024, n°2, pp. 4-25
Mathilde Zederman, « Mettre en mots et en cartons le passé militant. La fabrique des archives des mobilisations tunisiennes en exil comme champ de luttes », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2024, n°102, pp. 49-68
Mathilde Zederman, Françoise Blum, Irène Coelho Gaspar, Vincent Gay, Camille Gourdeau, « Le mouvement associatif de l’immigration (1968-1981) », Hommes & Migrations, Hommes & Migrations, 2024, n°1346 - 1347, pp. 250-262
Dans les années 1970, les créations d’associations par des étrangers se multiplient en France. Placé sous contrôle et surveillance par un décret-loi de 1939, le mouvement associatif immigré défend son autonomie vis-à-vis des pouvoirs publics français comme ceux des pays d’origine. Ce dossier coordonné par l’équipe de recherche sur la cause immigrée (Causimmi) présente quelques-unes des associations immigrées créées avant 1981.
Mathilde Zederman, « Activist sociability in exile : The case of the Tunisian Ennahda movement in France (1981–2018) », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2024, n°o 252, pp. 4-25
Based on a study of the activists of the Tunisian Islamic movement Ennahda exiled in France under the Bourguiba and Ben Ali regimes, this article examines the conditions under which engagement to activism can be maintained in this particular configuration of exile. Through the analysis of activist social ties outside the country of origin, it sheds light on what entre-soi practices produce in terms of politics and engagement. The creation of the Nahdawi militant entre-soi involves a series of mechanisms (socio-cultural and festive activities, religious encadrement, professional networks, etc.) that breed attachment to the group and nurture its internal cohesion. It also involves drawing symbolic lines between ‘us’ and ‘others’ - in this case, non-Nahdawi immigrant and working-class Tunisian communities. Finally, this entre-soi acts as a vehicle for the transmission of activism. The article thus highlights the ambivalence of entre-soi practices in exile. On the one hand, these practices enable the accumulation of resources to protect the group and ensure its continuity. On the other hand, they remain subject to various power relations - linked to social origin, place of residence and degree of integration within the organization - and end up hindering Nahdawi reconfiguration in the post-revolutionary period.
Mathilde Zederman, « Péquignot Stéphane et Potin Yann (dir.), Les Conflits d’archives. France, Espagne, Méditerranée, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022, 342 p., 28 € », 20 & 21. Revue d'histoire, 20 & 21. Revue d'histoire, 2024, n°158, pp. 222-223
Mathilde Zederman, « Filing away activist pasts: Archiving Tunisian exile mobilisations as a field of struggle », Critique internationale, Critique internationale, 2024, n°o 102, pp. 49-68
Under the Bourguiba and Ben Ali regimes, exiled Tunisian leftists and Islamists alike sought refuge in France. This article attends to how these distinct and nearly antithetical political groups constituted and preserved their own archives, in order to better understand the social logics behind the production of archives of exile activism. In doing so, it reflects on the close link between activism and archiving. The article highlights the contrasting structures of archiving opportunities available to Islamist and left-wing activist groups respectively, tracing the interconnection between the constitution of archives, activist sociabilities, and the trajectories of the producers of these collections. Archival practices are consequently understood as being conditioned by different activist conceptions of the role of archiving for the groups concerned, who do not all give the same importance to archival work in their activism. This article thus shows that the archiving of activism in exile is a place where power relations are produced and expressed.
Mathilde Zederman, Margot Dazey, « Engagements musulmans et luttes de l'immigration », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2023, n°3, p. 194
Mathilde Zederman, « Péquignot Stéphane et Potin Yann (dir.), Les Conflits d’archives. France, Espagne, Méditerranée, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2022, 342 p., 28 € », 20 & 21. Revue d'histoire, 20 & 21. Revue d'histoire, 2023, n°156, pp. 267-268
Mathilde Zederman, Michael C. Behrent, « The Jews and Bulgaria’s “rescue” narrative : Reviewed: Nadège Ragaru, Et les Juifs bulgares furent sauvés… Une histoire des savoirs sur la Shoah en Bulgarie [And the Bulgarian Jews were saved: A history of Shoah knowledge in Bulgaria], Paris, Presses de Sciences Po, 2020, 382 p., 29 €. », Books & Ideas, Books & Ideas, 2023, p. -
Mathilde Zederman, Margot Dazey, « Quelle place pour l’islam dans les luttes de l’immigration ? », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2023, n°127, pp. 5-30
Mathilde Zederman, Margot Dazey, « Quelle place pour l’islam dans les luttes de l’immigration ? », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2022, n°127, pp. 5-30
Mathilde Zederman, « L’union fait-elle la force face à l’autoritarisme tunisien ? Dynamiques d’alliances transidéologiques en France dans les années 2000 », Critique internationale, Critique internationale, 2020, n°88, pp. 91-110
Si l’« exceptionnalisme » supposé du cas tunisien, fer de lance de la transition démocratique dans le monde arabe grâce au « dialogue » et aux politiques de « réconciliation »,
a été déconstruit à juste titre, force est de constater l’existence d’une longue histoire
d’alliances entre acteurs politiques antagonistes, dont une partie significative s’est déployée
au-delà des frontières nationales. J’interroge ici les conditions de possibilité des alliances
anti-régime Ben Ali en France, et les conditions de dépassement des polarisations idéologiques entre les principales forces de l’opposition tunisienne depuis l’indépendance : les militants islamistes et ceux des gauches. En analysant les modalités concrètes et ce que la
« distance » fait à ce type d’alliances improbables, je montre en quoi elles sont révélatrices
des caractéristiques de l’espace des mobilisations et des rapports de force qui s’y jouent.
L’union ne fait pas nécessairement la force face à l’autoritarisme, mais elle révèle les rapports de force dans l’architecture de ces luttes en France.
Mathilde Zederman, « Faire parti à distance. Partis politiques tunisiens pro- et anti- régime Ben Ali en France », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2020, n°26, pp. 33-56
En s’appuyant sur la comparaison entre deux partis politiques tunisiens agissant en France sous le régime autoritaire de Ben Ali (1987-2011) – le principal parti politique d’opposition en exil (le parti islamiste Ennahda), et le parti-État de Ben Ali (le Rassemblement Constitutionnel Démocratique, RCD) –, cet article interroge ce que peut signifier « faire parti », lorsque les activités partisanes sont délocalisées hors des frontières nationales. Il met en lumière la nécessité d’étudier les opportunités et les contraintes qui influent sur les spécificités des formes et des trajectoires des partis à l’étranger. En examinant l’influence du contexte sur leurs possibilités d’émergence et d’action, l’article montre que leur expérience partisane est tributaire des contraintes juridiques, institutionnelles, politiques non seulement du pays de résidence, mais aussi du pays d’origine. On observe que certaines opportunités et contraintes sont les mêmes pour tous les partis politiques étrangers, mais d’autres sont propres à chacun, et que le lien étroit entre les stratégies et moyens d’organisation et le contexte est notamment déterminé par l’identité et l’identification politiques des partis.
Mathilde Zederman, Margot Dazey, « Long-distance islamist oppositions : Tunisian and Egyptian mobilizations in France (1990-2016) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°67, pp. 837-855
How to mobilize from afar? The study of homeland oppositional politics entails an examination of the set of rules configuring this singular space of mobilization as well as an analysis of the ways organisational structures and frames are renegotiated in a migratory context. By comparing Tunisian and Egyptian Islamist mobilizations in France, this article accounts for the effects of the actors' politico-religious identity on their oppositional political practices. Both anti-Ben Ali activists in the 1990s-2000s and post-2013 anti-Sisi protesters are torn between their ambition to make their claims relevant to the French audience and the need to preserve their group's religious identity.
Mathilde Zederman, « Construction nationale et mémoire collective : islamisme et bourguibisme en Tunisie (1956-2014) », Matériaux pour l’histoire de notre temps, Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2016, n°117-118, pp. 46-56
Cet article étudie les raisons sous-tendant la rémanence des cadres hérités des indépendances, en se focalisant sur le cas de la Tunisie bourguibiste et du mouvement islamiste tunisien. Il s’attache ainsi à analyser les causes, les manifestations, les limites des usages du passé en Tunisie ainsi que les difficultés de se départir d’un cadre national si bien ancré. En replaçant l’islamisme tunisien dans toute sa pluralité et son perpétuel mouvement, cette recherche permet d’appréhender les filiations, les réappropriations, les passerelles et les oppositions entre islamisme et bourguibisme. Elle permet également de mieux restituer les différents rapports que les islamistes tunisiens entretiennent au bourguibisme et à sa mémoire.
Mathilde Zederman, « Militer à distance. Exils et mobilisations tunisiennes en France », Séminaire « Les terrains de l’international », Toulouse, le 16 juin 2023
Mathilde Zederman, « L’archivage des mobilisations en exil comme champ de luttes. Le cas du militantisme tunisien en France », ST « repenser les archives en science politique », Lille, le 05 juillet 2022
Mathilde Zederman, « (Re)faire famille en contexte d’exil. Le cas d’Ennahda en France sous le régime de Ben Ali », Journée d’étude « Faire famille au Maghreb et en diaspora », Paris, le 30 juin 2022
Mathilde Zederman, « Les temporalités discordantes de la ‘cause tunisienne’ en France », Colloque « Penser la révolution tunisienne », Toulouse, le 23 juin 2022
Mathilde Zederman, « Les espaces d’entre-soi militant en exil. Les sociabilités militantes du mouvement Ennahda en France », Colloque « Exil & politique. L’espace-temps de la politisation en exil », Université de Poitiers, le 09 juin 2022
Organisées par le Laboratoire ERMES, Université Côte d’Azur et l'Université de Poitiers
Mathilde Zederman, « Étudier le militantisme tunisien à distance : enjeux de réflexivité », Séminaire « Histoire et sciences et sociales du Maghreb : dynamiques de recherche et enjeux présent » (animé par Jocelyne Dakhlia), Paris, le 24 mai 2022
Mathilde Zederman, « Long-distance Tunisian politics », Séminaire « Penser l’espace social »,, Toulouse, le 04 septembre 2020
Mathilde Zederman, « Engagements en exil entre causes anti-régime et causes immigrées : Mobilisations tunisiennes à distance sous le régime autoritaire de Ben Ali », Congrès de l’Association française de science politique (AFSP), Bordeaux, le 02 juillet 2019
Mathilde Zederman, « Espaces trans-étatiques de mobilisation. Le militantisme tunisien en France à l’ère de Ben Ali », Séminaire « Actualité de la recherche sur les mondes musulmans », Paris, le 18 mai 2019
Mathilde Zederman, « Islamist Exile Politics in France in a Comparative Perspective », Institut universitaire européen, Florence Italy, le 13 mars 2019
Mathilde Zederman, « L’écriture de l’histoire et la mémoire des mobilisations en exil comme champ de luttes », SESAMO, Turin Italy, le 30 janvier 2019