Photo de Coralie Klipfel

Coralie Klipfel

Maître de conférences, Droit public.

Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques — CESSMA
Institut national des langues et civilisations orientalesCentre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Les espaces d'exception en droit international public, soutenue en 2022 à Paris 1 sous la direction de Jean-Marc Sorel présidée par Laurence Burgorgue-Larsen, membres du jury : Pierre D'Argent (Rapp.), Hélène Tigroudja (Rapp.), Laurence Dubin et Mathias Forteau  

    Quel est le point commun entre la prison de Guantánamo, un camp de réfugiés et l’état d’urgence permanent en Israël ? Théorisés sous le concept d’« espaces d’exception » en sciences sociales, tous cristallisent la situation par laquelle « l’exception devient la règle ». Ce phénomène de normalisation de l’exception échappe-t-il au droit international ? Pour y répondre, il convient d’abord de proposer une définition juridique de l’espace d’exception. En tant qu’assise spatiale de mesures exceptionnelles durables, il peut être abordé sous deux aspects : l’espace en tant que support d’une exception permanente et l’espace en tant que produit d’une exception généralisée. En pratique, ces situations reflètent celles de la prolongation excessive d’états d’urgence, ou de la création de lieux d’enfermement résultant d’un discours de « crise » au sein desquels la déresponsabilisation s’organise par des stratégies d’extraterritorialité ou de délégation de prérogatives. Il ressort de l’analyse qu’il existe bien un encadrement international de la situation exceptionnelle, mais que la vérification de celui-ci par les organes internationaux témoigne d’une large déférence envers les considérations étatiques. Si le droit international offre les outils nécessaires pour affirmer l’extraterritorialité des engagements des États ou pour engager la responsabilité d’une pluralité d’acteurs en charge de ces espaces, l’application de ce droit reste largement méconnue. En d’autres termes, cette étude démontre à la fois l’applicabilité du droit international à ces espaces et l’ineffectivité de son application, témoignant des limites du droit international à l’encadrement de l’exception nationale.

  • Ouvrages

    Coralie Klipfel, Isabelle Fouchard, Bérangère Taxil (dir.), Violences sexuelles et enfances en guerre: actes du 4e congrès de la Chaire internationale Mukwege, Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2025, Transition & justice, 513 p. 

    Coralie Klipfel, Bérangère Taxil, Isabelle Fouchard (dir.), Droit international et violences sexuelles dans les conflits armés: contributions de la chaire Mukwege (2019-2023), Institut francophone pour la justice et la démocratie, 2024, Transition & justice, 447 p. 

  • Articles

    Coralie Klipfel, « L’activation des clauses de dérogation aux conventions de protection des droits de l’homme dans le cadre de la crise sanitaire », Paris : CNRS Editions, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2020, pp. 87-96  

    En 2020, une centaine d’États a mis en place des «états d’urgence » pour répondre à la crise de la Covid-19. Seuls 31 États ont activé les clauses de dérogations de trois instruments de protection des droits de l’homme : la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la Convention américaine relative aux droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Les disparités étatiques sur le choix de déroger ont fait émerger la question de l’opportunité de la dérogation, alors qu’existent déjà des limitations aux droits de l’homme. En activant la dérogation, l’État suspend une partie de ses obligations conventionnelles, mais reste lié par les obligations, formelles et substantielles, énoncées dans les clauses de dérogation. En restant en dehors de la dérogation, l’État reste dans une situation de pleine applicabilité des conventions et l’ampleur de la crise sanitaire pourra tout de même être prise en compte dans l’évaluation de la proportionnalité des restrictions aux droits internationalement protégés. En comparant les notifications étatiques de dérogation dans le cadre de la crise sanitaire aux décisions passées sur des affaires de dérogation, il ressort que l’avantage du recours à la dérogation est relativement faible pour les États.

  • Communications

    Coralie Klipfel, « Droit international et Sud global, pratiques discours, critiques », le 13 octobre 2025 

    Journée de lancement du cycle de séminaire "Droit international et sud global, pratiques discours, critiques" organisé par le CTAD, Université paris-Nanterre avec la Harvard Law School, le CESSMA, l'UM6P et l'Universitad dei Rosario.

    Coralie Klipfel, « Violences sexuelles affectant les enfants dans les conflits armés », le 20 mars 2025 

    Conférence organisée par le CDPC et le CEDIN, Université Paris-Nanterre dans le cadre des Conférences du Master Droit pénal international et comparé sous la direction scientifique de Marina Eudes

    Coralie Klipfel, « Approches comparative et empirique de la justice transitionnelle / réparatrice / restaurative / transformative », le 23 janvier 2025 

    Rencontre annuelle du CDCID organisée par l'ISJPS et le Centre de droit Comparé, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

    Coralie Klipfel, « L'appréhension du lancement d'alerte par le droit international et transnational », le 02 juin 2023 

    Organisée par l'IREDIES, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne