• THESE

    Spatialités syndicales dans le capitalisme global : une ethnographie comparée de quatre collectifs syndicaux en France et en Argentine, soutenue en 2019 à Rennes 1 sous la direction de Christian Le Bart et Juan Montes Cató présidée par Julian Mischi, membres du jury : Sophie Béroud (Rapp.), Cédric Lomba (Rapp.), Maxime Quijoux   

  • Pierre Rouxel, Karel Yon, Maxime Quijoux, Amin Allal, Decathlon ou les tactiques de la vertu: sociologie politique d'une entreprise citoyenne, Sciences Po, les presses, 2025, Domaine Travail, 222 p.    

    L'entreprise peut-elle sauver la planète et l'humanité ? Un discours enchanté affirme aujourd'hui qu'un capitalisme vertueux est possible, capable de combiner performance économique et défense de l'intérêt général. Au moyen de politiques de responsabilité sociale et environnementale (RSE), les firmes seraient à l'origine de nouvelles pratiques qui permettraient de produire conjointement une « entreprise citoyenne » et un « citoyen d'entreprise » ajusté à celle-ci.Decathlon, géant français de la distribution sportive, est l'incarnation de ce modèle d'entrepreneuriat. Présente dans 70 pays et employant plus de 100 000 personnes à travers le monde, l'enseigne se dit soucieuse du bien-être de ses salariés et de son engagement sur tous les territoires où elle est implantée. Pour autant, les logiques de développement et de concurrence entrent souvent en contradiction avec les intentions vertueuses revendiquées par le groupe, ce qui suscite de nombreuses critiques.Du Nord de la France aux magasins flambant neufs du Mexique ou du Sénégal, en passant par les usines tunisiennes de confection, cet ouvrage restitue l'origine, les usages et les limites de ces « tactiques de la vertu ».Politistes et sociologues, Karel Yon, Pierre Rouxel, Maxime Quijoux, Amin Allal, Mohamed Slim Ben Youssef, Anne Bory, Sidy Cissokho et Guillaume Gourgues ont mené de concert cette vaste enquête

    Pierre Rouxel, Emmanuel-Pierre Guittet, Karel Yon (dir.), Engagements au travail et au capitalisme transnational, L'Harmattan, 2024 

    Pierre Rouxel, Clémentine Comer, Bleuwenn Lechaux (dir.), Le travail éthique dans les professions indépendantes, Presses universitaires de Vincennes, 2023, Culture et société, 228 p. 

    Pierre Rouxel, Emmanuel-Pierre Guittet, Karel Yon (dir.), Engagements au travail et au capitalisme transnational, L'Harmattan, 2023, 151 p. 

    Pierre Rouxel, Amin Allal, Myriam Catusse, Montserrat Emperador Badimon, Sarah Barrières [et alii], Quand l'industrie proteste: fondements moraux des (in)soumissions ouvrières, Presses universitaires de Rennes, 2022   

    Pierre Rouxel, Le syndicalisme en restructurations: engagements et pratiques de délégués d'entreprises multinationales en Argentine et en France, L'Harmattan, 2022, Prix scientifique L'Harmattan, 216 p. 

    Pierre Rouxel, Franck Gaudichaud, Thomas Posado, Yoletty Bracho, Henry Chavez [et alii], Gouvernements progressistes en Amérique Latine (1998-2018): la fin d'un âge d'or, Presses universitaires de Rennes, 2021   

    Pierre Rouxel, Christian Le Bart, Juan Montes Cató, Julian Mischi, Sophie Béroud [et alii], Spatialités syndicales dans le capitalisme global: une ethnographie comparée de quatre collectifs syndicaux en France et en Argentine, 2019, 534 p.  

    Cette thèse prend pour objet les recompositions du syndicalisme dans des espaces industriels bouleversés en profondeur par les restructurations. Pour ce faire, nous effectuons une comparaison entre la France, souvent évoquée pour son syndicalisme « en crise », et l’Argentine, marquée au contraire par un regain d'activité de celui-ci depuis les années 2000, en nous appuyant sur une ethnographie de quatre collectifs syndicaux usiniers. À rebours d'une image d’Épinal actant leur déclin inéluctable, la thèse examine les formes de résiliences de ces collectifs, en s’employant à saisir leur action sur le lieu de travail comme en dehors. Elle apporte ainsi des résultats originaux à la littérature sur le syndicalisme dans le contexte d’une économie globalisée. Elle montre les modifications des inscriptions spatiales de collectifs syndicaux évoluant dans des environnements usiniers transformés, s’affranchissant de considérations générales sur le déclin des bastions industriels du mouvement syndical. Ce travail met également en évidence les recompositions de l’engagement syndical à l’usine et discute la thèse d’une démonétisation des ressources localisées. Enfin, il s’emploie à décloisonner l’objet syndical et montre les logiques de déploiement des syndicalistes dans les réseaux des organisations syndicales, auprès d’autres délégués d’une même entreprise ou dans des mouvements sociaux. Ce faisant, la thèse invite à penser l’action syndicale dans des entreprises globales comme le produit de l’imbrication entre différents espaces et échelles d’action. La démarche comparative conforte cette perspective et permet d’identifier des mécanismes analogues du point de vue des recompositions syndicales, tout en tenant compte des réalités idiosyncrasiques propres à chaque contexte national. La thèse plaide ainsi pour un recours accru à un comparatisme « contrôlé » pour appréhender les manières d’agir syndicales dans le capitalisme global.

  • Pierre Rouxel, « Le malheur militant », le 12 décembre 2016 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Louise Banet-rivet, L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ˸ un défi pour le syndicalisme français ?, thèse en cours depuis 2024 en co-direction avec Sophie Pochic