Pierre Rouxel, Karel Yon, Maxime Quijoux, Amin Allal, Decathlon ou les tactiques de la vertu: sociologie politique d'une entreprise citoyenne, Sciences Po, les presses, 2025, Domaine Travail, 222 p.
Pierre Rouxel, Emmanuel-Pierre Guittet, Karel Yon (dir.), Engagements au travail et au capitalisme transnational, L'Harmattan, 2024
Pierre Rouxel, Clémentine Comer, Bleuwenn Lechaux (dir.), Le travail éthique dans les professions indépendantes, Presses universitaires de Vincennes, 2023, Culture et société, 228 p.
Pierre Rouxel, Emmanuel-Pierre Guittet, Karel Yon (dir.), Engagements au travail et au capitalisme transnational, L'Harmattan, 2023, 151 p.
Pierre Rouxel, Amin Allal, Myriam Catusse, Montserrat Emperador Badimon, Sarah Barrières [et alii], Quand l'industrie proteste: fondements moraux des (in)soumissions ouvrières, Presses universitaires de Rennes, 2022
Pierre Rouxel, Le syndicalisme en restructurations: engagements et pratiques de délégués d'entreprises multinationales en Argentine et en France, L'Harmattan, 2022, Prix scientifique L'Harmattan, 216 p.
Pierre Rouxel, Franck Gaudichaud, Thomas Posado, Yoletty Bracho, Henry Chavez [et alii], Gouvernements progressistes en Amérique Latine (1998-2018): la fin d'un âge d'or, Presses universitaires de Rennes, 2021
Pierre Rouxel, Christian Le Bart, Juan Montes Cató, Julian Mischi, Sophie Béroud [et alii], Spatialités syndicales dans le capitalisme global: une ethnographie comparée de quatre collectifs syndicaux en France et en Argentine, 2019, 534 p.
Cette thèse prend pour objet les recompositions du syndicalisme dans des espaces industriels bouleversés en profondeur par les restructurations. Pour ce faire, nous effectuons une comparaison entre la France, souvent évoquée pour son syndicalisme « en crise », et l’Argentine, marquée au contraire par un regain d'activité de celui-ci depuis les années 2000, en nous appuyant sur une ethnographie de quatre collectifs syndicaux usiniers. À rebours d'une image d’Épinal actant leur déclin inéluctable, la thèse examine les formes de résiliences de ces collectifs, en s’employant à saisir leur action sur le lieu de travail comme en dehors. Elle apporte ainsi des résultats originaux à la littérature sur le syndicalisme dans le contexte d’une économie globalisée. Elle montre les modifications des inscriptions spatiales de collectifs syndicaux évoluant dans des environnements usiniers transformés, s’affranchissant de considérations générales sur le déclin des bastions industriels du mouvement syndical. Ce travail met également en évidence les recompositions de l’engagement syndical à l’usine et discute la thèse d’une démonétisation des ressources localisées. Enfin, il s’emploie à décloisonner l’objet syndical et montre les logiques de déploiement des syndicalistes dans les réseaux des organisations syndicales, auprès d’autres délégués d’une même entreprise ou dans des mouvements sociaux. Ce faisant, la thèse invite à penser l’action syndicale dans des entreprises globales comme le produit de l’imbrication entre différents espaces et échelles d’action. La démarche comparative conforte cette perspective et permet d’identifier des mécanismes analogues du point de vue des recompositions syndicales, tout en tenant compte des réalités idiosyncrasiques propres à chaque contexte national. La thèse plaide ainsi pour un recours accru à un comparatisme « contrôlé » pour appréhender les manières d’agir syndicales dans le capitalisme global.