Laurent Jeanpierre, Marion Fontaine (dir.), Sciences sociales aux bords du récit, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, 2025, Enquête, 305 p.
Laurent Jeanpierre, Baptiste Brun, Jean-Marc Chapoulie, Christophe David, Bertille Bak: faux et usage de faux, Presses universitaires de Rennes, 2024, Les arts à l'essai, 128 p.
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023, Histoire-Monde, 1197 p.
« La révolution est terminée. » À la fin du siècle dernier, la formule a fait date. Mais rien n'était plus faux. Il suffit, pour s'en convaincre, de déplacer le regard hors des régions occidentales, à Tunis, Alger, Hong Kong ou Téhéran. Étendre dans l'espace mais aussi dans le temps, bien avant le XVIIIe siècle, l'enquête sur les révolutions, en montrer les dynamiques transnationales, les échos, les reprises, les « modèles » comme les singularités, telle est l'ambition de cette histoire globale.Rédigés par des spécialistes du monde entier, ses chapitres explorent la richesse de l'histoire révolutionnaire, mettent en lumière des révolutions moins connues et arpentent des géographies inédites traversant tous les continents. La Révolution française, les révolutions atlantiques et le Printemps des peuples côtoient les révoltes anticoloniales indiennes, les mouvements populaires de Corée ou du Japon et les grands soulèvements latino-américains ; les Révolutions russe et chinoise ne font pas oublier les révolutions d'indépendance, notamment africaines, ni les rebellions multiples qui émaillent un monde en perpétuelle effervescence.Affranchie de ses bornes classiques, l'archive révolutionnaire livre des interrogations neuves et des recherches fructueuses. Le rôle de la spiritualité et de la religion, des empires et des nationalismes, de l'économie et de l'État, de l'environnement et du climat, est ainsi exposé à des lumières plus vives, tout comme les protagonistes, notamment les femmes, la paysannerie, le monde ouvrier... Et dès lors, comment passe-t-on à l'acte ? Comment vivent dans l'extraordinaire des jours de soulèvement, celles et ceux qui y participent ?Au terme du parcours, les jugements péremptoires et polarisés sur les vertus et les vices de la révolution ressortent fragilisés ; le bilan des révolutions acquiert des contours plus nets - et leur avenir même peut être mieux apprécié
Laurent Jeanpierre, Haud Guéguen, La perspective du possible. Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire: Comment penser ce qui peut nous arriver, et ce que nous pouvons faire, La Découverte, 2022, L'horizon des possibles, 325 p.
Le rapport ambivalent que nous entretenons à l'égard du possible est révélateur des difficultés à transformer en profondeur la société. Exalté par le capitalisme sous la forme du potentiel, confondu avec le désirable par ceux qui lui opposent des alternatives, le « possible » n'est, pour la plupart, qu'une chimère, quand il n'est pas le paravent de la destinée. Face à la délimitation et à la préemption des possibles qu'opère tout pouvoir, nous ne pourrons rouvrir l'horizon qu'en portant un autre regard sur les possibilités latentes qu'enferme le réel.Ni prophétie, ni programme, prévision calculée ou utopie de papier, la perspective du possible proposée dans cet ouvrage entend dénaturaliser l'avenir en prenant au sérieux les potentialités du présent. Haud Guéguen et Laurent Jeanpierre renouvellent ainsi une tradition de pensée qui, puisant dans les œuvres de Marx et de Weber, inspire la sociologie et la théorie critique depuis leurs origines. Ils montrent sa fécondité pour cartographier les possibles avec rigueur et penser stratégiquement la question de leur actualisation.Le dernier siècle a séparé et souvent opposé l'utopie, les sciences de la société, la critique sociale et l'émancipation, pourtant unies chez les socialistes révolutionnaires. Il s'agit de les rassembler à nouveau pour restaurer les conditions de l'espérance. Tel pourrait bien être, aujourd'hui, l'antidote à la fois savant et politique à l'impuissance de la critique et des gauches
Laurent Jeanpierre, Antoine Compagnon, Pierre-Michel Menger, Céline Surprenant, Matthieu Béra [et alii], Durkheim au Collège de France, Presses universitaires de France, 2022, 241 p.
Laurent Jeanpierre, Silvia Contarini, Luca Marsi, Milena Desbois, Gustavo Esteva [et alii], Précariat: Pour une critique de la société de la précarité, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2022, Cahiers d'Italies
Laurent Jeanpierre, François Jarrige, Anaïs Albert, Ludivine Bantigny, Christophe Charle [et alii], La modernité dure longtemps: penser les discordances des temps avec Christophe Charle, Éditions de la Sorbonne, 2022
Dans son livre Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité, paru en 2011, Christophe Charle reprend les différents objets et questionnements qui traversent toute son œuvre pour élaborer une histoire sociale et culturelle de l'idée de modernité. Dans le sillage de cet essai, le présent recueil explore la question des temporalités en étudiant les tensions, les décalages et les distorsions qui n'ont cessé de modeler, depuis deux siècles, les visions du passé et de l'avenir. Adoptant des démarches et approchant des terrains variés, les auteurs ici réunis ont pour point commun de fonder leurs interrogations sur celles formulées par Christophe Charle, dans un dialogue nourri. Qu'il prenne la forme d'essais de synthèse sur l'État moderne, l'expérience de l'exil ou la Commune, d'études de cas autour d'événements qui font rupture (1871, 1945, 1968), ou de portraits d'intellectuels, tels ceux de l'abbé Grégoire ou Jacques Ellul, ce projet articule le concept de modernité à chacune des sociétés ici étudiées qui l'a expérimentée. Cette approche anime les recherches et guide les travaux de la plupart des ancien·ne·s étudiant·es ou des proches de Christophe Charle qui ont accepté de contribuer à ce livre d'hommages, dont l'ambition est bien de passer d'une histoire hors-sol de la modernité à une histoire sociale et culturelle des expériences du temps et de l'avenir. Déjouant la difficulté d'accès aux sources comme à la parole des acteurs, écrire une histoire des pratiques de construction du temps social a aussi consisté à approfondir un travail collectif engagé depuis plusieurs décennies en l'inscrivant au présent des crises à répétition de la modernité
Laurent Jeanpierre, Jean-François Bert, Philippe Artières, Vincent Barras, Thomas Béraud [et alii], Michel Foucault, un héritage critique, CNRS Éditions, 2022
Les écrits de Michel Foucault sont stratifiés, hiérarchisés, entre les livres, les entretiens et les cours au Collège de France, mais ils sont surtout disséminés dans leurs usages. Désormais, et en plus de l'histoire des sciences et de la philosophie, les « effets » Foucault sont palpables sur la théorie de la littérature et du cinéma, l'histoire culturelle et sociale, les théories du genre, la pensée politique, les sciences de gestion... C'est dans ce chantier ouvert que se situe cet ouvrage. Il s'agit pour Jérôme Lamy, Jean-François Bert et leur équipe de spécialistes de resituer et d'analyser une pensée empruntant des questionnements à d'autres champs, de la psychologie à l'économie, de la science politique à la géographie, tout en ne se réclamant pas de ces sciences humaines et sociales. Pour comprendre la position de Foucault, les grands axes méthodologiques qu'il a parcourus sont retracés, telle l'archéologie, l'épistémè, la problématisation. Les concepts, des ouvrages maintenant classiques aux cours et à l'histoire de la sexualité, sont également revisités. Cette lecture critique des écrits et des usages de Foucault permet de le confronter aux analyses les plus récentes en sciences sociales, comme les postcolonial studies, ou de suivre les dialogues engagés (parfois à distance) avec des auteurs comme Norbert Elias, Michel de Certeau et Pierre Bourdieu. Un inventaire aussi rigoureux qu'éclairant
Laurent Jeanpierre, Anne Davidian (dir.), What makes an assembly?: stories, experiments, and inquiries, Evens Foundation, 2022, 407 p.
Laurent Jeanpierre, Brigitte Gaïti, Nicolas Mariot, Thomas Bénatouïl, François Buton [et alii], Intellectuels empêchés: ou comment penser dans l'épreuve, ENS Éditions, 2021, Sociétés, espaces, temps, 288 p.
Laurent Jeanpierre, Nicolas Delalande, Benoît Agnès, Ludivine Bantigny, Jean-Paul Barrière [et alii], Dictionnaire historique de la comparaison: Mélanges en l'honneur de Christophe Charle, Éditions de la Sorbonne, 2021
Qu'est-ce que la comparaison ? En quoi est-elle utile au raisonnement historique, et plus généralement aux sciences humaines et sociales ? De l'histoire comparée proposée par Marc Bloch aux débats les plus récents sur l'histoire transnationale et connectée, ce dictionnaire offre un large panorama des références, des concepts, des débats, des méthodes et des outils essentiels à la mise en œuvre de la démarche comparatiste, à la fois dans l'espace et dans le temps. Ses courtes notices seront utiles à celles et ceux qu'intéresse cette approche, qu'il s'agisse de la pratiquer, de la penser ou de la critiquer, notamment en histoire moderne et contemporaine. Le classement des quatre-vingt-quatre entrées en plusieurs rubriques - » Épistémologies », « Boîte à outils », « Groupes sociaux », « Pratiques politiques », « Cultures européennes », « Lieux », « Croisements », « Temporalités » et « Collectifs » - éclaire les axes et les enjeux explorés par les auteurs ici rassemblés. Principalement historiens et historiennes, sociologues ou spécialistes de littérature, ils ont pour point commun de dialoguer avec la pensée de l'historien Christophe Charle, dont toute l'œuvre s'est efforcée de proposer une histoire sociale et culturelle comparée à l'échelle de l'Europe
Laurent Jeanpierre, Alain Dubosclard, Laurent Grison, Pierre Journoud, Christine Okret, Dominique Trimbur (dir.), Entre rayonnement et réciprocité. Contributions à l'histoire de la diplomatie culturelle: contributions à l'histoire de la diplomatie culturelle, Publications de la Sorbonne, 2020, 197 p.
À l'heure actuelle, la culture est devenue un des principaux enjeux de circulation économique, les sphères culturelles sont le lieu de concurrence et de concentration transnationales inédites, les processus de mondialisation touchent désormais tous les continents : il paraît donc nécessaire d'interroger l'histoire des relations culturelles internationales au long du XXe siècle. Il semble qu'après la Première guerre mondiale, l'Occident ait inventé un nouvel instrument politique extérieur, une diplomatie d'un nouveau type où s'articulent autrement la volonté de puissance des États-nations et les champs de production symbolique. À côté d'initiatives privées, l'appareil d'État a ainsi tenu une place décisive dans l'exportation des cultures nationales, la mise en place de réseaux et d'institutions visant à internationaliser les sciences, la culture et la formation des élites culturelles. L'ouvrage s'intéresse à la montée en puissance de cette diplomatie culturelle occidentale jusqu'à la fin des années 1970 lorsqu'elle est contrainte de redéfinir ses tâches devant d'autres processus, plus massifs, d'internationalisation. En de brefs essais qui touchent aussi bien la politique culturelle française au Proche-Orient et aux États-Unis, que la présence britannique en France via les « British Council » ou la comparaison des politiques culturelles française et américaine au Vietnam, l'ouvrage rappelle qu'il y eut deux pôles majeurs, peut-être successifs, de la diplomatie culturelle au XXe siècle : des politiques du rayonnement et des politiques de la réciprocité entre lesquelles on n'a cessé d'osciller. Il permet aussi d'insister sur la multiplicité des outils institutionnels de l'action culturelle extérieure. A travers l'objet « diplomatie culturelle », il propose de s'interroger en retour sur les identités nationales, en particulier sur leurs crises. Une attention particulière est accordée à deux chantiers historiographiques brûlants dont l'écho est persistant dans l'actualité de ce début de XXIe siècle : la politique française pendant la Seconde guerre mondiale et l'attitude de la diplomatie française dans la Palestine mandataire. Entre rayonnement et réciprocité se présente comme une étape d'une généalogie de la mondialisation culturelle, qui est un des aspects les plus méconnus des politiques étrangères des États-nations au XXe siècle. L'ouvrage offre donc un aperçu de ce que pourrait être, à la jonction de l'histoire culturelle et de l'histoire des relations internationales, une histoire de la diplomatie culturelle, qui reste encore à élaborer
Laurent Jeanpierre, Christophe Charle (dir.), La vie intellectuelle en France, Éditions Points, 2019, Points (Histoire), 847 p.
Laurent Jeanpierre, In Girum: les leçons politiques des ronds-points, La Découverte, 2019, 189 p.
Laurent Jeanpierre, Philippe Roger, Benjamin Joineau (dir.), La Corée , Les Éditions de Minuit, 2018, 191 p.
Laurent Jeanpierre, Laurent Bonelli, Vincent Gayon, Frédéric Lebaron, Terrains économiques: savoirs, acteurs, méthodes, L'Harmattan, 2018, 160 p.
Laurent Jeanpierre, Pierre Birnbaum, Philippe Roger (dir.), Michelle Perrot: L'histoire ouverte, Éditions de Minuit, 2017, 768 p.
Laurent Jeanpierre, Choukri Hmed (dir.), Révolutions et crises politiques: Maghreb / Machrek, Seuil, 2016, 125 p.
Laurent Jeanpierre, Christophe Charle (dir.), La vie intellectuelle en France, Éditions du Seuil, 2016, 653 p.
Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm (dir.), Les expositions à l'ère de leur reproductibilité, Artpress2, 2015, 98 p.
Laurent Jeanpierre, Olivier Roueff (dir.), La culture et ses intermédiaires: dans les arts, le numérique et les industries créatives, Éditions des Archives contemporaines, 2014, 267 p.
Laurent Jeanpierre, Florian Nicodème, Pierre Saint-Germier (dir.), Réalité(s) du possible en sciences humaines et sociales, ENS éd., 2013, 248 p.
Laurent Jeanpierre, Jacques Rancière, La méthode de l'égalité, Bayard, 2012, 332 p.
Laurent Jeanpierre, Michel Bak, Christian Boltanski, Laurent Busine, Fabrice Hergott [et alii], Bertille Bak: circuits [exposition,] Paris, Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 28 septembre - 16 décembre 2012, Paris-Musées, 2012, 63 p.
Laurent Jeanpierre, Christophe Kihm, Denys Riout, L'art contemporain et la Côte d'Azur: un territoire pour l'expérimentation, 1951-2011 [exposition itinérante, 24 juin -7 novembre 2011], les Presses du réel, 2011, 375 p.
Laurent Jeanpierre, Didier Fassin: On n'entend pas ce que les gens ont à dire sur eux-mêmes, Le Monde, 2010, 8 p.
Laurent Jeanpierre, Élie During, Christophe Kihm (dir.), In actu: de l'expérimental dans l'art, Publications des Marquisats, École supérieure d'art de l'agglomération d'Annecy, 2009, Fabula, 404 p.
Laurent Jeanpierre, Dean Inkster, Delphine Simon, Fabrice Pichat: raccords rapides [exposition, Gentilly, le générateur, 18 mars - 11 avril 2010], ADERA, les Écoles supérieures d'art de Rhône-Alpes, 2009, Collection Adera, 116 p.
Laurent Jeanpierre, Richard Monnier, Grégoire Bergeret, ADERA éd., 2007, 85 p.
Laurent Jeanpierre, Jean-Louis Fabiani, Des hommes entre plusieurs mondes: étude sur une situation d'exil intellectuels français réfugiés aux Etats-Unis pendant la deuxième guerre mondiale,, 2004, 1022 p.
Cette enquête offre un cadre général d'analyse sociologique des situations d'exil, à partir du cas des intellectuels français réfugiés aux Etats-Unis pendant la Deuxième guerre mondiale. Un travail d'archives conduit dans les deux pays a permis de reconstituer les réseaux transnationaux de la fuite et l'univers institutionnel émergent dans l'émigration. On a aussi construit une base de données biographiques sur les réfugiés, centrée sur les mondes littéraires et universitaires. Sont mises systématiquement en relation les diverses propriétés sociales des protagonistes avec les épreuves successives de l'exil, du départ au retour éventuel. Trois figures d'exilés sont isolées ainsi que les trajectoires sociales qui y prédestinent : le patriote; le "suicidé de la société"; le cosmopolite. Leur poids respectif dans les différents champs de l'exil permet d'expliquer les investissements sociaux de l'émigration, ses engagements politiques et le degré de rupture avec le pays d'origine.
Laurent Jeanpierre, Michel Le Bayon, Revue (4), Frédéric Lecomte, Maison des arts de Bagneux, 2003, 60 p.
Laurent Jeanpierre (dir.), Le spectre rôde toujours: actualité du Manifeste du parti communiste, Nautilus, 2002, 125 p.
Laurent Jeanpierre, Romane Rozencwajg, Bénédicte Apouey, Maxime Gaborit, « Contourner la « taxe carbone » », in Dimitri Courant, Bernard Reber (dir.), Démocratie délibérative et transition écologique : la Convention citoyenne pour le climat, ISTE Editions, 2024
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « Affects, sensibilités et émotions en révolutions », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « La circulation internationale des idées et pratiques maoïstes », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « L'homme nouveau et la femme nouvelle », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « Idéologies, propagande et révolutions », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « L'insurrection de 1857 en Inde », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « La révolution culturelle et la violence », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « Temps vifs, temps flottants », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « La violence en révolution : notes méthodologiques », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, « Conclusion. La persistance des révolutions », in Bantigny, Ludivine, Deluermoz, Quentin, Gobille, Boris, Jeanpierre, Laurent, Palieraki, Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, La Découverte, 2023
Laurent Jeanpierre, Thomas Brisson, Kil-Ho Lee, « Western References in Asian Social Sciences (Japan and South Korea) », in Johan Heilbron, Gustavo Sora, Thibaud Boncourt (dir.), The Social and Human Sciences in Global Power Relations, Palgrave Macmillan, 2018
Laurent Jeanpierre, Christophe Charle, « La vie intellectuelle, mode d'emploi », in Charles, Christophe and Jeanpierre, Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France, Editions du Seuil, 2016, pp. 9-19
Laurent Jeanpierre, « Tribunes et plateaux : logiques de la visibilité intellectuelle », in Charles, Christophe and Jeanpierre, Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France, Editions du Seuil, 2016
Laurent Jeanpierre, Christophe Charle, « L'ancien et le nouveau », in Charles, Christophe and Jeanpierre, Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France, Editions du Seuil, 2016
Laurent Jeanpierre, « L'aventure des sciences de l'homme », in Charles, Christophe and Jeanpierre, Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France, Editions du Seuil, 2016
Laurent Jeanpierre, Christophe Charle, « Ouvertures et turbulences », in Charles, Christophe and Jeanpierre, Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France, Editions du Seuil, 2016
Laurent Jeanpierre, « L’idée de postmodernisme », in Charles Christophe, Jeanpierre Laurent (dir.), La vie intellectuelle en France, Editions du Seuil, 2016
Laurent Jeanpierre, Isabelle Mayaud, Séverine Sofio, « Types et degrés de la réalité curatoriale : une approche sociologique », in Commissaires d'Exposition Associés (C.E.A) (dir.), Réalités du commissariat d'exposition, Editions Beaux-Arts de Paris, 2015, pp. 13-33
Laurent Jeanpierre, Isabelle Mayaud, « Un precariato frammentato. Il commissario d’esposizione d’arte contemporanea in Francia », in Silvia Contarini, Luca Marsi (dir.), Precariato. Forme e critica della condizione precaria, Ombre corte, 2015, pp. 80-91
Laurent Jeanpierre, « Le format comme convention », in Zerbib, David (dir.), Des formats de l'art, Les Presses du Réel, Les Editions de l'ESAAA, 2015
Laurent Jeanpierre, « L'action de la France Libre aux États-Unis : une stratégie en réseaux », in Cornil-Frerrot, Sylvain and Oulmont, Philippe (dir.), Les Français Libres et le monde, Nouveau Monde Édition, 2015
Laurent Jeanpierre, « Géographie culturelle de la guerre », in Aglan, Alya and Franck, Robert (dir.), La guerre-monde, Gallimard, 2015
Laurent Jeanpierre, Séverine Sofio, « Chronique d'une "mort" différée : les conservateurs de musée face aux commissaires d'exposition dans l'art contemporain français », in Poulard, Frédéric and Tobelem, Jean-Michel (dir.), Les conservateurs de musées : atouts et faiblesses d'une profession, La Documentation Française, 2014
Laurent Jeanpierre, Isabelle Mayaud, « Un précariat fragmenté : le commissariat d'exposition d'art contemporain en France », in Contarini Silvia, Luca Marsi (dir.), Précariat : pour une critique de la société de la précarité, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2014, pp. 81-92
Laurent Jeanpierre, Olivier Roueff, « Introduction. Les territoires de l’intermédiation. Division sociale du travail et luttes de frontières », La Culture et ses intermédiaires dans les arts, les industries culturelles et le numérique, Editions des Archives Contemporaines, 2014, pp. -
Laurent Jeanpierre, « Vies et morts de la biopolitique », in Bert, Jean-François and Lamy, Jérôme (dir.), Michel Foucault : un héritage critique, CNRS Éditions, 2014
Laurent Jeanpierre, « Revues modernistes et champs littéraires : problèmes de frontières », in Benoît Tadié (dir.), Revues modernistes anglo-américaines. Lieux d'échanges, lieux d'exil., Ent'revues, 2006
Laurent Jeanpierre, « France Forever », in Claire Andrieu, Philippe Braud, Guillaume Piketty (dir.), Dictionnaire Charles de Gaulle, Robert Laffont, 2006
Laurent Jeanpierre, « Utopie », Références, Références, 2025, pp. 563-567
Laurent Jeanpierre, Gilles Dorronsoro, « La guerre civile, un équilibre instable et provisoire », Critique, Critique, 2025, n°932-933, pp. 61-74
Laurent Jeanpierre, Luc Boltanski, Marielle Macé, « Luc Boltanski La langue a d’elle-même tendance à revenir au chaos », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2024, n°1
Laurent Jeanpierre, « Comptes rendus. Pierre Serna. Que demande le peuple? Les cahiers de doléances de 1789. Manuscrits inédits Paris, Textuel, 2019, 192 p. », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2024, n°79e aée, pp. 75-80
Laurent Jeanpierre, Luc Boltanski, Marielle Macé, « Luc Boltanski La langue a d’elle-même tendance à revenir au chaos », Critique, Critique, 2024, n°920-921, pp. 129-143
Laurent Jeanpierre, « Veilleur, où en est la nuit ? », Critique, Critique, 2024, n°920-921, pp. 5-18
Laurent Jeanpierre, Maxime Gaborit, Romane Rozencwajg, « Les frontières négociées des assemblées citoyennes. Le cas de la Convention citoyenne pour le climat (2019-2020) Une délibération ouverte à l’extérieur », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2023, n°3
Laurent Jeanpierre, Pierre Birnbaum, « Jérémie Foa. Il ne suffit pas de détester pour tuer », Critique, Critique, 2023, n°919, pp. 1017-1027
Laurent Jeanpierre, Maxime Gaborit, Romane Rozencwajg, « Les frontières négociées des assemblées citoyennes. Le cas de la Convention citoyenne pour le climat (2019-2020) », Participations, Participations, 2023, n°34, pp. 173-204
Comme d’autres mini-publics, la Convention citoyenne pour le climat (CCC), qui s’est tenue en France en 2019 et 2020, a dû répondre à une double contrainte : pour que ses conclusions soient jugées valables du point de vue de la délibération, elle devait apparaître comme imperméable aux influences extérieures, mais pour que ses conclusions aient du poids, les membres de l’assemblée étaient incité·es à développer des alliances avec d’autres acteurs et actrices, et à porter ainsi le débat au-delà des murs de l’assemblée. Cette tension entre ouverture et fermeture, délibération et participation, mini-public et grand public, de plus en plus problématisée au sein des théories de la démocratie délibérative, a été résolue à travers certaines des caractéristiques organisationnelles et logistiques du dispositif, comme dans ces longues intersessions au cours desquelles les citoyen·nes ont été convié·es à investir leur rôle, ce qui a constitué un élément décisif dans la publicité des débats. L’article, qui repose sur une enquête ethnographique tout au long du processus, montre comment les frontières de la CCC ont été construites puis renégociées par les citoyen·nes et d’autres parties prenantes. Nous mettons en lumière un double mouvement d’importation d’acteurs et actrices externes et d’exportation vers le grand public, ainsi que des phénomènes de constitution progressive d’un « Nous » de l’assemblée citoyenne, opposé à un « Eux » qui renvoie aux institutions politiques et économiques comme au reste de la population nationale. Nous suggérons que tous ces mécanismes jouent un rôle majeur sur le devenir des mesures et qu’ils devraient faire l’objet d’une analyse plus systématique dans d’autres mini-publics et assemblées citoyennes.
Laurent Jeanpierre, Haud Guéguen, « Une critique alternative (en sciences sociales) : enquêter sur le front des possibles », Astérion, École Normale Supérieure de Lyon, 2022, n°27
Laurent Jeanpierre, Bénédicte Apouey, Hazem Arab, Simon Baeckelandt, Philippe Bégout, « Co-construction in Deliberative Democracy: Lessons from the French Citizens' Convention for Climate », Humanities and Social Sciences Communications, Nature, 2022, n°207
Laurent Jeanpierre, « L’empreinte discrète de L’Année sociologique au Collège de France », L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2022, n°1
Laurent Jeanpierre, « L’empreinte discrète de L’Année sociologique au Collège de France », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2022, n°72, pp. 163-183
À partir des rapports de présentation produits entre 1897, date où Durkheim échoua à rentrer au Collège de France, et 1944, date de l’élection de Maurice Halbwachs, le lieu commun historiographique d’un rejet du durkheimisme par l’institution est à nouveau soumis à l’enquête. Il apparaît que huit chercheurs affiliés, de près ou de loin, à la revue L’Année sociologique ont été élus pendant la période soumise à l’enquête. Peu à peu, ce groupe latent marque de son empreinte le Collège de France et lui rend la sociologie acceptable. Pendant l’entre-deux-guerres, et tout en ayant rejeté la candidature de Durkheim, le Collège de France, simultanément à d’autres institutions, permet à la discipline nouvelle, encore marginale dans les universités, de trouver un asile scientifique. Une brève analyse des propriétés sociales des soutiens et opposants aux candidatures durkheimiennes montre que les obstacles qu’elles rencontraient sont devenus disciplinaires plus qu’idéologiques : il s’agissait de limiter les ambitions de la sociologie vis-à-vis de domaines plus établis comme la psychologie et la philosophie. L’étude de cas confirme que l’institutionnalisation et la reconnaissance de la sociologie en France sont bien postérieures à la Seconde Guerre mondiale.
Laurent Jeanpierre, Nicolas Heimendinger, « Entretien avec Laurent Jeanpierre », Marges - Revue d’art contemporain, Presses universitaires de Vincennes, 2021, n°32
Laurent Jeanpierre, Grégory Daho, Antoine Vauchez, Didier Bigo, Afrânio Garcia, « Les ficelles de l’enquête globale. Lectures, usages et débats autour de la sociologie de l’international d’Yves Dezalay », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2021, n°119120
Laurent Jeanpierre, « Commune de Paris et Commune des ronds-points », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, Association Paul Langevin, 2021, n°148
Laurent Jeanpierre, « Ensauvagement démocratique : mode d’emploi », Socialter, Socialter, 2021, n°hors-série, pp. 60-65
Laurent Jeanpierre, « Comment sauver les démocraties ? », Critique, Critique, 2021, n°889-890, pp. 486-498
Laurent Jeanpierre, Didier Bigo, Afranio Garcia, Ron Levi, « Les ficelles de l’enquête globale : Lectures, usages et débats autour de la sociologie de l’international d’Yves Dezalay ; table-ronde animée par Grégory Daho et Antoine Vauchez », Cultures & Conflits, Cultures & Conflits, 2021, n°119-120, pp. 115-149
Issu d’une table-ronde réunissant des chercheurs d’horizons disciplinaires et de générations différentes, cette discussion revient sur les lectures, les usages et les débats que suscite la sociologie d’Yves Dezalay. Cet échange est l’occasion de partager des réflexions plus personnelles sur les pratiques de l’enquête globale mais aussi sur les positions occupées et les rapports au métier de chercheur construits au fil du temps. Les débats permettent de revenir sur tous ces concepts de « moyenne portée », si nombreux au fil de son travail (« compradors », « courtiers de l’international », « agents doubles », « import-export d’État », « luttes de palais », etc.), de discuter du système d’hypothèses formulées par Yves Dezalay, et de resituer celles-ci dans un ensemble d’écarts et de proximités avec d’autres courants (Relations internationales, histoire connectée ou sociologie critique).
Laurent Jeanpierre, « Exils de Pascale Casanova », COnTEXTES. Revue de sociologie de la littérature , Groupe de contact F.N.R.S. COnTEXTES, 2020, n°28
Laurent Jeanpierre, « Des ronds-points à la mairie », Revue Projet, Revue Projet, 2020, n°374, pp. 55-59
Laurent Jeanpierre, Sreemoyee Banerjee, Françoise Balibar, Philippe Roger, « Tagore, Ghatak, Ray : Calcutta, capitale de toutes les enfances », Critique, Critique, 2020, n°872-873, pp. 169-182
Laurent Jeanpierre, Isabelle Mayaud, « Destinies of artistic activity: visual artists’ plural forms of employment and trade-offs in a French region », Sociologia del Lavoro, Franco Angeli, 2020, n°157
Laurent Jeanpierre, « In girum. Les leçons politiques des ronds-points », Revue Projet, Revue Projet, 2019, n°373, pp. 94-94
Laurent Jeanpierre, Laurent Bonelli, « L'économie, l'international et la sociologie : combinaisons et variations. Introduction », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2018, n°108, pp. 7-14
Laurent Jeanpierre, Patrice Maniglier, Élie During, Philippe Roger, « Patrice Maniglier : Hériter du xxe siècle : Lanzmann, Shoah et Les Temps modernes », Critique, Critique, 2018, n°852, pp. 417-428
Laurent Jeanpierre, Esteban Radiszcz, Pablo Reyes, « Rêves adolescents à Santiago du Chili : Une voie d’enquête sociologique et psychanalytique », Sensibilités, Sensibilités, 2018, n°4, pp. 28-43
L’article présente les choix méthodologiques d’une enquête menée par des psychanalystes et des sociologues et s’intéressant aux rêves des jeunes chiliens. Compte tenu d’une relecture de Freud et de la littérature, un protocole original est présenté, attentif aux récits oniriques, aux incidents de la vie diurne, aux propriétés sociales des rêveurs et aux associations suscitées par le rêve. La méthode proposée apporte des informations que ne peuvent saisir ni l’entretien sociologique sur la vie diurne, ni l’enquête psychologique concernant l’activité nocturne. Un cas illustre toute la démarche, son intérêt pour la saisie des contradictions vécues de la multipositionnalité sociale et sa valeur pour les sciences sociales critiques.
Laurent Jeanpierre, « Voyage au bout de l’enfer : Une lecture de Hellis Truth Seen Too Late de Philip Mirowski », Zilsel, Zilsel, 2018, n°3, pp. 207-223
Laurent Jeanpierre, Pierre Birnbaum, Philippe Roger, Lanwenn Huon, « Michelle Perrot : L’historien n’est pas un redresseur de torts », Critique, Critique, 2017, n°843-844, pp. 753-766
Laurent Jeanpierre, « Nuit debout , la diagonale du nous », Critique, Critique, 2017, n°841-842, pp. 484-497
Laurent Jeanpierre, Christelle Dormoy-Rajramanan, « Maverick or naive? : The positions of the Université de Vincennes in French political science in the 1970s », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, pp. 121-143
Off-Center or Off-the-Wall?Studying the department of political science at the University of Vincennes from 1969 until 1980, this article presents the history of the discipline by taking into account: institutions that are considered secondary; disciplinary departments as relevant units of analysis; the heterogeneity of local practices inside the discipline itself. Built on archival and biographical research, the analysis insists on State policies, the sociology of student audiences and the social capital of scholars developed outside of the academic world as important parameters in order to explain the developments of a discipline.
Laurent Jeanpierre, Marielle Macé, « Éric Vuillard : Nos infortunes sont coriaces », Critique, Critique, 2017, n°838, pp. 215-226
Laurent Jeanpierre, Christelle Dormoy-Rajramanan, « Maverick or naive?The positions of the Université de Vincennes in French political science in the 1970s », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2017, n°1, p. 121
Laurent Jeanpierre, Christelle Dormoy-Rajramanan, « Excentrée ou excentrique ? Positions de l’Université de Vincennes dans la science politique française des années 1970 », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2017, n°1
Laurent Jeanpierre, Choukri Hmed, « Révolutions et crises politiques au Maghreb et au Machrek », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2016, n°211-212, pp. 4-23
La sociologie des révolutions et des crises de régime est restée polarisée entre des analyses centrées sur le temps long des structures sociales et politiques et celles focalisées sur le temps court des conjonctures événementielles et de leurs mobilisations collectives. Minoritaire face aux approches géopolitiques ou culturalistes, la sociologie des crises politiques des mondes arabes depuis 2011 n’échappe pas à ces divisions. L’article, qui fait aussi office d’introduction du numéro, jette les bases d’une sociologie de ces crises où s’articuleraient mieux temps court et temps long, contingence et structure. Plusieurs hypothèses sont mises à l’épreuve : le rôle déclencheur des aspirations désajustées ; le rôle conducteur des anciens réseaux oppositionnels ; l’importance des variables géographiques ; la distance sociale entre acteurs et bénéficiaires de la révolution ; le rapport ambivalent des révolutionnaires à l’État. L’article souligne aussi l’intérêt potentiel des notions de capital et de champ révolutionnaires et se demande si une greffe de la théorie des champs sur la sociologie des crises politiques permettrait d’éviter les écueils du finalisme et de l’autonomisation excessive des logiques de situation ainsi que du calcul individuel.
Laurent Jeanpierre, Choukri Hmed, « Révolutions et crises politiques au Maghreb et au Machrek », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2016, n°1, pp. 4-23
Laurent Jeanpierre, « Présentation », Critique, Critique, 2015, n°822, pp. 885-885
Laurent Jeanpierre, Marc Joly, « Bernard Lahire : Sacralité de l’art et pouvoirs d’attribution », Critique, Critique, 2015, n°822, pp. 914-927
Laurent Jeanpierre, Elie During, « Fourier revient », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2015, n°1, pp. 3-5
Laurent Jeanpierre, Philippe Roger, « René Schérer : En traînée de poudre... », Critique, Critique, 2015, n°812-813, pp. 142-158
Laurent Jeanpierre, Philippe Roger, René Schérer, « En traînée de poudre... », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2015
Laurent Jeanpierre, Marc Joly, Bernard Lahire, « Sacralité de l'art et pouvoirs d'attribution. Entretien avec Bernard Lahire », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2015
Laurent Jeanpierre, « Présentation du dossier Art et sacré : le cas Poussin », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2015, p. 885
Laurent Jeanpierre, « Art et sacré : le cas Poussin », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2015
Laurent Jeanpierre, Élie During, « Présentation », Critique, Critique, 2014, n°802, pp. 195-196
Laurent Jeanpierre, Élie During, « Pierre-Henri Castel : Contrainte intérieure et fragilité de l'agir », Critique, Critique, 2014, n°802, pp. 225-238
Laurent Jeanpierre, Pierre-Henri Castel, Elie During, « Contrainte intérieure et fragilité de l'agir », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2014, n°3
Laurent Jeanpierre, Elie During, « Pierre-Henri Castel, les vies de l'esprit », Critique : revue générale des publications françaises et étrangères, Éditions de Minuit, 2014
Laurent Jeanpierre, « L'art sans frontières : dernière frontière de l'art ? Réflexions sur Magiciens de la terre et ses critiques », Journal de l'Université d'été de la Bibliothèque Kandinsky, Centre George Pompidou, 2014, pp. 9-13
Laurent Jeanpierre, Laurent Martin, F. Osa, « 68/86 : un grand retournement ? Cerisy dans la vie intellectuelle française », Histoire@Politique : revue du Centre d'histoire de Sciences Po, Centre d'histoire de Sciences Po, 2013, n°20
Laurent Jeanpierre, « Adieux aux structures et à la dialectique. La pensée des sciences sociales aux colloques de Cerisy après Mai 1968 », Histoire@Politique, Histoire@Politique, 2013, n°20, pp. 114-133
À travers l’étude des archives et des actes d’une vingtaine de colloques de sciences sociales, comprenant environ deux cents communications, ayant eu lieu à Cerisy — un réseau à la fois marginal et central de rencontres entre intellectuels (écrivains et universitaires) — entre 1968 et 1986, l’article s’interroge sur l’évolution des manières de concevoir ces disciplines en France pendant cette période. Si Cerisy fut, entre autres, un des lieux d’expression des paradigmes marxistes et structuralistes avant 1968, les deux décennies qui suivent sont marquées, comme dans le reste du champ intellectuel français, par une rupture progressive avec ces courants de pensée. Les sciences sociales de Cerisy après 1968 sont en quête d’interdisciplinarité, en dialogue avec les sciences naturelles et les sciences de l’ingénieur, et tournées ers l’épistémologie. Une tendance dominante s’exprime, qui critique l’objectivisme et le déterminisme des paradigmes antérieurs et qui conçoit le social non plus comme une donnée première mais comme le produit d’une activité collective. Cerisy apparaît ainsi comme un laboratoire français de ce qu’on appelle aujourd’hui le constructionnisme, autour duquel devait être redéfinie une « nouvelle alliance » entre sciences sociales et autres sciences. Historiquement, ce mouvement peut être compris chez certains protagonistes comme une traduction intellectuelle du contenu idéologique des événements de Mai 68 sous la forme d’une critique des prétentions modernisatrices du rationalisme et de la fonction de porte-parole des intellectuels. Sociologiquement, cette évolution de l’esprit de Cerisy est liée à un renouvellement générationnel de la fonction de programmation et des intervenants des colloques, ainsi qu’à la position relativement périphérique des participants par rapport au cœur du monde universitaire français, ce qui les contraint à l’innovation. L’article permet ainsi de mieux comprendre les raisons et les réseaux du déclin du marxisme et du structuralisme dans la pensée française des années 1970 et il met en relation ces phénomènes avec l’essor du constructionnisme.
Laurent Jeanpierre, Laurent Martin, « 1968-1986 : la révolution conservatrice de la pensée française à l'épreuve des rencontres de Cerisy », Histoire@Politique, Histoire@Politique, 2013, n°20, pp. 1-10
Laurent Jeanpierre, Isabelle Mayaud, Séverine Sofio, « Représenter les commissaires d'exposition d'art contemporain en France : une intermédiation collective impossible ? », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2013, n°243, pp. 79-89
On estime généralement que la représentation collective pose de nombreux problèmes dans les métiers de la culture pour les raisons suivantes : individualisation du travail et des carrières, précarité de l’emploi, faible syndicalisation et forte différenciation des métiers. Nous avons éprouvé ce constat en étudiant une association créée en 2007 visant à défendre les intérêts des commissaires d’exposition d’art contemporain en France. Notre enquête se fonde sur des archives de l’association, l’observation de ses assemblées générales et sur les résultats d’une enquête sociologique récente sur l’activité de commissaire d’exposition dans le monde de l’art contemporain français. Développée au cours de ces trente dernières années en France, cette activité est aujourd’hui peu formalisée et particulièrement dynamique. Le nombre de personnes concernées a pu être évalué à quasiment un millier, dont une majorité sont des travailleurs indépendants ne vivant pas, ou très difficilement, de cette activité. Nous nous interrogeons ici sur les conditions sociales et politiques de naissance de l’association étudiée et sur les obstacles qu’elle rencontre pour se développer, en particulier au sein de la population des commissaires d’exposition. Il ressort de cette étude de cas que, plutôt que des facteurs sociaux génériques censés entraver l’action et la représentation collective dans les métiers de la culture, deux facteurs doivent être pris en compte pour expliquer ces difficultés : l’écart entre les propriétés sociales des candidats à la fonction de porte-parole et celles de leurs représentés potentiels ; le rôle de l’État, qui n’est pas toujours en mesure d’investir dans la durée les ressources nécessaires à l’autonomie des représentants dont il a pourtant favorisé l’émergence, comme dans le cas de l’association étudiée.
Laurent Jeanpierre, Isabelle Mayaud, Séverine Sofio, « Représenter les commissaires d’exposition en France : une intermédiation collective impossible ? », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2013, n°43
Laurent Jeanpierre, Élie During, « Bruno Latour ou la pluralité des mondes », Critique, Critique, 2012, n°786, pp. 915-915
Laurent Jeanpierre, Élie During, « Bruno Latour : L'universel, il faut le faire », Critique, Critique, 2012, n°786, pp. 949-963
Laurent Jeanpierre, « On the Origin of Inequality in the Arts », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2012, n°53, pp. 95-115
Laurent Jeanpierre, « Les populismes du savoir », Critique, Critique, 2012, n°776-777, pp. 150-164
Laurent Jeanpierre, Paolo Napoli, « Mireille Delmas-Marty : Hybridations du droit », Critique, Critique, 2011, n°768, pp. 390-404
Laurent Jeanpierre, Patrice Maniglier, « Avant-propos », Les Temps Modernes, Les Temps Modernes, 2011, n°664, pp. 1-3
Laurent Jeanpierre, « Points d'inflexion des révoltes arabes », Les Temps Modernes, Les Temps Modernes, 2011, n°664, pp. 63-84
Laurent Jeanpierre, Élie During, « En pensant par l'art », Critique, Critique, 2010, n°759-760, pp. 643-646
Laurent Jeanpierre, « Manières de faire des graphes », Critique, Critique, 2010, n°759-760, pp. 785-791
Laurent Jeanpierre, Johan Heilbron, Nicolas Guilhot, « Vers une histoire transnationale des sciences sociales », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2009, n°73, pp. 121-145
RésuméLes comptes rendus historiques du développement des sciences sociales ont trop souvent considéré les institutions locales ou nationales comme le cadre d'analyse pertinent, au lieu de prendre en compte leur insertion dans divers types de relations transnationales. L'évolution des structures de mobilité et d'échanges transnationaux met à mal les distinctions nettes entre le local, le national et l'international, et représente une composante essentielle de la dynamique des sciences sociales, ainsi qu'une perspective prometteuse pour repenser leur développement historique. Dans l'esquisse programmatique qui suit, nous suggérons qu'il est possible de concevoir une histoire transnationale des sciences sociales à partir de trois mécanismes généraux qui ont structuré de façon décisive les flux transnationaux d'individus et d'idées : a) le fonctionnement des institutions scientifiques internationales, b) la mobilité transnationale des universitaires, et c) les politiques d'échanges transnationaux poursuivies par des institutions non-universitaires.
Laurent Jeanpierre, « La marchandise à l'ère de son incommensurabilité sensible », Critique, Critique, 2009, n°740-741, pp. 120-133
Laurent Jeanpierre, « Invention et réinventions transatlantiques de la Critical Theory », L'Homme - Revue française d'anthropologie, Éditions de l'EHESS, 2008
Laurent Jeanpierre, « Toward a Transnational History of the Social Sciences », Journal of the History of the Behavioral Sciences, Wiley, 2008, n°2
Laurent Jeanpierre, « Analyser les pratiques discursives en sciences sociales », Bulletin de Méthodologie Sociologique / Bulletin of Sociological Methodology, SAGE Publications, 2008, n°97, pp. 39-47
Laurent Jeanpierre, « Une sociologie foucaldienne du néolibéralisme est-elle possible ? », Sociologie et Sociétés, Presses de L'Universite (University of Montreal), 2006, n°2
Laurent Jeanpierre, « 'Tyrannie du national' et circulation sélective des réfugiés. Le cas des émigrations politiques françaises aux Etats-Unis », Pro-Asile, , 2005, n°12, pp. 29-31
Laurent Jeanpierre, « Par-delà la biopolitique », Critique: Studies in Contemporary Fiction, Taylor & Francis (Routledge), 2005
Laurent Jeanpierre, « Par-delà la biopolitique », Critique, Critique, 2005, n°696, pp. 352-368
Laurent Jeanpierre, « Pierre Bourdieu par Pierre Bourdieu, ou la question du double », Critique: Studies in Contemporary Fiction, Taylor & Francis (Routledge), 2004, n°689
Laurent Jeanpierre, « Pierre Bourdieu par Pierre Bourdieu, ou la question du double », Critique, Critique, 2004, n°689, pp. 776-790
Laurent Jeanpierre, « Une opposition structurante pour l'anthropologie structurale : Lévi-Strauss contre Gurvitch, la guerre de deux exilés français aux États-Unis », Revue d'Histoire des Sciences Humaines, Revue d'Histoire des Sciences Humaines, 2004, n°11, pp. 13-44
RésuméCet article contribue à une socio-genèse des Structures élémentaires de la parenté de Claude Lévi-Strauss. Contre les explications purement intellectualistes ou psychologi-ques de la créativité scientifique de l’ethnologue français réfugié aux États-Unis, on montre à quelles conditions une position d’exilé peut offrir l’opportunité d’une révolu-tion symbolique. À cet effet, on compare les trajectoires, les visions du monde social, les manières de faire et les modes d’engagement politique en exil de Claude Lévi-Strauss et de Georges Gurvitch. Sur un plan historique, on montre que, manifeste dans les années 1950, l’opposition des prises de position et des styles scientifiques et intel-lectuels des deux hommes s’était déjà cristallisée pendant la Seconde Guerre mondiale.En outre, elle a représenté un facteur social important, jusqu’à présent négligé, dans la formation de l’anthropologie structurale. La plus grande capacité à innover de Lévi-Strauss, dans la situation de double marginalité de l’exilé, s’explique par le fait qu’il compense le moindre volume de ses capitaux scientifiques et symboliques par une stra-tégie d’accumulation d’un capital social international et interdisciplinaire plus ouvert et diversifié que celui de Gurvitch, composé de liens faibles plutôt que de liens forts. Au fond, l’article propose de réviser les théories sociologiques qui associent automati-quement marginalité sociale et créativité intellectuelle.
Laurent Jeanpierre, « Retournements du détournement », Critique: Studies in Contemporary Fiction, Taylor & Francis (Routledge), 2002
Laurent Jeanpierre, « Politiques de l'écrivain ou politiques de l'écriture ? », French Politics, Culture & Society, Berghahn, 2001, pp. 70-81
Laurent Jeanpierre, « Un dissident du trotskysme aux États-Unis : Meyer Schapiro (1904-1996) », Dissidences, Bord de l'eau, 2000, n°7, pp. 37-38
Laurent Jeanpierre, « Paul Vignaux, inspirateur de la Deuxième gauche : récits d’un exil français aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale », Matériaux pour l'histoire de notre temps, Association des Amis de la BDIC et du Musées, Nanterre : Association des Amis de la BDIC et du Musées et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2000, pp. 48-56
Laurent Jeanpierre
Paul Vignaux, inspirateur de la « Deuxième gauche ». Récits d'un exil français aux États-Unis pendant la Seconde guerre mondiale.
L'exil de Paul Vignaux aux États-Unis entre 1941 et 1945 est un épisode séminal dans la genèse de la « nouvelle gauche » française. Vignaux a mis en place, avec l'aide des syndicats américains, du Jewish Labor Committee et de groupuscules socialistes allemands, un réseau indépendant d'informations, de collecte et de transfert de fonds entre la résistance française socialiste et les États-Unis. Il est devenu propagandiste et agent de renseignement de l'OSS. Il a renouvelé sa réflexion sur le syndicalisme en s'inspirant des relations sociales américaines. Sa trajectoire montre que se construit dès 1942 une constellation entre catholicisme social, anticommunisme et atlantisme qui a transformé le champ politique français depuis lors.
Laurent Jeanpierre, « Penser face à (la fin de) l'histoire. Kojève, Sartre, Bataille », Critique: Studies in Contemporary Fiction, Taylor & Francis (Routledge), 2000, n°636
Laurent Jeanpierre, Christian Laval, « L'horizon des possibles »,