Clémentine Fauconnier, Myriam Aït-Aoudia, Alexandra Goujon, « Introduction : Peut-on se passer d’une typologie des régimes politiques ? », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 607-632
Clémentine Fauconnier, « Ce que l’autoritarisme fait aux élections : Contrôle et surveillance de l’opération électorale russe pendant le moment Navalny (2012-2019) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 709-733
Clémentine Fauconnier, Jérôme Doyon, « Revisiter la dichotomie démocraties / autoritarismes au prisme de l’illibéralisme », MagAFSP , Association française de science politique — AFSP, 2023, n°4, pp. 24-25
Clémentine Fauconnier, « Le Parlement n’est pas un lieu de discussion ! : Marginalisation et contrôle d’une institution incontournable en Russie postsoviétique », La Pensée, La Pensée, 2022, n°411, pp. 46-56
En trente ans d’existence, après sa création au moment de la chute de l’URSS, le Parlement russe a accompagné la trajectoire du pays depuis le mouvement de libéralisation politique des années 1990 au tournant autoritaire des années Poutine. Mis sous contrôle à plusieurs égards – par la prééminence constitutionnelle du pouvoir exécutif, par la domination d’un parti pro-présidentiel et une politique de cooptation sélective de l’opposition –, il demeure cependant un lieu de cristallisation du pluralisme contraint dans la Russie postsoviétique.
Clémentine Fauconnier, « La Russie : interruption de la conversion à la démocratie ou restauration autoritaire ? », Questions internationales, Questions internationales, 2022, n°113-114, pp. 62-67
Souvent considéré sous l’angle de l’échec et de l’exception, l’autoritarisme russe contemporain se voit fréquemment envisagé par défaut comme le résultat d’une démocratisation manquée. Cet article propose une inversion du point de vue en replaçant la trajectoire de la Russie depuis trois décennies dans la perspective plus large de l’analyse des restaurations autoritaires.
Clémentine Fauconnier, « Jérôme Heurtaux, Pologne, 1989. Comment le communisme s’est effondré. Plœmeur, Éditions Codex, 2020, 160 pages. », Critique internationale, Critique internationale, 2022, n°94, pp. 203-206
Clémentine Fauconnier, « Ce que révèle la pandémie de Covid-19 du fonctionnement des Etats postsoviétiques. L’exemple de la Russie et du Bélarus », Les Études du CERI, Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI), 2021, n°254255, pp. 17-21
Clémentine Fauconnier, « Du discrédit des adversaires à la contestation du système : Comment les stratégies négatives accompagnent l’ouverture, puis la fermeture du jeu politique en Russie post-soviétique », Questions de communication, Questions de communication, 2021, n°38, pp. 53-72
L’article examine les différents usages de la négativité dans le contexte de la Russie post-soviétique marqué par un mouvement d’ouverture puis de fermeture du jeu politique. Il analyse comment la trajectoire du pays et les successives configurations au pouvoir ont permis l’émergence de « technologies noires » pour discréditer les adversaires avant que le rejet de la décennie 1990, des conditions de transition à la démocratie et au capitalisme ainsi que les acteurs qui ont porté ce changement, devienne le discours de légitimation central depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir. Il montre enfin la façon dont, depuis quelques années, la mouvance d’opposition démocrate s’est réappropriée un certain nombre de stratégies négatives pour remettre en cause le régime dans son ensemble.
Clémentine Fauconnier, « Chapitre 5. Circulations et appropriations de pratiques démocratiques en situation autoritaire : quel rôle pour les experts en stratégie électorale en Russie ? », Questions Transnationales, Questions Transnationales, 2021
Clémentine Fauconnier, « Le système Poutine est-il définitivement consolidé ? », Alternatives Économiques, Alternatives Économiques, 2021, n°122 - Hors série, pp. 24-25
Clémentine Fauconnier, « La verticale du pouvoir, force et faiblesse de la Russie de Vladimir Poutine », Revue internationale et stratégique, Revue internationale et stratégique, 2020, n°118, pp. 154-162
Principal slogan de la politique de Vladimir Poutine, « la verticale du pouvoir » est l’un des meilleurs résumés du fonctionnement du système politique russe et de ses ambiguïtés. Grâce à un puissant parti proprésidentiel, Russie unie, le chef de l’État russe se trouve désormais à la tête d’une machine à garantir des majorités, le contrôle des élus et le renouvellement du personnel politique. Toutefois, la construction d’un système maintenant un homme au sommet de l’État, couplé à l’intégration étroite des différentes sources de pouvoir dans une même verticale, constitue aussi la principale fragilité d’un régime que le moindre changement pourrait mettre en danger dans son intégralité.
Clémentine Fauconnier, « Andrey Makarychev and Alexandra Yatsyk (dir.). Boris Nemtsov and russian politics: power and resistance. Foreword by Zhanna Nemtsova. Columbia University Press, 2018. », Revue d’études comparatives Est-Ouest, Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2020, n°4, pp. 122-126
Clémentine Fauconnier, « Vingt ans de poutinisme ou comment restaurer la puissance », Questions internationales, Questions internationales, 2020, n°101, pp. 9-17
Élu président de la Fédération de Russie pour la première fois en 2000, Vladimir Poutine a rapidement mis en place une politique de centralisation du pouvoir. Outre la mise au pas des régions et du Parlement, il a également œuvré à la reconstruction par le haut des institutions politiques en favorisant une opposition loyale au détriment des forces politiques plus radicales.
Clémentine Fauconnier, « La mise en politique sans la mise en parti ? : Le Centre de la politique sociale conservatrice comme entreprise doctrinale », Politix, Politix, 2019, n° 126, pp. 61-83
Cet article s’intéresse aux modalités de diffusion et d’appropriation des idées politiques via le parti Russie unie, créé en 2001 pour soutenir Vladimir Poutine, et ultra-majoritaire à tous les niveaux du pouvoir depuis plus de quinze ans. Il entend montrer de quelle façon la prise en charge du travail de mise en politique des idées, opéré par le Centre de la politique sociale conservatrice – think tank lié au parti –, a donné lieu à une seconde définition du conservatisme – label revendiqué par les dirigeants de Russie unie – sensiblement différente de celle, plus consensuelle, proposée au départ par des experts et universitaires. Fondé sur les résultats d’une enquête de terrain – observation semi-participante au Centre – et une méthode d’analyse inductive centrée sur les argumentaires et les références mobilisées par les acteurs, il montre comment le souci de rendre la notion de conservatisme accessible à la population a encouragé la politisation de thèmes liés à la famille et la sexualité.
Clémentine Fauconnier, « Tout changer pour que rien ne change : bilan et perspectives politiques en Russie à la veille des élections présidentielles de mars 2018 », Les Études du CERI, Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI), 2018, n°235236, pp. 45-51
Clémentine Fauconnier, « Les études françaises en Russie », Revue de la BNF, Revue de la BNF, 2018, n°57, pp. 40-47
Clémentine Fauconnier, « Interroger la domination partisane : quand le parti hégémonique n’est pas le parti dirigeant », Hérodote, Hérodote, 2018, n°166-167, pp. 69-79
Alors que le parti Russie unie, créé en 2001 pour soutenir Vladimir Poutine cette même année, domine le système partisan russe depuis quinze ans, son poids politique demeure paradoxalement faible. Il constitue ainsi un cas peu étudié dans la littérature sur les organisations partisanes : celui d’un parti hégémonique – au sens de Giovanni Sartori d’une organisation partisane qui évolue dans un système non compétitif – mais qui pourtant n’est pas un parti dirigeant et demeure un instrument entre les mains des dirigeants du pouvoir exécutif. Cet article vise à éclairer un des aspects de cette forme de domination partisane particulière en analysant les ressorts de ses victoires aux élections régionales puis législatives, dans un contexte de baisse du soutien de la part des électeurs. Il montre en effet de quelle façon, après le mouvement de protestation de l’hiver 2011-2012, les dirigeants de l’exécutif ont finalement choisi de maintenir le statu quo en garantissant la domination de Russie unie via une réforme de la législation électorale plutôt que de réformer le parti ou de renforcer son rôle dans la vie politique russe.
Clémentine Fauconnier, « Une société civile sous contrôle », Alternatives Économiques, Alternatives Économiques, 2018, n°113 - Hors série, pp. 64-65
Clémentine Fauconnier, « Une paradoxale oppression : le pouvoir et les associations en Russie : Paris, CNRS Éditions, 2013, 224 pages. », Critique internationale, Critique internationale, 2016, n°70, pp. 191-194
Clémentine Fauconnier, Adrien Fauve, Guillaume Grégoire-Sauvé, Tatyana Shukan, « Avant-Propos », Revue d'Etudes Comparatives Est-Ouest, Presses Universitaires de France, 2015, n°3, pp. 5-20
Clémentine Fauconnier, Adrien Fauve, Guillaume Grégoire-Sauvé, Tatyana Shukan, « Repenser le post-communisme »: Entre études aréales et sociologie politique comparatives, Revue d'Etudes Comparatives Est-Ouest, Presses Universitaires de France, 2015, n°3, p. 205
Clémentine Fauconnier, Adrien Fauve, Guillaume Sauvé, Tatyana Shukan, « Avant-Propos », Revue d’études comparatives Est-Ouest, Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2015, n°46, pp. 5-20
Clémentine Fauconnier, « Colin Lebedev (Anna) – Le cœur politique des mères. Analyse du mouvement des mères de soldats en Russie. – Paris, Éditions de l’EHESS, 2013 (En temps & lieux). 248 p. Annexes. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -
Clémentine Fauconnier, « À quoi sert Russie unie ? Conservatisme et modernisation dans les discours de légitimation du parti du pouvoir », Critique internationale, Critique internationale, 2011, n°53, pp. 145-165
What Is the Point of United Russia ? Conservatism and Modernization in the Ruling Party’s Discourse of Legitimization With a majority in the Russian Parliament since 2003, the representatives of the ruling United Russia Party justify their domination by reference to the pressing need to strengthen the state. By presenting the stabilization of political life as the sine qua non of the country’s modernization, they define themselves as “conservatives” and frequently refer to foreign (and, in particular, European) political parties. In addition to helping legitimate limitations on pluralism, this self-proclaimed proximity to the state contributes to determining the place of United Russia and its representatives in the political system. By analyzing the content and uses of these legitimation strategies, we underscore the way in which the discourse employed by representatives of United Russia constitutes an attempt to normatively define the political activity in which they themselves are involved. Furthermore, assertions of kinship with certain Western parties invites one to consider the way in which, setting aside static and normative distinctions between regimes, processes for limiting pluralism in Russia contribute to reformulating politics in terms of good governance, modernization and state efficiency. ?
Clémentine Fauconnier, « Conflit et compétition politiques dans la démocratie souveraine L’opposition vue par Russie unie », Revue d’études comparatives Est-Ouest, Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2011, n°42, pp. 17-36
L’opposition russe est envisagée ici à travers la perception des dirigeants russes et les discours qu’ils formulent à son sujet. Nous examinons plus particulièrement la façon dont les membres de Russie unie légitiment la domination de leur parti à longue échéance. Pour cela nous nous pencherons sur le travail doctrinal effectué pour justifier la polarisation de la vie politique autour du parti du pouvoir. L’enjeu sera alors de voir comment – outre les violences et les difficultés auxquelles sont confrontés les partis d’opposition – cette conception unanimiste, « pragmatique » du politique contribue à la remise en cause des notions mêmes de conflit et de compétition entre différents projets politiques – fondements des systèmes pluralistes.