• THESE

    Asseoir l'Etat : contester et instituer l'ordre extractif en Amazonie péruvienne, soutenue en 2017 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Lilian Mathieu présidée par Jean-Louis Briquet, membres du jury : Julian Mischi (Rapp.), Benjamin Rubbers (Rapp.), Hélène Combes et Carmen Salazar-Soler   

  • Doris Buu-Sao, Leny Patinaux (dir.), Dans les filons de la transition: énergie, minerais et reproduction du capitalisme, le Bord de l'eau, 2024, 192 p.  

    Doris Buu-Sao, Emmanuel-Pierre Guittet, Pierre Rouxel, Jean Vandewattyne, Maurizio Atzeni [et alii], Engagements au travail et au capitalisme transnational, L'Harmattan, 2024 

    Doris Buu-Sao, Le capitalisme au village: pétrole, État et luttes environnementales en Amazonie, CNRS éditions, 2023, Logiques du désordre, 319 p. 

    Doris Buu-Sao, Emmanuel-Pierre Guittet, Pierre Rouxel, Jean Vandewattyne, Maurizio Atzeni [et alii], Engagements au travail et au capitalisme transnational, L'Harmattan, 2023, 151 p. 

    Doris Buu-Sao, Stéphanie Dechézelles, Maurice Olive, Isabelle Berry-Chikhaoui, Clément Colin [et alii], Politisation du proche: les lieux familiers comme espaces de mobilisation, Presses universitaires de Rennes, 2022   

    Doris Buu-Sao, Amin Allal, Myriam Catusse, Montserrat Emperador Badimon, Sarah Barrières [et alii], Quand l'industrie proteste: fondements moraux des (in)soumissions ouvrières, Presses universitaires de Rennes, 2022   

    Doris Buu-Sao, Clémence Léobal (dir.), Racialisation et action publique, De Boeck supérieur, 2020, 179 p. 

    Doris Buu-Sao, Lilian Mathieu, Jean-Louis Briquet, Julian Mischi, Benjamin Rubbers [et alii], Asseoir l'Etat: contester et instituer l'ordre extractif en Amazonie péruvienne, Sciences Po, 2017, 624 p.  

    Au Pérou comme ailleurs, les industries extractives sont au cœur de projets gouvernementaux et d’épisodes contestataires qui semblent entretenir un rapport fondamentalement antagoniste. Cette thèse développe une approche par le bas, à l’échelle des interactions en face-à-face et du quotidien des personnes impliquées, afin de dépasser les lectures dualistes qui opposent des dominants omnipotents à des dominés unanimement résistants. À partir d’une enquête ethnographique menée aux abords de la plus ancienne concession pétrolière de l’Amazonie péruvienne, cette recherche analyse conjointement la contestation et le gouvernement des populations, les ajustements réciproques entre des modalités de (re)production d’un ordre social aux frontières du territoire et des pratiques protestataires qui mettent en difficulté un projet de gouvernement. Les habitants de l’Amazonie et leurs représentants, quand ils contestent la pollution industrielle, invoquent l’État comme responsable, arbitre et solution. En faisant s’« asseoir l’État » dans leurs villages, en la personne de ses représentants, pour faire entendre leurs griefs, ils contribuent à asseoir le pouvoir étatique aux confins de la nation, à affermir son assise territoriale, symbolique et pratique. Ce qui se donne à voir, dans le quotidien des villages, de leur voisinage avec le monde industriel, comme dans l’extraordinaire des épisodes protestataires, est finalement une co-production de l’État par les habitants des confins du territoire, leurs représentants contestataires et leurs interlocuteurs gouvernementaux, dans le jeu des ajustements réciproques entre la contestation et l’institution de l’ordre extractif.

    Doris Buu-Sao, Le gouvernement des contestataires en Amazonie péruvienne: le cas de l'organisation d'étudiants indigènes OEPIAP, 2011, 190 p. 

  • Doris Buu-Sao, « Indigènes et entrepreneurs : le capitalisme au village », Sociologie du travail, Association pour le développement de la sociologie du travail, 2018    

    Fondateurs, gérants et propriétaires d’entreprises : voilà des rôles insolites quand ils sont endossés par des populations dites « indigènes » de l’Amazonie péruvienne. Aux abords du principal gisement pétrolier de la région, cette situation est pourtant fréquente avec la création d’un nombre croissant d’« entreprises communales » (encadré 1). Par ce biais, les habitants travaillent sur les installations de Petrolia, la compagnie qui exploite le gisement. L’entreprise communale introduit un c...

  • Doris Buu-Sao, Iselin Strønen, Grassroots Politics and Oil Culture in Venezuela. The Revolutionary Petro-State, Association pour le développement de la sociologie du travail, 2019    

    Iselin Strønen nous livre une étude des rapports populaires au politique dans le Venezuela contemporain. Issu d’une thèse soutenue en 2014, son ouvrage analyse l’État bolivarien à l’aune des rapports entre les institutions politiques et les classes populaires. L’anthropologue interroge de la sorte la portée des transformations sociales et politiques sous le régime de Hugo Chávez (1999-2013), à partir d’une enquête dans des barrios de Caracas, quartiers auto-construits où se concentrent les cl...

    Doris Buu-Sao, Caroline Datchary (dir.), Petit précis de méthodologie. Le sens du détail en sciences sociales, Liens Socio, 2014    

    Le « sens du détail » n’a jusqu’ici pas fait l’objet d’un développement spécifique dans les manuels de sciences sociales alors qu’il est au cœur des méthodes ethnographiques. Caroline Datchary part de ce constat pour ouvrir un questionnement sur le statut du détail dans les sciences sociales. Inspirées par l’interactionnisme, la sociologie pragmatique, la sociologie des sciences, l’ethnométhodologie ou encore par les travaux d’Albert Piette sur le « mode mineur de la réalité », les sept contr...

  • Doris Buu-Sao, « Les catégorisations des publics minorisés en question », le 06 décembre 2018  

    Organisé pour le laboratoire ERMES par Soline Laplanche-Servigne (ERMES) et Marie-Hélène Sa Vilas Boas (ERMES)

  • Doris Buu-Sao, Le capitalisme au village. Pétrole, état des luttes environnementales en Amazonie 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Flavie Retourney, L'insoutenable gouvernement du secteur minier. Enjeux et tensions autour de la mine d'or en Guyane, thèse soutenue en 2023 à Pau sous la direction de Xavier Arnauld de Sartre et Sébastien Chailleux présidée par Jean-Yves Puyo, membres du jury : Bruno Villalba (Rapp.), Nathalie Lewis (Rapp.), Sylvain Le Berre      

    Cette thèse propose d'explorer la manière dont un secteur très controversé d'un point de vue socio-environnemental, le secteur minier guyanais, est gouverné depuis l'État central au regard de la crise écologique. L'analyse des instruments encadrant les activités minières et de leur institutionnalisation, ainsi que la mobilisation d'une quarantaine d'entretiens menés avec des acteur·rices des mondes administratif, politique, économique et de la société civile nourrissent cette étude. Constatant la montée en puissance de la durabilité, étudiée à travers le triptyque écologisation, concertation et territorialisation, comme référentiel d'action publique de l'État environnemental, la thèse analyse son insuffisante intégration au mode de régulation des activités aurifères en Guyane et ses conséquences. Le conflit autour du projet de mine industrielle de Montagne d'or apparaît ainsi symptomatique d'un secteur qui ne parvient pas à se transformer suffisamment pour rester acceptable. En effet, la recherche permanente de conciliation entre soutenabilité et objectifs économiques de développement du secteur rend la mine difficilement gouvernable. Dès lors, du côté de l'exécutif, le manque de portage politique et de volonté d'aller à l'encontre d'une élite politico-économique locale en faveur de la mine conduit à une impasse. L'étude de la réforme du code minier, justifiée par la nécessité d'améliorer la durabilité du secteur, confirme quant à elle l'impossibilité de répondre à l'injonction à la soutenabilité en absence de changement paradigmatique des logiques sous-jacentes.