• THESE

    La démocratie par le bas : la société civile comme formule de démocratisation : l’exportation ambiguë d’une catégorie politique au sein de régimes autoritaires (Kirghizstan, Birmanie, Ouzbékistan), soutenue en 2012 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Guillaume Devin 

  • Simon Tordjman, Guillaume Devin, Franck Petiteville (dir.), L’Assemblée générale des Nations unies. Une institution politique mondiale: Là où le monde se parle depuis 75 ans, Presses de Sciences Po, 2020, Relations internationales, 302 p.   

    Simon Tordjman, Guillaume Devin, Franck Petiteville, L’Assemblée générale des Nations unies , 2020   

    Seul forum où tous les pays sont représentés sur un pied d'égalité, l’Assemblée générale des Nations unies est le centre politique du multilatéralisme et le creuset où se forgent les références communes de notre planète.Cette institution politique mondiale méritait bien un premier ouvrage de référence en langue française.Souvent éclipsée par le Conseil de sécurité, volontiers taxée de « bavarde », l'Assemblée générale des Nations unies n’est pourtant pas qu’une scène où viennent se produire, le temps d’un discours, les dirigeants mondiaux. Épicentre d’intenses négociations diplomatiques depuis plus de soixante-quinze ans, elle fait entendre sa voix sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les droits humains, la sécurité, le développement, l’environnement…Au cœur de l’architecture onusienne dont elle irrigue les institutions, seul forum où tous les pays sont représentés sur un pied d’égalité, l’Assemblée est le centre politique du multilatéralisme et le creuset où se forgent les références communes de notre planète.Cette institution politique mondiale méritait bien un premier ouvrage de référence en langue française.Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Liste des contributrices et contributeurs (p. 5-6)| Introduction (p. 7-15)| Chapitre 1. Usages et effets politiques (p. 17-33)| Chapitre 2. Qui compose l’Assemblée ? (p. 35-64)| Chapitre 3. L’Assemblée au travail (p. 65-81)| Chapitre 4. De quoi parle-t-on à l’Assemblée ? (p. 83-108)| Chapitre 5. Produire du droit sans le pouvoir (p. 109-132)| Chapitre 6. Sécurité et maintien de la paix (p. 133-159)| Chapitre 7. Les temps du développement à l’Assemblée (p. 161-180)| Chapitre 8. L’autodétermination à la tribune de l’Assemblée (p. 181-199)| Chapitre 9. La longue marche de l’Assemblée vers le désarmement (p. 201-219)| Chapitre 10. L’essor des droits humains à l’Assemblée (p. 221-240)| Chapitre 11. L’Assemblée et la gouvernance économique et sociale (p. 241-261)| Chapitre 12. Le cadrage de l’environnement à l’Assemblée (p. 263-279)| Conclusion (p. 281-289)| Liste des sigles et des acronymes (p. 291-294)| Pages de fin (p. 295-299).

    Simon Tordjman, La société civile, outil et symbole de démocratisation: perspectives et limites de l'aide internationale en Ouzbékistan, 2006, 126 p. 

  • Simon Tordjman, Guillaume Devin, « Les bonnes pratiques. Vecteurs et révélateurs du changement au sein des organisations internationales », in Marie Saiget, Camille Laporte, Asmara Klein (dir.), Les bonnes pratiques des organisations internationales, Presses de Sciences Po, 2015, pp. 41-59 

  • Simon Tordjman, Adrien Fauve, « 27. Asie centrale : acteurs en concurrence et logiques d’interdépendance », Repères, Repères, 2025, pp. 0993-7625  

    Simon Tordjman, Marie Saiget, « ONU Femmes, pour quoi faire ? : L’institutionnalisation ambivalente du multilatéralisme onusien sur l’égalité femmes-hommes », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2025, n°14, pp. 55-77  

    Simon Tordjman, Mélanie Albaret, Louise Perrodin, « Relations internationales », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°75, pp. 375-378  

    Simon Tordjman, Jacobo Grajales, Louise Perrodin, « Chronique bibliographique sur les relations internationales », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2023, n°72, pp. 583-587  

    Simon Tordjman, « Cassidy (Jennifer), ed. – Gender and Diplomacy. – Londres, Routledge, 2017 (New Diplomacy Studies). 220 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°68, p. -  

    Simon Tordjman, « Leila Mouhib, L’Union européenne et la promotion de la démocratie. Les pratiques au Maroc et en Tunisie, Bruxelles, Éditions de l’ULB, 2017, 256 pages. », Politique européenne, Politique européenne, 2017, n°56, pp. 178-182  

    Simon Tordjman, « L’art de la fugue : les droits des femmes à l’Assemblée générale de l’ONU », Critique internationale, Critique internationale, 2017, n°76, pp. 21-39   

    Depuis 1946, date du vote unanime de la première résolution sur « les droits politiques de la femme », la question des droits des femmes s’est maintenue quasiment sans interruption à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies. Jusqu’en 2016, elle a donné lieu à l’adoption régulière et largement consensuelle de près de 350 résolutions. Cette banalisation permet-elle pour autant d’établir la dépolitisation de cet organe principal de l’Organisation ? Assiste-t-on à la limitation de son « pouvoir de débattre » au profit d’une fonction essentiellement procédurale, limitée à la reconnaissance et à la validation de principes préalablement débattus dans d’autres espaces ? L’apparente neutralisation de l’Assemblée générale n’est pas pour autant synonyme d’évacuation de toute dimension politique. À rebours de l’idée selon laquelle la politisation de l’Assemblée générale se réduit essentiellement aux clivages qui s’y donnent publiquement à voir, cette analyse entend montrer que ladite politisation s’y déploie également « par décentrement », selon des registres spécifiques, dans le cadre et en relation avec d’autres espaces institutionnels (conférences mondiales, ECOSOC, Conseil de sécurité).

    Simon Tordjman, « The responsibility to protect. Ending Mass Atrocity Crimes Once and For All, Gareth Evans, Washington D.C., Brookings Institution Press, 2008, 350 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2009, n°Eté, p. -  

  • Simon Tordjman, « Récits et légitimité des organisations internationales », le 03 mars 2026  

    Séminaires organisés par le LADIE, Université Côte d'Azur dans le cadre du Cycle de recherche exploratoire dirigé par Daniel Ventura, MCF, LADIE, Université Côte d'Azur

    Simon Tordjman, « 1945 – 2025 : l'ONU fêtera-t-elle ses 100 ans ? », le 07 novembre 2025  

    Colloque organisé par Ecole de droit de Toulouse avec l'IDETCOM et l'AFNU, sous la direction scientifique de Marie-Clotilde Runavot et Clémentine Bories, Professeures

    Simon Tordjman, « Évolutions des rapports de force au sein de l’Assemblée générale: maintien de la paix et sécurité », Colloque de la SFDI et de l'AEPDIRI, Toulouse, le 11 octobre 2024 

    Simon Tordjman, « L’Assemblée générale des Nations Unies entre continuité et renouveau », le 10 octobre 2024  

    Journée d’études organisée conjointement par la Société française pour le droit international - SFDI, et son homologue espagnole - Asociación Española de Profesores de Derecho Internacional y Relaciones Internacionales et la faculté de droit, Université Toulouse Capitole sous la direction scientifique de Clémentine Bories et José Manuel Sobrino Heredia

    Simon Tordjman, Jérémie Nollet, « Production and Challenges of Communication around International Organizations: some theoretical reflections and methodological implications », Panel "Publicizing multilateralism: actors, practices and uses of communication in international organizations", Lille, le 01 janvier 2024 

    Simon Tordjman, Marie Saiget, « La critique sous l’institutionnalisation : une étude des tensions et mobilisations suscitées par la création d’ONU Femmes », Congrés de l'AFSP, Lille, le 01 juillet 2022 

    Simon Tordjman, « Co-organisation et communication (avec Marie Saiget) La réforme entre le siège et le terrain : le cas d'ONU Femmes », Journée d’étude annuel du Groupe de Recherche sur l’Action Multilatérale, « La réforme des/dans les institutions internationales », Paris, le 15 novembre 2021  

    Organisée à l'Inalco par le Groupe de Recherche sur l’Action Multilatérale (GRAM), Université Paris Panthéon-Sorbonne, Ecole de droit de la Sorbonne

    Simon Tordjman, Anthony Amicelle, « Questioning International Security Devices : UN Sanctions at the Intersection of Politics and Justice », ECPR Joint Sessions of Workshops, En ligne, le 01 janvier 2021 

    Simon Tordjman, Anthony Amicelle, « L’action multilatérale par ses instruments : le cas des sanctions onusiennes anti-terroristes », Congrès de l'AFSP, ST 39 - Sociologie de l'action publique transnationale, Bordeaux, le 01 juillet 2019 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Corentin Sire, Cοmment désigner l'ennemi public internatiοnal ? Une histοire cοnceptuelle du terrοrisme, thèse soutenue en 2025 à Normandie sous la direction de Thomas Hippler et Anthony Amicelle présidée par Frédéric Mérand, membres du jury : Beatrice de Graaf (Rapp.), Chiara Ruffa (Rapp.), Philippe Bonditti      

    Pourquoi parle-t-on tant de « terrorisme », alors même que l’imprécision de la notion et, en particulier, l’impossibilité à la définir d’une façon satisfaisante, sont inlassablement soulignées depuis plus d’un siècle ? Ce paradoxe, bien souvent attribué à sa nature politique et donc nécessairement polémique, est pourtant balayé, la plupart du temps sans grande explication, par les chercheur·euse·s du champ des terrorism studies, qui continuent d’ériger le « terrorisme » en concept analytique pertinent et objectivable. Les mêmes problèmes se donnent à voir en pratique avec ce qui se dit « antiterrorisme » et qui, par la désignation ambiguë de ses objets, peut dévier vers une forme de répression politique qui ne dit pas son nom. Le but de cette thèse est de prendre le constat de cette ambiguïté et polémicité du « terrorisme » au sérieux, constat trop facilement réduit à un lieu commun (résumé par l’adage selon lequel « Les terroristes des uns sont les combattants de la liberté des autres ») alors même que sa tangibilité historique aussi bien que ses effets politiques sont indéniables. L’enjeu est donc de retracer l’histoire des controverses sémantiques qui entourent le concept sociopolitique de terrorisme.Défini, avec Reinhart Koselleck, comme un concept historique fondamental, le « terrorisme », notion apparue en France à la fin de l’été 1794 (comme nom de l’épisode dit de la « Terreur »), est à historiciser afin de voir en quoi son sens (loin d’aller de soi) et ses usages (toujours conflictuels) ont évolué au fil du temps. Il s’agit de réaliser une histoire du concept international de terrorisme, par le biais des discussions entourant sa désignation au sein de la Société des Nations puis de l’Organisation des Nations unies. La polysémie et l’ambiguïté du concept sociopolitique de terrorisme seront approchées au travers de la tension qui entoure sa désignation, tiraillée entre l’idéal d’une définition, juridique et universelle, et la réalité présente du listage, instrument policier également ouvert au « jeu des puissances ».Il sera vu qu’après un XIXe siècle au cours duquel le « terrorisme » devient concept, celui-ci circule et commence à être formulé comme un problème international pendant l’entre-deux-guerres. Se globalisant jusqu’aux années 1970, le concept appelle en premier lieu une définition juridique. L’impossibilité de celle-ci est bientôt admise ; de là, il s’agit de la contourner, ce pour quoi le concept se trouve morcelé en une multitude d’actes définis un à un, puis bientôt en une myriade d’acteurs : le listage finit par s’imposer à la fin des années 1990, sans que l’idéal d’une définition universelle ne disparaisse jamais vraiment.Derrière la tension entre définition et liste, il s’agira d’approcher les contradictions intrinsèques au concept de terrorisme, oscillant constamment entre des usages scientifiques, juridiques ou techniques qui tendent à le présenter comme un phénomène objectivable et ceux, plus clairement politiques, qui voient dans le « terroriste » la figure de l’ennemi public international. Ce faisant, cette histoire du concept de terrorisme sera aussi une histoire de la modernité et de la communauté internationale dites « antiterroristes », dont les contours sont sans cesse (re)négociés au travers de la désignation de l’illégitime international.