Frédéric Gonthier

Professeur
Science politique.
Sciences Po Grenoble

Politiques Publiques, Actions Politiques, Territoires
  • THESE

    L' esprit sociologique et son destin, soutenue en 2001 à Paris 5 sous la direction de Bernard Valade 

  • Frédéric Gonthier, Camille Kelbel (dir.), French Democracy in Distress: challenges and opportunities in french politics, Springer Nature Switzerland, 2025, French politics, society and culture, 445 p. 

    Frédéric Gonthier, Céline Belot, Pierre Bréchon (dir.), Investigating Forty Years of French Politics Through Value Change, Palgrave Macmillan, 2024, 246 p. 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon (dir.), Les valeurs des Européens: évolutions et clivages, Armand Colin, 2022, Collection U (Science politique), 285 p.    

    La mondialisation conduirait à une uniformisation des valeurs. Les pays seraient de plus en plus interdépendants, contraints d'adopter les mêmes modes de vie et de pensée. La construction européenne ferait disparaître les spécificités héritées du passé… La grande enquête consacrée aux valeurs des Européens montre qu'il n'en est rien. Depuis 1981, on n'observe pas de rapprochement massif : les différences restent très importantes entre le Nord et le Sud de l'Europe, tout comme entre l'Ouest et l'Est. Qu'il s'agisse de la famille, de la sociabilité, de la politique, du travail ou de la religion, la diversité demeure extrêmement forte. La carte des valeurs n'est pas pour autant figée. On constate partout une montée des valeurs d'individualisation, même si leur développement est inégal selon les grandes aires culturelles de l'Europe. L'ouvrage s'attache aussi à expliquer comment et pourquoi les valeurs se transforment. Il insiste notamment sur les effets du développement économique, de l'élévation du niveau d'études, de la montée de la sécularisation, des mutations de l'État-providence… Un ouvrage indispensable pour saisir la dynamique des valeurs et le mouvement d'individualisation qui traverse aujourd'hui l'Europe. Par l'équipe de politistes et de sociologues qui, autour de Pierre BRÉCHON et Frédéric GONTHIER, a déjà publié l'Atlas des Européens

    Frédéric Gonthier, Nicolas Mariot, Pierre Mercklé, Antonin Perdoncin, Marie-Pierre Bès [et alii], Personne ne bouge: une enquête sur le confinement du printemps 2020, UGA Éditions, 2021   

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Sandrine Astor (dir.), La France des valeurs. Quarante ans d’évolutions: quarante ans d'évolutions, Presses Universitaires de Grenoble, 2020, Libres cours (Politique), 381 p.   

    Frédéric Gonthier, L'État providence face aux opinions publiques, Presses Universitaires de Grenoble, 2020, Libres cours (Politique), 263 p.   

    Frédéric Gonthier, Ivan Sainsaulieu, Émmanuelle Barozet, Régis Cortéséro, David Mélo [et alii], Où est passée la justice sociale ?: de l'égalité aux tâtonnements, Presses universitaires du Septentrion, 2019, Le Regard sociologique, 398 p. 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Sandrine Astor (dir.), La France des valeurs: quarante ans d'évolutions, PUG, Presses Universitaires de Grenoble, 2019, Libres cours politique   

    Frédéric Gonthier (dir.), La protection sociale et ses valeurs, Caisse nationale des allocations familiales, 2018, 178 p. 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon (dir.), European Values. Trends and Divides Over Thirty Years: trends and divides over thirty years, 17e éd., Brill, 2017, European values studies, 292 p. 

    Frédéric Gonthier, L'État providence face aux opinions publiques, 2017   

    Un vaste panorama des opinions sur l’État providence dans 50 pays, des années 1980 à aujourd’hui.Pourquoi les Européens sont-ils aussi nombreux à soutenir un État providence fort ? Quels sont les pays où cet attachement est le plus prononcé ? Comment les attentes ont-elles évolué depuis les années 1980 ?Dans un contexte d’austérité et de remise en question des politiques sociales, l’ouvrage fait le point sur les résultats de plusieurs enquêtes menées dans près de 50 pays du monde. Il dresse un panorama complet des opinions sur l’État providence et explique leurs variations dans le temps et dans l’espace.Pour les étudiants, il passe en revue la littérature internationale et analyse comment les citoyens forment leurs préférences, en insistant sur les apports et les limites des sondages. Pour les enseignants chercheurs, il aborde également la question clef des dynamiques d’opinion: comment rendre compte des mouvements de l’opinion ? Quels sont les groupes qui les portent ?Les acteurs du monde politique y trouveront de nombreuses informations sur la légitimité de l’État providence et de ses domaines d’intervention, mais aussi sur les attentes des Français en matière de fraude sociale ou de non-recours aux aides publiques.Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Introduction (p. 5-19)| Présentation (p. 21-24)| Chapitre 1. Panorama international (p. 25-48)| Chapitre 2. Des opinions sur l’économie aux attitudes à l’égard de l’État providence (p. 49-80)| Chapitre 3. Des attitudes multidimensionnelles (p. 81-104)| Présentation (p. 105-107)| Chapitre 1. Intérêts versus valeurs, une fausse opposition (p. 109-151)| Chapitre 2. Quelles différences entre pays ? (p. 153-191)| Chapitre 3. Les évolutions des attitudes à l’égard de l’État providence (p. 193-217)| Conclusion (p. 219-224)| Bibliographie (p. 225-254)| Annexes (p. 255-258)| Pages de fin (p. 259-263).

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Les valeurs des Européens , 2014   

    La mondialisation conduirait à une uniformisation des valeurs. Les pays seraient de plus en plus interdépendants, contraints d’adopter les mêmes modes de vie et de pensée. La construction européenne ferait disparaître les spécificités héritées du passé… La grande enquête consacrée aux valeurs des Européens montre qu’il n’en est rien. Depuis 1981, on n’observe pas de rapprochement massif : les différences restent très importantes entre le Nord et le Sud de l’Europe, tout comme entre l’Ouest et l’Est. Qu’il s’agisse de la famille, de la sociabilité, de la politique, du travail ou de la religion, la diversité demeure extrêmement forte. La carte des valeurs n’est pas pour autant figée. On constate partout une montée des valeurs d’individualisation, même si leur développement est inégal selon les grandes aires culturelles de l’Europe. L’ouvrage s’attache aussi à expliquer comment et pourquoi les valeurs se transforment. Il insiste notamment sur les effets du développement économique, de l’élévation du niveau d’études, de la montée de la sécularisation, des mutations de l’État-providence… Un ouvrage indispensable pour saisir la dynamique des valeurs et le mouvement d’individualisation qui traverse aujourd’hui l’Europe. Par l’équipe de politistes et de sociologues qui, autour de Pierre BRÉCHON et Frédéric GONTHIER, a déjà publié l’Atlas des Européens.Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Liste des auteurs (p. 3-5)| Introduction (p. 7-13)| Chapitre 1. Une géographie des valeurs familiales en Europe (p. 17-32)| Chapitre 2. Libéralisme des mœurs, incivisme, autorité (p. 33-53)| Chapitre 3. Valeurs politiques et répertoires d’action des Européens (p. 55-72)| Chapitre 4. Expliquer la xénophobie : valeurs culturelles, attitudes politiques et perception d’une menace (p. 73-88)| Chapitre 5. L’écocentrisme en Europe : une mise en récit de la nature, post-industrielle et post-religieuse (p. 89-104)| Chapitre 6. Changements religieux, espace public et croyances en Europe (p. 105-120)| Chapitre 7. Les attentes à l’égard du travail (p. 121-133)| Chapitre 8. Plus d’État, plus d’égalité. Évolution des attitudes économiques dans l’Union européenne (p. 135-150)| Chapitre 9. Le soutien des citoyens à l’intégration européenne : quel rôle pour les clivages politiques traditionnels ? (p. 151-165)| Chapitre 10. Les valeurs ont-elles un sexe ? Les gender gaps en Europe (p. 169-188)| Chapitre 11. Vieillissement ou renouvellement générationnel ? Les valeurs conjuguées dans le temps (p. 189-203)| Chapitre 12. Systèmes de valeurs et classes sociales en Europe (p. 205-220)| Chapitre 13. Individualisation et individualisme dans les sociétés européennes (p. 221-239)| Chapitre 14. Les frontières de valeurs en Europe (p. 241-261)| Conclusion (p. 263-270)| Bibliographie (p. 271-279)| Pages de fin (p. 281-288).

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon (dir.), Atlas des Européens: Valeurs communes et différences nationales, Armand Colin, 2013, 128 p. 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Stéphanie Abrial, Jean-Paul Bozonnet, Séverine Louvel, Enquêtes qualitatives, enquêtes quantitatives, Presses universitaires de Grenoble, 2011, Politique en +, 232 p. 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Stéphanie Abrial, Jean-Paul Bozonnet, Enquêtes qualitatives, enquêtes quantitatives, 2011   

    Grâce aux enquêtes, nous pouvons mieux connaître les sociétés, repérer et comprendre leurs évolutions. Faire une enquête consiste à interroger un certain nombre de personnes pour découvrir ce qu’elles vivent ou ont vécu, comment elles se comportent, ce qu’elles pensent et ce quiles motive. Les enquêtes peuvent être qualitatives ou quantitatives selon le type de méthode utilisé. En analysant les données recueillies – des paroles et du discours dans un cas, des fréquences de réponses à des questions précises dans l’autre –, le spécialiste va s’attacher à comprendreet à expliquer les attitudes et les stratégies d’individus ou de groupes.Ce livre s’adresse à ceux qui veulent découvrir les principales méthodes utilisées en sciences sociales et réaliser eux-mêmes des enquêtes. Les démarches des enquêtes qualitatives et quantitatives sont exposées en détail. Les différentes étapes font l’objet d’un chapitre particulier, depuis la conception jusqu’à l’exploitation.Les règles méthodologiques et les conseils pratiques sont présentés de manière claire et pédagogique, avec de nombreux exemples et exercices d’application. Un ouvrage indispensable pour l’étudiant et pour toute personne qui veut maîtriser les techniques de base des enquêtes de sciences sociales, notamment les professionnels du secteur social, de la communication, des relations humaines ou du marketing, qui doivent utiliser ces outils pour connaître leurs publics, leurs usagers, clients ou salariés.Site compagnon en ligne : http ://enquetesqualiquanti.fr.L’ouvrage est rédigé avec une équipe d’enseignants de Méthodes des sciences sociales, tous praticiens des enquêtes au sein du laboratoire PACTE (Sciences po Grenoble/CNRS).Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Les auteurs (p. 5-6)| Introduction (p. 7-14)| Chapitre 1. Enquêtes qualitatives : les principes (p. 17-30)| Chapitre 2. Préparer un plan d’enquête (p. 31-45)| Chapitre 3. Conduire un entretien : les quatre temps (p. 47-64)| Chapitre 4. Analyser les entretiens (p. 65-81)| Chapitre 5. Interpréter les entretiens non-directifs (p. 83-101)| Chapitre 6. Enquêtes quantitatives : les principes (p. 105-122)| Chapitre 7. Établir un échantillon représentatif (p. 123-143)| Chapitre 8. Construire un questionnaire (p. 145-163)| Chapitre 9. Exploiter les données : du codage au tableau statistique (p. 165-185)| Chapitre 10. Exploiter les données : indices et analyses multivariées (p. 187-206)| Conclusion (p. 207-210)| Glossaire général (p. 211-222)| Bibliographie (p. 223-229)| Pages de fin (p. 231-232).

    Frédéric Gonthier, Bernard Valade, L' esprit sociologique et son destin,, 2001, 616 p.  

    Ce que nous voulons faire, ce n'est pas résoudre les difficultés impliquées par la tradition sociologique en tant que pluralité irréductible de perspectives théoriques sur le social. A partir d'une réflexion sur les textes fondateurs de la pensée sociologique classique, il s'agit de retrouver à un autre niveau de signification, au double plan de l'histoire des idées et de la pensée collective, la manière dont la sociologie représente une certaine façon pour les individus d'organiser leur installation dans le monde et de penser leur communauté d'activités. La genèse de son discours appelle à être réinscrite dans un espace symbolique et imaginaire particulier, celui de la modernité, qui se caractérise paradoxalement par l'assomption de l'homme en fondement absolu du sens, et par une division infiniment reconduite de la société avec son sens à être. En riposte contre cette scission d'avec le sens, la tradition sociologique érige la figure d'une société réconciliée dans l'acte scientifique où elle prend connaissance de soi. Elle définit une forme spécifique de conscience sociale, qui est intégralement subordonnée à la possibilité d'une science objective de la société. La connaissance du social doit alors donner aux hommes la maîtrise de leur société ; elle doit les élever vers la domination métascientifique sur leur propre monde de significations. (. . . )

  • Frédéric Gonthier, Nonna Mayer, Élodie Druez, Felix-Christopher von Nostitz, « France as a Lens for Understanding Democratic Challenges », in Élodie Druez, Frédéric Gonthier, Camille Kelbel, Nonna Mayer, Felix-Christopher von Nostitz, Vincent Tiberj (dir.), French Democracy in Distress: Challenges and Opportunities in French Politics, Springer Nature Switzerland, 2025, pp. 1-23 

    Frédéric Gonthier, Nonna Mayer, Élodie Druez, Felix-Christopher von Nostitz, « What Drives Dissatisfied Democrats? Views of Democracy, Democratic Satisfaction and Voting », in Élodie Druez, Frédéric Gonthier, Camille Kelbel, Nonna Mayer, Felix-Christopher von Nostitz, Vincent Tiberj (dir.), French Democracy in Distress: Challenges and Opportunities in French Politics, Springer Nature Switzerland, 2025  

    Frédéric Gonthier, Stéphanie Abrial, Marion Mattos, « "Tout sauf Macron" : pour qui les Gilets jaunes votent-ils ? », in Vincent Tiberj, Kevin Brookes, Anja Durovic, Tristan Haute, Romain Mespoulet, Simon Persico, Max-Valentin Robert, Amaïa Courty (dir.), Citoyens et partis après 2022 : éloignement, fragmentation, PUF, 2024 

    Frédéric Gonthier, « The Middle Class and the Welfare State: A Conditional Loyalty? », in Emmanuelle Barozet, Ivan Sainsaulieu, Régis Cortesero, David Mélo (dir.), Where Has Social Justice Gone? : From Equality to Experimentation, Springer International Publishing, 2022, pp. 53-69  

    Frédéric Gonthier, Willy Jou, Airo Hino, « Are authoritarian values in Europe and Japan on the rise? », in François Foret, Airo Hino (dir.), Value Politics in Japan and Europe, Routledge, 2021 

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, « When political competition boosts attitude consistency. The effect of party polarisation on the linkage between economic values and cultural values in Europe », in François Foret, Jana Vargovčíková (dir.), Value Politics in the European Union: From Market to Culture and Back, Routledge, 2021, pp. 22 

    Frédéric Gonthier, « Y a-t-il un biais partisan dans le respect des gestes barrières ? », in Nicolas Mariot, Pierre Mercklé, Anton Perdoncin (dir.), Personne ne bouge. Une enquête sur le confinement du printemps 2020, UGA Éditions, 2021 

    Frédéric Gonthier, « Vers une loyauté critique. Les classes moyennes, l’État providence et la justice sociale », in Ivan Sainsaulieu, Emmanuelle Barozet, Régis Cortéséro, David Mélo (dir.), Où est passée la justice sociale ? De l'égalité aux tâtonnements, Presses universitaires du Septentrion, 2019 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Sandrine Astor, « Les Français et le libéralisme économique. Toujours très partagés, de moins en moins idéologues », in Pierre Bréchon, Frédéric Gonthier, Sandrine Astor (dir.), La France des valeurs. Quarante ans d'évolutions, Presses Universitaires de Grenoble, 2019, pp. 80-86 

    Frédéric Gonthier, « Valeurs de l'Union européenne, valeurs des Européens ? », in Simon Persico, Sabine Saurugger (dir.), Sauver l’Europe ? Citoyens, élections et gouvernance européenne par gros temps, Dalloz, 2019 

    Frédéric Gonthier, « Baby Boomers Driving Alone? »: The Dynamics of Dissatisfaction with Income Differences (1987-2009), in Jonas Edlund, Insa Bechert, Markus Quandt (dir.), Social Inequality in the Eyes of the Public. A Collection of Analyses Based on ISSP Data 1987-2009, Gesis, 2017  

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Systems of Values and Social Classes in Europe »: Changing Economic Attitudes in the European Union, in Pierre Bréchon, Frédéric Gonthier (dir.), European Values. Trends and Divides Over Thirty Years, Brill, 2017, pp. 1-8  

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Introduction », in Pierre Bréchon et Frédéric Gonthier (dir.), Les valeurs des Européens. Evolutions et clivages, Armand Colin, 2014, pp. 7-13 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Conclusion », in Pierre Bréchon et Frédéric Gonthier (dir.), Les valeurs des Européens. Evolutions et clivages, Armand Colin, 2014 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Systèmes de valeurs et classes sociales en Europe »: Le statut socioéconomique n'explique pas tout, in Pierre Bréchon et Frédéric Gonthier (dir.), Les valeurs des Européens. Evolutions et clivages, Armand Colin, 2014 

    Frédéric Gonthier, Emmanuel de Lescure, « Les jeunes : malheureux en emploi, heureux au travail ? », in Galland O., Roudet B. (dir.), Une jeunesse différente ? Les valeurs des jeunes Français depuis 30 ans, La Documentation française, 2014 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Introduction », in Pierre Bréchon et Frédéric Gonthie (dir.), Atlas des Européens. Valeurs communes et différences nationales, Armand Colin, 2013, pp. 5-9 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Conclusion. Quelles valeurs communes pour le continent européen? », in Pierre Bréchon et Frédéric Gonthier (dir.), Atlas des Européens. Valeurs communes et différences nationales, Armand Colin, 2013 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, « Quelle confiance dans les institutions? », in Pierre Bréchon et Frédéric Gonthier (dir.), Atlas des Européens. Valeurs communes et différences nationales, Armand Colin, 2013 

    Frédéric Gonthier, Emmanuel de Lescure, « Les jeunes : malheureux en emploi, heureux au travail ? », in Galland O., Roudet B. (dir.), Une jeunesse différente ? Les valeurs des jeunes Français depuis 30 ans, La Documentation française, 2012 

    Frédéric Gonthier, Jean-Paul Bozonnet, « Exploiter les données : du codage au tableau statistique », in Pierre Bréchon (dir.), Enquêtes qualitatives, enquêtes quantitatives, Presses Universitaires de Grenoble, 2011 

    Frédéric Gonthier, « Hauts et bas revenus : des planchers et des plafonds inégalement consensuels », in O. Galland, M. Forsé (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, Armand Colin, 2011 

    Frédéric Gonthier, « Quel rôle de l'État ? Lutte contre les inégalités et intervention dans l'économie », in O. Galland, M. Forsé (dir.), Les Français face aux inégalités et à la justice sociale, Armand Colin, 2011 

    Frédéric Gonthier, C. Dargent, « Attitudes économiques : la double déroute du libéralisme ? », in P. Bréchon et O. Galland (dir.), L'individualisation des valeurs, Armand Colin, 2010 

    Frédéric Gonthier, Jean-François Tchernia, « Identités et valeurs au travail : permanences et évolutions », in P. Bréchon, O. Galland (dir.), L'individualisation des valeurs, Armand Colin, 2010, pp. 65-82 

    Frédéric Gonthier, « L'autonomie, secret de la satisfaction au travail ? », in P. Bréchon, J.-F. Tchernia (dir.), La France à travers ses valeurs, Armand Colin, 2009 

    Frédéric Gonthier, « Les attentes par rapport au travail : entre reflux et redéploiement », in P. Bréchon, J.-F. Tchernia (dir.), La France à travers ses valeurs, Armand Colin, 2009 

    Frédéric Gonthier, « Les causes de la pauvreté, l'injustice sociale en questions », in P. Bréchon, J.-F. Tchernia (dir.), La France à travers ses valeurs, Armand Colin, 2009 

  • Frédéric Gonthier, « How Populists Rally Around the People: Evidence from the Yellow Vests Movement Using an Embedding Regression Model », Swiss Political Science Review. Revue suisse de sciences politiques, Swiss Political Science Association, 2025 

    Frédéric Gonthier, « How party polarisation exacerbates the link between democratic deficit and populist voting: evidence from Europe », West European Politics, Taylor & Francis (Routledge), 2025, pp. 1-33 

    Frédéric Gonthier, « Mobilisé·es et polarisé·es : Le vote des français·es économiquement à gauche et culturellement à droite aux élections législatives anticipées de 2024 », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°75, pp. 7-38  

    Frédéric Gonthier, « Algunas reflexiones epistemológicas sobre la idea de suicidio en sociología », Revista Espanola de Investigaciones Sociologicas -Spanish Edition-, Centro de Investigaciones Sociologicas, 2024, n°81 

    Frédéric Gonthier, « Partisans like any other? How populist supporters assess the economy when their party is in office », European Political Science Review, Cambridge University Press, 2023, n°4 

    Frédéric Gonthier, « It’s the Moral Economy, Stupid! Anger Toward Economic Inequality and Populist Voting », International Journal of Sociology, Taylor & Francis (Routledge), 2023, pp. 1-22 

    Frédéric Gonthier, «  On lâche rien . Les demandes populistes en 2022 », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2023, n°4 

    Frédéric Gonthier, «  On lâche rien . Les demandes populistes en 2022 : Des préférences électorales consistantes et stables », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2023, n°72, pp. 515-538   

    RésuméLa littérature sur la normalisation des partis radicaux populistes conduit à penser que ceux-ci ont aujourd’hui fixé un socle d’électeurs loyaux. L’article contribue à cette littérature en examinant la dynamique du lien entre attitudes populistes et préférences électorales à l’occasion de l’élection présidentielle de 2022. Au moyen d’une opérationnalisation empirique originale, on montre d’abord que les individus qui développent des attitudes populistes présentent des probabilités de vote exclusives et stables dans le temps, en faveur de Jean-Luc Mélenchon pour les uns et de Marine Le Pen pour les autres. On montre ensuite que les deux demandes populistes se caractérisent par une forte continuité entre probabilités de vote et votes effectifs, ainsi qu’entre votes aux présidentielles de 2017 et 2022. Ces résultats corroborent la thèse selon laquelle l’installation des partis populistes et de leurs thématiques dans la compétition politique concourt à stabiliser et à aligner les votes des électeurs populistes.

    Frédéric Gonthier, Stéphanie Abrial, Chloé Alexandre, Camille Bedock, « Control or participate? The Yellow Vests’ democratic aspirations through mixed methods analysis », French Politics, Palgrave Macmillan, 2022, n°34   

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, « From the People, Like the People, or For the People? Candidate Appraisal Among the French Yellow Vests », Political Psychology, Wiley, 2022, n°5 

    Frédéric Gonthier, « Bilan raisonné de la sociologie électorale en France (1951-2021) », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2022, n°5 

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, « How party polarization shapes the structuring of policy preferences in Europe », Party Politics, SAGE Publications, 2022, n°2 

    Frédéric Gonthier, « Bilan raisonné de la sociologie électorale en France (1951-2021) : Une diversité d’approches et de modèles explicatifs de mieux en mieux maîtrisée », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, pp. 789-807   

    Ce bilan raisonné de la sociologie électorale française s’organise autour de trois parties. On commence par mettre en évidence les principaux mécanismes explicatifs du comportement électoral qui se sont stabilisés au cours des cinquante dernières années, tout en soulignant la façon dont des modèles concurrents mais aussi des opportunités méthodologiques nouvelles ont été acclimatés au contexte national. On montre dans un deuxième temps comment les évolutions récentes du système partisan ont fait émerger des questionnements inédits, qui travaillent en retour les modèles électoraux dominants. On discute pour finir plusieurs défis autant théoriques qu’institutionnels auxquels la sociologie électorale française sera confrontée demain.

    Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Tristan Guerra, « What goes with what and for whom? How political sophistication shapes the structuring of economic and cultural beliefs », French Politics, Palgrave Macmillan, 2021, n°23 

    Frédéric Gonthier, Céline Belot, Pierre Bréchon, « Investigating forty years of French politics through the prism of value change », French Politics, Palgrave Macmillan, 2021, n°23   

    Frédéric Gonthier, « When ideological lenses crack. The joint effect of the Great Recession and clarity of government responsibility on economic assessments », Acta Politica, Palgrave Macmillan, 2020 

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, Chloé Alexandre, « Populist Attitudes Among the French Yellow Vests », Populism, Brill, 2019, n°1, pp. 1-12  

    Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Tristan Guerra, « Les classes populaires sont-elles (les plus) populistes ? Attitudes populistes et vote radical lors de l’élection présidentielle de 2017 », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2019, n°69, pp. 451-478   

    Cet article examine les classes populaires en France sous l’angle des attitudes populistes et du vote pour les partis radicaux auxquels elles sont couramment associées. Il propose une opérationnalisation originale des milieux populaires par la technique statistique de l’analyse en classes latentes (ACL). Avec une enquête post-électorale incluant des mesures fines de précarité, on isole trois fractions distinctes : le précariat, les classes populaires retraitées et les travailleurs pauvres. On met en évidence que si les catégories populaires sont très homogènes dans leurs attitudes populistes, elles diffèrent plus fortement les unes des autres dans leurs comportements électoraux. Ce faisant, on souligne l’importance d’une lecture multidimensionnelle des classes populaires pour la compréhension de leur rapport au politique.

    Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Tristan Guerra, « Chloé Alexandre, Frédéric Gonthier, Tristan Guerra,  Annexes méthodologiques. Les classes populaires sont‑elles (les plus) populistes ? Attitudes populistes et vote radical lors de l’élection présidentielle de 2017 , L’Année sociologique, vol. 69, no 2, 2019 », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2019, n°69, pp. 21-46  

    Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Tristan Guerra, « Les classes populaires sont-elles (les plus) populistes ? Attitudes populistes et vote radical lors de l’élection présidentielle de 2017 », L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2019, n°2 

    Frédéric Gonthier, « Mixed Loyalties. The Middle Class, Support for Public Spending and Government Efficacy in Times of Welfare Retrenchment », International Journal of Sociology, Taylor & Francis (Routledge), 2019 

    Frédéric Gonthier, « L’État sans l’égalité ? Les attentes des Français à l’égard de la protection sociale depuis les années 1990 », Informations sociales, Informations sociales, 2018, n°196-197, pp. 108-119   

    La tension s’est aujourd’hui durcie pour les politiques sociales entre une logique d’efficacité et une logique de protection et d’égalité. Les grandes enquêtes d’opinion menées en Europe depuis les années 1990 permettent de comprendre comment les citoyens répondent aux contraintes qui pèsent sur l’action publique. La demande de protection étatique connaît en France une forte montée en puissance, sans être pour autant corrélée à une demande de réduction des inégalités. Ce découplage s’explique par l’opinion, plus répandue en France qu’ailleurs en Europe, selon laquelle les aides sociales auraient des effets négatifs sur la cohésion sociale. La demande d’État et la demande d’égalité progressent ainsi toutes deux, mais de façon dissociée.

    Frédéric Gonthier, « Introduction », Informations sociales, Informations sociales, 2018, n°196-197, pp. 4-11  

    Frédéric Gonthier, « Introduction », Informations sociales, CNAF, 2018, n°196197, pp. 4-11 

    Frédéric Gonthier, « L’État sans l’égalité ? Les attentes des Français à l’égard de la protection sociale depuis les années 1990 », Informations sociales, CNAF, 2018, n°196197 

    Frédéric Gonthier, « When Gen Xers and Millennials catch up. Religiosity and generational gaps in social altruism », Rassegna italiana di Sociologia, Società Editrice Il Mulino, 2017, n°4 

    Frédéric Gonthier, « Parallel publics? Support for income redistribution in times of economic crisis », European Journal of Political Research, Springer Verlag, 2017, n°1 

    Frédéric Gonthier, « Baby Boomers Still in the Driver’s Seat? How Generational Renewal Shapes the Dynamics of Tolerance for Income Inequality », International Journal of Sociology, Taylor & Francis (Routledge), 2017, n°1, pp. 26-42 

    Frédéric Gonthier, « 12. Les préférences politiques et sociales se mesurent-elles ? », Regards croisés sur l'économie, Regards croisés sur l'économie, 2016, n°18, pp. 188-198   

    La question de la mesure des préférences politiques et sociales a donné lieu à des débats importants. Politistes et sociologues ont notamment examiné à quel point les préférences individuelles sont consistantes et la signification que les mouvements de l’opinion peuvent avoir au niveau macrosociologique. On revient ici sur ces débats, sur les enjeux qu’ils soulèvent en termes de gouvernance de l’opinion publique et sur leurs implications du point de vue de la théorie démocratique.

    Frédéric Gonthier, « Les préférences politiques et sociales se mesurent-elles ? », Regards croisés sur l'économie, Association Regards Croisés sur l'Économie, 2016, n°18 

    Frédéric Gonthier, « Les Français et la Sécurité sociale dans les grandes enquêtes nationales et internationales. Un soutien fort et durable », Informations sociales, CNAF, 2015, n°189, pp. 82-90 

    Frédéric Gonthier, « Les Français et la Sécurité sociale dans les grandes enquêtes nationales et internationales. Un soutien fort et durable », Informations sociales, Informations sociales, 2015, n°189, pp. 82-90   

    Le débat citoyen est saturé par de multiples critiques sur la Sécurité sociale et son efficacité. Les résultats des grandes enquêtes d’opinion nationales et internationales permettent de relativiser l’impact de ces critiques en montrant que les Français restent très attachés à leur système de protection sociale. Ils aident aussi à mettre en perspective cet attachement des Français, qui est en fait loin de constituer une exception à l’échelle européenne. À rebours de ce que l’on appelle parfois le « consensus libéral » des élites européennes, les grandes enquêtes renvoient l’image d’un large consensus populaire sur les grandes fonctions de la Sécurité sociale.

    Frédéric Gonthier, Toby Matthews, « The Rise of Interventionism in the European Union and its Social Foundations : An Analysis of Economic Attitudes between 1990 and 2008 », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2015, n°56, pp. 7-46   

    Based on the European Values Study, this article shows that the rejection of economic liberalism is not an epiphenomenon resulting from the 2007 crisis, but has been an underlying trend across the European Union since the 1990s. By examining attitudes towards the state, it shows that almost all Europeans became more interventionist between 1990 and 2008. Since the economic and political characteristics of individuals had a combined influence, this article emphasizes that social vulnerability is not always a sufficient condition for support for the state. Several similarities between the micro- and macrosociological levels are also observed. While the most vulnerable Europeans are the most supportive of the state, those living in countries with the greatest inequality are more likely to develop social demands. The few countries where interventionism is declining are those where confidence in institutions tends to be diminishing; thus also revealing the symbolic foundations of demands on the state.

    Frédéric Gonthier, Sarah-Louise Raillard, « Who shifts when public opinion shifts? : The evolution of demand for state intervention in the European Union since the 1990s », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2015, n°65, pp. 61-84   

    This article examines the evolution of public support for state intervention in the European Union between 1990 and 2008. Using pooled data from the European Values Study, I investigate whether opinion trends are mirrored among all strata of the European population. Confirming the “parallel publics” hypothesis, but in contrast with the literature concerning mass opinion polarization and increasing competition for public welfare resources, this article finds very uniform opinion shifts among various social groups. While some scholars posit that ordinary citizens are uninformed and unconcerned, these results suggest that they share a common understanding of messages originating from the surrounding environment. Thus, sub-publics can respond evenly by moving in the same direction, and by displaying a growing demand for state intervention.

    Frédéric Gonthier, « La montée et les bases sociales de l’interventionnisme dans l’Union européenne. Une analyse des attitudes économiques entre 1990 et 2008 », Revue française de sociologie, Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2015, n°1, pp. 7-46 

    Frédéric Gonthier, « Qui bouge quand l’opinion bouge ?L’évolution de la demande d’État dans l’Union européenne depuis les années 1990 », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2015, n°1, pp. 61-84 

    Frédéric Gonthier, Adrien Degeorges, « ‘Plus ça change, plus c’est la même chose’: The evolution and the structure of attitudes toward economic liberalism in France between 1990 and 2008 », French Politics, Palgrave Macmillan, 2012, n°3 

    Frédéric Gonthier, Emmanuel de Lescure, « Jeunesse et valeur travail, Des mots de vieux pour des maux de jeunes ? », Chroniques du Travail, Institut régional du travail (Aix-Marseille Université), 2011, n°1 

    Frédéric Gonthier, Antoine Le Blanc, Séverine Frère, Anne-Peggy Hellequin, Hervé Flanquart, « Le jeu de la concertation autour des sites Seveso : une analyse des dispositifs de gouvernance locale dans l'agglomération dunkerquoise », VertigO : La revue électronique en sciences de l'environnement, VertigO, 2009, n°2009 

    Frédéric Gonthier, « La justice sociale entre égalité et liberté », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2008, n°58, pp. 285-307   

    RésuméLes données françaises issues de l’enquête internationale European Values Survey permettent de montrer que l’attachement à l’égalité et l’attachement à la liberté sont globalement indépendants des positions occupées par les individus dans l’espace social. Ce consensus peut être précisé, d’un côté, par un modèle cumulatif où l’adhésion conjointe à l’égalité et à la liberté trouve sa principale condition de possibilité dans une conception étendue de la justice sociale. Mais il peut également être nuancé, d’un autre côté, par un modèle plus exclusif en matière d’orientation économique et sociale. Le consensus autour des normes de type égalitaire et des normes de type libéral appelle ainsi à être relativisé par un fort clivage politique dans la priorité donnée à l’autonomie et au mérite sur l’égalité et sur le besoin.

    Frédéric Gonthier, « François Dubet avec Valérie Caillet, Régis Cortéséro, David Mélo et Françoise Rault, Injustices. L’expérience des inégalités au travail, Paris, Le Seuil, 2006. », Cahiers internationaux de sociologie, Cahiers internationaux de sociologie, 2008, n°123, p. -  

    Frédéric Gonthier, « La justice sociale entre égalité et liberté », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2008, n°2 

    Frédéric Gonthier, « Nancy Fraser, Qu’est-ce que la justice sociale ? Reconnaissance et redistribution, édition établie, traduction et introduction par Estelle Ferrarese, Paris, La Découverte, 2005. », Cahiers internationaux de sociologie, Cahiers internationaux de sociologie, 2007, n°122, p. -  

    Frédéric Gonthier, « L'égalité méritocratique des chances : entre abstraction démocratique et réalisme sociologique », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2007, n°57, pp. 151-176   

    RéSUMé. — Le modèle de l’égalité méritocratique des chances est d’abord interrogé du point de vue de sa validité interne : la combinaison entre égalité des chances sociales et mérite est-elle susceptible de composer un modèle normatif intrinsèquement cohérent ? Il est ensuite interrogé du point de vue de sa validité externe : est-il adéquat pour rendre compte des perceptions et des représentations de la justice sociale, telles qu’elles peuvent être observées à partir de deux enquêtes internationales ( EVS, 1999 ; ISSP - Inégalités sociales, 1999) ? On peut ainsi évaluer, par extension, dans quelle mesure le modèle libéral de l’équité et le modèle culturaliste de la reconnaissance s’introduisent comme des modèles de justice sociale alternatifs ou, de façon plus nuancée, comme des modes de régulation fonctionnelle des contingences inhérentes au modèle de l’égalité méritocratique des chances.

    Frédéric Gonthier, « Le modèle de l'égalité méritocratique des chances : entre abstraction démocratique et réalisme sociologique », L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2007, n°1 

    Frédéric Gonthier, « Relativisme et vérité scientifiques chez Max Weber », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2006, n°56, pp. 15-339   

    RéSUMé. — En rappelant que les sciences sociales sont doublement liées aux intérêts du sujet connaissant et à un mécanisme de croyance, Weber ne cède pas à une analyse relativiste de l’objectivité scientifique. Il dégage au contraire les différentes présuppositions cognitives qui rendent possible l’activité scientifique. Le sociologue peut alors résoudre la question de l’objectivité scientifique par une définition circulaire, où les sciences sociales sont fondées sur leurs propres conséquences empiriques.

    Frédéric Gonthier, « Relativisme et vérité scientifiques chez Max Weber », L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2006, n°1, pp. 15-39 

    Frédéric Gonthier, « Weber et la notion de  compréhension  », Cahiers internationaux de sociologie, Cahiers internationaux de sociologie, 2004, n°116, pp. 35-54   

    RéSUMé La notion wébérienne de « compréhension » ne se réduit pas à la continuité cognitive que réclament aujourd’hui les « sociologies compréhensives » entre connaissance ordinaire et connaissance scientifique. Elle s’élucide au contraire dans les notions qui appartiennent à son extension logique : le sens subjectivement visé, l’interprétation rationnelle et l’explication causale. On analysera ici ces trois notions coextensives, de même que les différentes formes de circularité qu’elles entretiennent dans la sociologie wébérienne.

    Frédéric Gonthier, « Jürgen Habermas, L’Avenir de la nature humaine. Vers un eugénisme libéral ?, traduit par Christian Bouchindhomme, Paris, Éditions Gallimard, coll.  NRF Essais , 2002 », Hermès, La Revue, Hermès, La Revue, 2003, n°36, p. -  

  • Frédéric Gonthier, Qui doit décider ? Les citoyens au secours de la démocratie, 2025, 9 p.   

    Frédéric Gonthier, Quelle démocratie les Françaises et les Français veulent-ils ?: Note de synthèse sur les résultats français du module Compréhensions et évaluations de la démocratie de l'Enquête sociale européenne (ESS 10), 2024   

    Frédéric Gonthier, Sandrine Astor, Brian Chauvel, Jieun Jeong, Abir Gabriel [et alii], Qui est concerné par la maladie d’Alzheimer ?, 2023   

    Frédéric Gonthier, Quel type de société les Françaises et Français veulent-ils ?, 2023   

    Frédéric Gonthier, Cécile Girault, Annie-Claude Salomon, Les Français et la vie familiale: Rapport d'étude sur les données françaises de l'International Social Survey Programme 2012, 2013 

    Frédéric Gonthier, Ondine Pez, Annie-Claude Salomon, Les Français et la santé: Rapport d'étude sur les données françaises de l'International Social Survey Programme 2011, 2012 

  • Frédéric Gonthier, Camille Bedock, Chloé Alexandre, Stéphanie Abrial, Gilets jaunes : quelle démocratie veulent-ils ?, The Conversation Media Group, 2021   

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, Chloé Alexandre, Florent Gougou, Les valeurs politiques des gilets jaunes . Double-page dans Le Monde du 27-28 janvier, Le Monde, 2019, pp. 24-25 

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, Sandrine Astor, Enquête sur les valeurs des Français. Résultats 1981-2018, 2018 

    Frédéric Gonthier, Toward a Liberal Mood? A Multilevel Analysis of Public Support for State in the European Union Between 1990 and 2008, 2013   

    Frédéric Gonthier, Pierre Bréchon, L'individualisation: la révolution silencieuse, 2013, pp. 20-21 

    Frédéric Gonthier, Nonna Mayer, France’s Democratic Malaise: Stop Blaming Citizens, Start Reforming Institutions, 2025 

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, Evidence from the gilets jaunes: Which candidates win the support of populist voters?, 2022 

    Frédéric Gonthier, Tristan Guerra, Chloé Alexandre, The Yellow Vests: An economic populism that is neither left nor right-wing, 2019 

  • Frédéric Gonthier, « Nouveaux enjeux de la donnée et méthodes d'échantillonnage », Journée d’étude "Plein phare sur l’échantillonnage : enjeux et pratiques pour l’enquête", Aix en Provence, le 08 novembre 2022 

    Frédéric Gonthier, Stéphanie Abrial, « Utiliser les méthodes mixtes : une application au mouvement des Gilets jaunes », Semaine Data-SHS : Traiter et analyser des données en Sciences Humaines et Sociales, Saint-Martin-d’Hères, le 06 décembre 2021 

    Frédéric Gonthier, Stéphanie Abrial, Chloé Alexandre, Camille Bedock, « Punish or partake? The Yellow Vests' democratic aspirations through mixed methods analysis », Journée d’études de l’ANR Gilets jaunes “Understanding the French Yellow Vests Movement through the lens of mixed methods”, Paris, le 29 septembre 2021 

    Frédéric Gonthier, « When ideological lenses crack. The joint effect of the Great Recession and clarity of government responsibility on economic assessments », IPSA Conference, Brisbane Australia, le 01 juillet 2018 

    Frédéric Gonthier, « Political depolarization in Europe », WAPOR 70th Annual Conference, Lisbonne Portugal, le 01 juillet 2017 

    Frédéric Gonthier, « L’égalité sans l’Etat ? Les valeurs économiques et sociales en France et en Europe », Colloque “Les valeurs de la République, Lille, le 01 mars 2017 

    Frédéric Gonthier, « Too Much or Not Enough? Assessing Quality with Weighting Data in Cross-sectional Surveys. Insights from the European Values Survey », 3rd ESS Conference 2016, Lausanne Switzerland, le 01 juillet 2016 

    Frédéric Gonthier, « Quelles perceptions les Français et les Européens ont-ils de la Protection sociale ? Quelques résultats des grandes enquêtes sociales nationales (Baromètre social de la Drees) et internationales (ESS, EVS, ISSP) », 70 ans : quelle Sécurité sociale pour demain ? Les grands dossiers de la protection sociale, 30ème édition, Lille, le 01 octobre 2015 

    Frédéric Gonthier, « Valeurs économiques, valeurs culturelles et classes sociales. Les mesures de statut socioprofessionnel dans l’enquête sur les Valeurs des Européens », Les classes sociales en Europe. Journées d’études, Paris, le 01 décembre 2014 

    Frédéric Gonthier, « Comparing the Evolution of Attitudes toward Governement: Cross-Cutting Substantial and Methodological Issues », ISA Conference, Yokohama Japan, le 01 juillet 2014 

    Frédéric Gonthier, « Caractéristiques sociales et jugements de justice : quelques exemples des effets de normativité et d'expressivité des questions. Une analyse des données de l'enquête Perceptions des inégalités et sentiments de justice », Séminaire de l'EHESS « Dilemmes moraux pratiques et justice sociale, Paris, le 14 mai 2010 

PublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Louise Bruyas, Résister, adhérer ou se taire. Les femmes face à la déconsolidation démocratique., thèse en cours depuis 2025 en co-direction avec Stéphanie Abrial  

    Cette thèse cherche à analyser comment les dynamiques de déconsolidation démocratique interagissent avec le rapport des femmes à la politique, en se concentrant sur les phénomènes de "gender backlash" et "feminist backlash". Elle part du constat inquiétant d'un recul global des démocraties, souvent orchestré par des régimes qui affaiblissent graduellement les institutions démocratiques par des moyens légaux. Cette tendance s'accompagne, dans plusieurs régions du monde, d'une montée des partis populistes qui sapent l'égalité et les droits des minorités en s'appuyant sur une désaffection généralisée pour les processus démocratiques. Les sociétés sont traversées par un backlash culturel où des mouvements et attitudes conservateurs s'opposent aux progrès sociétaux et aux droits des femmes. La thèse vise à explorer ces défis au travers d'une comparaison entre la France, où un universalisme républicain en crise coexiste avec une montée des politiques identitaires, et les États-Unis, marqués par un féminisme plus institutionnalisé mais sous l'attaque de forces conservatrices. En utilisant une combinaison de méthodes quantitatives (enquêtes) et qualitatives (entretiens), la recherche cherche à comprendre pourquoi certaines femmes soutiennent des politiques antidémocratiques à l'encontre de leurs propres intérêts, et comment elles naviguent entre résistance, désintérêt et contribution au backlash conservateur. Les hypothèses suggèrent que les réactions des femmes sont conditionnées par des facteurs comme leur engagement idéologique, leur niveau de compétence politique, et leur loyauté envers certains partis. Le projet ambitionne de cartographier la diversité des participations politiques féminines face aux menaces anti-démocratiques actuelles, et de mieux comprendre les conditions qui influencent leur implication sociale et politique.

    Clément Perrier, L’État actif : une analyse de l'activité physique comme nouvelle catégorie d'action publique (2001-2017), thèse soutenue en 2022 à Université Grenoble Alpes en co-direction avec Claire Perrin présidée par Cécile Collinet, membres du jury : Michel Grossetti (Rapp.), Marina Honta (Rapp.), Martine Kaluszynski   

    « Manger-bouger», réaliser « trente minutes d’activité physique par jour » ou encore mettre en place du « sport sur ordonnance » sont, depuis le début des années 2000, autant d’objectifs et d’instruments déployés dans les politiques de santé françaises. Cette thèse cherche à comprendre comment et pourquoi l’activité physique, en particulier dans sa visée sanitaire, a progressivement été constituée en catégorie de l’action publique et s’est continuellement transformée. Nous examinons les moyens mis en œuvre par l’Etat, depuis 2001 et le premier PNNS, pour activer les individus les plus sédentaires. Notre analyse de la séquence réformatrice montre que la mise en mouvement des corps visait dans un premier temps l’ensemble des publics, puis qu’elle s’est progressivement centrée, en tant que thérapeutique, sur les populations les plus vulnérables.Une analyse socio-historique des textes ainsi que des entretiens avec les acteurs impliqués dans la construction étatique (n=106) permettent de revenir dans un premier temps sur les trajectoires du cadrage du « problème » de l’activité physique dans l’action publique. L’étude d’un réseau social complet constitué d’experts, de professionnels et de représentants de l’Etat (n=67) ayant contribué à inscrire la prescription de l’activité physique dans la Loi de modernisation de notre système de santé de 2016, réalisée à l’aide de questionnaires sociométriques et de questionnaires de choix normatifs, montre notamment comment l’activité physique est soumise à des représentations en tension du corps, du mouvement et de la santé qui rendent compte tant de relations de pouvoir que de conceptions très opposées selon les acteurs. Ces différentes normes ne sont pas le socle sur lequel reposent les collaborations ou les luttes pour façonner l’action publique, mais elles sont représentatives de rapports de force et de concurrences entre les différents groupes professionnels et institutions impliqués, qui cherchent à orienter l’écriture des politiques en fonction d’ambitions spécifiques. Ancré dans une sociologie de l’action publique, des institutions et des réseaux sociaux, notre travail interroge ces rapports de force et ce qu’ils disent des relations interministérielles et corporatistes.Les données présentées contribuent ainsi empiriquement à la compréhension de la fabrique contemporaine de l’action publique, mais également à l’analyse des enjeux sociaux liés à l’émergence de l’activité physique à visée de santé, appréhendée comme un dispositif de sécurité dans le gouvernement des corps vulnérables. En particulier, la thèse montre comment l’Etat s’active à naturaliser l’entretien de soi par soi tout en faisant du mouvement du corps un projet transversal du monde social dans une perspective néo-libérale.

  • Laura Chazel, Théorie et pratique du populisme par la gauche radicale : une analyse comparée de Podemos et La France insoumise, thèse soutenue en 2021 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Christophe Bouillaud, Javier Franzé et Dorota Dakowska, membres du jury : Federico Tarragoni (Rapp.), Luke March (Rapp.), Carole Bachelot    

    L’ambition de cette thèse est d'analyser la pratique et la théorisation du populisme par les partis de gauche radicale à partir d’une analyse comparée entre les cas Podemos (en Espagne) et La France insoumise (en France). La recherche académique a montré qu’après la chute du communisme en Russie et en Europe de l’Est (1989-1991), la gauche radicale européenne a réagi de différentes manières à son propre effondrement. Cette thèse se concentre sur un nouveau type de partis politiques nés de ce déclin : les partis socialistes populistes. Pour ces partis, l’objectif affiché n’est plus de « rassembler la gauche » mais de « fédérer le peuple » contre les élites afin que le peuple retrouve sa souveraineté. Au cours de la dernière décennie, après la « Grande Récession » de 2008, le populisme semble s'être progressivement imposé comme un nouveau modèle pour une partie importante de la gauche radicale européenne qui souhaitait « prendre d'assaut le ciel ». Mais alors que l'étiquette « populiste » a été imposée « par le haut » – par les politistes et les médias de masse – cette thèse cherche également à se pencher sur la revendication, la réflexivité et l'appropriation du populisme par les acteurs politiques impliqués (leaders et militants). Peu d’analyses ont en effet abordé la question de la volonté de ces acteurs politiques, de l'intensité de leur adhésion au populisme, et de leur objectif. Par conséquent, il s’agit pour nous d'expliquer le phénomène populiste en considérant deux dimensions : le mouvement des pratiques (adoption d’un discours populiste) et le mouvement des idées (mobilisation du populisme comme nouvelle référence théorique). La thèse révèle que l'adoption d'un discours populiste par les leaders et les militants de ces partis a été stratégiquement pensée (conquête du pouvoir), en même temps qu’il y a eu une adhésion (partielle) aux idées populistes (changement de paradigme théorique). Les résultats suggèrent que cette évolution pourrait être durable à moyen terme, voire pourrait restructurer la famille de la gauche radicale à long terme.

    Sandra Hoibian, La cohésion sociale à l'épreuve de l'individualisme au cours des 40 dernières années en France : du modèle de la compétition à celui de la coopération, thèse soutenue en 2020 à Paris EHESS sous la direction de Michel Forsé, membres du jury : Julien Damon (Rapp.), Simon Langlois (Rapp.), Nonna Meyer et Michel Wieviorka    

    La présente recherche étudie les tensions entre le processus d’individualisation, qui place l’individu comme valeur suprême de la société, et la cohésion sociale, en nous appuyant sur la littérature sociologique et l’étude des représentations et comportements de la population française au cours des quarante dernières années, recueillies dans l’enquête Conditions de vie aspirations du CREDOC. Nous montrons qu’en effet, la quête de soi est chaque jour plus présente dans la vie de chacun, qu’il s’agisse de la recherche d’un corps en adéquation avec son identité, de la construction d’un récit de soi sur les réseaux sociaux en ligne, de la valorisation grandissante de la figure d’un entrepreneur, assorti d’un imaginaire de liberté et d’épanouissement personnel, ou de la représentation d’un vivre ensemble avant tout façonné par les comportements de chacun. Pris dans ces représentations, le soutien aux politiques sociales, qui reste fort en France, vacille. Face à la crise de légitimité, et aux questions de financement, certaines politiques publiques, se font plus ciblées, affadissant ce faisant encore la légitimité de celles-ci auprès de la population. Mais davantage que le mouvement d’individualisation nous mettons en évidence que c’est son articulation avec un imaginaire pétri de compétition via un modèle de justice dit « méritocratique » qui fragilise le vivre ensemble. Cet imaginaire de concurrence, emprunté au libéralisme économique, crée l’anomie. Comment être uni avec ses concurrents ? Nos travaux indiquent qu’au cours des quarante dernières années, plusieurs domaines de la vie (logement, numérique) sont ainsi devenus un enjeu de différenciation et de compétition. Les inégalités ressenties progressent dans de nombreux domaines (situation financière ressentie, patrimoine, emploi, lien social, logement, état de santé ressenti, sentiment de sécurité), créant un environnement d’incertitude par rapport à l’avenir et fragilisant le vivre ensemble. Nous proposons alors trois pistes pour une cohésion sociale renouvelée, qui s’appuient sur les opinions et valeurs recueillies dans l’enquête Conditions de vie et Aspirations. La première tient à une plus grande ouverture et reconnaissance des singularités dans une société française longtemps pensée comme « aveugle aux différences » pour pouvoir être juste et unificatrice. Les jeunes générations accordent en particulier une importance accrue aux valeurs de respect d’autrui, de tolérance et à la lutte contre les discriminations. La deuxième réside dans une évolution de la philosophie des pouvoirs publics et de la protection sociale vers une démarche d’investisseur social, d’accompagnateur cherchant à « rendre capable » les individus, dépassant le rôle de filet de sécurité et de réparation. La dernière piste réside dans un changement d’imaginaire d’une individualisation aujourd’hui pensée sur le mode de la compétition, à ce que nous avons appelé l’« ’individualisation coopérative ». Les enquêtés, invités à décrire ce que serait une société idéale, convoquent en effet des valeurs telles que l’égalité, la solidarité, le partage, et le travail, autant de dimensions au cœur de la coopération, où chacun prend part à une œuvre en commun. L’essor d’initiatives dites « collaboratives » et des recherches théoriques puisant notamment dans la théorie des communs d’Elinor Ostrom permettent d’espérer une concrétisation de ce changement de modèle.

  • Anja Durovic, The gender gap paradox : citizenship, cohort change and the evolution of gender inequalities in political participation in Western Europe (1981-2016) - Le paradoxe du gender gap, thèse soutenue en 2020 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Nonna Mayer et Vincent Tiberj présidée par Catherine Achin, membres du jury : Éléonore Lépinard (Rapp.), Laura Morales Díez de Ulzurrun et Hilde Coffe   

    La recherche sur les écarts de participation politique selon le genre manque d'analyses longitudinales et comparatives examinant si, où et pourquoi les inégalités participatives entre les genres ont varié au fil du temps. Cette thèse vise à combler cette lacune en adoptant un cadrage théorique dynamique, croisant études de genre et travaux sur la participation politique, et un design de recherche qui compare à la fois (i) différents types de participation politique (participation aux élections nationales, à des activités institutionnelles, à des manifestations et à des pétitions), (ii) neuf pays d’Europe de l’ouest, sur une période de 35 ans, en s’appuyant sur des analyses quantitatives des enquêtes EVS (1981-2008) et ESS (2002-2016). Les résultats indiquent que les écarts entre femmes et hommes ont évolué au fil du temps, qu’ils se sont réduits et parfois inversés selon le mode d’action, et de manière différente selon les pays. La thèse montre que cette évolution paradoxale des inégalités de genre dans la participation politique est majoritairement due aux effets genrés de l’appartenance générationnelle qui influence le niveau de participation politique chez les femmes et les hommes, mais de manière différente selon le type d’action étudié. De manière générale, l’ampleur des gender gaps de la participation diminue parmi les cohortes les plus récentes, du fait des différences générationnelles en termes d’éducation, de religiosité, de politisation ou des effets négatifs et durables du retard dans l’accès des femmes à la citoyenneté politique. La thèse révèle que la diminution des gender gaps dans les formes de participation coûteuses en termes de temps et de ressources parmi les plus jeunes cohortes n’est pas due à un plus fort engagement des femmes mais à une participation en baisse des hommes, qui, dans certains pays, s’expliquent par les écarts du niveau de syndicalisation entre générations.

    Adama Sidiki Diourte, Le marché des sondages en France : rapports entre commande et mise en œuvre d'une méthode d'analyse des faits sociaux, thèse soutenue en 2019 à Paris 8 sous la direction de Claude Dargent présidée par Loïc Blondiaux, membres du jury : Nicolas Sauger (Rapp.), Viviane Le Hay, Carine Marcé et Danièle Linhart   

    Les enquêtes par sondage, hier comme aujourd’hui, font l’objet de débat dans la communauté scientifique. Ce débat a tendance à se focaliser non seulement sur certains types d’enquêtes (les sondages d’opinion et les intentions de vote) mais aussi à écarter du champ de la recherche en sciences sociales les rapports sociaux entre les acteurs de la production de ces enquêtes, à savoir les instituts et les commanditaires. Dans cette étude, je me suis proposé d’interroger les relations sociales qui se nouent entre les instituts et leurs clients lors de la réalisation d’une enquête. Pour ce faire, j’ai mené une enquête qualitative auprès des entreprises prestataires de services d’enquête et de leurs clients en France. Le dispositif méthodologique a consisté à effectuer des entretiens semi-structurés avec des personnes en charge de la passation d’une commande d’enquête (chez le commanditaire) et celles en charge de la conception des outils méthodologiques en vue de son exécution (en institut). Les données d’entretiens ont été complétées par une observation participante en institut et par des données secondaires. Ainsi, ce travail décrit les ressorts du circuit d’une enquête produite sur commande. Il apporte des éléments de réponses aux questions sur l’attente des commanditaires vis-à-vis de ces enquêtes, sur la manière dont ces derniers choisissent l’institut prestataire, les logiques et les enjeux attachés à la construction des outils de recueil de données et l’interprétation des résultats d’enquêtes.

  • Alan Confesson, Une nouvelle gauche radicale : analyse comparative des transformations de la famille partisane de la gauche radicale européenne au XXIème siècle (2000-2017), thèse soutenue en 2019 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Pierre Bréchon présidée par Christophe Bouillaud, membres du jury : Dominique Andolfatto (Rapp.), Jean-Michel De Waele (Rapp.), Annie Laurent      

    En Allemagne, en Belgique, en France, en Irlande, en Islande, en Slovénie ou au Portugal, la gauche radicale connaît des poussées électorales, atteignant bien souvent des niveaux là aussi inédits. Dans les pays dans lesquels elle est traditionnellement bien implantée, si elle ne perce pas, elle demeure un acteur important de la vie politique et parlementaire, notamment à Chypre, en République tchèque, en Finlande, en Suède. Il est donc pertinent d’interroger le phénomène : pourquoi ce retour en force des partis de la gauche radicale ? Quelles en sont les causes ? Qui sont les acteurs partisans de ce renouveau ? Apporter des réponses à ces questions ne peut que passer par une analyse comparative.La thèse se fixe comme objectif de répondre à deux questions ayant structuré sa rédaction :1/ pourquoi la gauche radicale européenne se transforme-t-elle, quels sont les facteurs provoquant cette transformation en incitant ses dirigeants à l’opérer, et quelle est la nature de ces transformations ?2/ quels sont les objectifs et les attendus de ces transformations, et comment se traduisent-elles par le ralliement de nouveaux électeurs dans le cadre des échéances électorales ?Nous partons en effet du principe qu’un parti ne se transforme pas en vain. S’il amende son identité, son projet, ses discours ou le mode de fonctionnement de son organisation, c’est qu’il escompte franchir un cap dans son développement. Au travers d'une analyse comparative entre l'Allemagne, l'Espagne, la Grèce et le Portugal, nous verrons qu'émerge et se structure une nouvelle gauche radicale impactant durablement la famille partisane de la gauche radicale européenne.