• THESE

    De la Commune de Paris au Panthéon (1871-2013) : célébrité, postérité et mémoires de Louise Michel Sociologie historique de la circulation d'une figure politique, soutenue en 2016 à Lille 2 sous la direction de Michel Hastings     

  • Sidonie Verhaeghe, Cédric Passard, Viviane Albenga, Antoine Aubert, Vincent Lebrou [et alii], Les idées politiques comme faits sociaux: terrains, méthodes d'enquête, analyses, Atlande, 2024, Clefs concours (science politique), 299 p. 

    Sidonie Verhaeghe, Anne Bazin, Cédric Passard, David Descamps, Agathe Foudi [et alii], La peur, Atlande, 2022, Clefs concours (Sciences-Po), 135 p. 

    Sidonie Verhaeghe, François Hourmant, Mireille Lalancette, Pierre Leroux, Jamil Dakhlia [et alii], Selfies & stars: politique et culture de la célébrité en France et en Amérique du Nord, Presses universitaires de Rennes, 2022    

    Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces « tyrannies de l'intimité » dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la « topique de la célébrité » peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation

    Sidonie Verhaeghe, Clément Desrumaux, Jérémie Nollet, Aïcha Bourad, Safia Dahani [et alii], Un capital médiatique ?: usages et légitimation de la médiatisation en politique, Presses universitaires de Rennes, 2022   

    Sidonie Verhaeghe, Ludivine Bantigny, Claude Rétat, Xavière Gauthier, Joëlle Jolivet [et alii], Louise Michel: l'égerie de la Commune, FGH Invest, 2021, 7 p. 

    Sidonie Verhaeghe (dir.), Anarchisme et sciences sociales: actes du colloque de Lille mars 2018, Atelier de création libertaire, 2021, 234 p. 

    Sidonie Verhaeghe, Michel Hastings, De a Commune de Paris au Panthéon (1871-2013): célébrité, postérité et mémoires de Louise Michel Sociologie historique de la circulation d'une figure politique, 2016, 600 p.  

    Née d’une interrogation sur les dynamiques d’intégration républicaine des radicalités politiques, cette recherche au carrefour de la sociologie historique du politique, de l’histoire sociale des idées et de la sociologie politique des mémoires collectives,s’attache à expliquer les conditions dans lesquelles Louise Michel, une femme et une anarchiste du XIXe siècle, devient une figure éligible à la panthéonisation en 2013. L’analyse longitudinale de la carrière de la figure de Louise Michel interroge plus généralement les processus de canonisation, de circulation et de transmission qui caractérisent les dispositifs de célébration politique. A partir de l’étude monographique des multiples occurrences de lafigure de Louise Michel du dernier tiers du XIXe siècle au début du XXIe siècle (presse, discours, pratiques commémoratives, biographies ou encore manuels scolaires), ce travail montre comment une personnalité marquée par la marginalité politique devient une référence commune de la gauche. Les formes et les espaces de la célébration ne peuvent alors se comprendre qu’au regard des positions occupées par ses traducteurs et de la structure de l’espace politique et social dans lequel ils s’inscrivent. Le processus de reconnaissance institutionnelle de Louise Michel doit d’une part à la pacification d’une mémoire officielle de la Commune de Paris, et d’autre part à l’intégration de l’histoire des femmes au sein d’un féminisme d’Etat. Ce double mouvement explique l’élargissement de l’identification collective et individuelle dans la figure de Louise Michel. Il autorise l’hypothèse d’une entrée de Louise Michel au Panthéon républicain. Pourtant, cette thèse montre également que des mécanismes de résistance aux processus de reconnaissance institutionnelle demeurent. Loin d’un processus linéaire la construction de la figure Louise Michel fait l’objet d’appropriations multiples qui coexistent aujourd’hui. L’inscription d’une figure historique dans les mémoires collectives constitue dès lors un dispositif conflictuel, marqué par des conjonctures mouvantes qui met aux prises des acteurs à la croisée des espaces politiques, militants, universitaires et intellectuels.

    Sidonie Verhaeghe, Michel Hastings, La mort de Louise Michel ou l'apogée d'un mythe,, 2010, 175 p. 

  • Sidonie Verhaeghe, préfacier , Vive Louise Michel !: célébrité et postérité d'une figure anarchiste, Éditions du Croquant, 2021, Sociologie historique, 298 p.  

    Louise Michel (1830-1905) est aujourd’hui devenue une figure historique importante : elle est une image de lutte et de révolte, admirée comme une icône de femme libre. Elle a donné son nom à de nombreuses rues et écoles, et elle a même été proposée pour entrer au Panthéon. Mais comment cette combattante de la Commune de Paris, propagandiste anarchiste, déportée et emprisonnée par les gouvernements de la IIIe République, a-t-elle été intégrée dans la mémoire collective nationale ? C’est cette énigme que le livre entend résoudre. De la Commune de Paris à nos jours, il dévoile ce qui a fait de Louise Michel une femme célèbre et analyse sa trajectoire dans les mémoires des XXe et XXIe siècles. Loin d’un processus linéaire, cette figure a fait l’objet d’appropriations multiples, conflictuelles et concurrentielles, qui coexistent encore aujourd’hui

    Sidonie Verhaeghe, préface à Louise Michel, La Commune, Éditions du Détour, 2020, 493 p. 

  • Sidonie Verhaeghe, « Ludivine Bantigny, Quentin Deluermoz, Boris Gobille, Laurent Jeanpierre, and Eugénia Palieraki, eds., Une histoire globale des révolutions, La Découverte, “Histoire-monde” collection, 2023, 1,200 pages : [A Global History of Revolutions] », 20 & 21. Revue d'histoire, 20 & 21. Revue d'histoire, 2024, n°o 160, pp. 196-197  

    Sidonie Verhaeghe, « Bantigny Ludivine, Deluermoz Quentin, Gobille Boris, Jeanpierre Laurent et Palieraki Eugénia (dir.), Une histoire globale des révolutions, Paris, La Découverte,  Histoire-monde , 2023, 1200 p., 36,90 €. », 20 & 21. Revue d'histoire, 20 & 21. Revue d'histoire, 2024, n°160, pp. 196-197  

    Sidonie Verhaeghe, Samuel Hayat, « Les échelles de la sociologie historique du politique », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 327-330  

    Sidonie Verhaeghe, « Mesch (Rachel) – Before Trans. Three Gender Stories from Nineteenth-Century France. – Stanford, Stanford University Press, 2020. 360 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 364-365  

    Sidonie Verhaeghe, Samuel Hayat, « Chronique bibliographique : Approches historiques du politique », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, pp. 909-911  

    Sidonie Verhaeghe, « Nicholls (Julia) – Revolutionary Thought After the Paris Commune, 1871-1885. – Cambridge, Cambridge University Press, 2019 (Ideas in Context). VII + 322 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, p. -  

    Sidonie Verhaeghe, « Marc CÉSAR, Laure GODINEAU (dir.), La Commune de 1871 : une relecture », Revue d’histoire du XIXe siècle, Revue d’histoire du XIXe siècle, 2021, n°61, pp. 302-305  

    Sidonie Verhaeghe, « Eichner (Carolyn J.) – Franchir les barricades. Les femmes dans la Commune de Paris. Traduction de l’américain par Bastien Craipain. – Paris, Éditions de la Sorbonne, 2020 (Histoire de la France aux XIXe et XXe siècles). 320 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, p. -  

    Sidonie Verhaeghe, « Une pensée politique de la Commune : Louise Michel à travers ses conférences », Actuel Marx, Actuel Marx, 2019, n°66, pp. 81-98   

    N’ayant pas écrit d’ouvrage synthétisant sa pensée politique, Louise Michel n’est généralement pas considérée comme une théoricienne de l’anarchisme. Cet article s’intéresse à ses conférences, comme espaces de construction et de diffusion d’une pensée et d’une stratégie politiques, pour y montrer une articulation singulière entre volonté constante d’unité des différentes tendances révolutionnaires et position politique anarchiste, culminant dans une pensée de la Commune comme modalité d’action révolutionnaire et perspective d’organisation sociale et politique.

    Sidonie Verhaeghe, Samuel Hayat, Paula Cossart, « Penser le présent, étudier le passé », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, pp. 327-329  

    Sidonie Verhaeghe, « Louise Michel, féministe : analyse d’une opération de qualification politique aux débuts de la IIIe République », Le Temps des médias, Le Temps des médias, 2017, n°29, pp. 18-32   

    Cet article montre comment la presse a contribué à construire Louise Michel comme une figure féministe au début de la IIIe République, alors même qu’elle refuse de se définir comme telle. Résultant de l’implication conjointe d’acteurs politiquement opposés, cette mise en visibilité féministe de Louise Michel révèle que la célébrité est un mode d’expression du politique qui construit une personnalité à travers un système de valeurs et d’idées dont elle devient l’incarnation glorieuse ou repoussoir. Se joue donc ici une opération de qualification politique de la figure de Louise Michel, qui dévoile les rivalités dans la façon de définir et de percevoir la question du féminisme.

  • Sidonie Verhaeghe, « Des idées et des partis », le 23 mai 2017  

    Sous la responsabilité scientifique de Thibaut Rioufreyt, Docteur en science politique, Laboratoire Triangle/Lyon