• THESE

    Transitions familiales, professionnelles et investissements éducatifs : une analyse par microsimulation dynamique, soutenue en 2014 à Paris 1 sous la direction de Pierre Courtioux présidée par Hippolyte d' Albis, membres du jury : Arnaud Chéron (Rapp.), Didier Blanchet (Rapp.), Bernard Gazier et Dominique Meurs   

  • Vincent LIGNON (dir.), Parcours de vie et intervention sociale, Caisse nationale des allocations familiales, 2020, 119 p. 

    Vincent LIGNON, Bernard Gazier, Inégalités et formation continue,, 2010, 114 p. 

  • Vincent LIGNON, Audrey Dumas, « Vivre et réussir sa première année dans le supérieur : Des différences marquées selon le sexe », Éducation & formations, Éducation & formations, 2024, n°106, pp. 53-80   

    Cet article a pour objectif d’étudier le lien entre le vécu des étudiants inscrits en première année de l’enseignement supérieur et leur réussite. L’originalité de notre approche consiste à proposer une analyse différenciée entre les femmes et les hommes. Afin d’exploiter au mieux l’information disponible dans l’enquête, nous caractérisons par des analyses des correspondances multiples le vécu des étudiants selon trois dimensions : les motivations liées à leur choix de formation, la satisfaction ou les difficultés d’apprentissage ressenties et les conditions matérielles et financières dans lesquelles ils étudient. Les typologies de vécu qui en ressortent montrent des différences marquées selon le sexe. De même, des logits multinomiaux croisant ces dimensions avec la réussite en première année suggèrent que la manière dont les étudiants « vivent leurs études » marque différemment les parcours féminins et masculins dans l’enseignement supérieur.

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, Beatrice van Hoorn Alkema, « Educational Homogamy Across Generations: Effects on Inequalities in Living Standards in France », Population, Population, 2022, n°77, pp. 307-328   

    Il est admis que l’homogamie éducative – c’est-à-dire la tendance des personnes ayant le même niveau de diplôme à se mettre en couple – renforce les inégalités socioéconomiques au sein de la population. Mais les études écartent généralement de leurs estimations une partie des individus les plus âgés, afin de ne pas introduire de biais de génération. Les indicateurs ainsi produits ne peuvent être comparés directement avec les indicateurs usuels d’inégalités de niveau de vie calculés en population générale. Cet article propose une méthode originale pour contrôler ce biais de génération afin de quantifier la part des inégalités imputables à l’homogamie éducative en population générale. À l’aide d’une modélisation logistique des probabilités d’appariement des conjoints selon le diplôme, l’évolution de la structure des diplômes au fil des générations est identifiée de manière fine, ainsi que son rôle sur les inégalités liées à l’homogamie éducative. Les résultats obtenus sur les données françaises pour la période 2003-2013 montrent que l’impact de l’homogamie éducative sur les inégalités de niveau de vie est statistiquement significatif mais très faible. Elle affecte plus particulièrement le haut de la distribution des niveaux de vie et nécessite pour être mise en évidence de bien contrôler les effets de génération.

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, « Homogamie éducative et générations : quels effets sur les inégalités de niveau de vie en France ? », Population, Population, 2022, n°77, pp. 325-346   

    Il est admis que l’homogamie éducative – c’est-à-dire la tendance à observer des mises en couple entre personnes ayant le même niveau de diplôme – renforce les inégalités socioéconomiques au sein de la population. Pour autant, les travaux disponibles dans la littérature écartent généralement de leurs estimations une partie des individus les plus âgés, afin de ne pas introduire de biais de génération. Les indicateurs ainsi produits ne peuvent être comparés directement avec les indicateurs usuels d’inégalités de niveau de vie calculés en population générale. Cet article propose une méthode originale pour contrôler ce biais de génération afin de quantifier la part des inégalités imputables à l’homogamie éducative en population générale. À l’aide d’une modélisation logistique des probabilités d’appariement des conjoints selon le diplôme, l’évolution de la structure des diplômes au fil des générations est identifiée de manière fine, ainsi que son rôle sur les inégalités liées à l’homogamie éducative. Les résultats obtenus sur les données françaises pour la période 2003-2013 montrent que l’impact de l’homogamie éducative sur les inégalités de niveau de vie est statistiquement significatif mais très faible. Elle affecte plus particulièrement le haut de la distribution des niveaux de vie et nécessite pour être mise en évidence de bien contrôler les effets de génération.

    Vincent LIGNON, Jean-Luc Outin, « Catégoriser et insérer les pauvres : Perspectives dynamiques et pluridimensionnelles », Revue des politiques sociales et familiales, Revue des politiques sociales et familiales, 2022, n°144, pp. 3-7  

    Vincent LIGNON, « Introduction », Informations sociales, Informations sociales, 2020, n°201, pp. 4-9  

    Vincent LIGNON, « Vers une allocation unique ? : Effets sur la pauvreté et les taux marginaux d’imposition », Revue économique, Revue économique, 2020, n°71, pp. 667-696   

    Cet article estime l’impact d’une réforme d’allocation unique familialisée visant à fusionner les aides à destination des ménages modestes sur la pauvreté et l’incitation à l’activité. Les résultats montrent qu’il est possible de simplifier ces aides sans surcoût pour les finances publiques tout en diminuant de manière significative la pauvreté et les inégalités. La décomposition de ces indicateurs montre cependant que certaines catégories fragiles de la population sont défavorisées par ce type de dispositif, notamment les familles monoparentales, les bénéficiaires de l’AAH et de l’ASPA. Par ailleurs, en termes d’incitations à l’activité, les scénarios étudiés ne permettent pas de lisser et d’homogénéiser les taux marginaux d’imposition.Classification JEL : D31, H31, I32, C63.

    Vincent LIGNON, Adélaïde Favrat, Muriel Pucci, « Le soutien financier aux jeunes par les transferts sociaux et fiscaux – Scénarios de défamilialisation / Financial Support for Young Adults through Tax and Social Transfers – Defamilialisation Scenarios », Paris : Institut national de la statistique et des études économiques et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2020, pp. 49-70   

    L’article évalue les aides apportées par le système socio‑fiscal aux jeunes âgés de 18 à 24 ans, en distinguant les prestations dont ils bénéficient en leur nom des transferts qui transitent par leurs parents via des majorations de prestations sociales ou des économies d’impôt. À l’aide du modèle de microsimulation MYRIADE, nous estimons que près de 50 % des aides à destination des 18‑24 ans transitent par leurs parents. Ces transferts indirects, qui confirment la logique familialiste de l’aide aux jeunes en France, sont plus importants dans les déciles supérieurs que dans les déciles intermédiaires, ce qui peut poser des problèmes d’équité. Pour évaluer leurs propriétés redistributives, nous testons l’impact d’un redéploiement de ces aides indirectes sous la forme d’une allocation individualisée directement versée aux jeunes adultes. Dans les deux scénarios envisagés, un tel redéploiement réduirait le risque de pauvreté moyen et l’hétérogénéité des niveaux de vie des jeunes, mais pénaliserait certains jeunes en cours d’études appartenant à des familles modestes.

    Vincent LIGNON, « ‪Continuing Education: A Family Matter?‪ », Travail et emploi, Travail et emploi, 2018, n°HS 2017, pp. 127-158   

    ‪Is there a statistical relationship between changes in family status and access to continuing education? This article attempts to answer this question based on an empirical analysis of ‪ ‪Emploi en continu‪ ‪ (Continuous Employment) surveys conducted in France from 2003 to 2012. While the results show that for women childbirth is associated with a decrease in the likelihood of continuing education, they also suggest that children’s entry into the school system provides an opportunity for better educated people to participate more in company training. The formation and break-up of couples are also associated with gender inequalities in access to education: the break-up of a couple is negatively correlated with the probability of attending company training, especially for women who have custody of their children. For education offered by an employment agency, mostly aimed at the unemployed, it seems that what matters most is less the distribution of child custody than the employment status of the partners at the time of the break-up.‪

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, « Décomposer les rendements privés de l’enseignement supérieur : une analyse par microsimulation dynamique du système socio-fiscal français », Économie & prévision, Économie & prévision, 2017, n°210, pp. 69-94   

    Ce travail vise à identifier les éléments du système socio-fiscal les plus favorables à la poursuite d’études supérieures. Nous utilisons un modèle de microsimulation dynamique dédié à l’analyse des liens entre éducation et marché du travail pour décomposer les rendements privés des études supérieures et préciser les éléments du système socio-fiscal qui concourent à réduire les risques de faible valorisation des études dans un contexte d’incertitude sur les trajectoires de vie et la réussite académique. Dans ce cadre, nos résultats soulignent que les allocations chômage, le système de retraite et dans une moindre mesure l’impôt sur le revenu jouent un rôle d’assurance face au risque de faible valorisation des diplômes : ils augmentent de manière non négligeable le niveau des rendements dans le bas de la distribution.

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, « Décomposer les rendements privés de l’enseignement supérieur : une analyse par microsimulation dynamique du système socio-fiscal français », Paris : Ministère de l'Économie et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2017, pp. 69-94   

    Ce travail vise à identifier les éléments du système socio-fiscal les plus favorables à la poursuite d’études supérieures. Nous utilisons un modèle de microsimulation dynamique dédié à l’analyse des liens entre éducation etmarché du travail pour décomposer les rendements privés des études supérieures et préciser les éléments du système socio-fiscal qui concourent à réduire les risques de faible valorisation des études dans un contexte d’incertitude sur les trajectoires de vie et la réussite académique. Dans ce cadre, nos résultats soulignent que les allocations chômage, le système de retraite et dans une moindre mesure l’impôt sur le revenu jouent un rôle d’assurance face au risque de faible valorisation des diplômes : ils augmentent de manière non négligeable le niveau des rendements dans le bas de la distribution.

    Vincent LIGNON, « ‪La formation continue : une affaire familiale ?‪ », Travail et emploi, Travail et emploi, 2016, n°143, pp. 21-41   

    Existe-t-il un lien statistique entre les changements de situation familiale et l’accès à la formation continue ? Cet article cherche à répondre à cette question à partir d’une analyse empirique effectuée sur les enquêtes Emploi en continu de 2003 à 2012. Si les résultats montrent que les naissances sont associées à une diminution de la probabilité d’être formées pour les femmes, ils suggèrent que l’entrée des enfants dans le système scolaire constitue une opportunité permettant aux individus les plus diplômés d’accroître leur participation aux formations d’entreprise. Les mises en couple et séparations sont par ailleurs associées à des inégalités entre sexes dans l’accès aux formations : la rupture d’une union est négativement corrélée avec la probabilité de suivre une formation d’entreprise, notamment pour les femmes qui ont la garde de leurs enfants. Pour les formations proposées par un organisme de placement, majoritairement à destination des chômeurs, il semble que c’est moins la répartition de la garde des enfants que la situation professionnelle des conjoints au moment de la rupture qui importe.

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, « Homogamie éducative et inégalités de revenu salarial : une perspective de cycle de vie », Institut national de la statistique et des études économiques, Paris : Institut national de la statistique et des études économiques et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 149-183   

    Au‑delà de ses effets sur les trajectoires professionnelles, le niveau de diplôme a un impact important sur les comportements matrimoniaux des individus, notamment via les phénomènes d’homogamie éducative (i. e. la tendance à l’union d’individus aux caractéristiques éducatives semblables). Cet article a pour objectif d’en évaluer les conséquences d’un point de vue économique en se centrant sur les inégalités de revenu salarial sur l’ensemble du cycle de vie. Nous utilisons un modèle de microsimulation dynamique, le modèle de cohorte Gameo, qui permet de simuler les calendriers différenciés d’union des individus d’une génération donnée, leurs trajectoires professionnelles (positions sur le marché du travail, carrières salariales) mais également celles de leurs conjoints potentiels. Sur la base d’un indicateur de revenu intertemporel, notre exercice de microsimulation montre que les revenus des conjoints diminuent les inégalités observées entre les individus d’une même génération de 11,7 % (en variation relative du coefficient de Gini). Si ce résultat suggère que l’effet redistributif des mises en couple l’emporte sur l’effet polarisant de l’homogamie éducative, nous montrons que la variation relative du coefficient de Gini serait plus forte d’environ 5 points de pourcentage si la mise en couple s’effectuait de manière aléatoire.

    Vincent LIGNON, Adélaïde Favrat, Vincent Reduron, « Les effets redistributifs de la prime d’activité et l’impact du non-recours », Caisse Nationale des Allocations Familiales, Paris : Caisse Nationale des Allocations Familiales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 27-41   

    Les effets redistributifs de la prime d'activité et l'impact du non-recours La prime d’activité, entrée en vigueur au 1er janvier 2016, consiste en une fusion de la composante activité du revenu de solidarité active (RSA) et de la prime pour l’emploi. Cette nouvelle prestation vise à poursuivre les objectifs d’incitation à la reprise d’activité des dispositifs précédents tout en intensifiant la redistribution vers les travailleurs modestes. Pour autant, le risque d’un non-recours à la prestation, et donc d’une diminution de son efficacité, est loin d’être négligeable. Dans ce cadre, cet article propose une analyse ex ante des effets redistributifs de la prime d’activité en testant différents scénarios sur l’intensité du recours et le profil des recourants. Les résultats montrent que la prime d’activité accroît le ciblage sur les bas revenus, et ce d’autant plus que le taux de recours est important. Dans la mesure où les anciens bénéficiaires du RSA activité basculent dans le dispositif de la prime d’activité (hypothèse de recours automatique), les effets redistributifs de la prestation apparaissent peu sensibles au profil des nouveaux recourants parmi la population des éligibles.

  • Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, L'effet de l'homogamie éducative sur les inégalités : une note méthodologique avec une illustration pour le cas français, 2015   

  • Vincent LIGNON, « Regards croisés sur les territoires : quels diagnostics pour quelles stratégies locales ? », le 18 novembre 2022  

    Organisé pour le CDED YS, Université Perpignan Via Domitia, par Hervé Blanchard, MCF et HDR en sciences économiques ; Audrey Dumas, MCF et HDR en sciences économiques et Vincent Lignon, MCF en sciences économiques

    Vincent LIGNON, « Concurrence et fédérations sportives », le 10 septembre 2021  

    Organisé par le CDED, Université de Perpignan Via Domitia, Porté par Romain Bouniol, MCF/UPVD et Jean-François Calmette, MCF HDR/UPVD

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Karla Arias, Évaluation énergétique de l'extraction du pétrole : efficacité et durabilité du secteur pétrolier privé du Equateur, thèse soutenue en 2023 à Perpignan en co-direction avec Walter Briec et Pedro Alarcón présidée par Hervé Blanchard, membres du jury : Jean-Philippe Boussemart (Rapp.), Stéphane Blancard (Rapp.), Patrick Abad, Françoise Seyte et Roman Mestre      

    La présente étude vise à contribuer à la littérature sur l'efficacité et la durabilité de l'extraction du pétrole dans les pays en développement. Cette étude est divisée en trois chapitres qui répondent à différentes questions autour de ce sujet. Le premier chapitre applique un modèle d'analyse de développement des données basé sur les glissements de terrain (SBM-DEA) qui maximise les bénéfices obtenus des puits de pétrole et minimise les résultats indésirables : les émissions de carbone et la dégradation de l'énergie. En outre, le premier chapitre applique un indice de productivité de Malmquist (MPI) pour comprendre et faire correspondre l'efficacité dynamique de la productivité énergétique entre les pays d'Amérique latine et d'Afrique. Les résultats du modèle SBM-DEA indiquent que parmi un échantillon de 14 pays d'Afrique et d'Amérique latine sur la période 2006-2020, des pays comme la Guinée équatoriale, le Gabon, le Pérou et la Bolivie ont une efficacité énergétique plus élevée que leurs homologues en Angola, en Algérie, au Mexique, en Équateur et en Colombie. La principale conclusion de ce chapitre est que les pays ayant des taux d'extraction plus élevés sont moins efficaces, ce qui signifie que les impacts environnementaux sont plus élevés que les bénéfices économiques qu'ils tirent de l'extraction. Le deuxième chapitre prend un échantillon de 18compagnies pétrolières privées opérant en Équateur de 2011 à 2020 pour étudier les principaux facteurs d'efficacité et de productivité d'un point de vue industriel. Un indice de productivité ajusté aux polluants de Malmquist et une régression par panel ont été employés dans cette recherche. Les principaux résultats de ce chapitre suggèrent que les pertes d'efficacité et de productivité sont soumises au niveau de consommation d'énergie et à l'absence de changement technique dans les entreprises pour la période analysée. Le troisième chapitre analyse les questions d'épuisement des ressources naturelles et de durabilité en intégrant l'idée de dégradation de la qualité et en utilisant des indicateurs tels que le coût de remplacement de l'énergie (ERC) et le retour sur investissement énergétique (EROI). Ces indicateurs ont été calculés à l'aide de données provenant de compagnies pétrolières privées en Équateur entre 1972 et 2020. Il a été constaté que le prix du pétrole augmente à mesure que l’EROI diminue. Cela montre une augmentation du coût de l'extraction, ce qui signifie qu'il faut investir davantage d'énergie pour obtenir de l’énergie. Il a également été constaté qu'à partir de 2034, il ne sera plus rentable de continuer à extraire du pétrole en Équateur, car la qualité des gisements aura diminué jusqu'à ce que les coûts énergétiques dépassent largement les gains énergétiques. Les remarques finales encouragent les politiques d'efficacité énergétique car elles ont non seulement un impact positif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’épuisement des ressources au niveau national, mais elles favorisent également de meilleurs résultats en termes de durabilité dans les industries. En outre, l'étude recommande aux gouvernements de promouvoir des politiques visant à réduire la consommation d'énergie dans l'industrie pétrolière, notamment en réduisant les subventions à l'électricité. Travailler avec des coûts énergétiques d'extraction plus réalistes contribuera de manière décisive à promouvoir la transition vers des sources d'énergie renouvelables.