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  • Vincent LIGNON, Adélaïde Favrat, Muriel Pucci, « Le soutien financier aux jeunes par les transferts sociaux et fiscaux – Scénarios de défamilialisation / Financial Support for Young Adults through Tax and Social Transfers – Defamilialisation Scenarios », Paris : Institut national de la statistique et des études économiques et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2020, pp. 49-70   

    L’article évalue les aides apportées par le système socio‑fiscal aux jeunes âgés de 18 à 24 ans, en distinguant les prestations dont ils bénéficient en leur nom des transferts qui transitent par leurs parents via des majorations de prestations sociales ou des économies d’impôt. À l’aide du modèle de microsimulation MYRIADE, nous estimons que près de 50 % des aides à destination des 18‑24 ans transitent par leurs parents. Ces transferts indirects, qui confirment la logique familialiste de l’aide aux jeunes en France, sont plus importants dans les déciles supérieurs que dans les déciles intermédiaires, ce qui peut poser des problèmes d’équité. Pour évaluer leurs propriétés redistributives, nous testons l’impact d’un redéploiement de ces aides indirectes sous la forme d’une allocation individualisée directement versée aux jeunes adultes. Dans les deux scénarios envisagés, un tel redéploiement réduirait le risque de pauvreté moyen et l’hétérogénéité des niveaux de vie des jeunes, mais pénaliserait certains jeunes en cours d’études appartenant à des familles modestes.

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, « Décomposer les rendements privés de l’enseignement supérieur : une analyse par microsimulation dynamique du système socio-fiscal français », Paris : Ministère de l'Économie et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2017, pp. 69-94   

    Ce travail vise à identifier les éléments du système socio-fiscal les plus favorables à la poursuite d’études supérieures. Nous utilisons un modèle de microsimulation dynamique dédié à l’analyse des liens entre éducation etmarché du travail pour décomposer les rendements privés des études supérieures et préciser les éléments du système socio-fiscal qui concourent à réduire les risques de faible valorisation des études dans un contexte d’incertitude sur les trajectoires de vie et la réussite académique. Dans ce cadre, nos résultats soulignent que les allocations chômage, le système de retraite et dans une moindre mesure l’impôt sur le revenu jouent un rôle d’assurance face au risque de faible valorisation des diplômes : ils augmentent de manière non négligeable le niveau des rendements dans le bas de la distribution.

    Vincent LIGNON, Adélaïde Favrat, Vincent Reduron, « Les effets redistributifs de la prime d’activité et l’impact du non-recours », Caisse Nationale des Allocations Familiales, Paris : Caisse Nationale des Allocations Familiales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 27-41   

    Les effets redistributifs de la prime d'activité et l'impact du non-recours La prime d’activité, entrée en vigueur au 1er janvier 2016, consiste en une fusion de la composante activité du revenu de solidarité active (RSA) et de la prime pour l’emploi. Cette nouvelle prestation vise à poursuivre les objectifs d’incitation à la reprise d’activité des dispositifs précédents tout en intensifiant la redistribution vers les travailleurs modestes. Pour autant, le risque d’un non-recours à la prestation, et donc d’une diminution de son efficacité, est loin d’être négligeable. Dans ce cadre, cet article propose une analyse ex ante des effets redistributifs de la prime d’activité en testant différents scénarios sur l’intensité du recours et le profil des recourants. Les résultats montrent que la prime d’activité accroît le ciblage sur les bas revenus, et ce d’autant plus que le taux de recours est important. Dans la mesure où les anciens bénéficiaires du RSA activité basculent dans le dispositif de la prime d’activité (hypothèse de recours automatique), les effets redistributifs de la prestation apparaissent peu sensibles au profil des nouveaux recourants parmi la population des éligibles.

    Vincent LIGNON, Pierre Courtioux, « Homogamie éducative et inégalités de revenu salarial : une perspective de cycle de vie », Institut national de la statistique et des études économiques, Paris : Institut national de la statistique et des études économiques et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 149-183   

    Au‑delà de ses effets sur les trajectoires professionnelles, le niveau de diplôme a un impact important sur les comportements matrimoniaux des individus, notamment via les phénomènes d’homogamie éducative (i. e. la tendance à l’union d’individus aux caractéristiques éducatives semblables). Cet article a pour objectif d’en évaluer les conséquences d’un point de vue économique en se centrant sur les inégalités de revenu salarial sur l’ensemble du cycle de vie. Nous utilisons un modèle de microsimulation dynamique, le modèle de cohorte Gameo, qui permet de simuler les calendriers différenciés d’union des individus d’une génération donnée, leurs trajectoires professionnelles (positions sur le marché du travail, carrières salariales) mais également celles de leurs conjoints potentiels. Sur la base d’un indicateur de revenu intertemporel, notre exercice de microsimulation montre que les revenus des conjoints diminuent les inégalités observées entre les individus d’une même génération de 11,7 % (en variation relative du coefficient de Gini). Si ce résultat suggère que l’effet redistributif des mises en couple l’emporte sur l’effet polarisant de l’homogamie éducative, nous montrons que la variation relative du coefficient de Gini serait plus forte d’environ 5 points de pourcentage si la mise en couple s’effectuait de manière aléatoire.

  • Vincent LIGNON, « Regards croisés sur les territoires : quels diagnostics pour quelles stratégies locales ? », le 18 novembre 2022  

    Organisé pour le CDED YS, Université Perpignan Via Domitia, par Hervé Blanchard, MCF et HDR en sciences économiques ; Audrey Dumas, MCF et HDR en sciences économiques et Vincent Lignon, MCF en sciences économiques

    Vincent LIGNON, « Concurrence et fédérations sportives », le 10 septembre 2021  

    Organisé par le CDED, Université de Perpignan Via Domitia, Porté par Romain Bouniol, MCF/UPVD et Jean-François Calmette, MCF HDR/UPVD