• THESE

    Le paradoxe des intermittents du spectacle : l'art de retourner les obstacles à l'action collective (2003-2006), soutenue en 2008 à Metz sous la direction de Vincent Dubois, membres du jury : Jean-Yves Trepos, Jean-Louis Fabiani, Jean-Marc Leveratto, Frédérique Matonti et Gérard Mauger   

  • Jérémy Sinigaglia, Romain Pudal (dir.), Le nouvel esprit du service public, éditions du Croquant, 2024, Collection champ social, 320 p.  

    Au cours des dernières décennies, les multiples réformes des services publics ont transformé le travail des agents de la fonction publique. Présentés sous la forme d’entretiens, une succession de portraits sociologiques de fonctionnaires titulaires ou non, permettent d’éclairer les transformations saillantes du travail dans la fonction publique d’aujourd’hui : dégradation des conditions de travail et d’emploi, dilution des identités professionnelles, altération du « sens » du métier, perte d’autonomie et confrontation à des logiques hétéronomes, etc. Ces portraits permettent d’expliquer en quoi consiste le « nouvel esprit du service public » que véhiculent ces réformes et que les agents sont sommés, plus ou moins directement, de mettre en œuvre. Qu’ils adhèrent, qu’ils résistent ou qu’ils « fassent avec », ces logiques qui transforment les fonctionnaires en prestataires et les usagers en clients, font que le sens même du service public et des métiers correspondants est bouleversé.

    Jérémy Sinigaglia, Frédérique Patureau, Artistes plasticiens : de l'école au marché, Ministère de la culture secrétariat général, département des études, de la prospective et des statistiques, 2020, Questions de culture, 286 p.   

    Jérémy Sinigaglia, Frédérique Patureau, Artistes plasticiens , 2020   

    Les artistes plasticiens incarnent sans conteste la figure mythique du créateur. Quelles sont leurs caractéristiques sociales et professionnelles ? Comment entre-t-on dans la profession et à quelles conditions se maintient-on dans la carrière ? Quelles sont les rétributions matérielles et symboliques de ces métiers vocationnels et les voies d’accès à la consécration ? Cette vaste enquête sociologique menée auprès de 6 000 artistes plasticiens affiliés et assujettis à la Maison des artistes permet de dresser un portrait d’ensemble et de rendre compte des principaux déterminants des trajectoires professionnelles. Au-delà de nombreux traits communs, l’enquête met en lumière l’hétérogénéité du groupe et la grande diversité qui caractérise les parcours de vie des artistes plasticiens. Elle pointe notamment l’importance croissante de la formation dans une école supérieure d’art et la faiblesse des revenus artistiques qui conduit près de la moitié d’entre eux à exercer une ou plusieurs activités complémentaires. Elle montre aussi la persistance des inégalités de genre, malgré un mouvement de féminisation continu et de grande ampleur, et le renforcement des inégalités de classe dans l’accès à la consécration, qu’elle soit marchande ou symbolique.Sommaire : Pages de début (p. 1-7)| Remerciements (p. 4)| Introduction (p. 9-15)| Chapitre I. Portrait de groupe (p. 17-55)| Chapitre II. Les voies de l’engagement dans le métier (p. 57-97)| Chapitre III. Le travail artistique (p. 99-152)| Chapitre IV. La pluriactivité : nécessité économique et enjeux identitaires (p. 153-185)| Chapitre V. La vie d’artiste (p. 187-235)| Conclusion (p. 237-243)| Annexe I – Le régime de protection sociale des artistes-auteurs (p. 245-247)| Annexe II – Éléments de méthodologie de l’étude (p. 248-253)| Annexe III – Questionnaire de l’enquête en ligne (p. 254-270)| Annexe IV – Nomenclature des disciplines artistiques (p. 271-272)| Annexe V – Méthodologie de l’analyse des correspondances multiples (p. 273-275)| Annexe VI – Liste des artistes plasticiens des cinquante entretiens (p. 276-277)| Pages de fin (p. 279-288).

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, Temporalités du travail artistique : le cas des musicien.ne.s et des plasticien.ne.s, Ministère de la Culture, Département des études, de la prospective et des statistiques, 2017, Questions de culture, 222 p.   

    Jérémy Sinigaglia, Quel(s) territoire(s) pour les équipes artistiques de spectacle vivant, Département des études, de la prospective et des statistiques, 2015   

    Jérémy Sinigaglia, Artistes, intermittents, précaires en lutte. Retour sur une mobilisation paradoxale: retour sur une mobilisation paradoxale (2003-2006), Presses universitaires de Nancy, 2012, Salariat et transformations sociales, 276 p. 

    Jérémy Sinigaglia, Vincent Dubois, Le paradoxe des intermittents du spectacle: l'art de retourner les obstacles à l'action collective(2003-2006),, 2008, 600 p.  

    La recherche consiste dans l'observation de l'action des travailleurs associatifs en quartiers dits sensibles. Elle vise à dégager les éléments de l'expertise qui assurent, en situation, la justesse et l'acceptabilité de l'action entreprise. Elle s'intéresse au processus de territorialisation du travail associatif, qui permet au secteur de revendiquer une position d'expert local. Des entretiens avec les personnes engagées sur le terrain sont utilisés pour identifier les situations caractéristiques du travail associatif et les enjeux des interactions locales avec les usagers. Ces entretiens sont le moyen de préciser des modes d'engagement des personnes (dévouement, militantisme, etc.) et les orientations éthiques et politiques qu'elles revendiquent (pédagogie, etc.). La thèse rend compte de la manière dont les travailleurs associatifs assument, tout en adoptant une attitude réflexive et critique à l'égard de leur action, une fonction de normalisation du territoire. Cette normalisation du territoire s'entend dans un double sens : 1) de contrôle social qui encadre les pratiques et comportements des individus (dimension de normativité) et 2) au sens de rendre ordinaire ces territoires stigmatisés, dimension qui repose alors sur la valorisation du positif de ces quartiers pour contrebalancer l'image dominante des quartiers populaires (dimension de normalité). La thèse montre comment le processus de professionnalisation enclenché par le secteur associatif des territoires dits sensibles a permis aux travailleurs associatifs de légitimer leur action et de valoriser de nouvelles compétences. Ils peuvent, ce faisant, accéder à une nouvelle forme de qualification, telle que l’ingénierie sociale

    Jérémy Sinigaglia, Institutionnalisation de l'emploi et formes de catégorisations sociales: pour une approche interdisciplinaire et interculturelle de la construction sociale de l'emploi,, 2002, 109 p. 

  • Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « La description dense des situations éducatives : résultat ou matériau ? », in Brigitte Albero, Joris Thievenaz (dir.), Enquêter dans les métiers de l’humain : Traité de méthodologie de la recherche en Sciences de l"éducation et de la formation, Editions Raison et passions, 2022, pp. 8-26 

    Jérémy Sinigaglia, « Une belle vie, la vie d’artiste ? », in Fondation Copernic (dir.), Manuel indocile de sciences sociales: Pour des savoirs résistants, La Découverte, 2019 

    Jérémy Sinigaglia, « Un jeu d'aspirations. L'engagement en carrière des artistes ordinaires », Se lancer dans un parcours artistique, 2014 

    Jérémy Sinigaglia, « La réduction des aspirations au moment de l’entrée en carrière. Le cas des artistes du spectacle vivant », in Julie DE BOE (dir.), Artistes et métiers de la création. Parcours et détours. Tome 1 : Se lancer, SMARTbe-BET, 2014 

    Jérémy Sinigaglia, Emmanuel Pierru, « De l’utilité de ré-encastrer le genre dans le social », in Presses universitaires de Nancy (dir.), Enquêter sur le genre. Terrains et pratiques, 2012 

    Jérémy Sinigaglia, « Quand la qualité de l’emploi gâche le plaisir du don au travail. Regard sur les évolutions de l’emploi culturel », Travail et Dons, Presses universitaires de Nancy, 2011 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Usages de la critique : objet de recherche et posture de chercheur », in Les cahiers du Portique (dir.), Les usages de la critique. Institutions. Politiques. Médias. Épistémologies, 2009 

    Jérémy Sinigaglia, « Un répertoire d'action composite : la mobilisation des intermittents du spectacle entre traditions syndicales, nébuleuse contestataire et spécificité artistique », Passer à l'action: les mobilisations émergentes, L'Harmattan, 2008 

    Jérémy Sinigaglia, « Un répertoire d'action composite : la mobilisation des intermittents du spectacle entre traditions syndicales, nébuleuse contestataire et spécificité artistique », in L'Harmattan (dir.), Passer à l'action : les mobilisations émergentes, L'Harmattan, 2007   

  • Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L’objectif démocratique des politiques d’éducation artistique et culturelle au prisme de l’histoire : une continuité de surface ? », Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain. Cahiers du MIMMOC, Université de Poitiers ; MIMMOC, 2023, n°29   

    Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L’esprit critique comme visée. Métamorphoses d’une ambition pédagogique dans les domaines de l’éducation aux arts et aux médias », Carrefours de l'éducation, Carrefours de l'éducation, 2023, n°56, pp. 143-157   

    L’article examine comment le développement de l’esprit critique est devenu une visée éducative majeure dans l’éducation aux arts et aux médias. Adoptant une démarche sociohistorique reposant sur l’analyse d’un corpus de textes officiels (lois, décrets, circulaires et protocoles d’accord), il montre que l’idée selon laquelle les arts et les médias participeraient à la genèse de dispositions critiques est loin d’être nouvelle, mais que cette longévité masque un ensemble de métamorphoses, conduisant à un retournement de la signification accordée à cette visée en éducation. Alors que la pensée critique était considérée par les animateurs des Universités populaires comme un instrument de résistance contre l’ordre social, et comme une condition nécessaire au développement de mobilisations visant des transformations politiques, les usages contemporains de l’esprit critique comme finalité éducative renvoient à une logique de préservation, voire de protection, de l’ordre politique établi.

    Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « Civiliser les individus : les paradoxes de la généralisation de l’éducation artistique et culturelle », L'Observatoire, L'Observatoire, 2023, n°60, pp. 15-19  

    Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « Les conditions de l’orthodoxie : Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2023, n°59-60, pp. 161-169  

    Jérémy Sinigaglia, « De la bohème à l’organisation scientifique du travail  », Volume !, , 2021, n°1, pp. 67-79  

    Jérémy Sinigaglia, Frédéric Chateigner, Lionel Arnaud, Vincent Dubois, « Enseigner la sociologie de la culture dans des formations professionnalisantes. Entretien avec Lionel Arnaud et Vincent Dubois », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2019, n°4   

    Jérémy Sinigaglia, Adrien Thibault, « Questions d’in-disciplines. Genèse et transgressions des frontières de la sociologie de l’art et de la culture », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2018, n°3   

    Jérémy Sinigaglia, Adrien Thibault, « Questions of In-Disciplines », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2018, n°3   

    Jérémy Sinigaglia, Jean-Baptiste Comby, Christel Coton, Matthieu Hély, Romain Pudal, « À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2018, n°44, pp. 87-94  

    Jérémy Sinigaglia, «  Mes enfants l’heure est grave : il va falloir faire des économies  : La faillibilité comme mode de gouvernement des universités », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2018, n°221-222, pp. 20-37   

    L’article propose d’analyser les liens qui existent entre les récentes réformes de l’ESR en France, en particulier la loi dite LRU de 2007, et la situation financière des universités. L’hypothèse principale est que la faillibilité, entendue comme la perspective, la menace ou la crainte de la faillite, constitue un mode de gouvernement : par la mise en crise financière des universités, les autorités publiques se contentent de poser le cadre budgétaire de la réforme et délèguent aux acteurs concernés le choix des mesures concrètes à mettre en œuvre. Ainsi, la possible faillite des universités ne doit pas être analysée comme la conséquence malheureuse de l’application de nouvelles règles, elle doit être pensée comme un mode d’action publique à part entière. Cette « politique des caisses vides », construite méthodiquement par tout un enchaînement de réformes, n’a pas pour objectif de fermer les universités mais bien de forcer la conversion de ces établissements publics à un nouveau mode de gestion.

    Jérémy Sinigaglia, Jean-Baptiste Comby, Christel Coton, Matthieu Hély, Romain Pudal, « À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2018, n°2, p. 87 

    Jérémy Sinigaglia, « La consécration qui ne vient pas », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2017, n°1   

    Jérémy Sinigaglia, « A Consecration That Never Comes », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2017, n°1   

    Jérémy Sinigaglia, « Octobre (Sylvie), dir. – Questions de genre, questions de culture. – Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, 2014 (Questions de culture). 152 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -  

    Jérémy Sinigaglia, « Les usages du qualificatif droitier au Nouveau Parti anticapitaliste. Orthodoxie et pluralisme intrapartisan à l’extrême gauche », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2016, n°111   

    Jérémy Sinigaglia, « Les trois registres de la lutte des intermittents (2003-2014) », Thaêtre, Association thaêtre, 2016  

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Tempo de la vie d’artiste : genre et concurrence des temps professionnels et domestiques », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2015, n°59, pp. 195-215   

    La vie d’artiste peut se caractériser par une double concurrence des temps : d’une part au sein de l’espace professionnel (entre les activités de création, d’administration, de communication, d’enseignement, etc.) ; d’autre part entre celui-ci et l’espace domestique. L’article propose d’analyser les conditions et les modalités de l’articulation des temps de travail et des temps de vie d’artistes musicien·ne·s et plasticien·ne·s. Il montre notamment que cette articulation repose sur des arrangements implicites qui correspondent à une mise en conformité avec des normes sociales mobilisant des repères dominants de la distribution des temps et des tâches sociales qui sont des impensés des rapports sociaux, impliquant des inégalités sociales et professionnelles, d’une part ; des inégalités de genre, d’autre part.

    Jérémy Sinigaglia, « ‪Mathieu Grégoire, Les intermittents du spectacle. Enjeux d’un siècle de luttes (de 1919 à nos jours) et Olivier Pilmis, L’intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l’art dramatique‪ : Paris, La Dispute, coll.  Travail et salariat , 2013 et Paris, Économica, coll.  Études sociologiques , 2013 », Travail et emploi, Travail et emploi, 2015, n°139, pp. 105-108  

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Tempo de la vie d’artiste : genre et concurrence des temps professionnels et domestiques », Cahiers du Genre, L'Harmattan , 2015, n°2 

    Jérémy Sinigaglia, « Des partenaires extra-sociaux : les coordinations d'intermittents dans l'espace des relations professionnelles », Les Mondes du travail , CEFRESS : Les Mondes du travail, 2015, n°1617   

    Jérémy Sinigaglia, Odile Henry, « De l'autonomie à la mise sous tutelle ? : Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2014, n°29, pp. 15-24  

    Jérémy Sinigaglia, « Happiness as a Reward for Artistic Work : A Social Norm, from Injunction to Incorporation », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2014, n°o 91, pp. 17-42   

    Artistic occupations enjoy a flattering image, their work being considered the opposite of alienated labor. With this perspective, happiness at work is seen as a source of satisfaction which offsets the job insecurity, unpredictable income and volatile social protection that characterize employment in the arts. This article aims to deconstruct this representation. First, self-fulfillment depends on the unequally distributed ability of artists to adjust their aspirations to the objective probability of their realization. Secondly, since happiness at work cannot always compensate for the negative impact of poor employment conditions, workers have to find satisfaction outside of the typical forms of employment. Thirdly, while artists often express their happiness, they do so because the expression of any suffering is seen as illegitimate in comparison to the suffering of workers in other economic sectors. In addition, acknowledging their suffering would question the artistic “ Illusio” upon which the commitment to their chosen career is based.

    Jérémy Sinigaglia, Odile Henry, « De l'autonomie à la mise sous tutelle : contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2014, pp. 15-24 

    Jérémy Sinigaglia, « Le bonheur comme rétribution du travail artistique : De l'injonction à l'incorporation d'une norme », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2014, n°3, pp. 17-41  

    Jérémy Sinigaglia, « The Intermittent Workers’ Movement: Between a Demobilizing Precarity and Mobilizing Precarious Workers », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2014, pp. 27-53  

    Jérémy Sinigaglia, « Les enjeux de la territorialisation d'une lutte sociale : le cas des intermittents du spectacle », Espaces et sociétés, Espaces et sociétés, 2013, n°152-153, pp. 197-212   

    En s’appuyant sur une longue enquête ethnographique, l’article propose d’analyser les déplacements des intermittents du spectacle, mobilisés pour la défense de leur régime d’indemnisation entre 2003 et 2006, d’un point de vue à la fois topographique (celui des espaces physiquement occupés) et symbolique (celui de la signification du mouvement). La thèse défendue est que le territoire investi, dans ses dimensions indissociablement géographiques et sociales, contribue à façonner la cause portée par les contestataires, au même titre que l’identité revendiquée ou que le répertoire d’action mis en œuvre. Afin de produire une représentation cohérente, ceux qui se mobilisent sur un registre culturel mènent la lutte prioritairement dans les mondes du spectacle (théâtres, festivals, etc.) ; ceux qui souhaitent redéfinir le mouvement sur un registre plus politique (celui de la précarité généralisée) tentent de le conduire dans des espaces communs à l’ensemble du salariat (bureaux des assedic, du medef, etc.).

    Jérémy Sinigaglia, « Les enjeux de la territorialisation d'une lutte sociale ; le cas des intermittents du spectacle », Espaces et sociétés, , 2013, n°152153 

    Jérémy Sinigaglia, « Quel(s) territoire(s) pour les équipes artistiques de spectacle vivant », Cultures études, , 2013, n°4  

    Jérémy Sinigaglia, « The mobilization of intermittents in the entertainment sector in France », French Politics, , 2009, n°3 

    Jérémy Sinigaglia, « Le mouvement des intermittents du spectacle entre précarité démobilisatrice et précaires mobilisateurs », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2007, n°65, pp. 27-54 

    Jérémy Sinigaglia, « La cause des intermittents du spectacle : insatisfactions, revendications et justifications », Regards Sociologiques, Association Regards Sociologiques, 2007, n°65 

    Jérémy Sinigaglia, « The Intermittent Workers’ Movement: Between a Demobilizing Precarity and Mobilizing Precarious Workers », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2007, n°o 65, pp. 27-53   

    Mobilizations of precarious people generally seem to be unlikely. Yet, the protest movement of the “intermittents du spectacle” (“temporary show-business workers”) is a good opportunity to question the relationship between job insecurity and mobilization. Although actual or anticipated pauperization (lower income and weaker professional integration) is responsible for apathy and defections, the effect of the structural lack of job security can be compensated by the individual and collective resources that these workers dispose. Moreover, the common experience of job insecurity helps to create information and cooperation networks, which make mobilization easier in such a competitive and scattered economic sector. Finally, job insecurity, when used as a label, has even contributed to extending the cause of “intermittents du spectacle” and, as a consequence, to strengthening the movement.

    Jérémy Sinigaglia, « Jacques ION, Spyros FRANGUIADAKIS, Pascal VIOT, Militer aujourd'hui : Paris, Éd. Autrement, coll. CEVIPOF/Autrement, 2005, 139 p. », Questions de communication, Questions de communication, 2006, n°9, pp. 541-542  

    Jérémy Sinigaglia, « La fin et les moyens », Le Portique : Revue de Philosophie et de sciences Humaines, Strasbourg : Le Portique, 2005   

  • Jérémy Sinigaglia, Sylvain Bordiec, Pinsolle Julie, Margaux Aillères, Florence Brumaud, La gouvernance des Cités éducatives. Notes de recherche à partir des monographies de 8 Cités éducatives sur le territoire national, 2021   

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, L’insertion professionnelle des diplômés du Cefedem de Lorraine., 2010 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, Christelle Stupka, Jean-François Sipp, Enquête sur la mise en place d’un Contrat local de sécurité dans trois ensembles de communes de Moselle-Est, 2002 

  • Jérémy Sinigaglia, ‪Note croisée sur Mathieu Grégoire, Les intermittents du spectacle. Enjeux d’un siècle de luttes (de 1919 à nos jours) et Olivier Pilmis, L’intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l’art dramatique‪, La Documentation française, 2015   

  • Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L'industrialisation de l'éducation artistique en France : production et usages d’une politique », Séminaire OBSEF/LACCUS, Lausanne Switzerland, le 05 juin 2025 

    Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L'institutionnalisation de l'esprit critique comme compétence. Au croisement de l'éducation aux médias et de l'éducation artistique et culturelle », TICEMED 12 L'éducation aux médias tout au long de la vie, Athènes Greece, le 07 avril 2020 

    Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « Art education: a bulwark against the post-democratic trends of modern states? Critical approach », 1st International Conference of the Journal Scuola Democratica: Education and Post-Democracy, Cagliari Italy, le 05 juin 2019 

    Jérémy Sinigaglia, « Conflictos de territorios / territorios de conflictos », le 06 mai 2019  

    13ª Escuela Chile-Francia, es parte del programa de la Cátedra Michel Foucault y es organizada en conjunto por la Embajada de Francia y la Universidad de Chile

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Des fois, je voudrais qu'il y ait trois jours dans une journée ! Les déterminants professionnels et extra-professionnels de l'emploi du temps des plasticien-ne-s », Journée d’étude Le travail de l'art. La production artistique du point de vue du travail, Paris, le 01 janvier 2017 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Le tempo des artistes », Séminaire « Mardis du 2L2S », Metz, le 01 mars 2016 

    Jérémy Sinigaglia, « Mes enfants l’heure est grave. Il va falloir faire des économies . La construction de la faillibilité comme mode d’action publique ? Le cas des réformes des universités », Congrès de l’Association française de science politique, Aix-en-Provence, le 23 juin 2015 

    Jérémy Sinigaglia, « Les registres multiples du conflit des intermittents du spectacle (2003-2015) », Journée d’étude organisée par Bérénice Hamidi-Kim, Lyon, le 13 mars 2015 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Tempo de la vie d’artiste : une double négociation intra/extra-professionnelle. », Journée d’études du GT 48 de l’Association Française de Sociologie « Négocier l’articulation des temps sociaux », Paris, le 01 octobre 2014 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « La concurrence travail-famille dans les emplois du temps des artistes : un principe hétéronome de segmentation des marchés du travail artistique. », Premier congrès international Etudes de Genre en France, Lyon, le 01 septembre 2014 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, Jean-François Sipp, Christelle Stupka, « Etude d’un dispositif : les Contrats Locaux de Sécurité », Journée d’étude “Dispositifs et Expertise Locale : entre imposition et réflexivité, Metz, le 01 novembre 2002 

    Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Opposition Travail/hors travail : quelle pertinence ? », Colloque “Le travail et les hommes”, Nancy, le 01 avril 2002 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Margaux Aillères, Faire son cours à l’université : approche anthropo-didactique des pratiques des enseignant·e·s du supérieur en France, thèse soutenue en 2020 à Bordeaux sous la direction de Marie-Pierre Chopin présidée par Emmanuelle Annoot, membres du jury : Denis Lemaître (Rapp.), Geneviève Lameul (Rapp.), Charles Soulié      

    La marchandisation de l’enseignement supérieur rendue efficiente par le processus de Bologne et les réformes successives en France, participe depuis une vingtaine d’années à la transformation du modèle universitaire. Dans ce contexte inédit où l’université est entrée dans un processus d’uniformisation des pratiques et des formations, les processus de diffusion des savoirs sont peu étudiés du côté de celles et ceux qui les mettent en œuvre: les enseignant·e·s du supérieur. La thèse propose de s'y consacrer, dans le contexte français. Il s’agit de décrire (pour tout à la fois comprendre et expliquer) ce que font les universitaires lorsqu’elles et ils « font leur cours », de la question de la répartition de leurs enseignements au sein d'une équipe pédagogique à celle de la préparation et de la mise en œuvre de leurs cours, en tenant compte de leur inscription dans un ensemble de mutations structurelles mais aussi axiologiques et praxéologiques de l'université.

    Aurélie Doignon, La mise en savoirs des danses africaines : Approche anthropo-didactique des liens entre transposition d'une pratique culturelle et évolution de ses modes de diffusion le cas du sabar au Sénégal et en France, thèse soutenue en 2019 à Bordeaux sous la direction de Marie-Pierre Chopin présidée par Bernard Sarrazy, membres du jury : Julie Delalande (Rapp.), Yves Raibaud (Rapp.)      

    Danse des quartiers populaires de Dakar, le sabar fait l’objet de reconfigurations professionnelles et spatiales. Autrefois défini par la naissance au sein d’une lignée de griots, et un enseignement structuré par des institutions informelles, de nouveaux cadres viennent structurer ce tableau de manière plus formelle, intégrant la danse dans la catégorie « art », qui pose les prémices d’une nouvelle structuration économique. Les griots, dont le savoir relève d’une transmission ataviste ne sont finalement plus en majorité aujourd’hui dans le cercle professionnel de la danse. Ceci entraine de nouvelles attitudes de transmission, de formation et d’apprentissage de la danse. Le sabar s’institutionnalise, pour mieux se rapprocher du champ chorégraphique légitime international. La dialectique entre références traditionnelles (religieuse, aux anciens, etc.) et ancrage dans la modernité est étudiée, à l’aune des stratégies de la nouvelle professionnalisation de ces danseurs. Comment ces processus d’institutionnalisation et de transposition de la pratique du sabar vont permettre et favoriser ces échanges, ces flux de corporéités et de danseurs à travers le monde et de recomposer les espaces ? Devenir danseur de sabar, à un niveau professionnel, relève de parcours protéiformes, à la fois issus des apprentissages « classiques », formels, et des apprentissages quotidiens, informels ; et marque de fait la porosité des catégorisations structurelles des apprentissages. Cette thèse met en relief les modifications multiples qu’entraine cette mise en savoir, des modifications gestuelles et chorégraphiques déjà, mais aussi didactiques et inévitablement sociétales, reconfigurant les modalités de genre et de statut social.