Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « La description dense des situations éducatives : résultat ou matériau ? », in Brigitte Albero, Joris Thievenaz (dir.), Enquêter dans les métiers de l’humain : Traité de méthodologie de la recherche en Sciences de l"éducation et de la formation, Editions Raison et passions, 2022, pp. 8-26
Jérémy Sinigaglia, « Une belle vie, la vie d’artiste ? », in Fondation Copernic (dir.), Manuel indocile de sciences sociales: Pour des savoirs résistants, La Découverte, 2019
Jérémy Sinigaglia, « Un jeu d'aspirations. L'engagement en carrière des artistes ordinaires », Se lancer dans un parcours artistique, 2014
Jérémy Sinigaglia, « La réduction des aspirations au moment de l’entrée en carrière. Le cas des artistes du spectacle vivant », in Julie DE BOE (dir.), Artistes et métiers de la création. Parcours et détours. Tome 1 : Se lancer, SMARTbe-BET, 2014
Jérémy Sinigaglia, Emmanuel Pierru, « De l’utilité de ré-encastrer le genre dans le social », in Presses universitaires de Nancy (dir.), Enquêter sur le genre. Terrains et pratiques, 2012
Jérémy Sinigaglia, « Quand la qualité de l’emploi gâche le plaisir du don au travail. Regard sur les évolutions de l’emploi culturel », Travail et Dons, Presses universitaires de Nancy, 2011
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Usages de la critique : objet de recherche et posture de chercheur », in Les cahiers du Portique (dir.), Les usages de la critique. Institutions. Politiques. Médias. Épistémologies, 2009
Jérémy Sinigaglia, « Un répertoire d'action composite : la mobilisation des intermittents du spectacle entre traditions syndicales, nébuleuse contestataire et spécificité artistique », Passer à l'action: les mobilisations émergentes, L'Harmattan, 2008
Jérémy Sinigaglia, « Un répertoire d'action composite : la mobilisation des intermittents du spectacle entre traditions syndicales, nébuleuse contestataire et spécificité artistique », in L'Harmattan (dir.), Passer à l'action : les mobilisations émergentes, L'Harmattan, 2007
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L’objectif démocratique des politiques d’éducation artistique et culturelle au prisme de l’histoire : une continuité de surface ? », Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain. Cahiers du MIMMOC, Université de Poitiers ; MIMMOC, 2023, n°29
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L’esprit critique comme visée. Métamorphoses d’une ambition pédagogique dans les domaines de l’éducation aux arts et aux médias », Carrefours de l'éducation, Carrefours de l'éducation, 2023, n°56, pp. 143-157
L’article examine comment le développement de l’esprit critique est devenu une visée éducative majeure dans l’éducation aux arts et aux médias. Adoptant une démarche sociohistorique reposant sur l’analyse d’un corpus de textes officiels (lois, décrets, circulaires et protocoles d’accord), il montre que l’idée selon laquelle les arts et les médias participeraient à la genèse de dispositions critiques est loin d’être nouvelle, mais que cette longévité masque un ensemble de métamorphoses, conduisant à un retournement de la signification accordée à cette visée en éducation. Alors que la pensée critique était considérée par les animateurs des Universités populaires comme un instrument de résistance contre l’ordre social, et comme une condition nécessaire au développement de mobilisations visant des transformations politiques, les usages contemporains de l’esprit critique comme finalité éducative renvoient à une logique de préservation, voire de protection, de l’ordre politique établi.
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « Civiliser les individus : les paradoxes de la généralisation de l’éducation artistique et culturelle », L'Observatoire, L'Observatoire, 2023, n°60, pp. 15-19
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « Les conditions de l’orthodoxie : Les cadres intermédiaires de la fonction publique en relais du new public management dans les politiques éducatives », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2023, n°59-60, pp. 161-169
Jérémy Sinigaglia, « De la bohème à l’organisation scientifique du travail », Volume !, , 2021, n°1, pp. 67-79
Jérémy Sinigaglia, Frédéric Chateigner, Lionel Arnaud, Vincent Dubois, « Enseigner la sociologie de la culture dans des formations professionnalisantes. Entretien avec Lionel Arnaud et Vincent Dubois », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2019, n°4
Jérémy Sinigaglia, Adrien Thibault, « Questions d’in-disciplines. Genèse et transgressions des frontières de la sociologie de l’art et de la culture », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2018, n°3
Jérémy Sinigaglia, Adrien Thibault, « Questions of In-Disciplines », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2018, n°3
Jérémy Sinigaglia, Jean-Baptiste Comby, Christel Coton, Matthieu Hély, Romain Pudal, « À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2018, n°44, pp. 87-94
Jérémy Sinigaglia, « Mes enfants l’heure est grave : il va falloir faire des économies : La faillibilité comme mode de gouvernement des universités », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2018, n°221-222, pp. 20-37
L’article propose d’analyser les liens qui existent entre les récentes réformes de l’ESR en France, en particulier la loi dite LRU de 2007, et la situation financière des universités. L’hypothèse principale est que la faillibilité, entendue comme la perspective, la menace ou la crainte de la faillite, constitue un mode de gouvernement : par la mise en crise financière des universités, les autorités publiques se contentent de poser le cadre budgétaire de la réforme et délèguent aux acteurs concernés le choix des mesures concrètes à mettre en œuvre. Ainsi, la possible faillite des universités ne doit pas être analysée comme la conséquence malheureuse de l’application de nouvelles règles, elle doit être pensée comme un mode d’action publique à part entière. Cette « politique des caisses vides », construite méthodiquement par tout un enchaînement de réformes, n’a pas pour objectif de fermer les universités mais bien de forcer la conversion de ces établissements publics à un nouveau mode de gestion.
Jérémy Sinigaglia, Jean-Baptiste Comby, Christel Coton, Matthieu Hély, Romain Pudal, « À propos de quelques pudeurs de sociologues face à la loi ORE », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2018, n°2, p. 87
Jérémy Sinigaglia, « La consécration qui ne vient pas », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2017, n°1
Jérémy Sinigaglia, « A Consecration That Never Comes », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2017, n°1
Jérémy Sinigaglia, « Octobre (Sylvie), dir. – Questions de genre, questions de culture. – Paris, Ministère de la Culture et de la Communication, 2014 (Questions de culture). 152 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -
Jérémy Sinigaglia, « Les usages du qualificatif droitier au Nouveau Parti anticapitaliste. Orthodoxie et pluralisme intrapartisan à l’extrême gauche », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2016, n°111
Jérémy Sinigaglia, « Les trois registres de la lutte des intermittents (2003-2014) », Thaêtre, Association thaêtre, 2016
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Tempo de la vie d’artiste : genre et concurrence des temps professionnels et domestiques », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2015, n°59, pp. 195-215
La vie d’artiste peut se caractériser par une double concurrence des temps : d’une part au sein de l’espace professionnel (entre les activités de création, d’administration, de communication, d’enseignement, etc.) ; d’autre part entre celui-ci et l’espace domestique. L’article propose d’analyser les conditions et les modalités de l’articulation des temps de travail et des temps de vie d’artistes musicien·ne·s et plasticien·ne·s. Il montre notamment que cette articulation repose sur des arrangements implicites qui correspondent à une mise en conformité avec des normes sociales mobilisant des repères dominants de la distribution des temps et des tâches sociales qui sont des impensés des rapports sociaux, impliquant des inégalités sociales et professionnelles, d’une part ; des inégalités de genre, d’autre part.
Jérémy Sinigaglia, « Mathieu Grégoire, Les intermittents du spectacle. Enjeux d’un siècle de luttes (de 1919 à nos jours) et Olivier Pilmis, L’intermittence au travail. Une sociologie des marchés de la pige et de l’art dramatique : Paris, La Dispute, coll. Travail et salariat , 2013 et Paris, Économica, coll. Études sociologiques , 2013 », Travail et emploi, Travail et emploi, 2015, n°139, pp. 105-108
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Tempo de la vie d’artiste : genre et concurrence des temps professionnels et domestiques », Cahiers du Genre, L'Harmattan , 2015, n°2
Jérémy Sinigaglia, « Des partenaires extra-sociaux : les coordinations d'intermittents dans l'espace des relations professionnelles », Les Mondes du travail , CEFRESS : Les Mondes du travail, 2015, n°1617
Jérémy Sinigaglia, Odile Henry, « De l'autonomie à la mise sous tutelle ? : Contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2014, n°29, pp. 15-24
Jérémy Sinigaglia, « Happiness as a Reward for Artistic Work : A Social Norm, from Injunction to Incorporation », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2014, n°o 91, pp. 17-42
Artistic occupations enjoy a flattering image, their work being considered the opposite of alienated labor. With this perspective, happiness at work is seen as a source of satisfaction which offsets the job insecurity, unpredictable income and volatile social protection that characterize employment in the arts. This article aims to deconstruct this representation. First, self-fulfillment depends on the unequally distributed ability of artists to adjust their aspirations to the objective probability of their realization. Secondly, since happiness at work cannot always compensate for the negative impact of poor employment conditions, workers have to find satisfaction outside of the typical forms of employment. Thirdly, while artists often express their happiness, they do so because the expression of any suffering is seen as illegitimate in comparison to the suffering of workers in other economic sectors. In addition, acknowledging their suffering would question the artistic “ Illusio” upon which the commitment to their chosen career is based.
Jérémy Sinigaglia, Odile Henry, « De l'autonomie à la mise sous tutelle : contraintes budgétaires et stratégies gestionnaires des universités », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2014, pp. 15-24
Jérémy Sinigaglia, « Le bonheur comme rétribution du travail artistique : De l'injonction à l'incorporation d'une norme », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2014, n°3, pp. 17-41
Jérémy Sinigaglia, « The Intermittent Workers’ Movement: Between a Demobilizing Precarity and Mobilizing Precarious Workers », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2014, pp. 27-53
Jérémy Sinigaglia, « Les enjeux de la territorialisation d'une lutte sociale : le cas des intermittents du spectacle », Espaces et sociétés, Espaces et sociétés, 2013, n°152-153, pp. 197-212
En s’appuyant sur une longue enquête ethnographique, l’article propose d’analyser les déplacements des intermittents du spectacle, mobilisés pour la défense de leur régime d’indemnisation entre 2003 et 2006, d’un point de vue à la fois topographique (celui des espaces physiquement occupés) et symbolique (celui de la signification du mouvement). La thèse défendue est que le territoire investi, dans ses dimensions indissociablement géographiques et sociales, contribue à façonner la cause portée par les contestataires, au même titre que l’identité revendiquée ou que le répertoire d’action mis en œuvre. Afin de produire une représentation cohérente, ceux qui se mobilisent sur un registre culturel mènent la lutte prioritairement dans les mondes du spectacle (théâtres, festivals, etc.) ; ceux qui souhaitent redéfinir le mouvement sur un registre plus politique (celui de la précarité généralisée) tentent de le conduire dans des espaces communs à l’ensemble du salariat (bureaux des assedic, du medef, etc.).
Jérémy Sinigaglia, « Les enjeux de la territorialisation d'une lutte sociale ; le cas des intermittents du spectacle », Espaces et sociétés, , 2013, n°152153
Jérémy Sinigaglia, « Quel(s) territoire(s) pour les équipes artistiques de spectacle vivant », Cultures études, , 2013, n°4
Jérémy Sinigaglia, « The mobilization of intermittents in the entertainment sector in France », French Politics, , 2009, n°3
Jérémy Sinigaglia, « Le mouvement des intermittents du spectacle entre précarité démobilisatrice et précaires mobilisateurs », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2007, n°65, pp. 27-54
Jérémy Sinigaglia, « La cause des intermittents du spectacle : insatisfactions, revendications et justifications », Regards Sociologiques, Association Regards Sociologiques, 2007, n°65
Jérémy Sinigaglia, « The Intermittent Workers’ Movement: Between a Demobilizing Precarity and Mobilizing Precarious Workers », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2007, n°o 65, pp. 27-53
Mobilizations of precarious people generally seem to be unlikely. Yet, the protest movement of the “intermittents du spectacle” (“temporary show-business workers”) is a good opportunity to question the relationship between job insecurity and mobilization. Although actual or anticipated pauperization (lower income and weaker professional integration) is responsible for apathy and defections, the effect of the structural lack of job security can be compensated by the individual and collective resources that these workers dispose. Moreover, the common experience of job insecurity helps to create information and cooperation networks, which make mobilization easier in such a competitive and scattered economic sector. Finally, job insecurity, when used as a label, has even contributed to extending the cause of “intermittents du spectacle” and, as a consequence, to strengthening the movement.
Jérémy Sinigaglia, « Jacques ION, Spyros FRANGUIADAKIS, Pascal VIOT, Militer aujourd'hui : Paris, Éd. Autrement, coll. CEVIPOF/Autrement, 2005, 139 p. », Questions de communication, Questions de communication, 2006, n°9, pp. 541-542
Jérémy Sinigaglia, « La fin et les moyens », Le Portique : Revue de Philosophie et de sciences Humaines, Strasbourg : Le Portique, 2005
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L'industrialisation de l'éducation artistique en France : production et usages d’une politique », Séminaire OBSEF/LACCUS, Lausanne Switzerland, le 05 juin 2025
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « L'institutionnalisation de l'esprit critique comme compétence. Au croisement de l'éducation aux médias et de l'éducation artistique et culturelle », TICEMED 12 L'éducation aux médias tout au long de la vie, Athènes Greece, le 07 avril 2020
Jérémy Sinigaglia, Marie-Pierre Chopin, « Art education: a bulwark against the post-democratic trends of modern states? Critical approach », 1st International Conference of the Journal Scuola Democratica: Education and Post-Democracy, Cagliari Italy, le 05 juin 2019
Jérémy Sinigaglia, « Conflictos de territorios / territorios de conflictos », le 06 mai 2019
13ª Escuela Chile-Francia, es parte del programa de la Cátedra Michel Foucault y es organizada en conjunto por la Embajada de Francia y la Universidad de Chile
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Des fois, je voudrais qu'il y ait trois jours dans une journée ! Les déterminants professionnels et extra-professionnels de l'emploi du temps des plasticien-ne-s », Journée d’étude Le travail de l'art. La production artistique du point de vue du travail, Paris, le 01 janvier 2017
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Le tempo des artistes », Séminaire « Mardis du 2L2S », Metz, le 01 mars 2016
Jérémy Sinigaglia, « Mes enfants l’heure est grave. Il va falloir faire des économies . La construction de la faillibilité comme mode d’action publique ? Le cas des réformes des universités », Congrès de l’Association française de science politique, Aix-en-Provence, le 23 juin 2015
Jérémy Sinigaglia, « Les registres multiples du conflit des intermittents du spectacle (2003-2015) », Journée d’étude organisée par Bérénice Hamidi-Kim, Lyon, le 13 mars 2015
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Tempo de la vie d’artiste : une double négociation intra/extra-professionnelle. », Journée d’études du GT 48 de l’Association Française de Sociologie « Négocier l’articulation des temps sociaux », Paris, le 01 octobre 2014
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « La concurrence travail-famille dans les emplois du temps des artistes : un principe hétéronome de segmentation des marchés du travail artistique. », Premier congrès international Etudes de Genre en France, Lyon, le 01 septembre 2014
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, Jean-François Sipp, Christelle Stupka, « Etude d’un dispositif : les Contrats Locaux de Sécurité », Journée d’étude “Dispositifs et Expertise Locale : entre imposition et réflexivité, Metz, le 01 novembre 2002
Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio, « Opposition Travail/hors travail : quelle pertinence ? », Colloque “Le travail et les hommes”, Nancy, le 01 avril 2002