• THESE

    L'État des chiffres : sociologie du service de statistique et des statisticiens du ministère du Travail et de l'Emploi (1945-2008), soutenue en 2009 à Paris EHESS sous la direction de Michel Offerlé 

  • Etienne Penissat, Classe, Anamosa, 2024, Le mot est faible, 109 p.    

    Classe : historiquement, le mot est fort, associé à une remise en cause radicale de l'ordre social ; aujourd'hui, il est affaibli et ne cristallise plus les oppositions politiques, alors que les inégalités de conditions de vie et de travail sont toujours présentes. Il s'agit ici de redonner son tranchant à la classe sociale comme concept et instrument politique d'émancipation. Pour point de départ, il y a un paradoxe : le mot classe se trouve affaibli aujourd'hui, alors même que la domination capitaliste se radicalise depuis quarante ans. Le sens associé au concept s'est en effet transformé ; le pluriel (classes populaires, classes supérieures ou classes dominantes) a remplacé le singulier de la classe ouvrière et de la bourgeoisie pour désigner les classes et, chez les chercheurs en sciences sociales, l'accent est mis sur la pluralité des conditions socio-économiques et des rapports à la culture et à la politique davantage que sur les formes d'unité. Dit autrement, « la classe ouvrière » ne constitue plus le sujet historique des transformations sociales dans le discours et l'organisation des forces de gauche. Pour comprendre le paradoxe, il est nécessaire de faire évoluer la définition du mot en lien avec les transformations du capitalisme. L'affaiblissement de la classe est alors à mettre en relation avec la fin d'une configuration historique spécifique : les nouvelles formes de capitalisme qui se sont développées depuis les années 1970 nécessitent de repenser le concept de classe en tant qu'elles fabriquent un type de rapport d'exploitation mais aussi de marchandisation de la monnaie, du travail et de la nature. Ces transformations ne sont pas uniquement économiques, elles se jouent aussi dans les formes de sociabilités, de solidarités et de culture dans lesquelles se forment et se reforment les classes sociales. Ces recompositions sociologiques impliquent dès lors de rompre avec la vision d'une classe ouvrière synonyme de prolétariat industriel pour en redéfinir les contours. Redonner sa force au mot classe implique également de ne pas en faire un isolat et une chose statique, qui nierait d'autres formes de dominations telles que le genre et la race. Autrement dit, les inégalités de genre, de race ou d'origine migratoire ont une base matérielle dans le capitalisme contemporain qu'il s'agit de prendre au sérieux. La configuration contemporaine invite ainsi à réinventer le processus d'affirmation du mot de classe, en y articulant positivement dans une perspective d'émancipation l'imbrication des rapports de domination. De ce point de vue, les expériences des luttes sociales récentes (par exemple la mobilisation des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles) fournissent des points d'appui pour imaginer un réarmement du mot classe sans affaiblir les autres

    Etienne Penissat, Martina Avanza, Sarah Mazouz, Romain Pudal, Carole Bachelot [et alii], Ethnographie(s) politique(s): méthodes, objets et terrains, ENS éditions, 2024, Sociétés, espaces, temps, 274 p.    

    Beaucoup de travaux de science politique se revendiquent de la méthode ethnographique, mais peu la définissent plus précisément ou en exposent les apports. L’objet de cet ouvrage est de prendre en compte le développement en science politique de cette méthode initialement conçue comme la méthode propre à l’anthropologie. Il s’appuie sur les contributions de chercheurs et chercheuses spécialistes qui se fondent sur cette méthode dans leur étude de certains objets canoniques de la science politique. Qu’apporte de travailler de manière ethnographique sur des élections, des partis politiques, des événements protestataires, des moments révolutionnaires ou des modes informels de politisation ? Comment cette méthode permet-elle de mieux saisir des politiques culturelles dans le contexte de leur internationalisation ? Dans quelle mesure une ethnographie de la circulation des idées politiques peut-elle en affiner l’étude ? Dans quelle mesure la méthode ethnographique permet-elle de travailler de manière critique sur l’État, les pratiques administratives et les rapports entre bureaucrates et usagers ? Telles sont certaines des questions que les auteurs et autrices de ce livre se sont attaché·es à traiter. Ce faisant, ils et elles s’efforcent également de montrer comment cette méthode met en dialogue la science politique avec l’anthropologie, la sociologie ou l’histoire, réaffirmant ainsi l’idée de sciences sociales. In the field of political science, it has become common practice to claim the use of an ethnographic method of analysis. However, it is rare to find a precise definition of what this methodology means and entails. Therefore, this book primarily aims to address the use of ethnography within political science. In doing so, it also examines under which conditions this methodology, seen as quintessentially anthropological, has been imported to political science. Drawing on the ethnographic study of some of the main topics of political science, this book seeks to…

    Etienne Penissat, Classe, 2023   

    Classe : historiquement, le mot est fort, associé à une remise en cause radicale de l’ordre social ; aujourd’hui, il est affaibli et ne cristallise plus les oppositions politiques, alors que les inégalités de conditions de vie et de travail sont toujours présentes. Il s’agit ici de redonner son tranchant à la classe sociale comme concept et instrument politique d’émancipation. Pour point de départ, il y a un paradoxe : le mot classe se trouve affaibli aujourd’hui, alors même que la domination capitaliste se radicalise depuis quarante ans. Le sens associé au concept s’est en effet transformé ; le pluriel (classes populaires, classes supérieures ou classes dominantes) a remplacé le singulier de la classe ouvrière et de la bourgeoisie pour désigner les classes et, chez les chercheurs en sciences sociales, l’accent est mis sur la pluralité des conditions socio-économiques et des rapports à la culture et à la politique davantage que sur les formes d’unité. Dit autrement, « la classe ouvrière » ne constitue plus le sujet historique des transformations sociales dans le discours et l’organisation des forces de gauche. Pour comprendre le paradoxe, il est nécessaire de faire évoluer la définition du mot en lien avec les transformations du capitalisme. L’affaiblissement de la classe est alors à mettre en relation avec la fin d’une configuration historique spécifique : les nouvelles formes de capitalisme qui se sont développées depuis les années 1970 nécessitent de repenser le concept de classe en tant qu’elles fabriquent un type de rapport d’exploitation mais aussi de marchandisation de la monnaie, du travail et de la nature. Ces transformations ne sont pas uniquement économiques, elles se jouent aussi dans les formes de sociabilités, de solidarités et de culture dans lesquelles se forment et se reforment les classes sociales. Ces recompositions sociologiques impliquent dès lors de rompre avec la vision d’une classe ouvrière synonyme de prolétariat industriel pour en redéfinir les contours. Redonner sa force au mot classe implique également de ne pas en faire un isolat et une chose statique, qui nierait d’autres formes de dominations telles que le genre et la race. Autrement dit, les inégalités de genre, de race ou d’origine migratoire ont une base matérielle dans le capitalisme contemporain qu’il s’agit de prendre au sérieux. La configuration contemporaine invite ainsi à réinventer le processus d’affirmation du mot de classe, en y articulant positivement dans une perspective d’émancipation l’imbrication des rapports de domination. De ce point de vue, les expériences des luttes sociales récentes (par exemple la mobilisation des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles) fournissent des points d’appui pour imaginer un réarmement du mot classe sans affaiblir les autres.Sommaire : Classe (p. 1-112).

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, Johannes Hjellbrekke (dir.), Class Boundaries in Europe: The Bourdieusian Approach in Perspective, Routledge, Taylor & Francis group, 2023, Routledge advances in sociology, 314 p.   

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, Alexis Spire, Social Class in Europe. New Inequalities in the Old World, Verso Books, 2020  

    Etienne Penissat, Pierre Blavier, Tristan Haute, La grève, entre soubresauts et déclin, 3e éd., Mouvements, 2020, 103, 1121 p.   

    Si le recours à la grève a oscillé au cours du temps, et en dépit des soubresauts qu’apportent les grandes mobilisations interprofessionnelles, le déclin de la conflictualité gréviste est une tendance lourde depuis la fin des années 1970. En s’appuyant sur les données de la statistique publique, les auteurs montrent que cette évolution résulte d’un double mouvement : non seulement les salarié·es sont moins souvent confronté·es à une grève, mais ils et elles sont en outre moins enclin·es à s’y engager. Si le déclin de la grève a d’abord concerné le secteur privé, la décennie passée est marquée par un recul sensible de la conflictualité dans le secteur public.

    Etienne Penissat, Alexis Spire, Cédric Hugrée, Rachel Gomme, Eunice Sanya Pelim, Social class in Europe: new inequalities in the Old World, Verso, 2020   

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, Les plombiers polonais et français, des frères ennemis ? Panorama des classes sociales en Europe, 4e éd., Mouvements, 2019, 100, 8288 p.   

    « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » Le capitalisme est né de la mondialisation et n’a jamais cessé de coloniser tous les recoins du monde par les échanges économiques. Pourtant, l’étude des rapports de classe demeure largement nationale, au mieux comparative d’un pays à l’autre. L’Europe n’échappe pas à ce constat. Pour contrebalancer cette représentation partielle des sociétés européennes, C. Hugrée, E. Pénissat et A. Spire ont rassemblé données et études pour une analyse inédite des rapports de classe à l’échelle du continent1, dont ils livrent ici un aperçu.

    Etienne Penissat, Sophie Richardot, Sabine Rozier, Elisabeth Chatel, Sandra Laugier [et alii], Les savoirs de sciences humaines et sociales en débat: Controverses et polémiques, Presses universitaires du Septentrion, 2019   

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Classes sociales en Europe. Tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent: tableau des nouvelles inégalités sur le vieux continent, Agone, 2017, L'ordre des choses, 263 p.  

    Etienne Penissat, Yasmine Siblot (dir.), Des classes sociales européennes ?, Seuil, 2017, 141 p. 

    Etienne Penissat, Julian Mischi, Baptiste Giraud (dir.), Porte-parole, militants et mobilisations, Agone Editeur, 2015, 208 p. 

    Etienne Penissat (dir.), Réprimer & domestiquer: stratégies patronales, Agone, 2012, 247 p. 

  • Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, Alexis Spire, « Is happiness at work a class privilege? Subjective relationships to work and class boundaries in Europe », in Cédric Hugrée, Étienne Penissat, Alexis Spire, Johs. Hjellbrekke (dir.), Class Boundaries in Europe: The Bourdieusian Approach in Perspective., Routledge, 2022   

    Etienne Penissat, Stève Bernardin, « Savoirs d'institution », in Hélène Michel, Sandrine Lévêque et Jean-Gabriel Contamin (dir.), Rencontres avec Michel Offerlé, Editions du Croquant, 2018 

    Etienne Penissat, « Contester les chiffres du chômage en France. Conditions et limites d’une cause statistique et militante », in Rozier, Sabine, Richardot, Sophie (dir.), Les savoirs des sciences sociales en débat. Controverses et polémiques, Presses universitaires du Septentrion, 2017, pp. 73-92 

    Etienne Penissat, Mathieu Hauchecorne, « The field of state expertise », in Halpern, Charlotte, Hassenteufel, Patrick, Zittoun, Philippe (dir.), Policy analysis in France, Policy Press, 2017 

    Etienne Penissat, Baptiste Giraud, Pénissat Etienne, « La dynamique des grèves et des conflits en France. Le point de vue sociologique », in Crouzatier, Florence, Kada, Nicolas (dir.), Grève et droit public : 70 ans de reconnaissance, Presses de l’Université de Toulouse 1, 2017 

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, « Quantifying the effects of public action on the unemployed: disputes between experts and the rethinking of labour market (1980-2000) », in Bruno, Isabelle, Jany-Catrice, Florence, Touchelay, Beatrice (dir.), The social sciences of quantification. From politics of large numbers to target-drivent policies, Springer, 2016, pp. 83-96 

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, « Quand les chiffres du chômage font "scandale". Les hauts fonctionnaires de la statistique publique et la politisation des statistiques », in Eymeri-Douzans, Jean-Michel (dir.), La France et ses administrations. Un état des savoirs, Bruylant, 2013 

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, « Réorganisations bureaucratiques et redéfinition des savoirs d’État. Le cas de la création de la DARES au ministère du Travail et de l’Emploi en 1993 », in Deloye, Yves, Ihl, Olivier, Joignant, Alfredo (dir.), Gouverner par la science. Perspectives comparées, Presses universitaires de Grenoble, 2013, pp. 41-66 

    Etienne Penissat, Béatrice Touchelay, Pénissat Etienne, « Histoire et construction des statistiques des salaires en France (1914-1952) : une lente institutionnalisation de la fonction statistique au sein du ministère du travail », in Alain Chatriot, Odile Join-Lambert et Vincent Viet (dir.), Les politiques du travail (1906-2006), acteurs, institutions, réseaux, PUR, 2006 

    Etienne Penissat, Jean-Gabriel Contamin, André Loez, Frédéric Vairel, « Genèses (Paris) »: dossier, Notes bibliogr., Pratiques protestataires, Belin, 2005, pp. 2 

  • Etienne Penissat, Cecile Rodrigues, Tristan Haute, Pierre Blavier, « S’engager au travail et hors travail : quelles articulations entre deux registres de participation ? », Nouvelle Revue du travail, Nouvelle revue du travail, 2025   

    Etienne Penissat, « Ravelli (Quentin), Siméant-Germanos (Johanna), Bonnin (Loïc), Liochon (Pauline), dir. – Les Gilets Jaunes. Une révolte inclassable, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2024, 428 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 595-597  

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, Cécile Rodrigues, Alexis Spire, « A configurational approach to job quality analysis: forms of inequalities at work in Europe », European Societies, Taylor & Francis (Routledge), 2024, n°5   

    Etienne Penissat, Pierre Blavier, Tristan Haute, « Du vote professionnel à la grève », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2020, n°34   

    Etienne Penissat, Pierre Blavier, Tristan Haute, « Du vote professionnel à la grève : Les inégalités de participation en entreprise », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, pp. 443-467   

    Alors que les pratiques de participation des salariés en entreprise ont souvent été analysées de manière séparée, cet article propose d’investiguer, dans le cas du secteur privé en France, les articulations entre ces pratiques, du vote professionnel à la grève, mais aussi d’en restituer les déterminants et les évolutions récentes en s’appuyant sur les données de l’enquête « Relations professionnelles et négociations d’entreprise » (REPONSE). La majorité des salariés n’est que très peu engagée en entreprise, tandis qu’une minorité y est très engagée. Ces deux pôles renvoient à la conjugaison de deux mécanismes : « l’exclusion de fait », définie comme le fait de ne pas pouvoir participer du fait de l’absence de scrutin ou d’action collective organisée, et « l’auto-exclusion ». La première apparaît fortement dépendante des logiques de fonctionnement du champ économique. En revanche, ce sont surtout les caractéristiques des salariés qui déterminent l’auto-exclusion : les plus précaires et les cadres participent moins, notamment lors des élections professionnelles. Par ailleurs, la participation en entreprise a connu un déclin généralisé depuis le début des années 2000 même si des dynamiques conflictuelles se développent au sein de certaines fractions du salariat.

    Etienne Penissat, « Les occupations de locaux dans les années 1960-1970 : processus sociohistoriques de  réinvention  d’un mode d’action », Genèses, Genèses, 2020, n°118, pp. 105-126  

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, « Is there a European working class ? Social domination and national relegations in Europe », Koinonikés Epistímes (Social Sciences), , 2020, n°11   

    Etienne Penissat, « Les occupations de locaux dans les années 1960-1970 : processus sociohistoriques de  réinvention  d’un mode d’action », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2020, n°1, p. 105 

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, Pierre Blavier, Tristan Haute, « La grève, entre soubresauts et déclin », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2020, n°103, pp. 11-21   

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, « Des frontières de classes transnationales ? », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2019, n°48, pp. 53-63  

    Etienne Penissat, Thomas Amossé, « Entre ordonnancement hiérarchisé des professions et regroupement des métiers par domaine d’activité. La double asymétrie des représentations ordinaires », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2019, n°69, pp. 511-539   

    À partir d’un dispositif d’enquête sur tablette numérique, cet article étudie les représentations ordinaires de l’espace social. Comment les individus délimitent‑ils deux milieux sociaux dans un ensemble fermé de 11 professions appartenant à une fraction limitée de l’espace social ? Réalisés successivement sur des professions classiquement considérées comme relevant du « haut » et du « bas » de l’espace social, les classements des enquêtés démontrent en premier lieu la force toujours actuelle de l’opposition entre les professions d’employés et d’ouvriers : comme point saillant, elle délimite le principal clivage interne aux classes populaires. Pour les professions de cadres et de chefs d’entreprise ensuite, trois représentations (positionnelle, statutaire et fonctionnelle) se dégagent des classements réalisés, dont la première est clairement hiérarchisée. L’opposition selon le secteur public ou privé se retrouve dans les deux séquences de façon transversale. L’article conclut à une double asymétrie des représentations ordinaires : les hiérarchies professionnelles et sociales sont plus souvent évoquées pour et par les individus occupant une position élevée dans la société, alors que ce sont davantage des oppositions transversales (statutaires ou fonctionnelles) qui sont utilisées pour et par ceux situés plus bas dans l’échelle des emplois et des positions sociales.

    Etienne Penissat, Thomas Amossé, « Thomas Amossé, Étienne Penissat,  Annexes. Entre ordonnancement hiérarchisé des professions et regroupement des métiers par domaine d’activité. La double asymétrie des représentations ordinaires , L’Année sociologique, vol. 69, no 2, 2019 », L'Année sociologique, L'Année sociologique, 2019, n°69, pp. 47-49  

    Etienne Penissat, Thomas Amossé, Pénissat Etienne, « Entre ordonnancement hiérarchisé des professions et regroupement des métiers par domaine d’activité. La double asymétrie des représentations ordinaires », L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2019, n°2   

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, « Les conditions de travail : un marqueur des inégalités entre groupes socioprofessionnels en Europe », Revue européenne des sciences sociales (Cahiers Vilfredo Pareto), Librairie Droz, 2019, n°2   

    Etienne Penissat, Jérôme Pélisse, Baptiste Giraud, « Adapting While Resisting: the Ambivalence of Union Action in the Face of Lean Production », Sociologia del Lavoro, Franco Angeli, 2018, n°151   

    Etienne Penissat, Thomas Amossé, Rémi Sinthon, « Trouver une  profession mystère  : Le sens social, entre appuis institutionnels et réflexivité ordinaire », Politiques de communication, Politiques de communication, 2018, n°10, pp. 159-191   

    Cet article vise à comprendre la manière dont les individus parviennent, ou non, à trouver à partir d’une série d’indices la profession associée à une personne inconnue (mais réelle). Il s’appuie sur un dispositif expérimental posé sur tablette numérique que nous avons élaboré dans le prolongement de jeux conçus au début des années 1980 par Luc Boltanski et Laurent Thévenot dans le cadre de la refonte de la nomenclature française des CSP.Le dispositif permet d’analyser la capacité des individus à lire la structure sociale. Les manières de jouer témoignent de l’importance des stéréotypes sociaux cristallisés dans les représentations ordinaires pour deviner les professions recherchées. Tout en étant ajustés à la situation personnelle des joueurs, les indices qu’ils sélectionnent délimitent un ensemble restreint de marqueurs perçus comme pertinents pour trouver son chemin dans l’espace social.La réussite au jeu ne reproduit pas uniquement, ni même principalement, la hiérarchie scolaire des enquêtés : elle dépend également de dispositions réflexives à interpréter la structure sociale qui sont liées aux trajectoires sociales des individus, à leur intérêt pour la politique ou encore à leur connaissance intime des professions à deviner.

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, Thomas Amossé, Rémi Sinthon, « Trouver une  profession mystère  », Politiques de communication, Presses universitaires de Grenoble, 2018, n°1, p. 159   

    Etienne Penissat, Yasmine Siblot, « Des classes sociales européennes ? », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, n°219, pp. 4-11  

    Etienne Penissat, Yasmine Siblot, « Do European social classes exist? », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, n°o 219, pp. 4-11  

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, « Les déterminants sociaux et nationaux des inégalités culturelles en Europe », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2017, n°219, pp. 98-115   

    Alors que les travaux sur les pratiques culturelles portent principalement sur des espaces nationaux, l’ambition de cet article est de projeter l’analyse à l’échelle européenne. À partir de l’enquête EU-SILC, on montre que le revenu, le niveau de diplôme et le genre sont, en première approche, les trois variables clefs pour expliquer les pratiques de loisirs que sont la fréquentation de spectacles, de sites culturels, de cinémas et d’événements sportifs. En utilisant une classification sociale harmonisée et détaillée, les auteurs font apparaître que la position socioprofessionnelle des enquêtés constitue également un critère décisif pour dresser le profil des consommateurs intensifs de biens culturels. Si l’on excepte les enseignants et les professions intellectuelles et artistiques d’un côté et les ouvriers non qualifiés de l’autre, les inégalités entre pays semblent plus prégnantes qu’entre classes sociales. Ce résultat s’explique en partie par le fait que l’économie des biens culturels reste étroitement liée à des déterminations nationales, mais qu’il est aussi le produit de structures sociales qui restent encore aujourd’hui assez différentes.

    Etienne Penissat, Yasmine Siblot, « Des classes sociales européennes ? », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2017, n°4, pp. 4-11 

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, Alexis Spire, « Les déterminants sociaux et nationaux des inégalités culturelles en Europe », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2017, n°219 

    Etienne Penissat, Baptiste Giraud, Amaël Marchand, « ‪Le sentiment de discrimination des représentants du personnel‪ : Une étude à partir des données statistiques et monographiques liées à l’enquête REPONSE », Travail et emploi, Travail et emploi, 2016, n°145, pp. 87-119   

    Alors que les travaux sur la discrimination syndicale se sont essentiellement intéressés à l’objectivation des pénalités salariales subies par les syndicalistes, que ce soit devant les tribunaux ou dans les données statistiques, cet article s’intéresse aux ressorts sociaux du sentiment de discrimination. En s’appuyant sur les données de l’enquête Relations professionnelles et négociations d’entreprise (REPONSE) et sur trois monographies, il analyse les conditions qui font varier cette perception des risques liés à l’engagement syndical, en montrant notamment qu’il est plus prononcé dans les grands établissements, là où les relations professionnelles sont les plus institutionnalisées. La perception de cette discrimination s’active ainsi au croisement de quatre types de rapports sociaux : le rapport des syndicalistes aux autres salariés ; leur rapport aux directions d’entreprise, marqué par l’état des relations sociales et rapports de force avec les dirigeants ; leur rapport au droit et, plus largement, à la notion de discrimination ; et, enfin, le rapport des syndicalistes entre eux, par l’intermédiaire des pratiques distinctives entre syndicats et/ou syndicalistes selon leurs positions et leurs trajectoires militantes.

    Etienne Penissat, Baptiste Giraud, Marchand Amaël, « Le sentiment de discrimination des représentants du personnel »: Une étude à partir des données statistiques et monographiques liées à l’enquête REPONSE, Travail et Emploi, DARES, 2016, n°145 

    Etienne Penissat, Marion Rabier, « Représenter les patrons : Sociographie des présidents des fédérations du MEDEF », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2015, n°98, pp. 107-136   

    RésuméSi les enquêtes sur la morphologie sociale des dirigeants politiques, syndicaux, paysans ou associatifs sont un classique de la sociologie de l'action collective, la sociographie des représentants de la cause patronale est presque inexistante. À partir d'un corpus de présidents de fédérations du Medef entre 1978 et 2008 (n = 251), cet article vient combler cette lacune. Ces dirigeants patronaux ne sont pas le miroir du groupe social représenté. La quasi-totalité de leurs caractéristiques sociodémographiques et de leur position professionnelle les distingue nettement des chefs d'entreprise français en les positionnant dans la fraction supérieure du patronat. Proches des grands patrons du CAC 40, ils n'en ont toutefois pas l'ensemble des dispositions : bien qu'importantes, leurs capitaux scolaires sont moins élevées et surtout le pôle « étatique » y est minoritaire. La stabilité dans le temps et l'homogénéité sociale de ce groupe n'en laisse pas moins apparaître quelques clivages, notamment entre un pôle de dirigeants de petites fédérations et un pôle de dirigeants de grandes fédérations plus dotés en capitaux scolaires, symboliques mais également bureaucratiques. La sélection des dirigeants du MEDEF contribue ainsi à assurer la domination d'une fraction supérieure du monde patronal sur les autres.

    Etienne Penissat, Baptiste Giraud, Julian Mischi, « Que portent les porte-parole ? », Agone, Agone, 2015, n°56, pp. 7-12  

    Etienne Penissat, Cécile Brousse, Jérôme Deauvieau, « Finding one’s way in social space : genèse, postérité et actualité d’une enquête originale », Sociologie, Sociologie, 2015, n°6, pp. 31-42  

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, Toby Matthews, « Differences between Public and Private Sectors Employees Following the Managerial Turn in European States », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2015, n°56, pp. 47-73   

    This article reviews research on the public–private divide at the European level in the years from 1990–2000, focusing on four countries: Germany, France, Great Britain, and Sweden. Looking beyond the legal and historical characteristics of each of these countries, the objective here is to highlight the different ways to account for the importance of employment sector in the analysis of social hierarchies. In many studies conducted at the national level, the opposition between the public and private sectors is a significant dimension that benefits from being connected to an analysis in terms of social hierarchy. Despite the managerial reforms of European states, working in the public sector still creates a set of specific characteristics: a particular relationship with the state, public interest, or even public life, perceptible in cultural, trade union and political practices.

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, Alexis Spire, « The Distinctive Features of Public Sector in Europe: A Comparative Study Based on the Social Morphology of Wage Earners », Comparative Sociology, Brill Academic Publishers, 2015, n°2 

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, « Les différences entre salariés du public et du privé après le tournant managérial des États en Europe », Revue française de sociologie, Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2015, n°1, pp. 47-73 

    Etienne Penissat, Jay Rowell, « The Creation of a European Socio-economic Classification: Limits of Expert-driven Statistical Integration », Journal of European Integration / Revue d'Intégration Européenne, Taylor & Francis (Routledge), 2015, n°2 

    Etienne Penissat, Jérôme Deauvieau, Cécile Brousse, « Finding one’s way in social space : genèse, postérité et actualité d’une enquête originale », Sociologie, Presses universitaires de France (PUF) , 2015, n°1, pp. 31-42 

    Etienne Penissat, Julian Mischi, Baptiste Giraud, « Que portent les porte-parole ? », Agone - Histoire, Politique et Sociologie, Agone, 2015, pp. 7-11 

    Etienne Penissat, Marion Rabier, Pénissat Etienne, « Représenter les patrons. Sociographie des présidents des fédérations du MEDEF », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2015, n°2 

    Etienne Penissat, Jérôme Deauvieau, Cécile Brousse, Cyril Jayet, « Everyday Categorisations of French Social Space : Analysis Based on a Card Game », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2014, n°55, pp. 411-457   

    Although many studies have examined the ability of socio-occupational classification to objectify social class divisions, there are very few that study their correspondence with the everyday categorisations used by French people in their thinking about society. Based on a “card game” inspired by the survey by Luc Boltanski and Laurent Thévenot in the early 1980s, this article describes everyday class rankings in order to assess their degree of convergence with official classifications, and particularly with socio-economic classification. Conducted with a sample of 547 persons, our survey shows the presence of shared rationales and typical variations within what are assumed to be the highly differentiated classifications used by people. In fact the majority of these categorisations rely on occupational criteria that are ordered according to a hierarchical rationale (by distinguishing between employed and self-employed, and then according to an internal classification amongst the employed), or in terms of occupation (by work and occupational sector), and they confirm a form of internalization of official divisions within the social world.

    Etienne Penissat, Jérôme Deauvieau, Cécile Brousse, Cyril Jayet, « Everyday Categorisations of French Social Space Analysis Based on a Card Game », Revue française de sociologie, Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2014 

    Etienne Penissat, Jérôme Deauvieau, Cécile Brousse, Cyril Jayet, Pénissat Etienne, « Les catégorisations ordinaires de l’espace social français. Une analyse à partir d’un jeu de cartes », Revue française de sociologie, Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2014, n°3 

    Etienne Penissat, « À l’ombre du  dialogue social  : Éditorial », Agone, Agone, 2013, n°50, pp. 7-18  

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, « Réprimer et domestiquer : stratégies patronales (dossier) », Agone - Histoire, Politique et Sociologie, Agone, 2013, pp. 7-203 

    Etienne Penissat, « La difficile production d'une nomenclature socioprofessionnelle à l'échelle européenne », Revue Française de Socio-Économie, Revue Française de Socio-Économie, 2012, n°10, pp. 251-257  

    Etienne Penissat, Jay Rowell, « Note de recherche sur la fabrique de la nomenclature socio-économique européenne ESeC », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2012, n°191-192, pp. 126-135  

    Etienne Penissat, « Didier (Emmanuel), En quoi consiste l’Amérique ? Les statistiques, le New Deal et la démocratie, Paris, La Découverte, coll.  Textes à l’appui. Anthropologie des sciences et des techniques , 2009, 318 pages. », Politix, Politix, 2011, n°93, pp. 204-208  

    Etienne Penissat, Nicolas Belorgey, Frédéric Chateigner, Mathieu Hauchecorne, « Théories en milieu militant : Introduction », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2011, n°81, pp. 5-25  

    Etienne Penissat, Marion Fontaine, Gilles Laferté, Avanza Martina, Pénissat Etienne, « Le crédit de face-à-face dans l'histoire contemporaine du crédit à la consommation ou les fondements sociaux des transactions. », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2010, n°79, pp. 27-47 

    Etienne Penissat, Gilles Laferté, Martina Avanza, Marion Fontaine, « Le crédit direct des commerçants aux consommateurs : persistance et dépassement dans le textile à Lens (1920-1970) », Genèses, Genèses, 2010, n°79, pp. 26-47   

    Résumé Le crédit de face-à-face du commerçant à sa clientèle a persisté en France jusqu’aux années 1970. À travers une étude de cas du commerce de textile et d’habillement dans le bassin minier lensois, il s’agit de revenir sur les conditions sociales qui permettent ces transactions. Dans le contexte migratoire du xx e siècle, c’est la « reconnaissance sociale » qui fonde ce marché. L’effritement du contrôle social par l’interconnaissance conduit à l’identification de la clientèle et à la contractualisation des transactions. Finalement, ce marché du crédit de face-à-face disparaît avec l’intervention des établissements de crédits et des banques dans la transaction commerciale.

    Etienne Penissat, Nicolas Belorgey, Frédéric Chateigner, Mathieu Hauchecorne, « Références savantes, références d'État », Genèses, Genèses, 2010, n°78, pp. 2-4  

    Etienne Penissat, Vincent Gayon, « François Denord, Néo-libéralisme version française. Histoire d’une idéologie politique, Paris, Démopolis, 2007. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2010, n°59, p. -  

    Etienne Penissat, Gilles Laferté, Martina Avanza, Marion Fontaine, « Le crédit direct des commerçants aux consommateurs : persistance et dépassement dans le textile à Lens (1920-1970) », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2010, n°2, pp. 26-47  

    Etienne Penissat, « Mesure des conflits, conflits de mesure. Retour sur l'histoire des outils de quantification des grèves », Politix, Politix, 2009, n°86, pp. 51-72   

    RésuméLe renouveau des débats sur la conflictualité au travail est allé de pair avec un renouvellement des outils de sa mesure. Les enquêtes mises au point par les chargés d’études et les statisticiens du ministère du Travail dans les années 1990-2000 ont contribué à transformer les représentations associées aux conflits du travail en France, notamment en remettant en cause le constat de leur déclin. L’article se propose de revenir sur l’histoire longue de ces statistiques : des sources administratives aux enquêtes, d’une approche criminelle à une approche macro-économique puis micro-économique, d’une définition restrictive à une définition extensive. Si les outils de quantification ont évolué en même temps que les formes de conflits, on montre que la professionnalisation et l’autonomisation des structures de production des statistiques au sein de l’État ont permis à certains de ses agents de faire évoluer ces outils alors même que la conflictualité n’était pas au centre de l’agenda politique.

    Etienne Penissat, « Mesure des conflits, conflits de mesure. Retour sur l'histoire des outils de quantification des grèves », Politix, De Boeck Supérieur, 2009, n°2, pp. 51-72 

    Etienne Penissat, Marion Rabier, « (Dés)ordres et discipline : Des politiques d'encadrement dans deux collèges de  banlieue  », Ethnologie française, Ethnologie française, 2007, n°37, pp. 615-621   

    RésuméÀ partir de deux enquêtes ethnographiques dans deux collèges de « banlieue », l’article tente de rendre compte des processus de construction des dispositifs d’encadrement et de sanction des élèves. Il apparaît ainsi que les politiques disciplinaires concernent l’ensemble des acteurs d’un collège. Or, la légitimité des adultes sur ces questions n’est pas seulement fonction du statut, d’autres ressources interviennent telles les origines sociales, géographiques, la proximité langagière ou générationnelle… De ce fait, la mise en place de politiques unifiées s’avère délicate. Il devient alors facile pour les élèves d’infléchir, voire de retourner une sanction ou une norme imposée par les adultes.

    Etienne Penissat, Martina Avanza, Gilles Laferté, « Le crédit des classes populaires en France de la Libération aux années 70 : le face-à-face au commerçant, l'exemple d'une boutique à Lens », Mana, Universidade Federal do Rio de Janeiro, 2006, n°1, pp. 7-37   

    Etienne Penissat, «  Occuper les lieux de travail  en 1936. Usages et enjeux sociaux et politiques », Mots: les langages du politique, ENS Éditions (Lyon), 2005 

    Etienne Penissat, « Les occupations de locaux dans les années 1960-1970 : Processus sociohistoriques de  réinvention  d'un mode d'action », Genèses, Genèses, 2005, n°59, pp. 71-93   

    RésumésÀ partir de trois conflits – sidérurgie alsacienne en 1967 ; Lip en 1973 et Longwy 1979 – l’article se propose de rendre compte des transformations dans le recours à une pratique protestataire : l’occupation de locaux. L’analyse centrée sur les usages pratiques et symboliques de l’occupation permet d’observer les tentatives de réappropriation et réinvention par des groupes ou acteurs en concurrence d’un mode d’action et par là de retravailler l’usage du concept de répertoire d’action.

  • Etienne Penissat, Baptiste Giraud, Jérôme Pélisse, Gérer, négocier, résister: Une approche dynamique des politiques patronales, des négociations et conflits au travail (des années 2000 à aujourd'hui), 2014, 247 p.   

  • Etienne Penissat, « Classes moyennes, classes d'encadrement ? », le 19 octobre 2023  

    Journées d'études organisées par le CERAPS, Université de Lille / CNRS, sous la direction scientifique de Thomas Chevallier, Antonio Delfini et Romane Fossé

    Etienne Penissat, « Production, accès et analyse des sources et données sur l'Europe en SHS (statistiques socio-économiques, sources juridiques, archives historiques...) », le 03 juillet 2023  

    École d'Été Interdisciplinaire de l'ITI MAKErs organisée en association avec le GIS EURO-Lab, Réseau interdisciplinaire de recherche sur l'Union européenne, Université de Strasbourg avec le CNRS et l'INSERM dans le cadre de l’Initiative d’excellence & FRANCE 2000

    Etienne Penissat, « Les Gilets jaunes. Enigmes et premières pistes d’analyse », le 14 février 2019  

    Conférence-débat organisée par le CERAPS (UMR 8026), en partenariat avec Médiapart et Médiacités.

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, « Les pratiques de la citoyenneté industrielle dans le secteur privé en France : une tentative de cartographie à partir de l’enquête statistique REPONSE », Congrès de l'Association française de science politique (AFSP), Montpellier, le 10 juillet 2017 

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, Alexis Spire, « Les classes sociales en Europe », Congrès de l'Association française de sociologie (AFS), Amiens, le 03 juillet 2017 

    Etienne Penissat, Pénissat Etienne, « Le sentiment de discrimination des représentants du personnel Une étude à partir des données statistiques et monographiques liées à l’enquête REPONSE », Colloque DARES La discrimination syndicale en question : situation en France et panorama international, Paris, le 07 juin 2017 

    Etienne Penissat, Baptiste Giraud, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, « Face aux transformations du capitalisme, les recompositions de l’action syndicale et des conflits sociaux dans le secteur industriel. Essai d’analyse à partir de trois monographies en France (1990-2015) », Journées internationales de sociologie du travail, Athènes Greece, le 11 mai 2016 

    Etienne Penissat, Guillaume Courty, Manuel Schotté, « Lille, ses bars et leurs clients. Enquête sur des usages de la vie nocturne », Congrès "Cohabiter les nuits urbaines", Marne-la-Vallée, le 05 mars 2015 

    Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Pénissat Etienne, Alexis Spire, « Capital culturel et pratiques culturelles. Les enjeux d’une comparaison européenne depuis l’enquête SILC-EU 2006 », Journée d’étude "Les classes sociales en Europe", Paris, le 15 décembre 2014 

    Etienne Penissat, « Sciences de gouvernement. Circulation(s), traduction(s, réception(s) », le 16 décembre 2010 

    Etienne Penissat, Martina Avanza, Marion Fontaine, Gilles Laferté, Nicolas Mariot, « The “economic identification” of consumers. From face-to-face credit to automated consumer credit: a case study in France », 103. Annual Meeting of American Sociological Association, Boston United States, le 01 août 2008 

  • Etienne Penissat, Cédric Hugrée, Étienne Penissat, Alexis Spire, Marta Veljkovic, Philippe Coulangeon, Cécile Rodrigues, CNRS_Pouchet, (2025, 5 novembre), Classer, être classé·e, se classer : les enjeux des catégorisations objectives et subjectives des inégalités | Session 5 : Classe en soi et classe pour soi, in Classer, être classé·e, se classer . Les enjeux des catégorisations objectives et subjectives des inégalités, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/24aw-m330, (Consultée le 12 décembre 2025). 

    Etienne Penissat, Étienne Penissat, CNRS_Pouchet, (2014, 15 décembre), Les classes sociales en Europe (1) Introduction aux journées, in Les classes sociales en Europe, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/2v89-f068, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Etienne Penissat, Étienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, Philippe Coulangeon, CNRS_Pouchet, (2014, 16 décembre), Les classes sociales en Europe (7) Capital culturel, pratiques culturelles et différences de classes, in Les classes sociales en Europe, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/mrbv-en31, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Etienne Penissat, Étienne Penissat, Cédric Hugrée, Alexis Spire, Philippe Coulangeon, Annick Prieur, CNRS_Pouchet, (2014, 16 décembre), Les classes sociales en Europe (8) Capital culturel, pratiques culturelles et différences de classes (suite), in Les classes sociales en Europe, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/yp18-ye83, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Etienne Penissat, Victor Pereira, Étienne Penissat, Alexis Spire, Irène Dos Santos, CNRS_Pouchet, (2019, 20 juin), Classes sociales et politique au Portugal. Pratiques du métier de sociologue. Regards croisés sur l’ouvrage. Discussion, in Classes sociales, comparaisons et migrations Portugal / France, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/qz0b-5x45, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Marton Angyan, Les classes populaires au travail en Hongrie. Nouvelles lunettes sur l'espace social européen, thèse en cours depuis 2019 en co-direction avec Serge Paugam 

  • Victor Demenge, A quoi tient la croissance ? : une histoire du chiffre et de la catégorie de croissance économique en France (fin des années 1940 – années 1990), thèse soutenue en 2025 à Strasbourg sous la direction de Vincent Dubois présidée par Brigitte Gaïti, membres du jury : Benjamin Lemoine (Rapp.), Valérie Lozac'h    

    Cette thèse porte sur l’histoire de la notion et du chiffre de la croissance en France. Ce travail montre comment la « croissance », née comme un objet de gouvernement, s’est métamorphosée en un sujet gouvernant. La notion et le chiffre de la croissance ont été construits par des économistes et fonctionnaires « modernisateurs » à partir de la fin des années 1940 en France. Ce concept économique a été conçu pour penser une politique économique interventionniste. Son chiffre a été élaboré pour réaliser des objectifs de production d’Etat. Les quantifications de la croissance se transforment ensuite entre les années 1960 et 1980. Le chiffre de la croissance passée acquiert une solidité plus forte. Les objectifs de croissance d’Etat sont progressivement abandonnés au profit de prévisions se voulant plus « réalistes ». L’objet planifié devient alors un sujet dont l’évolution autonome s’impose de plus en plus aux acteurs économiques et à l’Etat. Cette métamorphose de la croissance est le produit des transformations du champ bureaucratique et de la position qu’y occupent les fonctionnaires chargés de la chiffrer et gouverner.

  • Paul Hobeika, Pensions incomplètes : production et invisibilisation des inégalités face à la retraite en France, thèse soutenue en 2024 à Paris 8 sous la direction de Yasmine Siblot et Christelle Avril présidée par Delphine Serre, membres du jury : Isabelle Mallon (Rapp.), Vincent-Arnaud Chappe   

    Objet de réformes contestées, les retraites sont pourtant peu étudiées par les sociologues. Considérant la retraite comme une institution donnant accès à un revenu à la valeur économique et symbolique très différenciée, cette thèse analyse la recomposition des rapports sociaux au cours de la vieillesse à partir de l’observation statistique et ethnographique de l’accès aux droits à la retraite. …/…L’étude de la quantification des inégalités de pension et l’analyse originale de l’Échantillon interrégimes de retraités montrent comment le système de retraite invisibilise mais prolonge les inégalités de genre, de classe et de race qui se jouent sur le marché du travail. La catégorie socioprofessionnelle, le sexe et la trajectoire migratoire pèsent sur les montants et, aussi, sur les types de pension. Or l’étude du fonctionnement de la CNAV, du travail de ses agent·es et des intermédiaires associatifs militant pour l’accès aux droits montre que ces différentes pensions sont attribuées, contrôlées voire remises en cause dans des conditions très variées. La légitimité de la pension de retraite s’avère genrée et racialisée. L’observation des parcours des bénéficiaires du travail associatif, au travers de leurs dossiers, d’entretiens et d’observations dans une association et au tribunal, montre que, dans les classes populaires en particulier, les rapports sociaux de sexe et de race façonnent des positions sociales plus ou moins précaires et un rapport à l’État plus ou moins incertain. Analyser les retraites permet ainsi de mieux comprendre comment s’articulent rapports sociaux de sexe, de race et de classe à un âge souvent laissé de côté par les analyses de la stratification sociale.

    Anaïs Le bouffant, Les politiques éducatives et le pouvoir du chiffre : les évaluateurs nationaux des résultats du système éducatif à l'épreuve de PISALa Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l'Education nationale et l'émergence d'une évaluation internationale des résultats des élèves, le Programme International pour le suivi des acquis des élèves (1995 – 2017), thèse soutenue en 2022 à Ecole doctorale SDOSE Paris sous la direction de Éric Agrikoliansky présidée par Emmanuel Henry, membres du jury : Dorota Dakowska (Rapp.), Marine De Lassalle (Rapp.)      

    En 2000 est lancée l’évaluation PISA sous l’égide de l’OCDE, à laquelle participe la France. La DEPP, direction des évaluations statistiques interne au ministère de l’Education nationale, à l’institutionnalisation récente, est chargée d’en suivre la mise en œuvre pour la France et de garantir la validité des résultats pour aider au pilotage de la politique éducative nationale. Dans un contexte où l’évaluation des résultats de l’action éducative est encore peu instituée, l’irruption de PISA dans le panel des évaluations à disposition des décideurs publics remet en question le rôle de producteur de données pour l’action que la DEPP s’est tout juste vue confier. A la fois interlocutrice privilégiée de l’OCDE pour PISA mais sans réel pouvoir d’agir en profondeur sur les choix de méthode et d’objectifs faits par l’organisation internationale, en charge d’évaluations nationales encore peu utilisée pour piloter l’action publique, la DEPP va devoir repenser les caractéristiques de son expertise pour s’assurer que ses évaluations et ses analyses sont bien employées à cette fin, complétées par les données internationales de PISA et non l’inverse. Afin d’observer le repositionnement des experts de l’évaluation statistique en éducation au moment de la construction de PISA et jusqu’à la publication relative à son cycle 2016,cette thèse s’intéresse à la construction de l’identité d’expert en évaluation des résultats de l’action éducative de la DEPP et de l’OCDE avec PISA. Elle cherche ensuite à mettre en lumière les stratégies de légitimation de ses travaux d’évaluation menées par les agents de la DEPP, entre critique méthodologique de PISA et intérêt philosophique et technique de l’objet. Enfin, elle observe la stratégie à l’épreuve de l’usage, en regardant la façon dont les résultats PISA et les évaluations de la DEPP sont employées dans le cadre du contrôle de l’action du gouvernement et lors des deux grandes réformes de la période, l’instauration du socle commun de compétences en 2005 et la refondation de l’école pour lutter contre les inégalités scolaires en 2013