Emmanuel Blanchard, Delphine Diaz, Roxane Bonnardel-Mira, « Les Algériens en France : de la condition coloniale à celle d’étrangers stigmatisés (c. 1900-1986) », in Delphine Diaz (dir.), Exilés, réfugiés, étrangers. France, 1848-1986, Atlande, 2024, pp. 416
Emmanuel Blanchard, « « Montrer à de Gaulle que nous voulons notre indépendance, même s’il faut crever ». Algériens et Algériennes dans les manifestations d’octobre 1961 », La ville en ébullition. Sociétés urbaines à l’épreuve, 2014
Emmanuel Blanchard, « French Colonial Police », in G. Bruinsma, D. Weisburd (dir.), Encyclopedia of Criminology and Criminal Justice, Springer, 2014
Emmanuel Blanchard, « Les "indésirables". Passé et présent d'une catégorie d'action publique », in GISTI (dir.), Figures de l'étranger. Quelles représentations pour quelles politiques ?, GISTI, 2013, pp. 16-26
Emmanuel Blanchard, Joel Glasman, « Introduction générale : le maintien de l’ordre dans l’Empire français », Le maintien de l’ordre en situation coloniale. Afrique et Madagascar, XIXème-XXème siècles, 2012
Emmanuel Blanchard, « Un "deuxième âge" de l'émigration en France », in Bouchène A., Peyroulou J.P., Siari Tengour O., Thénault S., (dir.), Histoire de l'Algérie à la période coloniale (1830-1962), Barzach-La Découverte, 2012
Emmanuel Blanchard, « Un massacre colonial à Paris », in Amiri L., Stora B., (dir.), Vies d'exils. Des Algériens en France pendant la guerre d'Algérie 1954-1962, Autrement-CNHI, 2012
Emmanuel Blanchard, Olivier Clochard, C. Rodier, « The New Frontiers of Immigration Policy », in Bell E., (ed.) (dir.), No Borders. Immigration and the Politics of Fear, Université de Savoie, 2012, pp. 25-36
Emmanuel Blanchard, Nicolas Fischer, « La lutte contre la mobilité et l'errance (XVIIe-XXIe siècles) », in GISTI (dir.), Immigration : un régime pénal d'exception, GISTI, 2012, pp. 17-31
Emmanuel Blanchard, « Des Algériens dans le "Paris Gay". Frontières raciales et sexualités entre hommes sous le regard policier », in Rygiel Ph., (dir.), Politique et administration du genre en migration. Mondes Atlantiques, XIXe-XXe siècles, Publibook, 2012
Emmanuel Blanchard, Claire Saas, « L'immigration, un régime pénal d'exception : introduction », in Collectif (dir.), L'immigration, un régime pénal d'exception, GISTI, 2012, pp. 5-13
Emmanuel Blanchard, Joël Glasman, « Introduction générale : Le maintien de l'ordre dans l'Empire français : une historiographie émergente », in Bat J.P., Courtin N., (dir.), Maintenir l'ordre colonial. Afrique, Madagascar, XIXe-XXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2012, pp. 11-41
Emmanuel Blanchard, « Conclusion : Les forces de l'ordre colonial, entre conservatoires et laboratoires policiers », in Denys C., Denis V., (dir.), Polices d'Empires, XVIIIe-XIXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2012
Emmanuel Blanchard, « Le fichage des émigrés d'Algérie (1925-1962) », in Archives Nationales (dir.), Fichés ? Photographie et identification, 1850-1960, Perrin, 2011
Emmanuel Blanchard, « Le coût des frontières », in Collectif (dir.), La liberté de circulation, un droit, quelles politiques ?, GISTI, 2011, pp. 2126
Emmanuel Blanchard, « Les gardiens de la paix parisiens sous la IVe République : des policiers de proximité ? », in Berlière Jean-Marie, Lévy René (dir.), Le témoin, le sociologue et l'historien. Quand les policiers se mettent à table, Nouveau Monde Éditions, 2010
Emmanuel Blanchard, « Police judiciaire et pratiques d'exception pendant la guerre d'Algérie », in Branche R. (dir.), La guerre d'indépendance des Algériens, 1954-1962, Perrin, 2009
Emmanuel Blanchard, « Circulations coloniales : la place de l'Outre-mer dans la socialisation et les trajectoires professionnelles des policiers parisiens (1944-1962) », in Jean-Marc Berlière, Catherine Denys, Dominique Kalifa, Vincent Milliot (dir.), Métiers de police. Être policiers en Europe, XVIIIe-XXe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2008
Emmanuel Blanchard, « Contrôler, enfermer, éloigner. La répression policière et administrative des Algériens de Métropole (1946-1962) », in Raphaëlle Branche, Sylvie Thénault (dir.), La France en Guerre, 1954-1962, Autrement, 2008
Emmanuel Blanchard, « La Préfecture de police et les Algériens de Paris (1944-1962). Entre égalité des droits et situation coloniale, l'impossible mise en œuvre d'une police de droit commun », in Green N., Poinsot M., (dir.), Histoire de l'immigration et question coloniale en France, La Documentation Française, 2008, pp. 51-58
Emmanuel Blanchard, « Par le droit et pour les droits, 50 ans de combats du Gisti », Plein droit, Plein droit, 2025, n°146, pp. 48-51
Emmanuel Blanchard, Émilien Fargues, « Droit du sol : l’empreinte des lois Méhaignerie-Pasqua (1993) », Plein droit, Plein droit, 2025, n°144, pp. 20-23
Depuis quelques années, le « droit du sol » est l’objet de multiples remises en cause dont les partisans feignent de croire qu’il est automatique et inconditionnel. Les lois Pasqua-Méhaignerie de 1993 l’ont ainsi durablement écorné, mais les attaques contre le « droit du sol » permettent d’exprimer des rancœurs liées aux décolonisations et d’affirmer des conceptions ethnoculturelles de la nationalité à l’encontre des « Français·es de papier ».
Emmanuel Blanchard, Danièle Lochak, « Introduction », Matériaux pour l’histoire de notre temps, Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2025, n°153-154, pp. 2-3
Emmanuel Blanchard, Danièle Lochak, « Lutter pour les droits des étrangers. Genèse et institutionnalisation d’un répertoire d’action gistinien (1972-2022) », Matériaux pour l’histoire de notre temps, Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2025, n°153-154, pp. 60-68
Emmanuel Blanchard, Linda Guerry, Lionel Kesztenbaum, Jules Lepoutre, « La réintégration, une façon de redevenir français », Population et sociétés, Institut national d'études démographiques (INED), 2024, pp. 1-4
Emmanuel Blanchard, Linda Guerry, Lionel Kesztenbaum, Jules Lepoutre, « Recovering lost French citizenship through reintegration », Population et sociétés, Institut national d'études démographiques (INED), 2024, n°619, pp. 1-4
Emmanuel Blanchard, « Police partout ! », Plein droit, Plein droit, 2024, n°142, pp. 6-6
Emmanuel Blanchard, « Roinsard (Nicolas) – Une situation postcoloniale. Mayotte ou le gouvernement des marges. – Paris, CNRS Éditions, 2022. 352 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 522-523
Emmanuel Blanchard, « Le massacre du 17 octobre 1961, entre avancées et épuisement historiographiques », Revue d’histoire moderne & contemporaine, Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2024, n°71-2, pp. 67-88
La manifestation du 17 octobre 1961 organisée par le Front de libération nationale (FLN) de l’Algérie, à Paris, n’est plus une « journée portée disparue ». La répression alors exercée par les autorités françaises, au prix de centaines de victimes (tués ou blessés), est intégrée à une analyse plus générale des pratiques dites contre-insurrectionnelles menée par les forces de police en métropole. Fondé sur un bilan de la littérature internationale et une enquête inédite dans les archives des juridictions parisiennes, cet article vise à un triple objectif : proposer un essai historiographique relatif à ce « massacre d’État » en situation coloniale ; appréhender ces journées en dépassant le cadre mémoriel qui continue d’en fixer les principales lignées interprétatives ; inscrire « octobre 1961 » dans une « sortie de guerre » dont les « disparitions forcées » et des pratiques d’ingénierie démographique (expulsions, déplacements de populations…) comptaient au nombre des violences multiples.
Emmanuel Blanchard, Linda Guerry, Lionel Kesztenbaum, Jules Lepoutre, « Recovering lost French citizenship through reintegration », Population & Societies, Population & Societies, 2024, n°o 619, pp. 1-4
Each year, around 100,000 people acquire French nationality, most often based on their family situation (marriage, birth and childhood in France, being parents of French children, etc.). These acquisitions of nationality are also linked to historical and geopolitical transformations. Since the early 1960s, more than 200,000 individuals who lost their French nationality, in many cases when colonized territories became independent, have been reintegrated. The history of reintegration, a discreet and little-known procedure, sheds light on some of the ‘nationality trouble’ of the post-colonial era.
Emmanuel Blanchard, « Mobiliser les mots en R ? Race, racisme, racialisation… », Plein droit, Plein droit, 2024, n°139, pp. 3-6
Emmanuel Blanchard, « 6 février 1934 : L’extrême droite a-t-elle fait trembler la République ? », L'Histoire, L'Histoire, 2024, n°516, pp. 12-21
Ligue La ligue se distingue du parti politique, en ce sens que celui-ci vise la conquête du pouvoir, là où la ligue regroupe des intérêts particuliers en vue d’une revendication. Il existe ainsi des ligues de gauche, comme la Ligue des droits de l’homme fondée en 1898. En France, les ligues sont devenues cependant une spécialité de l’extrême droite : la Ligue des jeunesses patriotes, la Solidarité française (inspirée du fascisme italien), la Ligue antisémitique, la Ligue de la patrie française, la Ligue d’action française, les Francistes, autant d’organisations qui furent en lutte contre la République parlementaire. Beaucoup se dotèrent de formations paramilitaires.
Emmanuel Blanchard, Danièle Lochak, « Par le droit, pour les droits : Cinquante ans de combats du Gisti », Matériaux pour l'histoire de notre temps, La contemporaine, 2024, pp. 2-94
Emmanuel Blanchard, Danièle Lochak, « Introduction au dossier », Matériaux pour l'histoire de notre temps, La contemporaine, 2024, pp. 2-3
Emmanuel Blanchard, Danièle Lochak, « Lutter pour les droits des étrangers. Genèse et institutionnalisation d’un répertoire d’action gistinien (1972-2022) », Matériaux pour l'histoire de notre temps, La contemporaine, 2024, pp. 60-68
Emmanuel Blanchard, « Algériens et Marocains inhumés dans la France de l’entre-deux-guerres », Plein droit, Plein droit, 2023, n°137, pp. 6-9
Les familles des émigrés d’Afrique du Nord craignaient par-dessus tout
que ces derniers ne disparaissent au loin, que ce soit métaphoriquement
(par la rupture de tout lien) ou au sens le plus dramatique du terme (un
décès survenu dans l’anonymat). En France, la mort des « travailleurs
immigrés » est pourtant longtemps restée impensée. Ainsi, qui se souvient
que des milliers d’Algériens et de Marocains ont été inhumés dans des
cimetières français au cours de l’entre-deux-guerres ?
Emmanuel Blanchard, « 17 octobre 1961, un massacre en plein Paris », L'Histoire - Les Collections, L'Histoire - Les Collections, 2022, n°95, pp. 86-89
Emmanuel Blanchard, « Coup de force contre la République », L'Humanité, L'Humanité, 2022, n°Hors-série, pp. 30-31
Emmanuel Blanchard, « Un massacre colonial à paris », L'Histoire, L'Histoire, 2021, n°488, pp. 12-19
Emmanuel Blanchard, « L’imbroglio algérien », L'Histoire - Les Collections, L'Histoire - Les Collections, 2020, n°88, pp. 82-87
Emmanuel Blanchard, « Français à tout prix : Mayotte au prisme de l’ingénierie démographique », Plein droit, Plein droit, 2019, n°120, pp. 3-7
Emmanuel Blanchard, « Legs et leçons de la guerre d'Algérie », Plein droit, Plein droit, 2018, n°117, pp. 12-15
L'état d'urgence est proclamé en 1955 en France, en pleine guerre
d'Algérie, pour mettre « hors d'état de nuire » ces « Français
musulmans », désignés comme des « terroristes », en accordant des
pouvoirs exceptionnels aux autorités administratives et aux forces
de l'ordre. Soixante ans plus tard, c'est au nom de la lutte contre le
terrorisme que ce dispositif exceptionnel est réactivé, aboutissant aux
même dérives attentoires à l'État de droit.
Emmanuel Blanchard, « La libre circulation : retour sur le monde d’hier », Plein droit, Plein droit, 2018, n°116, pp. 3-7
Emmanuel Blanchard, « Des Kabyles perdus en région parisienne », Revue des Mondes Musulmans et de la Méditerranée, Association pour l'étude des sciences humaines en Afrique du Nord et au Proche-Orient, 2018, n°144
Emmanuel Blanchard, Andrew Barros, Martin Thomas, « Débat autour de Fight or Flight: Britain, France and Their Roads From Empire de Martin Thomas, Oxford, Oxford University Press, 2014 », Monde(s), Monde(s), 2017, n°12, pp. 183-199
Emmanuel Blanchard, « Houte Arnaud-Dominique et Luc Jean-Noël (dir.), Les Gendarmeries dans le monde de la Révolution française à nos jours, Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2016, 414 p., 28 €. Luc Jean-Noël (dir.), Histoire des gendarmes de la maréchaussée à nos jours, Paris, Nouveau Monde éditions, 2016, 448 p., 9,90 € », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2017, n°134, p. -
Emmanuel Blanchard, « Christian CHEVANDIER. – Été 1944. L’insurrection des policiers de Paris, Paris, Vendémiaire, 2014, 480 pages », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2017, n°257, p. -
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « Crise migratoire : ce que cachent les mots », Plein droit, Plein droit, 2016, n°111, pp. 3-6
Emmanuel Blanchard, « Tenue correcte exigée », Vacarme, Vacarme, 2016, n°76, pp. 84-90
Résumé
Une équipe de France de foot fermée aux « Arabes » ?
Emmanuel Blanchard, « Bleus et beurs ? », Plein droit, Plein droit, 2016, n°108, pp. 15-18
Le sport, et le football en particulier, sont généralement érigés en
exemples quand il s’agit d’insister sur les vertus « intégratrices »
de certaines activités et institutions. L’équipe de France de football
est ainsi considérée comme la vitrine d’un « creuset français » au
sein duquel se seraient successivement fondus les descendants des
principales composantes de l’immigration ouvrière. Au-delà des
exemples constamment brandis, une analyse des effectifs de l’équipe
de France montre que les descendants d’Algériens ont été bien peu
nombreux à être appelés chez les « Bleus ». Les rares élus ont d’ailleurs
régulièrement vu la sincérité de leur patriotisme mise en cause.
Emmanuel Blanchard, « Derrière le massacre d’État: Ancrages politiques, sociaux et territoriaux de la “démonstration de masse” du 17 octobre 1961 à Paris », French Politics, Culture & Society, Berghahn, 2016, n°2
Emmanuel Blanchard, « Derrière le massacre d'Etat : ancrages politiques, sociaux et territoriaux de la démonstration de masse du 17 octobre 1961 à Paris », French Politics, Culture & Society, Berghahn, 2016, n°2
Emmanuel Blanchard, Emmanuel Droit, « Forces de l’ordre et crises politiques au 20e siècle », Vingtième siècle. Revue d'histoire, Presses de Sciences Po, 2015, n°128, pp. 3-14
Emmanuel Blanchard, « Le 6 février 1934, une crise policière ? », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2015, n°128, pp. 15-28
La journée du 6 février 1934 est restée dans les mémoires comme l’acmé d’une crise parlementaire aiguë. Les quatorze victimes et les méthodes de maintien de l’ordre ont moins retenu l’attention des historiens qui ont étudié cet événement. Jean Chiappe, préfet de police aux liens politiques multiples et très marqués à l’extrême droite, démis de ses fonctions le 3 février, joua pourtant un grand rôle dans la mobilisation, le déroulement et le dénouement de cette crise. En prêtant une attention particulière aux attitudes et aux pratiques des agents engagés dans la répression, il s’agit d’étudier plus généralement les multiples voies par lesquelles les forces de l’ordre peuvent contribuer à la configuration des crises politiques.
Emmanuel Blanchard, Emmanuel Droit, « Forces de l’ordre et crises politiques au 20e siècle », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2015, n°128, pp. 3-14
Les contributions de ce dossier interrogent, pour les 20e et 21e siècles et sur des terrains d’enquête géographiques variés, les liens entre des régimes politiques de nature différente, leurs forces de police et les sociétés civiles. Bien qu’inscrites dans des cultures historiographiques nationales différentes, ces contributions participent au renouvellement en cours de l’histoire sociale et culturelle du politique. En adoptant une perspective relationnelle et disséminée du pouvoir, il s’agit de considérer les forces de l’ordre comme des acteurs politiques et d’étudier comment elles se positionnent lors de crises politiques. Ces forces contribuent à faire advenir ou à contenir des dynamiques révolutionnaires. Les polices et les forces de l’ordre doivent ainsi être replacées au cœur d’une histoire politique attentive aux organisations et aux institutions n’étant pas étiquetées comme politiques.
Emmanuel Blanchard, « Contrôle au faciès : une cérémonie de dégradation », Plein droit, Plein droit, 2014, n°103, pp. 11-15
Si une partie des contrôles d’identité sont organisés dans des lieuxciblés car réputés être fréquentés par des « sans-papiers », la majorité de ces interpellations visent des habitants connus pour être en situation régulière et dont l’identité ne fait même aucun doute aux yeux des agents contrôleurs. Les premiers légitiment cependant les seconds, et le Gisti s’emploie avec d’autres associations à combattre l’usage du contrôle d’identité par les forces de police comme d’une arme symbolique d’humiliation de certaines populations.
Emmanuel Blanchard, « Martin Thomas, Violence and Colonial Order: Police, Workers and Protest in the European Colonial Empires, 1918-1940 Cambridge, Cambridge University Press, 2012, 527 p. », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2014, n°69e aée, pp. 564-565
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « Quand la gauche ne déçoit même plus », Plein droit, Plein droit, 2013, n°97, pp. 3-6
Emmanuel Blanchard, Caroline Maillary, « Droit de regard en ZA... par le trou de la serrure », Plein droit, Plein droit, 2013, n°97, pp. 41-44
En fin d’année 2012, le Gisti a participé à une campagne de visites de
l’Anafé1 dans la zone d’attente de l’aéroport d’Orly, la deuxième de
France par le nombre de maintenu·e·s (7 500 en 2011 à Roissy pour
1100 pour Orly). Esquisse d’un bilan à venir afin d’avancer vers un
véritable droit de regard au service de la défense des étrangers et des
demandeurs d’asile.
Emmanuel Blanchard, « La Goutte d'Or, 30 juillet 1955 : une émeute au cœur de la métropole coloniale », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2012, n°195, pp. 98-111
RésuméL’émeute urbaine est généralement analysée en lien avec l’histoire des quartiers périphériques et des grands ensembles. L’intégrer à une histoire de la « centralité immigrée » à Paris permet de mettre au jour d’autres continuités et généalogies. Ainsi, l’étude de l’émeute survenue le 30 juillet 1955 dans le quartier de la Goutte d’Or (18e arrondissement, Paris), marqué par une très forte visibilité des « Français musulmans d’Algérie », permet de rompre avec le spatialisme des tentatives d’historisation des violences urbaines. Au croisement de plusieurs traditions de mobilisation (mouvement ouvrier, résistances populaires aux instances disciplinaires, luttes anticoloniales) s’est alors actualisé un mode d’action émeutier dont de nombreux éléments sont repérables dans des épisodes intervenus des années 1970 à nos jours. Il en ressort que, plus que les segmentations géographiques, ce sont les discours publics et les dispositifs policiers qui construisent les espaces au sein desquels l’émeute apparaît comme une réponse à la domination politique et sociale.
Emmanuel Blanchard, « Raphaëlle Branche et al. (dir.), Viols en temps de guerre Paris, Payot, 2011, 270 p. », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2012, n°67e aée, p. -
Emmanuel Blanchard, « Ordre colonial », Genèses, Genèses, 2012, n°86, pp. 2-7
Emmanuel Blanchard, « Ordre colonial », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2012, n°86
Emmanuel Blanchard, « Éditorial : ordre colonial », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2012, n°86, pp. 2-7
Emmanuel Blanchard, « La police et les médinas algériennes en métropole. Argenteuil, 1957-1962 », Métropolitiques, Métropolitiques, 2012, pp. ----
Emmanuel Blanchard, « The Police and the Algerian Medinas in France. Argenteuil, 1957-1962 », Métropolitiques, Métropolitiques, 2012, pp. ----
Emmanuel Blanchard, Alexis Spire, « Remettre les droits des étrangers au centre des politiques d'immigration », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2012
Emmanuel Blanchard, « Une émeute au cœur de la métropole coloniale. La Goutte d'Or, 30 juillet 1955 », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2012, n°195
Emmanuel Blanchard, « Eliminar os indesejáveis: uma lógica de ação para o policiamento dos argelinos em Paris (1944-1962) », Topoi (Rio de Janeiro. Impresso), Rio de Janeiro RJ: 7 Letras, 2012, n°25, pp. 45-53
Emmanuel Blanchard, « 1953 : massacre à La Nation », L'Histoire, Sophia Publications, 2012, n°382, pp. 28-29
Emmanuel Blanchard, « Monique Hervo, une vie avec les Algériens et les mal-logés », Plein droit, Plein droit, 2011, n°91, pp. 36-40
Rares sont les Français à avoir manifesté aux côtés des Algériens lors de la démonstration du 17 octobre 1961. Monique Hervo était de ceux-là. Découvrant les bidonvilles de Nanterre dans le cadre du Service civil international, elle prit fait et cause pour les habitants de ces espaces de relégation et lutta pour l'éradication de cet habitat indigne. Un combat qui la mena naturellement à la défense des droits des étrangers.
Emmanuel Blanchard, Sylvie Thénault, « Quel monde du contact ? Pour une histoire sociale de l'Algérie pendant la période coloniale », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2011, n°236, pp. 3-7
Emmanuel Blanchard, « Didier GUIGNARD. – L’abus de pouvoir dans l’Algérie coloniale (1880-1914). Visibilité et singularité, Nanterre, Presses universitaires de Paris Ouest, 2010, 547 pages », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2011, n°236, p. -
Emmanuel Blanchard, « Quand les forces de l'ordre défient le palais Bourbon (13 mars 1958). Les policiers manifestants, l'arène parlementaire et la transition de régime », Genèses, Genèses, 2011, n°83, pp. 55-73
RésuméLa manifestation non autorisée des policiers parisiens devant l’Assemblée nationale, le 13 mars 1958, permet de questionner l’ordre parlementaire à double titre : si elle perturba l’économie des échanges entre députés, certains d’entre eux firent en sorte d’attiser cette insubordination policière ; elle fut une des étapes d’une transition de régime et d’un rééquilibrage institutionnel. La manifestation et la rupture d’allégeance de la police parisienne au pouvoir politique sont replacées dans une configuration de moyenne durée dans laquelle le principal syndicat de police conteste un affaiblissement du pouvoir exécutif qui compliquait la défense des intérêts matériels de ses adhérents.
Emmanuel Blanchard, « Métiers de police en situation coloniale », Crime, Histoire & Sociétés/Crime, History & Societies, Librairie Droz, 2011, n°2
Emmanuel Blanchard, « Quand les forces de l'ordre défient le Palais Bourbon (13 mars 1958). Les policiers manifestants, l'arène parlementaire et la transition de régime », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2011, n°83, pp. 55-73
Emmanuel Blanchard, Sylvie Thenault, « Quel monde du contact ? Pour une histoire sociale de l'Algérie pendant la période coloniale », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2011, n°236, pp. 3-7
Emmanuel Blanchard, « Professions et professionnalités policières en situation coloniale », Crime, Histoire & Sociétés/Crime, History & Societies, Librairie Droz, 2011, n°2
Emmanuel Blanchard, Sylvie Thenault, « La société du contact dans l'Algérie colonisée », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2011, n°3
Emmanuel Blanchard, Sylvie Thenault, « Editorial : quel monde du contact ? Pour une histoire sociale de l'Algérie pendant la période coloniale », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2011, n°3, pp. 3-7
Emmanuel Blanchard, Olivier Clochard, Claire Rodier, « Sur le front des frontières », Plein droit, Plein droit, 2010, n°87, pp. 3-7
Avec le développement des migrations et, surtout, de leur contrôle, la définition de la frontière, longtemps centrée sur des critères géographiques et techniques, a évolué, intégrant de nombreux autres facteurs (politiques, économiques, juridiques...). Des dispositifs anti-immigration ont alors fait leur apparition dans de nombreux endroits du monde, dans le but de juguler les flux d’« indésirables ». Barrières classiques (murs, grillages, barbelés), « biométrisation », multiplication des mécanismes de contrôle à distance, les frontières se matérialisent aujourd’hui par toute une série d’obstacles dans les parcours des exilés à la recherche d’une vie meilleure ou d’une protection.
Emmanuel Blanchard, Olivier Clochard, C. Rodier, « Sur le front des frontières », Plein Droit, GISTI, 2010, n°87, p. 2119
Emmanuel Blanchard, « Ce que rafler veut dire », Plein droit, Plein droit, 2009, n°81, pp. 3-6
Si, d’une période à une autre, les populations principalement visées par les contrôles policiers ont évolué en fonction des préoccupations du moment, les techniques policières, elles, n’ont guère changé et le mot « rafle » n’a jamais cessé d’être employé. Renoncer à l’utiliser reviendrait à entourer de silence des pratiques répressives qui ont traversé les décennies et ont toujours visé les groupes les plus fragiles politiquement et socialement.
Emmanuel Blanchard, Hélène Spoladore, « Défendre les droits et témoigner : Interview de Laurent Giovannoni. Secrétaire général de la Cimade », Plein droit, Plein droit, 2009, n°80, pp. 11-15
Alors que, depuis près de quinze ans, la Cimade assure une mission d’accompagnement social et juridique auprès des personnes contraintes de quitter le territoire, le ministère de l’immigration a brutalement décidé, en août 2008, de modifier en profondeur l’organisation de cette mission. Les rapports publiés depuis 2001 par l’association sur les conditions d’enfermement des étrangers dans les centres de rétention étaient-ils devenus trop critiques ? Plein droit a souhaité s’en entretenir avec Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade.
Emmanuel Blanchard, « Ce que rafler veut dire », Plein Droit, GISTI, 2009, pp. 3-6
Emmanuel Blanchard, « Externaliser pour contourner le droit », La revue du Projet, Parti communiste français, 2009, n°308, pp. -3494
Emmanuel Blanchard, « Externaliser pour contourner le droit », Revue Projet, Revue Projet, 2009, n°308, pp. 62-66
Resumé On parle de « dimension externe », européenne ou globale, des questions d’asile ou d’immigration. Une vraie solidarité ou une forme de sous-traitance ?
Emmanuel Blanchard, « L'internement avant l'internement Commissariats, centres de triage et autres lieux d'assignation à résidence (il)-légale », Matériaux pour l’histoire de notre temps, Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2008, n°92, pp. 8-14
RésuméEntre leur arrestation et leur arrivée dans un camp d’internement, les Algériens pouvaient passer par différents lieux de détention et, en premier lieu, par des locaux de police. Certains d’entre eux, ainsi, furent érigés en « centre de triage » où l’assignation à résidence était normalement limitée à quinze jours. En région parisienne, le Centre d’identification de Vincennes (CIV), resté dans les mémoires, fut le plus grand d’entre eux et joua un rôle spécifique en raison notamment de son rattachement administratif à la préfecture de police de Paris.
Emmanuel Blanchard, Olivier Clochard, Claire Rodier, « Compter les morts », Plein droit, Plein droit, 2008, n°77, pp. 30-34
Pourquoi compter les morts de la migration ? Pourquoi se livrer à cette comptabilité macabre en tentant, en l’absence de données officielles, de rassembler les chiffres que parviennent difficilement à recueillir les ONG ? Parce que les victimes de la « guerre aux migrants » sont aujourd’hui une composante indissociable de la politique migratoire menée par l’Europe à ses frontières. Et parce qu’il est indispensable de donner une lisibilité à une situation trop souvent réduite à la fatalité ou au fait divers.
Emmanuel Blanchard, « L’internement avant l’internement : commissariats, centres de triage et autres lieux d’assignation à résidence (il)-légale », Matériaux pour l'histoire de notre temps, La contemporaine, 2008, pp. 8-14
Emmanuel Blanchard, « Le mauvais genre des Algériens. Des hommes sans femme face au virilisme policier dans le Paris d'après-guerre », Clio. Histoire, Femmes et Sociétés, Belin, 2008, n°27
Emmanuel Blanchard, Olivier Clochard, C. Rodier, « Compter les morts », Plein Droit, GISTI, 2008, n°77, p. 1255
Emmanuel Blanchard, « Le mauvais genre des Algériens : Des hommes sans femme face au virilisme policier dans le Paris d'après-guerre », Clio. Histoire, femmes et sociétés, Clio. Histoire, femmes et sociétés, 2008, n°27, pp. 209-224
Dès la Libération et bien avant la guerre d’indépendance, les Algériens de Paris ont été l’objet de procédures et de violences policières allant bien au-delà de ce qui était couramment ou légalement admis. Ces interactions, aux déterminants multiples, avaient notamment pour fondements des confrontations de genre et une police des mœurs visant à préserver les normes légitime de « l’arrangement des sexes ». Entre les Algériens, immigrants le plus souvent venus sans femme, et la police parisienne, marquée par une homo-sociabilité masculine, c’étaient aussi des identités et des définitions de la masculinité qui s’affrontaient.
Emmanuel Blanchard, « Étrangers, de quel genre ? », Plein droit, Plein droit, 2007, n°75, pp. 3-6
L’universalisation des droits est un objectif primordial qui passe par l’attention aux caractéristiques et situations des personnes. Celles-ci – et notamment le sexe, la nationalité, la couleur de peau ou la religion – ne doivent pas être prétexte à restreindre des droits normalement attachés à l’ensemble des individus. Les luttes contre les discriminations en raison du sexe ou de la nationalité partagent les mêmes fondements. Pour qu’elles se rejoignent, il faut déconstruire la rhétorique actuelle opposant défense des droits des étrangers et défense des droits des femmes.
Emmanuel Blanchard, « fractures (post)coloniales à Mayotte », Vacarme, Vacarme, 2007, n°38, pp. 62-65
RésuméLa collectivité départementale de Mayotte est marquée par une double insularité : confetti colonial dans l’Océan Indien, elle fait figure d’îlot de prospérité relative au cœur de l’archipel des Comores et du canal de Mozambique. Au nom de leur nationalité française, les Mahorais, encouragés par la métropole, cherchent à se couper de cette sous-région marquée par l’instabilité politique et des niveaux de vie parmi les plus bas du monde.
Emmanuel Blanchard, « Fractures (post)coloniales à Mayotte », Vacarme, Association Vacarme, 2007, pp. 62-65
Emmanuel Blanchard, « L'encadrement des Algériens de Paris (1944-1954), entre contraintes juridiques et arbitraire policier », Crime, Histoire & Sociétés/Crime, History & Societies, Librairie Droz, 2007, n°1, pp. 5-25
Emmanuel Blanchard, « Étrangers, de quel genre ? », Plein Droit, GISTI, 2007, n°75, p. 1051
Emmanuel Blanchard, « Police judiciaire et pratiques d'exception pendant la guerre d'Algérie », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2006, n°90, pp. 61-72
Résumé— En juillet 1953, la création de la brigade des agressions et violences (BAV) apparaît comme une victoire pour ceux qui, depuis la Libération, n’ont jamais admis la dissolution de la brigade nord-africaine (BNA) de la préfecture de police de Paris. L’étude de la BAV, entre 1953 et 1962, montre que ce service (dont les prérogatives évoluent au cours de la période) était défini non en fonction de ses attributions, mais par la population dont il avait la charge. Cette police coloniale au cœur de la capitale a cependant refusé certaines des évolutions prônées par le préfet Papon au nom de la « guerre contre-révolutionnaire » qui visait le Front de libération nationale.
Emmanuel Blanchard, « Police judiciaire et pratiques d'exception pendant la guerre d'Algérie », Vingtième siècle. Revue d'histoire, Presses de Sciences Po, 2006, n°90, pp. 61-72
Emmanuel Blanchard, « Quand des soldats coloniaux se révoltaient », Plein Droit, GISTI, 2006, n°69, pp. -69
Emmanuel Blanchard, Violaine Carrère, « Les quotas contre les droits », La revue du Projet, Parti communiste français, 2006, n°290, pp. -2299
Emmanuel Blanchard, Violaine Carrère, « Les quotas contre les droits », Revue Projet, Revue Projet, 2006, n°290, pp. 28-35
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « Un laboratoire pour enterrer le droit d'asile », Plein droit, Plein droit, 2005, n°65-66, pp. 27-31
Malte a été, jusqu’à une période récente, une terre d’émigration plus que d’immigration mais, située entre les côtes libyenne et italienne, elle est placée sur le chemin des routes migratoires entre l’Afrique et l’Europe. Longtemps simple halte ou refuge involontaire pour des migrants aux voyages interrompus par les aléas de la météo marine ou des négociations avec les passeurs, elle est devenue la base avancée de l’Union européenne en Méditerranée.
Emmanuel Blanchard, Victoire Patouillard, « Flex-sécurité, tour d'horizon : entretien avec Jérôme Gautié », Vacarme, Vacarme, 2005, n°32, pp. 102-105
RésuméEntretien avec Jérôme Gautié.
Emmanuel Blanchard, Laurence Duchêne, « Plein emploi et condition salariale / 1 », Vacarme, Vacarme, 2005, n°31, pp. 116-118
RésuméLes Trente Glorieuses n’ont pas eu lieu
Emmanuel Blanchard, « 1956 : les camps en Algérie : entretien avec Sylvie Thénault », Vacarme, Vacarme, 2005, n°30, pp. 84-87
RésuméContinuité des pratiques de la République. Entetien avec Sylvie Thénault
Emmanuel Blanchard, « Interner, enfermer, regrouper », Vacarme, Vacarme, 2005, n°30, pp. 86-87
Résumé« Centres de regroupement », « centres d’hébergement », « centres de triage et de transit », « centres d’assignation à résidence surveillée », « centres d’identification » : cette liste non exhaustive témoigne de l’art de la litote de l’administration française pour camoufler la réalité d’une politique d’enfermement et de déplacement d’une population engagée ou prise dans les méandres d’une guerre de libération nationale. Si l’ensemble de ces lieux peuvent être qualifiés de camps c’est parce qu’au-delà de logiques et (...)
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « Malte : un laboratoire pour enterrer le droit d'asile », Plein Droit, GISTI, 2005, n°6566, p. 64
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « Les étrangers dans la constitution européenne : faire sortir l'Union Européenne du non-droit ? », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2005, n°37
Emmanuel Blanchard, Laurence Duchêne, Stany Grelet, « Tenir (à) la caisse », Vacarme, Vacarme, 2004, n°28, pp. 78-81
Résuménotes sur l’assurance maladie
Emmanuel Blanchard, Victoire Patouillard, « comme un lundi », Vacarme, Vacarme, 2004, n°26, pp. 72-73
Emmanuel Blanchard, « La dissolution des Brigades nord-africaines de la Préfecture de police : la fin d’une police d’exception pour les Algériens de Paris (1944-1953) ? », Bulletin de l'IHTP, Paris : Institut d'histoire du temps présent et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2004, n°83, pp. 70-82
Blanchard Emmanuel. La dissolution des Brigades nord-africaines de la Préfecture de police : la fin d’une police d’exception pour les Algériens de Paris (1944-1953) ?. In: Bulletin de l'Institut d'Histoire du Temps Présent, n°83, Premier semestre 2004. Répression, contrôle et encadrement dans le monde colonial au XXe siècle. pp. 70-82.
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « Le projet de traité constitutionnel européen : un déni de droit pour les étrangers ? », Hommes & libertés, Ligue des droits de l'Homme, 2004, n°126
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « L'Europe des camps », Plein droit, Plein droit, 2003, n°58, pp. 14-17
La mise à l’écart d’étrangers, dont Sangatte est devenu le symbole, s’est généralisé, ces dernières années, au point qu’on peut évoquer la construction d’une « Europe des camps ». Par cette généralisation, ces camps perdent leur statut de réponse exceptionnelle pour devenir les instruments d’une gestion de l’immigration et de l’asile dotés d’une double fonction : lieux de relégation des indésirables, ils sont aussi et surtout, pour les Etats, une façon d’afficher, sur un mode ostentatoire, leur volonté de maîtriser les flux migratoires.
Emmanuel Blanchard, « Les tirailleurs, bras armé de la France coloniale », Plein droit, Plein droit, 2003, n°56, pp. 3-6
Longtemps occultée, la participation des populations coloniales aux efforts de guerre de la France est aujourd’hui un véritable enjeu de mémoire au cœur des luttes politiques et juridiques des anciens combattants et des sans-papiers. En mettant l’accent sur la contribution de leurs aînés à la défense d’idéaux démocratiques, mis à mal par les gouvernements passés et présents de la France des colonies ou de la fermeture des frontières, ces derniers ont contribué à sortir de l’oubli des milliers d’hommes dont les sacrifices ne sont toujours pas reconnus. Il reste que l’image du tirailleur libérateur de la France occupée ne permet pas d’appréhender, dans toute sa complexité, l’histoire des troupes coloniales.
Emmanuel Blanchard, « Les tirailleurs, bras armé de la France coloniale », Plein Droit, GISTI, 2003, n°56, pp. -56
Emmanuel Blanchard, Claire Rodier, « L'Europe des camps », Plein Droit, GISTI, 2003, n°58, pp. -58
Emmanuel Blanchard, « Étrangers incarcérés, étrangers délinquants ? », Plein droit, Plein droit, 2001, n°50, pp. 13-15
Les étrangers représentent 6 % de la population métropolitaine mais plus de 24 % de la population pénitentiaire. Des chiffres difficiles à comparer – les statistiques pénitentiaires intègrent des touristes, des travailleurs saisonniers ou des irréguliers non pris en compte par le recensement...–, mais dont la confrontation alimente une idée reçue : les étrangers seraient plus souvent délinquants que les Français. Pourtant les statistiques pénitentiaires ne disent rien de la délinquance des étrangers, elles nous parlent plutôt du fonctionnement des institutions policières et judiciaires.
Emmanuel Blanchard, « Étrangers incarcérés, étrangers délinquants ? », Plein Droit, GISTI, 2001, n°50, pp. -50