Il existe une tension structurante, une contradiction ou un conflit de logiques, permanent et fondamental, qui organise en profondeur la politique des greffes en France. Cette tension ne se résout pas facilement : elle structure durablement les décisions politiques, les débats éthiques, les pratiques professionnelles, et parfois même les controverses bioéthiques. En d'autres termes, ce n'est pas une simple difficulté passagère ou une opposition ponctuelle, mais une tension constitutive du fonctionnement même du système des greffes en France. Elle est à la fois source de conflits et de régulations, de débats et d'arbitrages constants. En effet, dans le cas des greffes rénales, se révèle une tension structurante entre éthique et efficacité. Cette tension ne semble pas soluble et par conséquent elle oblige l'État, les médecins et les institutions à faire des choix sous contrainte morale et matérielle. Dans l'action publique de santé, cette tension structurante oppose la logique centrale de pilotage et de régulation par l'État (normes et objectifs) et la logique locale de soin pratiques hospitalières et cas particuliers). Cela génère des frictions constantes entre les acteurs par des contradictions de fond, stables dans le temps, qui façonne les choix, les normes, les conflits et les compromis dans ce domaine. Elle ne se résout pas, mais elle oblige les acteurs à négocier, arbitrer, justifier en permanence leurs décisions. La gestion publique des greffons rénaux en France est donc traversée par une tension structurante entre les principes éthiques de justice, d'égalité et d'utilité, les logiques politiques de priorisation des ressources rares, et les contraintes opérationnelles propres aux établissements hospitaliers. Cette tension, constitutive du champ de la santé en contexte de pénurie, ne se résout pas mais impose aux acteurs décideurs publics, professionnels de santé, associations de patients des arbitrages permanents, souvent conflictuels, entre normes prescrites et réalités vécues. La question de l'allocation des greffons rénaux engage donc une tension structurante irréductible entre des principes éthiques concurrents justice distributive, égalité d'accès, utilité médicale qui s'inscrivent dans une double exigence : garantir la légitimité morale des choix collectifs tout en assurant leur efficacité. Dans un contexte de rareté, cette tension ne peut être tranchée de manière définitive : elle façonne au contraire les dilemmes éthiques récurrents auxquels se heurtent les institutions publiques et les soignants, révélant l'écart persistant entre l'idéal normatif et les conditions concrètes de mise en uvre. Cette recherche part du constat que la régulation publique des greffons rénaux, en tant que ressource rare en santé, repose sur une tension structurante entre principes bioéthiques (justice, égalité, utilité), exigences politiques de gestion des priorités, et réalités hospitalières marquées par des contraintes organisationnelles et territoriales fortes. Loin d'être conjoncturelle, cette tension traverse l'ensemble du champ de la greffe : elle en organise les controverses, en oriente les réformes, et cristallise les rapports de force entre institutions, professionnels et associations de patients. Mais alors, comment l'allocation des greffons rénaux, en tant que ressource rare en santé, incarne-t-elle une tension structurante entre les principes éthiques de justice, d'utilité et d'égalité, les logiques politiques de priorisation dans l'action publique, et les pratiques hospitalières concrètes ? Ou comment l'action publique organise-t-elle la régulation des greffons rénaux en France, à l'intersection de tensions bioéthiques, d'inégalités territoriales, de pressions associatives et d'innovations médicales, dans un contexte de pénurie structurelle et de reconfiguration des rapports entre institutions sanitaires, professionnels de santé et usagers ? Et dans quelle mesure la gestion publique des greffons rénaux en France révèle-t-elle les tensions entre les principes éthiques de justice et d'égalité, les log