• THESE

    La démocratie conditionnelle : le débat contemporain sur la réforme politique dans les universités chinoises, soutenue en 2012 à Paris EHESS sous la direction de Pierre Rosanvallon 

  • Emilie Frenkiel, Parler politique en Chine: les intellectuels chinois pour ou contre la démocratie, Presses universitaires de France, 2018, 316 p.   

    Emilie Frenkiel, Olivier Allard, Alice Doublier, Florence Galmiche, Christelle Rabier (dir.), Traduire et introduire les sciences sociales d'Asie orientale: Kon Wajirô, Yu Keping, Yang Hyunah, ENS Éditions, 2017, 289 p. 

    Emilie Frenkiel, Simeng Wang (dir.), Participer dans le monde chinois: une jeunesse connectée, De Boeck supérieur, 2017, 223 p. 

    Emilie Frenkiel, Parler politique en Chine , 2014   

    Cet ouvrage porte sur une vingtaine d’intellectuels chinois etleurs propositions de réformes politiques. Ils interviennent dans la sphère publique pour dresser un bilan des «problèmes» urgents à résoudre afin de «sauver la Chine» et défendre certaines valeurs. Après avoir analysé le statut de ces chercheurs engagés et les contours de la liberté académique, cette enquête dresse le portrait intellectuel de deux générations d’un certain type d’intellectuels chinois, marqués par la Révolution culturelle et la sortie de la révolution. Si ces chercheurs se prennent au jeu technocratique, c’est très certainement parce qu’ils ont renoncé aux ruptures révolutionnaires et adhérent plus ou moins au discours officiel sur le rôle primordial du Parti unique dans le développement et le maintien de la stabilité, étant donné la «qualité» insuffisante de la population. Leur conception de la démocratie à introduire en Chine peut être qualifiée de conditionnelle: elle doit attendre son heure afin de s’assurer qu’elle sera une solution aux différentes crises (morale, sociale, rurale, nationale, procédurale etc.) et non un problème supplémentaire.Elle l’est également du faitqu’elle implique une prise de distance avec les définitions occidentales, ainsi opposées à une conception chinoise de la démocratie.Sommaire : Pages de début (p. III)| Remerciements (p. VII)| Note sur la romanisation des noms chinois (p. IX)| Introduction (p. 1-13)| Chapitre 1. - Des chevaux dans un enclos ? La condition des universitaires chinois (p. 15-48)| Chapitre 2. - Deux générations de chercheurs engagés (p. 49-90)| Chapitre 3. - Un marché ou une bataille des idées ? (p. 91-135)| Chapitre 4. - Bilan des réformes et réveil de l’intelligentsia (p. 137-186)| Chapitre 5. - Quel modèle pour la Chine ? (p. 187-228)| Chapitre 6 - Une démocratisation aux couleurs de la Chine ? (p. 229-275)| Conclusion (p. 277-285)| Liste des entretiens (p. 287)| Biographies (p. 289-303)| Index des noms propres (p. 305-307)| Index des concepts (p. 309-312)| Pages de fin (p. 313-318).

    Emilie Frenkiel, Jean-Louis Rocca, La Chine en mouvements, Presses Universitaires de France, 2013, La Vie des idées, 110 p.  

  • Emilie Frenkiel, « La convention citoyenne étudiante de l’UPEC : une innovation démocratique comme une autre ? », Le sujet dans la cité, Le sujet dans la cité, 2025, n°15, pp. 55-69  

    Emilie Frenkiel, Alice Bellicha, Hajar El Karmouni, Henri Dehove, « L’alimentation étudiante, du constat à l’action. Comment les universités peuvent-elles accompagner la transition vers une alimentation satisfaisante et de bonne qualité nutritionnelle ? », Revue française des affaires sociales, Revue française des affaires sociales, 2025, n°252, pp. 309-326  

    Emilie Frenkiel, «  Participation citoyenne ordonnée  et contrôle politique en Chine », Critique, Critique, 2021, n°889-890, pp. 584-595  

    Emilie Frenkiel, « Taïwan – Une pirate au ministère », Revue Projet, Revue Projet, 2019, n°371, pp. 52-54  

    Emilie Frenkiel, « Yu Keping, un politiste en Chine », Tracés : Revue de Sciences Humaines, ENS Éditions, 2017, n°17 

    Emilie Frenkiel, « Hacker la démocratie taïwanaise : Audrey Tang et la réinvention de la politique », Participations, Participations, 2017, n°17, pp. 121-153   

    Cet article est consacré à Audrey Tang, appartenant au collectif de jeunes hackers citoyens g0v et devenue ministre du Numérique à Taïwan en octobre 2016. Il étudie comment les dispositifs numériques de participation sont fabriqués dans le contexte taïwanais, au croisement des influences occidentales et de l’influence de son voisin chinois, et engagé dans un processus de profond renouvellement politique depuis l’occupation du Parlement par des étudiants lors du mouvement des Tournesols de 2014. L’article enquête sur les raisons d’une rencontre originale entre savoir-faire technique, réflexion théorique et volonté politique.

    Emilie Frenkiel, Simeng Wang, « Les jeunes Chinois dans différents espaces nationaux : expressions et engagements politiques », Participations, Participations, 2017, n°17, pp. 5-33  

    Emilie Frenkiel, « CHINE, LES VISAGES DE LA JUSTICE ORDINAIRE, Stéphanie Balme, Paris, Presses de Sciences Po, 2016, 336 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2017, n°Autome, p. -  

    Emilie Frenkiel, Simeng Wang, « Participer dans le monde chinois : une jeunesse connectée », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2017, n°1 

    Emilie Frenkiel, « LES FILS DE PRINCES : UNE GÉNÉRATION AU POUVOIR EN CHINE, Jean-Luc Domenach, Paris, Fayard, 2016, 272 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2016, n°Hiver, p. -  

    Emilie Frenkiel, « Entre rééducation des artistes et développement effréné, où va la culture en Chine ? », NECTART, NECTART, 2016, n°2, pp. 68-77   

    Le président chinois a frappé les esprits en décembre 2014 en dénonçant la vulgarité du monde de l’art chinois et en proposant que les artistes soient « envoyés à la campagne vivre au contact des masses » afin d’y « acquérir un point de vue correct sur l’art ». Comment comprendre cette annonce alors que la grande puissance économique qu’est devenue la Chine semble à des années-lumière de la Révolution culturelle ? Cet article se propose de présenter la politique culturelle de la Chine et de replacer cette déclaration dans le contexte politique, économique et idéologique actuel.

    Emilie Frenkiel, « À propos de Sungmoon Kim, Confucian Democracy in East Asia. Theory and Practice, New York, Cambridge University Press, 2014, xii + 322 p., bibliographie, index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2015, n°65, p. -  

    Emilie Frenkiel, « THE CHINA MODEL : POLITICAL MERITOCRACY AND THE LIMITS OF DEMOCRACY, Daniel A. Bell, Princeton, Princeton University Press, 2015, 336 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2015, n°Hiver, p. -  

    Emilie Frenkiel, « Nudge, Richard H. Thaler et Cass R. Sunstein : Nudge. 
La méthode douce
 pour inspirer la bonne décision. Richard Thaler et Cass Sunstein, Vuibert, 2010 », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2014, n°255, pp. 31-31  

    Emilie Frenkiel, « Une démocratisation aux couleurs de la Chine », Politique étrangère, Politique étrangère, 2011, n°Hiver, pp. 851-862   

    Les élites intellectuelles du pays s’accordent sur un horizon politique démocratique pour la Chine. Mais la démocratie électorale n’apparaît plus comme le débouché naturel des réformes. Et les élites se divisent sur la nature institutionnelle d’une future démocratie, ainsi que sur le rythme de la marche qui y conduira. Cette démocratie ne saurait au demeurant se résumer à l’avènement institutionnel d’élections multipartites, comme en témoignent déjà les multiples expériences de démocratie locale.

    Emilie Frenkiel, « La main invisible du nudge », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2011, n°225, pp. 15-15  

    Emilie Frenkiel, « Note préliminaire sur la condition des universitaires en Chine », Critique internationale, Critique internationale, 2011, n°50, pp. 129-144   

    Preliminary Remarks Concerning the Situation of Chinese Academics In China, the present modalities of academic research and publication differ considerably from those of European and North American universities. This is particularly true within the field of political science, a discipline that has long languished due to the fact that it is entirely limited to the study of the canonical texts of Marxism-Leninism and the thought of Mao Zedong. The launching of the policy of reform and openness thirty years ago represented a turning point for the humanities and social sciences, which suddenly found themselves holding a place of honor in support of the reformist drive. An initial overview of the situation allows one to better grasp the contours of academic liberty and understand the status presently accorded to Chinese scholars and academics. Some engaged academics (particularly in the area of political reform) are torn between limitations on the liberty of research and publication, official requests to participate in the policy-making process, professionalization, growing market openness and internationalization, patriotism and intellectual commitment. ■

  • Emilie Frenkiel, « Representation, legitimacy and deliberation », le 30 septembre 2022  

    Organisé par l'Ecole Internationale d'Etudes Politiques et le Laboratoire LIPHA, Université Paris-Est Créteil.

  • Emilie Frenkiel, Álvaro de Vasconcelos, Lun Zhang, Emilie Frenkiel, FMSH, (2023, 13 juin), L'exil : comme libération et réinvention de l'identité, in PARCOURS D'INTELLECTUELS EN EXIL : UN HUMANISME SANS FRONTIÈRES, [Podcast], Canal-U, https://www.canal-u.tv/145174, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Élise Launay, Xianzheng, un constitutionalisme à la chinoise ?, thèse soutenue en 2023 à Paris INALCO sous la direction de Frédéric Wang et Sébastien Billioud, membres du jury : Eric Seizelet (Rapp.), Jean-Pierre Cabestan, Stéphanie Balme et Chloé Froissart      

    La thèse traite d’un système de croyances particulier, à savoir l’idéologie socialiste de l’État-parti chinois, dans sa construction constitutionaliste. Le constitutionalisme, qui vise à empêcher la concentration excessive du pouvoir, est un défi pour la Chine de culture autoritaire et son parti gouvernant monopolistique. Sa théorie politique contemporaine contient pourtant un constitutionalisme incognito. Comment le concept originaire des démocraties libérales se traduit-il dans un tel régime ? N’est-il qu’une « forme aberrante » contraire aux normes de la démocratie et ses valeurs dites universelles ? Analyser la mise en récit et en acte du constitutionalisme à la chinoise révèle la formation de ce modèle, qui promeut un système de gouvernance de constitution duale axé sur une double logique juridique et axiologique. Antithèse de l’archétype dominant, il assume une lecture décalée des concepts. La thèse montre comment le discours fait de la primauté du droit bien plus qu’un élément du système de croyances général : elle en soutient l’architecture en composant un triptyque fondamental avec deux autres piliers. Le premier relié à la capacité de mener la cause socialiste – l’exercice monopolistique du pouvoir, le rôle dirigeant du PCC (党的领导), décrété caution des autres –, le second relié à la souveraineté populaire – le peuple maître du pays (人民当家作主), censément assuré de bien gouverner grâce à son guide éclaireur. L’essence du discours s’expose sous le nom de fazhi guojia (法治国家), un État idéalisé dont les principes énoncés comme démocratiques confèrent une suprématie à la loi, de sorte que la gouvernance sociale réalise les ambitions développementales de la nation.

    Lan Jiang Fu, Le phénomène rushang : une étude du renouveau confucéen dans le milieu entrepreneurial en Chine contemporaine, thèse soutenue en 2021 à Université Paris Cité sous la direction de Sébastien Billioud présidée par Zhe Ji, membres du jury : Lun Zhang (Rapp.), Gilles Guiheux et Marie-Emmanuelle Chessel    

    À partir du début du XXIe siècle, la Chine voit apparaître un « renouveau confucéen » au sein de la population. Cette renaissance du confucianisme, souvent associée à une revitalisation de la tradition culturelle, connaît un engouement particulier auprès d'un grand nombre d'entrepreneurs qui revendiquent publiquement leur adhésion à ces valeurs. Cette nouvelle tendance s'accompagne notamment d'un retour en force du modèle du rushang '' (marchand confucéen), un terme ancien qui désignait sous la dynastie des Ming (1368-1644) un nouveau type de commerçants, proche des milieux lettrés. En nous appuyant sur une enquête de terrain effectuée entre 2016 et 2020 au sein de trois entreprises privées ainsi que sur une étude de l'organisation du Forum rushang de Bo'ao, cette thèse a pour objectif de comprendre la nature et les différents aspects du phénomène « rushang ». En mobilisant une approche socio-anthropologique, notre recherche tente de mettre en lumière les manières dont ce phénomène émerge et se diffuse dans la société. Nous nous intéressons également aux motifs de l'engagement de ces entrepreneurs se réclamant de la tradition « confucéenne », ainsi qu'au rôle joué dans ce mouvement par d'autres acteurs, politiques et intellectuels. Une mise en perspective historique du terme rushang révèle que ce concept a connu un certain nombre de mutations tout au long de l'histoire. La nouvelle interprétation de cette ancienne appellation constitue en réalité un processus de réinvention de la tradition. Dans une Chine aujourd'hui modernisée et globalisée, le recours aux valeurs « confucéennes » peut être considéré dans une certaine mesure comme une justification morale du capitalisme chinois.

  • Rongxin Li, A Conceptual Reappraisal of Chinese Deliberative Democracy (Xieshang Minzhu 协商民主), thèse soutenue en 2021 à Paris 8 sous la direction de Yves Sintomer présidée par Dario Castiglione, membres du jury : Demin Duan (Rapp.), Youxing Lang et Alice Le Goff    

    Il s’agit d’une thèse de doctorat en trois parties composées de cinq chapitres. La première partie comprend le premier chapitre sur la démocratie délibérative en Occident, et la deuxième partie comprend les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes chapitres avec une nouvelle révision conceptuelle et une réévaluation du concept chinois de démocratie délibérative (xieshang minzhu 协商民主) et son institutionnalisation. La troisième partie comprend le cinquième chapitre avec un passage du concept idéal à l’exploration empirique à travers des études de cas.Pour commencer, le premier chapitre présente et revisite plus précisément la démocratie délibérative en Occident. Ce concept de démocratie délibérative et de gouvernance vise une reconstruction démocratique dynamique via des interactions dialogiques motivantes entre citoyens égaux. Cette approche centrée sur le discours met un nouvel accent sur la « volonté du peuple » de donner à la démocratie contemporaine de nouvelles significations. Dans ce chapitre, nous exposons les différences entre la délibération démocratique, la démocratie représentative et la démocratie participative. La critique de la théorie de la démocratie délibérative blâme principalement sa conception irréaliste et son incompatibilité avec les réalités pratiques. Les efforts ultérieurs d’un virage systémique vers la démocratie délibérative offrent une réponse précieuse.

    Nolwenn Salmon, Les journalistes chinois engagés dans le domaine de l’environnement : les équilibres de la critique entre acceptation et refus du politique, thèse soutenue en 2016 à Sorbonne Paris Cité sous la direction de Xiaohong Xiao Planes et Christian Henriot, membres du jury : Cyril Lemieux (Rapp.), Isabelle Thireau (Rapp.), Jean-François Huchet   

    L’objet de cette recherche est de comprendre la nature de la critique portée par les journalistes de l’environnement en Chine et d’analyser comment leur activité peut se déployer dans un régime autoritaire qui s’appuie sur le progrès et l’idéologie de la modernisation pour asseoir sa légitimité. Paradoxalement, cette forme de journalisme, qui contient un fort potentiel critique face à la quête effrénée de croissance économique promue par le PCC, est née d’une impulsion interne à l’administration et au Parti dés les années 1970-1980. Cette origine fait peser un doute constant sur la finalité de la critique environnementale, et expose les journalistes à l’accusation de faire le jeu du pouvoir en dénonçant des abus locaux. Par une étude historique et sociologique de la pratique et des questionnements des journalistes de l’environnement chinois sur leur activité, j’analyse comment ils prennent en charge la tension inhérente à une critique qui ne peut jamais se placer en extériorité complète par rapport à un système de pouvoir susceptible à tout moment de la réduire au silence. Si elle est limitée par les conditions de son exercice, je soutiens que cette critique contient néanmoins une puissance réelle de changement, et j’essaie de mettre au jour l’évolution des moyens par lesquels les différents acteurs (journalistes, cadres, associations) contribuent au maintien de l’édifice tout en cherchant à le déséquilibrer en leur faveur. Je montre que la recherche d’autonomisation du journalisme environnemental a d’abord conduit à l’émergence d’un journalisme militant, puis, par réaction, à l’affirmation d’une forme de professionnalisation qui valorise le modèle de l’expert objectif, mais complique le rapport à l’engagement qui reste pourtant déterminante dans leur pratique.