Florence Johsua, Anticapitalistes: Une sociologie historique de l’engagement, Éditions La Découverte, 2019, Collection Laboratoire des sciences sociales, 280 p.
Florence Johsua, Anticapitalistes , 2015
Le renouveau des gauches radicales en Europe a suscité un regain d’intérêt à leur égard. Toutefois, peu d’études se sont intéressées aux individus qui militent contre le capitalisme, pour un autre monde. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Quels parcours personnels, quelles expériences nourrissent l’audace de penser qu’on peut changer la société ? Comment ces engagements se sont-ils transformés et renouvelés ? Grâce à une enquête au long cours combinant entretiens, observations et analyses statistiques, ce livre propose une sociologie de l’engagement anticapitaliste en France du milieu des années 1960 aux années 2000. À travers le cas de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) devenue Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), l’auteure interroge les liens entre les évolutions du recrutement partisan et celles à l’œuvre dans la société et explore les trajectoires et les pratiques des militants, leurs visions du monde, leurs questionnements et leur idéal, pour apporter un éclairage inédit sur les nouveaux visages de l’anticapitalisme à l’aube du XXIe siècle.
Ce faisant, l’ouvrage invite à penser sous un nouveau jour de grandes questions de société, comme celle de la fin des utopies, la prétendue désaffection des jeunes pour la politique, la production sociale de la révolte ou encore ce que signifie prendre parti aujourd’hui. Il rend compte d’une aventure à la fois minoritaire et universelle : la contestation de l’ordre établi.Sommaire : Pages de début (p. 1-5)| Introduction (p. 7-19)| Présentation (p. 21-24)| Chapitre 1. Sociographie des militants (p. 25-41)| Chapitre 2. Militants des « années 68 » : la séquence du reclassement (p. 42-75)| Chapitre 3. Repenser la production sociale de la révolte : les transformations du recrutement à la LCR depuis 2002 (p. 76-94)| Présentation (p. 95-99)| Chapitre 4. Stratégie : après le schéma, l'hypothèse et puis… Que faire ? (p. 101-123)| Chapitre 5. Projet de société : une société en projets (p. 124-134)| Chapitre 6. Cadres de pensée et de perception des militants (p. 135-155)| Présentation (p. 157-160)| Chapitre 7. La remise en cause du « révolutionnaire professionnel » (p. 161-176)| Chapitre 8. « Si tous les gars du monde se donnaient la main… » (p. 177-209)| Chapitre 9. Après 2002 : transformations et résistances (p. 210-240)| Conclusion (p. 241-245)| Annexes (p. 247-275)| Remerciements (p. 277)| Pages de fin (p. 279-283).
Florence Johsua, De la LCR au NPA (1966-2009): sociologie politique des métamorphoses de l'engagement anticapitaliste, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille 3, 2012, Lille-thèses
Florence Johsua, Nonna Mayer, De la LCR au NPA (1966-2009): sociologie politique des métamorphoses de l'engagement anticapitaliste,, 2011, 662 p.
La thèse analyse les métamorphoses de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) – et de l’engagement en son sein – depuis sa création en 1966 et jusqu’à la fondation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) en 2009. Au travers de cette étude, c’est une sociologie politique des métamorphoses de l’engagement qui est élaborée, appliquée au cas du militantisme anticapitaliste en France au cours de la même période. La thèse analyse trois dimensions fondamentales de ces métamorphoses partisanes : celle du recrutement qui soulève la question de la production sociale de la révolte [Partie 1], puis la (re)production idéologique de l’engagement partisan [Partie 2] et enfin les transformations du fonctionnement et des pratiques en étudiant les objets et façons par lesquelles les militants et/ou l’organisation ont cherché à changer la vie… militante [Partie 3]. Pour ce faire, la recherche développe une approche interactionniste du parti politique. La méthodologie articule une approche compréhensive de l’engagement, reposant sur la réalisation de quarante-cinq entretiens avec des militants et dirigeants de la LCR, à une approche statistique fondée sur la réalisation de quatre enquêtes quantitatives. Elle s’appuie notamment sur l’analyse du fichier national des adhérents de 2003 (N= 1800 cartes, soit 69 % des effectifs) et de 2005 (N= 1476), sur une enquête nationale par questionnaire auprès des militants menée en 2006 (N= 1557, soit 59 % des effectifs), enfin sur une enquête par questionnaire auprès des délégués au XVe congrès national en 2003 (N= 362, soit 74 % des présents). S’ajoute à cela un important volet d’observations du socle routinier des activités militantes ordinaires.
Florence Johsua, La dynamique militante à l'extrême gauche: le cas de la Ligue Communiste Révolutionnaire, 2003
Florence Johsua, « « Le traitement judiciaire du mouvement des Gilets jaunes » », dans Quentin Ravelli, Johanna Siméant-Germanos, Loïc Bonin et Pauline Liochon (dir.), Les Gilets jaunes. Une révolte inclassable, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2024
Florence Johsua, Sophie Béroud, « Se politiser par le travail », in Sombrero (collectif), Fillieule, Olivier, Béroud, Sophie, Masclet, Camille, Sommier, Isabelle (dir.), Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Actes Sud, 2018
Florence Johsua, « Renouvellement générationnel et métamorphose militante de la LCR au NPA », in Muxel Anne (dir.), La politique au fil de l'âge, Presses de Sciences Po, 2011
Florence Johsua, « Abeyance structure », in Fillieule Olivier, Mathieu Lilian, Péchu Cécile (dir.), Dictionnaire des mouvements sociaux, Presses de Sciences Po, 2009, pp. 17-23
Florence Johsua, « Le parti doit changer de bases : la LCR et le "Nouveau Parti", transformations militantes et (re)définitions partisanes », in Geay Bertrand, Willemez Laurent (dir.), Pour une gauche de gauche, Editions du Croquant, 2008
Florence Johsua, « Jeunesse communiste révolutionnaire, Organisation communiste internationaliste, Trotski Léon, Trotskisme, Voix ouvrière », in Capdevielle Jacques, Rey Henri (dir.), Dictionnaire de Mai 68, Larousse, 2008
Florence Johsua, « Les conditions de (re)production de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) : l'approche par les trajectoires militantes », in Haegel Florence (dir.), Partis politiques et système partisan en France, Presses de Sciences Po, 2007, pp. 25-67
Florence Johsua, Yann Raison Du Cleuziou, « Entre radicalité et apolitisme », in Agrikoliansky Eric, Sommier Isabelle (dir.), Radiographie du mouvement altermondialiste. Le second Forum social européen, La Dispute, 2005
Florence Johsua, « Prévention pénale des infractions commises en manifestations : un risque d’abaissement des garanties démocratiques. À partir d’une ethnographie du raisonnement juridique dans le cadre du traitement judiciaire des mobilisations des Gilets jaunes (2018-2019) », Archives de politique criminelle, A. Pedone, 2025, n°1
Florence Johsua, « Le traitement pénal des manifestations des Gilets jaunes », Actualité juridique Pénal, Dalloz , 2025, n°1, p. 23
Florence Johsua, « Prévention pénale des infractions commises en manifestations : un risque d’abaissement des garanties démocratiques. : A partir d’une ethnographie du raisonnement juridique dans le cadre du traitement judiciaire des mobilisations des Gilets jaunes (2018-2019) », Archives de politique criminelle, Archives de politique criminelle, 2025, n°47, pp. 137-151
Florence Johsua, « El componente internacional en el Mayo francés », Temas : Cultura, Ideología y Sociedad, , 2019, n°9596
Florence Johsua, Alexandra Harwood, Vicki Whittaker, « The Social Production of Revolt Reconsidered : A Study of Changes in the Membership of the French Ligue Communiste Révolutionnaire since 2002 », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°63, pp. 841-864
The political consequences of the structural transformation of labour markets and the growing uncertainties surrounding individuals’ entry into these markets have produced numerous studies. For the most part, this abundant literature focuses on the process of demobilisation to which such conditions lead. Research on the metamorphoses of contemporary anti-capitalist activism in France suggests that these macrosocial transformations have, in some instances, given rise to a form of politicisation for a particular fraction of society. By analysing the transformations in recruitment to one of the main anti-capitalist political parties in France, the Ligue Communiste Révolutionnaire, this article invites us to reframe the question of the social logics of engagement and calls for a critical reassessment of sociological frameworks and methods.
Florence Johsua, « Nous vengerons nos pères... : De l'usage de la colère dans les organisations politiques d'extrême gauche dans les années 1968 », Politix, Politix, 2014, n°104, pp. 203-233
Cet article propose d’étudier un versant particulier des logiques qui ont pu participer aux ruptures d’allégeance avec l’ordre établi caractéristiques des engagements critico-sociétaires des années 1968 en France. Par le prisme d’une sociologie de l’engagement attentive aux émotions des protagonistes, à leurs conditions sociales et historiques de production et à leurs effets, il analyse le rôle de la colère et du désir de vengeance éprouvés par une fraction particulière de la génération post-guerre en France, jeunes hommes et femmes d’origine juive nés à la fin de la Seconde Guerre mondiale ou après la Libération, dont les familles ont été personnellement touchées par la traque et le génocide des Juifs, pour éclairer sous ce jour les logiques constitutives de leur engagement « communiste révolutionnaire ». À partir de l’analyse de sources orales, écrites et iconographiques, sont plus particulièrement étudiés les processus de politisation des acteurs et les conditions du passage à l’engagement. La recherche souligne le rôle d’une configuration particulière, formée par la rencontre entre des dispositions incorporées favorisant la colère et le désir de représailles, un contexte ouvrant une voie d’extériorisation de la violence subie et un cadre organisationnel et politique, qui crée alors les conditions de possibilité d’une conversion de la colère en puissance d’agir.
Florence Johsua, « Nous vengerons nos pères.... De l'usage de la colère dans les organisations politiques d'extrême gauche dans les années 1968 », Politix, De Boeck Supérieur, 2013, n°104
Florence Johsua, « Repenser la production sociale de la révolte. A partir d'une étude des transformations du recrutement à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) depuis 2002 », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2013, n°5
Florence Johsua, « The Social Production of Revolt Reconsidered. A Study of Changes in the Membership of the French Ligue Communiste Révolutionnaire since 2002 : », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2013
Florence Johsua, Notice pour le Maitron : Samuel Johsua, 2024
Florence Johsua, S'engager, se désengager, se réengager : les trajectoires militantes à la LCR, Textuel, 2007, 19e éd., pp. 33-41
Florence Johsua, La Révolution... sans révolution ? Que veulent les jeunes qui s'engagent à l'extrême gauche, 2006
Florence Johsua, La Dynamique militante à l'extrême gauche le cas de la Ligue communiste révolutionnaire, CEVIPOF, 2004, 37e éd., 215 p.