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Jean-Philippe Feldman

Professeur, Droit public.

Université Bretagne-Sud · Faculté de Droit et Science politique Institut de Recherche sur les Entreprises et les Administrations — IREA
Université de Bretagne-SudFaculté de Droit et Science politiqueInstitut de Recherche sur les Entreprises et les Administrations

Actualités scientifiques

Journée d'étude
18 janv. 2021
Journée d'étude
8 sept. 2017 · Paris
Colloque
9 sept. 2016 · PARIS 05
Colloque
24 juin 2016 · PARIS 05

Publications scientifiques

  • Ouvrages

    Jean-Philippe Feldman, Exception française: histoire d'une société bloquée, de l'Ancien Régime à Emmanuel Macron, Odile Jacob, 2020, 519 p. 

    Jean-Philippe Feldman, Jacques Annequin, Thibaut Charles Fleury, Impérialisme, puf, 2019, 236 p. 

    Jean-Philippe Feldman, Mathieu Laine, Transformer la France: en finir avec mille ans de mal français, Plon, 2018, 357 p. 

    Jean-Philippe Feldman, Jacques Annequin, Jean-Louis Harouel, Le Tarif à l'heure des négociations transatlantiques, Presses universitaires de France, 2018, 243 p. 

    Jean-Philippe Feldman, La bataille américaine du fédéralisme: John C. Calhoun et l'annulation (1828-1833), Presses universitaires de France, 2015, Léviathan, 294 p.  

    Jean-Philippe Feldman, Bertrand Mathieu, Guylène Nicolas, Marie-Angèle Hermitte, La Constitution face au défi de la bioéthique, Les études hospitalières, 2011  

    Jean-Philippe Feldman, Emmanuel-Pie Guiselin (dir.), Les mutations de la démocratie locale: élections et statut des élus, l'Harmattan, 2011, 314 p. 

    Jean-Philippe Feldman, La famine menace-t-elle l'humanité ?, J.C. Lattès, 2010, Idées fausses, vraies réponses, 236 p.  

    Jean-Philippe Feldman, De la Ve République à la constitution de la liberté, Editions Charles Coquelin, 2008, 148 p. 

    Jean-Philippe Feldman, Thomas Jefferson, Gérard Dréan, Écrits politiques, Les Belles Lettres, 2006, Bibliothèque classique de la liberté, 223 p. 

    Jean-Philippe Feldman, Le Vote personnel, l'auteur, 1990, 242 p. 

    Jean-Philippe Feldman, Le vote personnel, s.n, 1990 

    Jean-Philippe Feldman, Controverse sur la nature du fédéralisme américain: Interposition, annulation et sécession de la fin du XVIIIème siècle à la guerre de sécession, 1185 p. 

  • Communications

    Jean-Philippe Feldman, « Monnaie, commerce, souveraineté et droit », le 16 juin 2023 

    Conférence organisée par Dogma, Institut pour l'étude des disciplines dogmatiques et l'histoire générale des formes, avec l'assistance humaine de l'Institut des hautes études internationales de l'Université Paris Panthéon-Assas

    Jean-Philippe Feldman, « Parenté, mœurs et droit (1/5) », le 18 janvier 2021 

    Demi-journées organisées par Dogma, Institut pour l'étude des disciplines dogmatiques et l'histoire générale des formes - Paris 2

    Jean-Philippe Feldman, « Impérialisme (2/3) », le 08 septembre 2017 

    Deuxième journée du cycle consacré au thème de l'impérialisme organisé par Dogma, l'Institut pour l’étude des disciplines dogmatiques et l’histoire générale des formes de l’Université Paris II Panthéon-Assas

    Jean-Philippe Feldman, « Le tarif (3/4) », le 09 septembre 2016 

    DOGMA présente la troisième des quatre journées consacrées à ce programme

    Jean-Philippe Feldman, « Le tarif (1/4) », le 24 juin 2016 

    DOGMA présente la première de quatre journées consacrées à ce programme

Encadrement doctoral

  • Rapporteur

    Thando Sililo, L'américanisation de la souveraineté : études sur la pensée politique de James Madison, soutenue en 2017 à Sorbonne Paris Cité sous la direction de Alain Laquièze présidée par Anne-Marie Le Pourhiet, membres du jury : Karsten Fischer (Rapp.), Emmanuel Cartier, Marie-Jeanne Rossignol et Hans Vorländer  

    L'émancipation de la pensée politique américaine de ses sources européennes était un processus à plusieurs facettes. Au cœur de ce processus d'émancipation intellectuelle des jeunes États-Unis était la notion de la souveraineté, qui doit être selon l'historien Gordon Wood considérée comme l'abstraction la plus important de la politique dans l'ère révolutionnaire. Un des contributeurs les plus important au débat sur la notion de la souveraineté était James Madison (1751-1836), surtout connu comme le père de la constitution américaine, comme l'auteur du Fédéraliste avec Hamilton et Jay et comme le quatrième Président des États-Unis. La thèse cherche à reconstituer la contribution de Madison à l'américanisation de la souveraineté en s'appuyant sur ses propres discours et écrits. Les analyses montrent qu'il proposait notamment une souveraineté à double face : quant à la dimension intérieure, il défendait l'idée d'une souveraineté limitée, qui s’avérerait dans sa forme spécifique comme une particularité : le constitutionnalisme américaine. Quant à la politique extérieure, il concevait en revanche une souveraineté plutôt illimitée et en plein extension, qui se développait au cours de sa carrière petit à petit à une conception largement en accord avec les postulats du système westphalien des États européennes. Pour éclairer les implications politiques pratiques de ce raisonnement, on peut formuler un « théorème de Madison », qui récapitule le rapport particulier entre souveraineté interne et souveraineté externe dans sa pensée politique : L'état libérale et sécularisé vit des conditions, qu'il doit garantir par sa politique étrangère. Cette reformulation d'une citation fameux du juriste allemand Böckenförde décrit non seulement la sensibilité de Madison pour la nature précaire de la liberté dans une démocratie constitutionnelle, mais aussi sa conviction que la probabilité de la violence des factions dans la république américaine peut non seulement être réduite par les remèdes républicains de la politique intérieure comme la constitutionnalisation, la démocratisation, la séparation des pouvoirs, le principe de la représentation ou la fédéralisation, mais aussi par les valves de sécurité fournis par la politique étrangers, notamment la disponibilité d'un grande nombre des terrains pour le développement du peuple américaine et les conditions commerciales favorables qui facilitent l'accès aux marchés étrangères pour les produits américaines.

  • Membre du jury

    Thando Sililo, L'américanisation de la souveraineté : études sur la pensée politique de James Madison, soutenue en 2017 à Sorbonne Paris Cité sous la direction de Alain Laquièze présidée par Anne-Marie Le Pourhiet, membres du jury : Karsten Fischer (Rapp.), Emmanuel Cartier, Marie-Jeanne Rossignol et Hans Vorländer  

    L'émancipation de la pensée politique américaine de ses sources européennes était un processus à plusieurs facettes. Au cœur de ce processus d'émancipation intellectuelle des jeunes États-Unis était la notion de la souveraineté, qui doit être selon l'historien Gordon Wood considérée comme l'abstraction la plus important de la politique dans l'ère révolutionnaire. Un des contributeurs les plus important au débat sur la notion de la souveraineté était James Madison (1751-1836), surtout connu comme le père de la constitution américaine, comme l'auteur du Fédéraliste avec Hamilton et Jay et comme le quatrième Président des États-Unis. La thèse cherche à reconstituer la contribution de Madison à l'américanisation de la souveraineté en s'appuyant sur ses propres discours et écrits. Les analyses montrent qu'il proposait notamment une souveraineté à double face : quant à la dimension intérieure, il défendait l'idée d'une souveraineté limitée, qui s’avérerait dans sa forme spécifique comme une particularité : le constitutionnalisme américaine. Quant à la politique extérieure, il concevait en revanche une souveraineté plutôt illimitée et en plein extension, qui se développait au cours de sa carrière petit à petit à une conception largement en accord avec les postulats du système westphalien des États européennes. Pour éclairer les implications politiques pratiques de ce raisonnement, on peut formuler un « théorème de Madison », qui récapitule le rapport particulier entre souveraineté interne et souveraineté externe dans sa pensée politique : L'état libérale et sécularisé vit des conditions, qu'il doit garantir par sa politique étrangère. Cette reformulation d'une citation fameux du juriste allemand Böckenförde décrit non seulement la sensibilité de Madison pour la nature précaire de la liberté dans une démocratie constitutionnelle, mais aussi sa conviction que la probabilité de la violence des factions dans la république américaine peut non seulement être réduite par les remèdes républicains de la politique intérieure comme la constitutionnalisation, la démocratisation, la séparation des pouvoirs, le principe de la représentation ou la fédéralisation, mais aussi par les valves de sécurité fournis par la politique étrangers, notamment la disponibilité d'un grande nombre des terrains pour le développement du peuple américaine et les conditions commerciales favorables qui facilitent l'accès aux marchés étrangères pour les produits américaines.

    Jean-Marie Argoud, L'auteur d'un acte juridique, soutenue en 2016 à Paris 2 sous la direction de Stéphane Rials, membres du jury : Julien Boudon (Rapp.), Pierre Serrand (Rapp.), Denis Alland  

    L’auteur littéraire et son oeuvre ne peuvent être définis de façon totalement indépendante l’un de l’autre, car ils se définissent par leur lien réciproque et suivant des caractéristiques propres. Le lien se traduit par l’attribution du texte à l’auteur – terme générique – de façon directe ou par un mécanisme de représentation. L’attributaire identifie – ou authentifie – le texte, lui confère une double signification – en vertu de son intention propre et en vertu de son autorité personnelle – et il en assume la responsabilité. De son côté le texte, notamment de par sa qualité, participe à l’autorité de l’auteur et à son identification comme tel.L’écoulement du temps, enfin, amenuise le lien entre texte auteur sans le faire disparaître entièrement car une part irréductible de l’intention de signification du texte reste déterminée par son auteur, le texte seul étant dénué de portée juridique. L’auteur et l’oeuvre comportent également des caractéristiques propres. L’acte juridique peut être décrit comme une oeuvre singulière, comme un texte singulier. Les caractéristiques propres de l’auteur – sens large – et du texte sont comparables à celles de l’auteur et du texte littéraires. Le texte s’insère dans un ensemble d’intentions normatives préexistantes qu’il doit à la fois respecter et modifier. Respecter, car il doit en observer les canons pour pouvoir s’y insérer. Modifier car en s’insérant dans cet ensemble, la valeur de l’intention normative propre qui lui est reconnue, le modifie. L’auteur exerce un pouvoir, qui comporte deux fondements : celui de ses qualités personnelles et celui d’un titulaire supérieur d’une autorité, dont l’auteur assure la représentation.