Présentation de l'éditeur
La communauté de travail appartient-elle au passé ? Classiquement entendue comme l’ensemble des salariés d’une entreprise, elle apparaît profondément fragilisée. Les transformations des organisations productives perturbent les périmètres classiques, le sentiment d’appartenance et les possibilités d’expression collective. Un constat semble s’imposer : la communauté de travail serait en voie de disparition.
Le constat n’est pourtant pas si simple. Dans le même temps, la notion est plus que jamais sollicitée. Qu’il s’agisse de déterminer les bénéficiaires du principe constitutionnel de participation, de mettre en place une représentation du personnel ou de réprimer le harcèlement moral institutionnel, le juge, notamment, y recourt pour redonner sens aux réalités collectives. Ces résurgences suggèrent que, malgré tout, elle reste nécessaire pour maintenir le lien collectif entre les individus au travail.
Partant, la présente étude montre que le droit a un rôle à jouer afin d’en garantir les conditions d’existence et empêcher sa fragmentation ou son dévoiement. Dans un monde professionnel en constante mutation, la communauté de travail ne peut plus être laissée à l’intuition.
Prix André Isoré de la Chancellerie des universités de Paris
Prix de thèse Voltaire/Liaisons sociales
Prix de thèse de l'Association française de droit du travail et de la Sécurité sociale (AFDT)
Prix de thèse Paris 1 - Institut de recherche juridique de la Sorbonne (IRJS)
Maud Rivolier est maître de conférences à l'Université Marie et Louis Pasteur (Besançon).