Reconnaître la capacité juridique comme droit humain
Une sociologie affirmative
Benoît Eyraud.
ENS Editions mai 2025 Sociétés, espaces, temps 366 pages 29,00 €
9791036207914
Reconnaître la capacité juridique comme droit humain
Parution Droit des personnes et de la famille Droit international Sociologie et anthropologie du droit 9791036207914 ENS Editions Notice SUDOC

Présentation de l’éditeur

La reconnaissance de la capacité juridique comme droit humain suscite depuis vingt ans une vive controverse sociale et scientifique portant sur l'abolition des mécanismes légaux de prise de décision substitutive (soins forcés, tutelle, curatelle...). À travers le développement d'une démarche de recherche participative, cet ouvrage examine l'émergence de ce débat dans le contexte international ainsi que son appropriation dans le cadre français et explore les tensions entre l'affirmation d'un idéal utopique et sa difficile domestication dans la vie sociale. Loin de réduire le langage des droits humains à une idéologie abstraite, comme le font parfois les sciences sociales, ce livre développe une sociologie affirmative originale qui conjugue recherches empiriques et quête sociale d’une meilleure considération des plus vulnérables. Ce faisant, il éclaire les conditions anthropologiques, politiques et cliniques de l’avènement d’un idéal, en même temps que sa portée transformatrice.

 

Sommaire

Introduction générale

Première partie. Genèse et affirmation d'un droit humain

Chapitre 1
La capacité juridique et le droit international des personnes handicapées

Chapitre 2
La politisation de la capacité juridique universelle

Chapitre 3
Généalogie et actualisation de la capacité juridique

Seconde partie. La domestication sociale d'une utopie

Chapitre 4
La mise sur agenda de l'article 12 et de la CIDPH

Chapitre 5
Domestiquer l'utopie des droits humains dans l'espace de recherche : l'expérimentation de la démarche Capdroits

Chapitre 6
L'importance de la capacité juridique dans la vie des gens

Discussion sur la seconde partie
Une domestication incertaine

Conclusion générale