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Liberté, égalité, discriminations. L'

Liberté, égalité, discriminations. L'

P. Weil

Édition : 2009

ISBN: 978-2-070-35934-9

Information transmise par Fr. Audren:
Patrick Weil
Liberté, égalité, discriminations
L'"identité nationale" au regard de l'histoire Paris, Gallimard (Folio histoire n°168), avr. 2009, 240 p., ISBN:9782070359349, 6.5€
Présentation éditeur
La France a-t-elle le droit de «choisir» ses immigrés par origine géographique, explicitement ou discrètement au moyen d'objectifs chiffrés ou de consignes occultes? La France souffre-t-elle d'un excès de repentance et de guerres mémorielles concernant la colonisation et l'esclavage? À ces questions, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a répondu oui, à plusieurs reprises, au nom de l'«identité nationale».
L'enquête historique permet de répondre autrement : à deux moments de son histoire – 1945 et 1978-1980 – la France a été sur le point de fonder sa politique de l'immigration sur un critère ethnique, pour y renoncer finalement.
En revanche, en matière de nationalité, des discriminations «ethniques» ont été pratiquées. Elles ont laissé des traces d'autant plus profondes que le principe d'égalité est au cœur de l'identification des Français à la République. C'est la raison pour laquelle le politique intervient dans le domaine mémoriel, non pour s'ériger en historien, mais pour réintégrer dans la nation des hommes et des femmes qui en ont été exclus.
Précis et concret, rigoureux et novateur, l'ouvrage de Patrick Weil est une lecture indispensable pour tous ceux qui refusent l'usage politique de l'«identité nationale». Source: http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A35934
Critique de la pensée juridique moderne

Critique de la pensée juridique moderne

Douze autres essais

Michel Villey

Édition : 2009

ISBN: 978-2-247-07902-5

Michel Villey
Critique de la pensée juridique moderne. Douze autres essais
(Réimpression de l'édition de 1976)
Paris, Dalloz (Bibliothèque Dalloz), nov. 2009, 286 p., 40€

 

Présentation éditeur

Ce reprint d'un ouvrage de 1976 réunit principalement des textes de conférences prononcées par Michel Villey entre 1969 et 1975.
A travers ces textes, Michel Villey fonde sa conception du droit à partir d'une critique des philosophes fondateurs de la pensée juridique moderne: Occam, Pufendorf, Grotius, Hobbes, etc. Pour lui, est droit ce qui est juste. Le coeur de la vérité du droit réside chez Villey dans la justice du droit.
Préface de Michel Bastit, Professeur à l'Université de Bourgogne, il a rédigé la notice sur Michel Villey dans le dictionnaire historique des juristes français publié au PUF.Source: 

Frères de sang: la guerre civile en France au XIXe siècle

Frères de sang: la guerre civile en France au XIXe siècle

J.-Cl. Caron

Édition : 2009

ISBN: 978-2-876-73514-9

Information transmise par A.-S. Chambost:Jean-Claude Caron Frères de sang: la guerre civile en France au XIXe siècle

Seyssel, Éds. Champ Vallon, 2009, 320 pages, ISBN:978-2-87673-514-9, 2009, 26 euros

Présentation éditeur
Héritière de la Révolution de 1789, la France du XIXe siècle se déchire à intervalles réguliers, accréditant l’image d’une nation vouée à la guerre civile. L’insurrection de juin 1848 et la Commune de Paris (1871) sont les pics de ces affrontements révélateurs de profondes divergences idéologiques.
Ce livre explore la façon dont cette lutte fratricide alimente la vie politique française, interroge la société sur sa capacité à dépasser ses divisions, suscite des peurs, instrumentalisées pour discréditer l’adversaire. On réactive des événements (guerres de Religion, Terreur) qui inscrivent la guerre civile dans un registre archaïque, ce qui permet au vainqueur d’user de violences extrêmes envers le vaincu.
Mais une question reste en suspens : le «(re)vivre ensemble» est-il possible au terme de l’affrontement ?

Auteur
Docteur en histoire, Jean-Claude Caron est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il a notamment publié L’Eté rouge. Chronique de la révolte populaire en France (1841) (Aubier) et Les Feux de la discorde. Conflit et incendie dans la France du XIXe siècle (Hachette).

Sommaire

Introduction
Chapitre I. - Frontières de la guerre civileDélimiter l’objet «guerre civile»
Une exception française?
La politique entre archaïsme et modernité

Chapitre II. - Philosophies de la guerre civile
Passions, droit et souveraineté
Bonne guerre et mauvaise guerre
L’obsession de la dissolution de la Cité

Chapitre III. - La guerre civile entre uniformisation juridique et instrumentalisation politique

Les enjeux de la codification
Guerre publique, guerre privée
La mondialisation de la guerre civile ou polémique sur le polemos

Chapitre IV. - Violence et guerre civile
Du conflit à la violence
Une guerre absolue
Haine de classe et impossible fraternité
Violence, politisation et processus identitaire

Chapitre V. - Modèles et mesures de la guerre civile

Modèles français, modèles étrangers
De la science militaire à la polémologie: les entraves à la théorisation
Dénombrer les guerres civiles: une difficile pesée globale

Chapitre VI. - La guerre civile, une nécessité historique?
Autonomie de la guerre civile
Témoigner, historiciser

  • Jules Michelet
  • Alphonse de Lamartine
  • Alexis de Tocqueville
  • François René de Chateaubriand
  • Victor Hugo
Chapitre VII. - Juin 1848: «Il faut en finir!»
République, violence et citoyenneté
Chronique d’une guerre civile annoncée
Guerre civile ou guerre servile?
Figures de combattants, manières de combattre
Célébrer la victoire, comprendre la défaite

Chapitre IX. - La Commune de Paris, 1871: «Tuons-les tous!»
De l’impossible cohabitation
… à l’impossible conciliation
Civitas Parisiorum versus Imperium Ruralis
La guerre civile absolue: mots de vainqueurs
La guerre civile absolue: mots de vaincus

Chapitre X. - La réconciliation entre l’oubli et la mémoire
Méthodologies de la réconciliation
Politique de la réconciliation, réconciliation politique
Limites de la réconciliation, ou éloge de la dissension
Un couple antinomique, l’oubli et la mémoire
Pacifier la politique, empêcher la guerre civile

ConclusionEffacement de la guerre civile
Philosophies «fin de siècle» de la lutte interne
Présent de la guerre civile

Sources
Bibliographie Source: http://www.champ-vallon.com/Pages/PagesChosePublique/Caron.htmlVoir des recensions: http://www.champ-vallon.com/Pages/PagesChosePublique/Caron4a.html

Histoire de la justice. France, XVIe-XXIe s.

Histoire de la justice. France, XVIe-XXIe s.

B. Garnot

Édition : 2009

ISBN: 978-2-070-39668-9

Information transmise par Fr. Audren: Benoît Garnot
Histoire de la justice
France, XVIe-XXIe siècles
Paris, Gallimard (Folio histoire n° 173), nov. 2009, 800 p. ISBN:9782070396689, 13€
Présentation éditeur
L'évolution de la justice, de l'Ancien Régime à nos jours, est le plus souvent présentée comme un processus de rationalisation, homogène et global, qui s'imposerait progressivement aux Français : l'État aurait monopolisé à son profit la violence, élargi son domaine d'intervention, reculé sans cesse les limites entre le privé et le public, et discipliné la population par des mécanismes d'obéissance.
Cette vision, quant au fond inexacte, fait de l'État l'acteur principal. Or les modes de fonctionnement de la justice, depuis le XVIe siècle, s'expliquent d'abord par les demandes des justiciables. En outre, malgré l'apparent bouleversement de la Révolution, les continuités l'emportent sur les ruptures.
S'il est une rupture essentielle, elle s'est produite à la fin du Moyen Âge, avec l'affirmation de la justice de l'État, l'adoption de la procédure inquisitoire dans la justice pénale et du système des preuves dites «rationnelles». Ces nouveautés créent la justice moderne ; tout en évoluant, elles dominent jusqu'à l'époque contemporaine. Voilà qui offre à l'historien la possibilité de rendre compte de la «judiciarisation», c'est-à-dire d'écrire une histoire à la fois de l'institution, des normes mais aussi des pratiques. En d'autres termes, une histoire sociale de la justice, de l'Ancien Régime à nos jours.

Source:

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