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Quotidien des dieux et des hommes: la vie religieuse dans les cités du Vésuve à l'époque romaine

Quotidien des dieux et des hommes: la vie religieuse dans les cités du Vésuve à l'époque romaine

William Van Andringa

Édition : 2010

ISBN: 978-2-728-30843-9

William Van Andringa
Quotidien des dieux et des hommes: la vie religieuse dans les cités du Vésuve à l'époque romaineRome, École française de Rome ( Biblioth. des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, n°337), 2009, 404 p., ISBN:978-2-7283-0843-9, 87€

Présentation éditeur
Utilisant l'ensemble des sources documentaires disponibles, cette étude constitue la première synthèse sur la vie religieuse des cités du Vésuve à l’époque romaine. Des dieux et des hommes, l'histoire des cités de Pompéi et d’Herculanum est avant tout celle de deux communautés vivant ensemble, dans une harmonie garantie par la célébration de rituels réguliers, dans les temples, sur la place publique, dans les rues, dans les maisons ou sur les tombes, domaines des dieux Mânes. Dans une société ainsi organisée et hiérarchisée car les sacrifices avaient pour objectif d'exprimer la supériorité des dieux sur les hommes, le constat essentiel est au fond qu'aucun domaine de l'activité humaine n'était épargné par la religion. De la naissance à la mort, au travail ou au théâtre, dans sa cité ou en voyage, la piété était un souci quotidien, entretenu par des gestes de révérence envers les dieux, un salut en passant devant les temples, quelques grains d'encens sur l'autel familial. Parler des dieux revient alors, inévitablement, à parler des hommes. Cette imbrication du religieux et de la vie des hommes est en effet si vraie que l'étude des témoignages de l'activité religieuse dévoile progressivement, au fil des pages, tout un pan du fonctionnement de la société pompéienne, complétant ainsi notre connaissance de l'histoire de la cité.

Source: http://www.publications.ecole-francaise.it/opencms/opencms/system/modules/com.opencms.ecolefrancaise/mail_documento.html?iddocumento=9094 & codlingua=fre

Le Sociologue et l’Historien

Le Sociologue et l’Historien

Pierre Bourdieu, Roger Chartier

Édition : 2010

ISBN: 978-2-748-90118-4

Pierre Bourdieu - Roger Chartier
Le Sociologue et l’Historien Agone, co-édition avec Raisons d’agir et l’Ina éditions, 17 févr. 2010, 112 p., ISBN:978-2-7489-0118-4, 13 Euros Présentation éditeur
En 1988, l’historien Roger Chartier reçoit le sociologue Pierre Bourdieu à France-Culture pour une série de cinq entretiens. Ce livre les reprend intégralement, avec une préface de Roger Chartier qui en restitue le contexte intellectuel et politique.
Dans un dialogue où se manifestent à la fois leur complicité et une claire conscience de leurs différences, le sociologue et l’historien confrontent les avancées et les problèmes de leurs deux disciplines, et leurs rôles respectifs dans la société. Ils analysent ensemble les illusions et les confusions répandues par les intellectuels-prophètes, qui font obstacle au rôle émancipateur de la sociologie et de l’histoire. Trente ans après, leurs propos n’ont pas pris une ride. On trouvera notamment dans ces entretiens, sous une forme concise particulièrement claire et pédagogique:
  • la présentation de certains concepts fondamentaux de la pensée de Bourdieu, notamment ceux d’«habitus» et de «champ»;
  • des réponses percutantes à des objections (aujourd’hui encore) récurrentes sur son (prétendu) déterminisme, sur les (fausses) oppositions entre subjectivisme et objectivisme ou entre individu et société, etc., et contre le procès qui lui est fait de vouloir substituer son discours savant à la parole des dominés.
Auteurs
  • Pierre Bourdieu (1930–2002) était sociologue et professeur au Collège de France. À partir des années 1960, ses livres (Les Héritiers, La Distinction, La Misère du monde, etc.) et ses interventions ont joué un rôle majeur dans la vie intellectuelle et politique en France. Aux éditions Agone: Interventions 1961–2001, Agone 2002, Bourdieu, savant et politique de Jacques Bouveresse, Agone 2004 et Introduction à une sociologie critique. Lire Pierre Bourdieu de Alain Accardo, Agone 2006.
  • Roger Chartier (né en 1945), historien et professeur au Collège de France, est un des fondateurs de l’histoire du livre et de la lecture (Les Origines culturelles de la Révolution française, Histoire de l’édition française, Inscrire et effacer, etc.). Il a longtemps animé Les Lundis de l’histoire sur France-Culture.

[Extrait] "Roger Chartier: Il me semble que dans la perspective qui est la tienne et qui a cette capacité heuristique de faire penser dans d’autres domaines que le domaine de la sociologie, finalement le projet est tout autre: c’est de donner des outils permettant de démonter les mécanismes de domination qui fonctionnent sous les espèces de la division naturelle, normale, ancestrale. Il y a presque un projet là de reprise de possession de l’individu par lui-même; ce qui, je crois, est assez contraire avec une image très stéréotypée de ce travail qui est pensé comme montrant des contraintes contre lesquelles on ne pourrait rien, broyant les individus et ne leur donnant aucune place.
Pierre Bourdieu: Si je voulais répondre en une phrase à ce que tu viens de dire, je dirais que nous naissons déterminés et nous avons une petite chance de finir libres. Nous naissons dans l’impensé et nous avons une toute petite chance de devenir des sujets. Et ce que je reproche à ceux qui invoquent à tout va la liberté, le sujet, la personne, etc., c’est d’enfermer les agents sociaux dans l’illusion de la liberté qui est une des voies à travers lesquelles s’exerce le déterminisme.
[…]
Pierre Bourdieu: Je vais employer une image plus noble, aux antipodes dans l’espace hiérarchisé de la culture, c’est Karl Kraus. Personne ne l’a lu en France, mais tout le monde sait qu’il faut dire que Karl Kraus c’est très bien. Donc je vais me servir de cet effet de légitimité (rire). Karl Kraus, c’est un intellectuel professionnel qui a passé sa vie à faire, au fond, l’inverse de ce que faisait Sartre. Il a passé sa vie à faire des happenings. Il faisait des choses magnifiques et si j’avais le temps je ferais ça. Il faisait des fausses pétitions sur la base des sentiments de bienséance sociale qui anime les intellectuels ; les bonnes causes. Par exemple aujourd’hui, ce serait la défense des homosexuels, contre le sida, etc. Il faisait une fausse pétition signée des noms les plus célèbres de l’époque et les gens n’osaient pas démentir. Après il révélait qu’il avait tout inventé, que les gens n’avaient pas signé. Cet homme a passé sa vie à faire, sur le mode coluchien, par des happenings théâtraux, des soirées bordéliques où il mettait en question tout cet univers de sophistes. Donc, il y a tout un travail possible pour faire diffuser cette sorte de défense pratique.
Roger Chartier: Oui, mais enfin, on va encore dire que tu cherches le bâton pour te faire battre...
Pierre Bourdieu: Il est évident que ça doit beaucoup à mon tempérament; ce qu’on appelle le tempérament et que j’appellerai habitus. Bon, là j’ai présenté la forme exagérée pour prolonger la question, mais ce que je pense, c’est qu’il y a place pour un utopisme rationnel, c’est-à-dire qu’on a le droit à une part d’utopie dans les limites du possible. Et je crois qu’un bon usage de la sociologie comme instrument de transformation du monde social, ce serait de définir les limites de ce qu’on peut faire et d’aller aussi loin que possible au-delà de ces limites avec une toute petite chance de réussir". Source: http://atheles.org/agone/bancdessais/lesociologueetlhistorien

La Valeur de la vie

La Valeur de la vie

M. Gaille

Édition : 2010

ISBN: 102-2-5143-0210-

Marie Gaille
La Valeur de la vie

Paris, Les Belles Lettres, 2010, 184 p., ISBN:10 2-251-43021-0 / ISBN:13 978-2-251-43021-8, 21€Présentation éditeur
«Ce n'est plus une vie», «je veux encore vivre, même avec cette maladie», «ma vie n'a plus de valeur»: confronté à la maladie, à la déchéance physique, à la perte provisoire ou définitive de certaines capacités, chacun d’entre nous peut être conduit à énoncer de tels propos. Quoi de plus délicat cependant, que l’évaluation de la valeur de la vie? Cet ouvrage aborde le sens et la portée de cette réflexion dans une situation où elle s’impose dans toute sa radicalité: celle des décisions de maintien ou d’interruption de la vie prises au chevet du patient dans les hôpitaux. En choisissant d’aborder ainsi la question de la valeur de la vie, ce livre fait le pari qu’une approche philosophique nourrie par une rencontre avec l’univers de la médecine contemporaine éclairera davantage le sens de cette notion, son fondement et ses limites, qu’une approche abstraite de tout contexte. La démarche cherche aussi à établir un dialogue entre philosophes et médecins en proposant une analyse des différents contextes thérapeutiques où une décision de maintien ou d’interruption de la vie doit être prise. À la lumière de cette analyse, l’ouvrage propose une réflexion critique sur les usages de l’idée de valeur de la vie pour en désavouer la pertinence et en nier la légitimité éthique. Les patients, malades mais aussi citoyens, doivent forger en concertation avec les médecins d’autres critères pour fonder une décision aussi déterminante que celle de maintenir ou d'interrompre le cours d’une vie humaine.

Sommaire

Chapitre 1. Une enquête philosophique en contexte médical
I. La philosophie politique face à des vies humaines plus égales que d'autres
II. La valeur de la vie humaine en contexte hospitalier
III. Pour un «temps de suspension» du jugement
IV. Les limites de l'argument de la «pente glissante»
Chapitre 2. Questions de méthode
Chapitre 3. Est-il légitime d'évaluer la vie humaine? L'émergence d'une controverse
I. Un contexte politique et moral ambivalent à l'égard de l’idée de «valeur de la vie»

  • La politique nazie comme repoussoir
  • L’individu, seul juge de sa vie, de sa dignité et des fins qu’il poursuit
  • Une opération rejetée par la loi… et laissée à l’appréciation du médecin

II. Le rôle des techniques médicales

  • La réanimation adulte
  • La médecine néonatale
  • La décision d’interruption de grossesse suite à un diagnostic prénatal

III. La mise en cause d’une «conviction primitive»

Chapitre 4. la «valeur de la vie» dans le jugement sur soi: la demande de laisser mourir ou d'aide pour mourir
I. Un objet d’études à constituer

  • Le matériau d’analyse
  • Une interrogation sans fondement?
  • Une demande à entendre

II. Les raisons d’être d’une valeur de la vie négative
Chapitre 5. La «valeur de la vie» dans la décision pour autrui
I. La seconde situation argumentative: caractéristiques et singularités

  • Le matériau d’analyse
  • Les contextes thérapeutiques de la décision pour autrui

II. La valeur de la vie : une idée polémique dans la décision pour autrui
Chapitre 6. Le jugement de valeur sur la vie: Une critique philosophique
I. Établir des différences, hiérarchiser des formes de vie: une relation ambiguë entre ontologie et axiologie
II. La critique philosophique d’un seuil objectif de la «valeur de la vie»

  • Kant et la distinction entre valeur intrinsèque et valeur relative
  • Schopenhauer, le vouloir-vivre et son étiolement
  • Une «sottise» symptomatique: la «valeur de la vie» selon Nietzsche

III. Les raisons morales du patient sont-elles celles du médecin?

  • La «qualité de vie» du patient
  • La «liberté de mourir à son heure»: le désir du patient est-il la raison d’agir du médecin?

Conclusion: une décision en quête de légitimité morale
Index des noms propres
Index des notions
Bibliographie
Source: http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100414230 & fa=sommaire

Du gallicanisme administratif à la liberté religieuse

Du gallicanisme administratif à la liberté religieuse

Le Conseil d'État et le régime des cultes depuis la loi de 1905

Emmanuel Tawil

Édition : 2010

ISBN: 978-2-731-40678-8

Emmanuel Tawil Du gallicanisme administratif à la liberté religieuse
Le Conseil d'État et le régime des cultes depuis la loi de 1905
Préface Laurent Mayali PU Aix-Marseille- PUAM, nov. 2009, 249 p, ISBN:978 2 7314 0678 8, 25€ Présentation éditeur Par son contrôle juridictionnel et son activité consultative le Conseil d'État est l'interprète ordinaire du régime des cultes. Ses avis et arrêts ont été très nombreux et constituent une jurisprudence d'une importance considérable. L'objet de cet ouvrage est non pas de proposer la synthèse de la jurisprudence du Conseil d'État, mais de faire l'histoire de sa jurisprudence et de ses évolutions au vingtième siècle. Une telle étude conduit à réévaluer le rôle du juge dans la formation du droit des cultes. Après une période durant laquelle il s'en tenait à une lecture stricte de la loi de 1905, le Conseil d'État a opté, après la Première Guerre mondiale, pour une interprétation constructive des textes, favorables aux anciens cultes reconnus, et en premier lieu au culte catholique. C'est également sa jurisprudence qui a permis le maintien en vigueur des régimes locaux, et en particulier du droit local d'Alsace-Moselle. Ce livre intéressera les juristes et les canonistes, mais aussi les historiens, qui y trouveront des clefs pour accéder à la compréhension du droit des cultes depuis un siècle, droit que la jurisprudence a rendu en mutation permanente.SommairePremière partie: le Conseil d'État et la séparation des Églises et de l'État
  • le Conseil d'État et la séparation des Églises et de l'État
  • le Conseil d'État garant du libre exercice du culte
Deuxième partie: le Conseil d'État et la paix religieuse
  • le développement d'une jurisprudence favorable aux anciens cultes reconnus
  • le Conseil d'État et le régime local d'Asace-Moselle
Troisième partie:
  • le régime de séparation dans un paysage religieux nouveau
  • les droits locaux des cultes d'Alsace-Moselle et d'Outre-mer

Auteur
Emmanuel Tawil est maître de conférences en droit public de l'Université Panthéon-Assas Paris II. Il est docteur en droit, docteur en droit canonique et diplômé post-doctoral de l'École Pratique des Hautes Études. Spécialiste reconnu des relations Église-État, il est co-auteur du manuel Droit des cultes (Dalloz-Juris association, 2005) et a déjà publié dans cette même collection Norme religieuse et Droit français (PUAM 2005).Source: http://www.puam.univ-cezanne.fr/indexnew.php

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