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Histoire de l'abolition de la peine de mort. Deux cents ans de combats

Histoire de l'abolition de la peine de mort. Deux cents ans de combats

Jean-Yves Le Naour, Robert Badinter

Édition : 2011

ISBN: 978-2-262-03628-7

Information transmise par Fr. Audren: Jean-Yves Le Naour, Robert Badinter Histoire de l'abolition de la peine de mortDeux cents ans de combats

Perrin, avril 2011, 420 p., ISBN:978-2-262-03628-7, 23€

Présentation éditeur
En 2011 seront célébrés les trente ans de l'abolition de la peine de mort en France. Une idée qui cheminait depuis deux siècles et donna lieu à des combats et des débats d'une extrême violence. La loi Badinter en 1981 allait en marquer la fin... Jean-Yves Le Naour raconte ici la genèse dans une synthèse remarquable.

«Si je prouve que la société en faisant mourir un de ses membres ne fait rien qui soit nécessaire ou utile à ses intérêts, j'aurai gagné la cause de l'humanité.» Par ces mots, Cesare Beccaria invente en 1764 l'abolitionnisme qui ouvre le débat sur la peine de mort au siècle des Lumières. De Voltaire à Camus, en passant par Lamartine, Victor Hugo ou Jean Jaurès, la peine capitale est denoncée comme l'expression d'une justice aussi sommaire que cruelle et contraire à la simple humanité.
De fait, ce pouvoir - laisser vivre ou «donner la mort» - suscite un malaise grandissant dans la France catholique. Fonctionnant à l'aube depuis 1832, à même le sol et non plus sur une estrade depuis 1870, la guillotine finit par être reléguée en prison en 1939, tandis que les circonstances atténuantes et la grâce présidentielle réduisent sans cesse le nombre de têtes abandonnées au bourreau. Cependant, de 1959 à 1981, dix-sept personnes sont encore décapitées.
En racontant plus de deux siècles de débats politiques et philosophiques, appuyés sur une riche et rigoureuse documentation, l'historien Jean-Yves Le Naour éclaire cette part d'ombre au pays des droits de l'homme. De la Terreur des révolutionnaires à la guerre d'Algérie, la guillotine fut, on ne le sait pas assez, trop souvent élevée au rang d'instrument de gouvernement.
Il faudra attendre 1981 et Robert Badinter, ministre de la Justice, pour clore le débat: «Le temps est venu d'assumer nos angoisses et de nous appliquer à en réduire les causes. Le temps est venu de se comporter en adultes, même devant le crime.» Grâce à lui, la peine de mort fut officiellement abolie le 9 octobre 1981.AuteurHistorien du XXe siècle, professeur en classes préparatoires, Jean-Yves Le Naour est l'auteur de nombreux ouvrages, dont récemment chez Perrin Les Soldats de la honte. Extrait (éds. Perrin): http://www.editions-perrin.fr/_docs/9782262036287.pdf Source: http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262036287

Justice et littérature

Justice et littérature

Jacques Vergès

Édition : 2011

ISBN: 978-2-130-57538-2

Information transmise par Fr. Audren: Jacques Vergès Justice et littérature

PUF (Questions judiciaires), mars 2011, 240 p., ISBN:978-2-13-057538-2, 19.00 €
Présentation éditeur
Essayons d’imaginer ce que sera l’avocat du futur. Jacques Vergès s’y est essayé laissons-lui la parole: «J’aimerais faire l’éloge de l’avocat du futur, capable de comprendre tous les hommes, les nomades du grand désert et les paysans des collines, les chasseurs de la brousse et les pêcheurs des lagunes, l’animiste, le chrétien, le bouddhiste et le musulman, l’athée et le taoïste. La victime et l’assassin, la dupe et l’escroc, la femme adultère et l’époux jaloux, l’aborigène et le colon, le terroriste et le légionnaire, le capitaliste et le prolétaire, le puritain et le débauché. Loup des steppes, renard des sables, à la fois numide, romain et grec, capable de toutes les métamorphoses, homme et bête, magicien et poète, faisant de ses procès une création permanente et d’une tragédie individuelle celle de tous, toujours en mouvement et assumant mieux que personne l’humanité tout entière.»
De la tragédie d’Antigone au scandale de l’affaire Calas, des mystères de Jeanne d’Arc à l’énigme de Jack l’Éventreur, Jacques Vergès nous plonge ici dans les arcanes des grands procès de l’histoire, plaidant avec brio en faveur d’une esthétique de la justice, nourrie de l’héritage mythique et littéraire.

Sommaire

Chapitre premier. — De l'œuvre judiciaire à l'œuvre littéraire: une parenté formelle

  • Antigone, une tragédie en forme de procès
  • Jeanne d'Arc, un procès en forme de tragédie

Chapitre II. — Une parenté de fond : l'exemple de Jack l'éventreur

  • Cinq meurtres rituels
  • Les douze visages de l’inconnu

Chapitre III. — Les écrivains, juges d'instruction

  • Dostoïevski mène l'enquête
  • Voltaire mène la contre-enquête

Chapitre IV. — Contre la vengeance de la partie civile : Les Euménides d'Eschyle

  • Le retour du talion
  • L’art nous enseigne la justice

Chapitre V. — L'accusation : conformisme ou retournement ?

  • Pinard, sentinelle du conformisme
  • Saint-Just, procureur hors-la-loi

Chapitre VI. — La défense, entre pensée unique et révolution

  • Von Salomon, le procès des Réprouvés
  • Les avocats du FLN ou le rire du bretteur
  • Speer, stratège judiciaire : l'incroyable connivence

Chapitre VII. — Balzac, juge-commissaire : l'affaire Birotteau

Chapitre VIII. — L'accusé, cet inconnu

  • André Gide, Souvenir de la cour d'assises
  • Antoine-Julien, entre fait divers et mythification
  • Le mystère de Violette Nozière

Chapitre IX. — Beauté du crime

  • L'erreur de Thomas de Quincey
  • De Gilles de Rais à Barbe-Bleue
  • Lady Anne et Chimène
  • Beauté du crime
  • Qui était Pauline Dubuisson ?

Auteur
Avocat au barreau de Paris, Jacques Vergès est également l’auteur de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues. Il a notamment publié Les erreurs judiciaires (PUF, «Que sais-je?», 2002), La justice est un jeu (Albin Michel, 1992), De la stratégie judiciaire (Minuit, 1968 rééd. 1987), Dictionnaire amoureux de la justice (Plon, 2002) et Que mes guerres étaient belles (Le Rocher, 2007).Source: http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Justice_et_litt%C3%A9rature

Principe de collégialité et cultures judiciaires

Principe de collégialité et cultures judiciaires

F. Hourquebie

Édition : 2011

ISBN: 978-2-802-73000-2

Information transmise par Fr. Audren: Fabrice Hourquebie Principe de collégialité et cultures judiciaires


Bruylant, 2011, 270 p., ISBN:9782802730002, 70€

Présentation éditeur
La collégialité est traditionnellement présentée par la doctrine française comme un principe fondamental de l’organisation judiciaire. Garantie véritable de l’indépendance de la justice et de l’impartialité des magistrats, facteur de responsabilisation des juges ou encore paramètre de légitimation de la décision de justice, la collégialité semble a priori parée des vertus qui la rendent indispensable au déroulement de toute instance juridictionnelle.
Pourtant, la place et la fonction attribuées au principe de collégialité sont profondément liées au statut du juge dans le système de droit considéré, lui-même principal déterminant de la culture judiciaire nationale. Il existe bien un «style» judiciaire propre à chaque tradition juridique. Ainsi, dès lors que les individus ont un grand respect pour leur système judiciaire et que la justice, en conséquence, bénéficie d’une grande autorité morale, le juge unique s’impose tout naturellement ou, du moins, plus naturellement que la collégialité. Au contraire, la tradition de méfiance voire de défiance envers les juges induit un recours plus systématique, comme un réflexe de protection, au principe de collégialité; celui-ci étant alors considérée comme le meilleur rempart à l’arbitraire ou à l’excès de pouvoir du juge.
Ce statut différencié de la collégialité au regard des cultures judiciaires nationales n’empêche pas l’apparition de «modèles de procès» qui empruntent certes à plusieurs traditions juridiques, mais qui reposent sur un fonds commun universel correspondant aux garanties fondamentales d’une bonne justice. Il n’est pas certain que le principe de collégialité en fasse partie.

Auteur
Fabrice Hourquebie
, agrégé de droit public, est professeur à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV. Il est également expert sur les questions de justice auprès de la Délégation à la Paix, à la Démocratie et aux Droits de l’homme de l’Organisation internationale de la Francophonie.Table des matières (site de Bruylant)

Source: http://www.bruylant.be/st/fr/fiche.php?id=13098

Carré de Malberg. Le positivisme impossible

Carré de Malberg. Le positivisme impossible

Didier Mineur

Édition : 2011

ISBN: 978-2-841-86542-0

Information transmise par Fr. Audren:Didier Mineur
Carré de Malberg
Le positivisme impossible Michalon (le bien commun), 2010, 128 p., ISBN:978-2-84186-542-0, 10€
Présentation éditeur Considéré comme l’un des guides de la pensée juridique française, Raymond Carré de Malberg (1861-1935) a tenté d’articuler une théorie positive du droit et une visée prescriptive. Introducteur en France de l’Isolierung allemand, il veut libérer l’étude du droit de toute considération extra-juridique: il n’existe aucun droit naturel, seulement des constructions historiques ayant leur logique propre. Mais avec son projet d’une théorie positive générale, Carré de Malberg revient à la possibilité d’un idéal juridique, en tentant d’élaborer un modèle théorique auquel rapporter les systèmes empiriques. Son œuvre, dès lors, est une recherche sans fin de ce modèle, qui l’amène à rechercher l’essence de l’État moderne, en remettant sur le métier des notions clés: la souveraineté du peuple, la représentation politique, la volonté générale, la participation. La Constitution de 1958 et plus largement le droit constitutionnel moderne portent la marque de ses travaux.

AuteurDidier Mineur est agrégé de philosophie et docteur en science politique. Il enseigne à Sciences Po Paris. Il a publié Archéologie de la représentation politique (Presses de Science Po, 2010).Source: http://www.michalon.fr/Carre-de-Malberg.html

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