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Rousseau, le droit et l'histoire des institutions

Rousseau, le droit et l'histoire des institutions

Auteur(s) : 5015 Alfred Dufour, Victor Monnier

Édition : 2014

ISBN: 978-2-853-99906-9

PUAM / Schultehess, 2013, 436 p., 35€

Présentation éditeur

S’il n’est pas un véritable juriste, Rousseau ne s’en est pas moins intéressé à de nombreux problèmes juridiques, du droit public romain au droit de la famille. La réflexion historique occupe également une place importante dans son œuvre. Ce sont ces aspects moins connus de la pensée de Rousseau jurisconsulte et historien qui sont abordés dans ce volume, considérant aussi le rayonnement du citoyen de Genève dans l’histoire intellectuelle et politique occidentale. Inspirateur des révolutionnaires français, utilisé plus que compris, récupéré par les uns, dénoncé par les autres, Rousseau a eu une influence sur nombre de penseurs politiques et de législateurs constitutionnels. Le présent ouvrage invite à suivre la trace de cette influence pour restituer à sa pensée politique la singularité comme l’ampleur de sa place dans l’histoire.

 

Sommaire

  • Préface
  • Allocution de bienvenue de Christine Chappuis
  • Allocution d’Eric Gasparini
  • Allocution d’Alfred Dufour
  • Liste des intervenants

Rousseau et le droit

  • Pierangelo Catalano, Rousseau et le droit public romain.
  • Jean-Philippe Agresti, Rousseau et le droit de la famille.
  • Michael Bloch, Droit et résistance dans la pensée politique de Rousseau.
  • Giovanni Lobrano, Contratto sociale contro rappresentanza: lo straordinario schema giusromanistico di J.-J. Rousseau

Rousseau et l’histoire

  • Christian Bruschi, L’antiquité et le discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité.
  • Alfred Dufour, Rousseau et l’histoire de Genève.
  • Gabriella Silvestrini, Philosophie de l’histoire et philosophie politique chez Rousseau.

Rousseau dans l’histoire

  • Julien Boudon, La postérité américaine de Rousseau dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
  • Charles Wirz, Une réaction «contre le sisteme anarchique de Jean Jacques Rousseau».
  • François Quastana, Mirabeau, l’Anti-Rousseau. Essai de déconstruction d’un mythe de l’historiographie publiciste libérale du XIXe siècle.
  • Michel Ganzin, E. Burke ou l’anti-contrat rousseauiste.
  • Laurent Reverso, La lutte contre la «gravitation liberticide» face à la «division du travail». Quelques enjeux du rousseauisme sous la Révolution française à travers la pensée politique jacobine de Jacques-Nicolas Billaud-Varenne.
  • Eric Gilardeau, Kant et Rousseau.
  • Julien Broch, Un publiciste libéral contempteur de Rousseau: Edouard Laboulaye (1811-1883).
  • Véronique Mettral, James Fazy et l’héritage politique de Jean-Jacques Rousseau à Genève.
  • Eric Gasparini, Taine, lecteur critique de Rousseau.
  • Nicolas Levrat, Rousseau l’Européen.

Annexe

  • Martine Piguet, Rousseau genevois. Une exposition des Archives d’Etat de Genève.
  • Index des noms propres

Table des matières et bon de commande (site des PUAM)

  • TdmRousseaudroit.pdf
  • bon de commande

Source: http://sites.univ-provence.fr/w3pup/show.php?ident=1176

Le culte des droits de l’homme

Le culte des droits de l’homme

V. Zuber

Édition : 2014

ISBN: 978-2-070-14250-7

Valentine ZuberLe culte des droits de l’hommeParis, Gallimard/NRF (Bibliothèque des Sciences humaines), 6 mars 2014, 416 p., ISBN:9782070142507, 26€(présentation éditeur non disponible au 3 mars 2014) Source: http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Sciences-humaines/Le-culte-des-droits-de-l-homme
L'ennemi au siècle des Lumières

L'ennemi au siècle des Lumières

De l'incorporation monarchique à l'activisme révolutionnaire

Auteur(s) : 5251

Édition : 2013

ISBN: 978-2-849-34082-0

Présentation éditeur

L'examen de la notion d’ennemi fait apparaître ce paradoxe singulier dont les termes essentiels s’impriment sur la trame de l’événement révolutionnaire : d’un côté, les hommes des Lumières ont en horreur la guerre et son cortège d’atrocités ; de l’autre ils se plaisent à promouvoir des idéaux ou des aspirations à partir desquels la Révolution conçoit la nécessité d’une mobilisation générale. Pareil élan inaugure une époque qui voit le surgissement du soldat citoyen, ou plutôt du citoyen activiste auquel le sans-culotte brandissant la pique donne une réalité de chair et de sang.En insistant sur la Cause à défendre, celle du peuple, de la justice, de la liberté ou de l’égalité, ces masses mobilisées, leurs porte-parole plus ou moins autoproclamés, ruinent les catégories du droit mises à l’honneur par le Jus publicum Europaeum: référence à l’ennemi juste des deux côtés ; neutralité du tiers; équilibre des puissances; analogie de la guerre et du duel ; personnification monarchique de la violence légitime.Aussi l’ennemi, en tant que concept central du jus belli, est-il le témoin infaillible de ces bouleversements de grande ampleur. Il ramène les constructions intellectuelles, les abstractions normatives ou les exposés théoriques à cette épreuve de force que constitue la fondation de la République. Cette expérience d’une démocratie tout ordonnée au temps de l’exception fondatrice tranche avec la rationalisation étatique de l’âge classique. Une telle intensité de vie collective résulte de ces enthousiasmes disposant chacun à embrasser sans réserve la Cause, déclarée sainte ou juste (justa causa).La Révolution se présente alors comme un conflit d’un genre inédit : elle exalte l’énergie de la vertu par laquelle les hommes devenus citoyens s’approprient démocratiquement leur destinée au point de rompre avec l’idée d’une guerre paritaire où ne se rencontrent en effet que des justi hostes. Si défaite il y a dans cette perspective d’une actualisation de l’hostilité révolutionnaire, c’est d’abord celle des « droits ennemis » (Jean Bodin) en tant qu’instituteurs d’une conscience déterminée par cette irrévocabilité de la condition politique, à ce titre imperméable aux injonctions du moralisme humanitaire propre à la Philosophie en laquelle travaille l’espérance d’une régénération non seulement de l’ordre public mais de l’homme.

Préface de Jean Barbey

 

Auteur

Stéphane Mouré, docteur en histoire du droit de l'Université Paris II Panthéon-Assas, est maître de conférences à la Faculté de droit de Tours.

 

Illustration de couverture : Robespierre guillotinant le bourreau après avoir fait guillotiner tous les Français, 1793, estampe anonyme, Paris, musée Carnavalet.

Cette gravure de la fin du XVIIIe siècle retenue pour la couverture reste une énigme. Jules Renouvier, dans son ouvrage posthume intitulé Histoire de l'art pendant la Révolution, l'attribue à un caricaturiste nommé Hercy, tout en indiquant que ce nom d'Hercy n'est porté « ni dans aucun dictionnaire d'artistes, ni dans aucune liste des victimes de la Révolution ». Ce que cette image offre aux regards incrédules, à la postérité étrangement sauve, c'est un raccourci formidable de l'événement lui-même, pleinement assuré de faire époque. Cette composition donne à voir la Révolution en sa vérité absolue, par-delà les convulsions de l'histoire et les contingences humaines qui en obscurcissent le sens authentique. L'ordre machinal de ces décapitations potentiellement multipliées à l'infini atteste le radicalisme d'une exigence de pureté qui dépasse et l'entendement, et la matérialité des faits positifs. L'hostilité révolutionnaire expose ses apories constitutives, à l'instant précis où tout s'achève. C'est ce cinglant paradoxe qui frappe l'imagination: Robespierre guillotinant le bourreau après avoir fait guillotiner tous les Français, il couronne l'entreprise d'un succès définitif qui en exprime avant tout l'incommensurable absurdité.Les mots du juriste ont peut-être quelque raison supplémentaire de s'employer, moins pour dissiper le mystère de la monarchie qui s'autorise d'une Dignité qui ne meurt pas, que pour pénétrer les arcanes d'un « pouvoir central immense » (Tocqueville), désormais confronté à l'expérience dramatique d'une démocratie ordonnée à l'exception fondatrice. Il s'agit de prendre à témoin l'Ennemi de ce passage en force par lequel le Roi qui fait corps avec ses sujets, et le Peuple, tout à sa cause, se mesurent l'un à l'autre. L'intelligence de cette situation de crise que crée l'irrésistible radicalisation du conflit appelle l'attention sur les catégories du Jus publicum Europaeum. Cette analogie entre le duel et la guerre qu'admettait le droit des gens classique cède en effet sous la pression d'un bellicisme à l'accent éthocratique qui oppose à l'ultima ratio regis une logique de criminalisation universelle. « La monarchie n'est point un roi, elle est le crime » dit Saint-Just, imperturbable.L'activisme révolutionnaire constitue à vrai dire un moment sublime où chacun est sommé de prendre part à l'épreuve décisive d'une désincorporation. Des énergies, jusque-là incorporées à la personne royale, se libèrent, interdisant toute passivité d'attitude. Décuplées par la nécessité d'une mobilisation générale qui rompt la scandaleuse monotonie des jours, elles trouvent dans la vertu républicaine un principe directeur. Une mission est assignée à la politique, empreinte de ce moralisme humanitaire des Lumières: en finir une fois pour toutes avec le justus hostis. Robespierre, puissant et solitaire, sera-t-il jamais en paix avec lui-même ?

Juifs et Nabatéens. Les monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romain

Juifs et Nabatéens. Les monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romain

Christian-Georges Schwentzel

Édition : 2014

ISBN: 978-2-753-52229-9

Christian-Georges Schwentzel

Juifs et NabatéensLes monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romainPréf. B. Legras.Rennes, PU Rennes (Histoire), 2013, 308 p., ISBN:978-2-7535-2229-9, 18€Présentation éditeurÀ la croisée des études anthropologiques et politiques sur le Proche-Orient antique, cet ouvrage met en évidence la forme spécifique du monarque ethnique, à travers les cas des rois juifs et nabatéens. L’identité officiellement assumée par ces souverains, le contexte de bilinguisme culturel et la comparaison avec le modèle des monarchies hellénistiques sont autant de points soulevés. L’ouvrage met également en exergue des constructions politiques et identitaires originales, remettant en cause, la vision généralement défavorable qui caractérise les monarques hasmonéens ou encore Hérode le Grand dans l’historiographie traditionnelle.AuteurChristian-Georges Schwentzel, agrégé de l’université, maître de conférences HDR en histoire ancienne à l’université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, est chercheur au sein de l’équipe Calhiste (EA 4343). Il a notamment publié Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011.SommairePréface de Bernard Legras

  • Problématiques, sources et modèles
  • La propagande d’Hérode le Grand
  • L’image officielle des Hérodiens
  • La royauté nabatéenne
Documents à télécharger (site des PUR):Introduction (Fichier pdf, 642 Ko)Table des matières (Fichier pdf, 646 Ko)4e de couverture (Fichier pdf, 45 Ko)Source: http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3153 & utm_source=parutions-2e-et-3e-semaines-de-mars & utm_medium=e-mail & utm_content=couverture & utm_campaign=annonce-des-dernieres-parutions
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