Jean-Vincent Holeindre

Professeur
Science politique.
Université Paris Panthéon-Assas

Centre Thucydide - Analyse et Recherche en Relations Internationales
Responsable de la formation :
  • THESE

    Le renard et le lion : la ruse et la force dans le discours de la guerre, soutenue en 2010 à Paris EHESS sous la direction de Pierre Manent 

  • Jean-Vincent Holeindre, Dominique Bourg, Guerre et climat: fondements anthropologiques, moraux et politiques de la guerre, crises politiques, retours de la guerre, recomposition idéologique et mutation des régimes, une nouvelle grammaire des conflits (asymétries, terrorisme, hybridation), le climat comme facteur de conflictualité planétaire, Frémeaux et associés, 2026   

    Jean-Vincent Holeindre, Dominique Bourg, Guerre et climat , 2025   

    Ce livre naît d’un constat rigoureux : les effets du changement climatique ne relèvent plus uniquement de la sphère environnementale. Ils reconfigurent en profondeur la grammaire des conflits, en agissant comme facteurs structurels de déstabilisation stratégique. Dominique Bourg et Jean-Vincent Holeindre mettent ici au jour une transformation silencieuse mais décisive : à côté des conflits pour l’accès aux ressources, ce sont des guerres issues de la dynamique même du dérèglement climatique qui émergent. Sécheresses, effondrement de la production agricole, déplacements de population ou vulnérabilité des infrastructures deviennent des enjeux centraux dans la reconfiguration géopolitique globale. L’intérêt de ce dialogue tient à la confrontation de deux rationalités : celle, critique et éthique, d’une pensée écologique structurée autour des limites planétaires ; celle, stratégique, d’un réalisme nourri de l’histoire longue des conflits. Ensemble, ils bâtissent une typologie des nouvelles formes de guerre — asymétrique, hybride, climatique — et interrogent la pertinence de catégories anciennes comme la dissuasion ou la souveraineté dans un monde où la menace peut être la sécheresse, l’emballement thermique ou la désagrégation territoriale.Sommaire : Pages de début (p. 2-8)| Préface (p. 9-25)| Présentation (p. 29)| I. Regards sur la conjoncture internationale (p. 31-70)| II. Guerre et société (p. 71-108)| III. Une guerre à la nature ? (p. 109-139)| Présentation (p. 140)| Présentation (p. 141)| Maîtriser les conflits par les communs (p. 143-145)| Présentation (p. 147)| Présentation (p. 149)| Présentation (p. 151)| Présentation (p. 153)| Présentation (p. 155)| Pages de fin (p. 156).

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, L'Année des relations internationales , 2025   

    Nous vivons un moment de bascule dans les relations internationales, dominé par des puissances impériales et désinhibées. Les tensions douanières, le regain des guerres, les dynamiques migratoires bousculent l’actualité. C’est pour comprendre ces changements que les meilleurs spécialistes – chercheurs, journalistes et diplomates – mettent leurs recherches à la disposition d’un large public. L’Année des relations internationales analyse l’actualité géopolitique en proposant des textes de référence, qui font l’objet d’une relecture par les pairs. Elle prend la suite de l’Annuaire français des relations internationales, fondé en 1999 par Jean-Jacques Roche et Serge Sur. Composé de seize rubriques régionales et thématiques, l’ouvrage couvre un large spectre d’événements : du conflit israélo-palestinien au devenir des Nations Unies et de l’Union africaine, de la diplomatie numérique aux avoirs russes… Dans un essai inédit, le journaliste Marc Semo livre son interprétation des temps forts de l’année. Enfin, une bibliographie critique complète l’ensemble ainsi que des chronologies, générale et thématiques (guerres en Ukraine et au Moyen-Orient). Ce travail scientifique rassemble plus de soixante contributeurs. Il est placé sous la direction de Julian Fernandez et Jean-Vincent Holeindre, professeurs à l’Université Paris-Panthéon-Assas, et la coordination éditoriale de Sophie Enos-Attali.Sommaire : Pages de début (p. I)| Note des directeurs (p. V)| Un monde à l’heure des puissances désinhibées (p. 3-26)| Le conflit israélo-palestinien (p. 31-34)| Chronologie de la guerre au Proche et Moyen-Orient (p. 35-45)| Voir le 7 octobre et la guerre de Gaza (p. 47-64)| Le « Sud global » et le conflit israélo-palestinien depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 (p. 65-77)| Le conflit à Gaza comme guerre contre la ville (p. 79-94)| La fonction consultative de la Cour internationale de Justice et la situation en Palestine (p. 95-109)| Les sanctions internationales : regards croisés (p. 113-114)| Les leçons de l’échec de la SDN et les ambitions déçues des Nations Unies (p. 115-122)| Les sanctions : légitimité internationale, souverainetés nationales et ordre mondial (p. 123-130)| Les fondements juridiques des différents régimes de sanctions (p. 131-137)| Vers une pérennisation effective des exemptions humanitaires aux sanctions ? (p. 139-152)| Chronologie internationale de l’année 2024 (p. 155-191)| Chronologie de la guerre en Ukraine (p. 193-199)| Introduction (p. 205-211)| L’identitarisme régional comme réaction au continuum centralisateur éthiopien (p. 213-226)| L’architecture de paix et de sécurité africaine : le dilemme des solutions africaines aux problèmes africains (p. 227-243)| Sanctions multilatérales contre les changements inconstitutionnels de gouvernement (p. 245-260)| Introduction (p. 263-265)| La Jordanie face aux conflits en cours au Proche-Orient depuis le 7 octobre 2023 (p. 267-280)| La Turquie et le déminage humanitaire (p. 281-297)| Introduction (p. 301-302)| Une action pénale politisée : De la sécurité nationale aux rétributions partisanes ? (p. 303-317)| Une diplomatie paragouvernementale : l’assistance démocratique américaine à l’Ukraine et sa délégation aux acteurs non étatiques (p. 319-334)| Introduction (p. 337-341)| Passé, présent et futur du conflit territorial sur la Guayana Esequiba (p. 343-360)| Les effets paradoxaux des interventions internationales en Haïti (p. 361-377)| Introduction (p. 381-383)| Le facteur taïwanais dans l’évolution de la stratégie extérieure du Japon (p. 385-398)| Du sharp power en pays transcaucasien (p. 399-415)| Introduction (p. 419-422)| La France, l’Allemagne et l’« Économie de guerre » dans le contexte de la guerre en Ukraine (p. 423-439)| Les enjeux géopolitiques maritimes en mer Noire et en mer Baltique (p. 441-456)| Introduction (p. 459-463)| La réaffectation des avoirs russes au service de la reconstruction et de la réparation de l’Ukraine (p. 465-478)| Les enjeux juridiques de l’emploi des sociétés militaires privées par la fédération de Russie (p. 479-494)| Introduction (p.

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2013, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire français de relations internationales    

    L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2012, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire français de relations internationales    

    Outil de recherche et de travail pour tous ceux qui s'intéressent aux aspects du droit international, des relations politiques entre Etats, des aléas de la gouvernance mondiale, de l'économie politique internationale, des conflits des divers flux transnationaux

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2018, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire français de relations internationales    

    L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des Etats-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2016, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire français de relations internationales    

    L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2017, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire français de relations internationales    

    L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2015, Éditions Panthéon-Assas, 2025, Annuaire français de relations internationales    

    L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), L'année des relations internationales 2025-2026: 2025-2026 : Le temps des puissances désinhibées, Université Panthéon-Assas, 2025, 1003 p.    

    Nous vivons un moment de bascule dans les relations internationales, dominé par des puissances impériales et désinhibées. Les tensions douanières, le regain des guerres, les dynamiques migratoires bousculent l'actualité. C'est pour comprendre ces changements que les meilleurs spécialistes - chercheurs, journalistes et diplomates - mettent leurs recherches à la disposition d'un large public. L'Année des relations internationales analyse l'actualité géopolitique en proposant des textes de référence, qui font l'objet d'une relecture par les pairs. Elle prend la suite de l'Annuaire français des relations internationales, fondé en 1999 par Jean-Jacques Roche et Serge Sur. Composé de seize rubriques régionales et thématiques, l'ouvrage couvre un large spectre d'événements : du conflit israélo-palestinien au devenir des Nations Unies et de l'Union africaine, de la diplomatie numérique aux avoirs russes... Dans un essai inédit, le journaliste Marc Semo livre son interprétation des temps forts de l'année. Enfin, une bibliographie critique complète l'ensemble ainsi que des chronologies, générale et thématiques (guerres en Ukraine et au Moyen-Orient). Ce travail scientifique rassemble plus de soixante contributeurs. Il est placé sous la direction de Julian Fernandez et Jean-Vincent Holeindre, professeurs à l'Université Paris-Panthéon-Assas, et la coordination éditoriale de Sophie Enos-Attali

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), L' année des relations internationales 2024-2025: [Le temps des puissances], Université Panthéon-Assas, 2025   

    Jean-Vincent Holeindre (dir.), Rivalités pour la paix: géopolitique de l'ONU, Armand Colin, 2025, Objectif monde, 263 p.    

    La mission onusienne de maintien de la paix, incarnée par le corps emblématique des Casques bleus, a longtemps fait l'unanimité parmi les États membres. Aujourd'hui pourtant, l'intensification des rivalités internationales, la contestation de certaines normes et le recours à la force, en violation du droit, fragilisent sa pertinence et sa légitimité. À ce climat de rivalité s'ajoutent d'autres défis : gestion plutôt que résolution des conflits, politisation de la bureaucratie, pressions budgétaires, contributions militaires inégales, affirmation des États hôtes et offres de sécurité alternatives. Autant de facteurs qui creusent le fossé entre les principes affichés de l'ONU, les attentes des États comme des populations vulnérables, et les réalités complexes du terrain. Comment les jeux de pouvoir entre États influencent-ils les décisions du Conseil de sécurité et la conduite des missions ? Qui sont les gagnants et les perdants d'une paix devenue un enjeu stratégique ? Quel est l'avenir d'une ONU de plus en plus marginalisée politiquement ? En retraçant la genèse et l'organisation des missions onusiennes, cet ouvrage propose une plongée inédite dans les coulisses du pouvoir, du siège new-yorkais jusqu'aux zones de déploiement. Il met en lumière les stratégies géopolitiques des États membres et les contradictions d'un système multilatéral en quête de sens.

    Jean-Vincent Holeindre, Olivier Nay, Françoise Dreyfus, Jacobo Grajales Lopez, Romain Lecler, Lexique de science politique, Lefebvre Dalloz, 2025, Lexique, 653 p.      

    Toutes les notions clés de l'analyse politique, ​des institutions, des idées et des faits politiques majeurs.​ Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques. Non seulement il passe au crible les institutions et les acteurs de la vie politique nationale, mais il donne toutes les clés de lecture pour comprendre les transformations européennes et les nouvelles dynamiques politiques de la mondialisation. Il est destiné aux étudiants des cursus de droit, d'histoire, de philosophie et de journalisme, mais aussi aux élèves de Sciences-Po et des classes préparatoires.

    Jean-Vincent Holeindre, Dominique Bourg, Guerre et climat: fondements anthropologiques, moraux et politiques de la guerre, crises politiques, retours de la guerre, recomposition idéologique et mutation des régimes, une nouvelle grammaire des conflits (asymétries, terrorisme, hybridation), le climat comme facteur de conflictualité planétaire, Frémeaux et associés, 2025, 155 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Dominique Bourg, Du climat à la guerre: des conflits sur une terre altérée, Frémeaux & associés, 2025, 1 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), Annuaire français de relations internationales 2024: 2024, Université Panthéon-Assas, 2024, Annuaire français de relations internationales, 1055 p.    

    L'Annuaire français de relations internationales (AFRI), à vocation généraliste, s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, français ou étrangers. En bilan de l'année 2023, il privilégie trois thématiques de recherche, appelées Études : les évolutions de la guerre en Ukraine ; les liens entre sport et relations internationales ; les pays du Sud global. L'annuaire comprend également cinq autres parties : un essai, la chronologie de l'année 2023, les rubriques régionales, les rubriques thématiques et les recensions

    Jean-Vincent Holeindre, Milène Khoroshevskiy, La communication verbale et non-verbale dans le contexte de la guerre en Ukraine, 2024    

    Ce mémoire étudie la manière dont la communication verbale et non verbale, accompagnée de la médiatisation qui entoure le conflit actuel en Ukraine, a dévoilé un ensemble d'éléments pointant un basculement politique interne et international majeur. Cette analyse pluridisciplinaire reflète en quoi la communication des différents acteurs impliqués dans un conflit permet de comprendre les stratégies de persuasion et d'influence utilisées pour façonner les perceptions nationales et internationales. Le focus sur la guerre actuelle en Ukraine met en avant la communication en temps de guerre en tant qu’outil et espace de transmission d'idées et d'informations, amenant ou renforçant un pivot politique considérable préalablement décidé. Ce cadre spatio-temporel représente un pivot politique crucial, comme en témoignent les changements et les évolutions de la manière dont elle est communiquée, diffusée et médiatisée. Le premier chapitre met en lumière l'importance du lexique employé au cours de cette guerre et le rôle de sa sémantique. Une réflexion qui débouche sur la question de l'impact de la guerre sur la mosaïque linguistique complexe en Ukraine et des changements perçus depuis le début de l’opération spéciale, mais également sur la médiatisation de la guerre, analysée à travers les discours officiels, les techniques de soft power, et l'utilisation massive des réseaux sociaux. Ces réflexions sont suivies d’un second chapitre portant sur la communication non verbale, et sur l'importance de celle-ci dans la formation et la diffusion de l'image présidentielle, tant à l'échelle internationale qu'auprès du public national.

    Jean-Vincent Holeindre, Maïwenn Desplanche, Le sweet power de la Corée du Sud: Repenser la puissance dans un contexte de durcissement des relations internationales, 2024    

    Ce mémoire explore la stratégie de puissance de la Corée du Sud, qui repose en partie sur un "sweet power", une forme de pouvoir fondée sur des valeurs positives et attrayantes, dans un contexte géopolitique complexe qui, pourtant, ne semble pas les favoriser. La croissance économique rapide de la Corée du Sud peut être perçue comme une « revanche », une réponse à son passé colonial et à son statut d'ancienne nation réceptrice d'aide. Elle parvient à devenir un "aid giver" et cherche à renforcer son image de puissance volontaire à travers sa réussite "exemplaire" et son soutien aux pays en développement. La Corée du Sud utilise également cette stratégie pour se projeter comme une puissance moyenne, en se servant de ces caractéristiques de puissance pour légitimer sa position, et tenter d’entretenir une image de puissance non menaçante et valorisant le multilatéralisme. Le développement de la stratégie de "sweet power" passe également par l’exportation de sa culture (la hallyu) et par une diplomatie qui met l'accent sur la coopération internationale. Dans un second temps, l’analyse aborde les défis géopolitiques auxquels la Corée du Sud fait face, notamment la menace sécuritaire de la Corée du Nord. Cette rivalité avec son voisin direct renforce l’image « douce » que l’on peut avoir de la Corée du Sud, qui se distingue en adoptant une posture plus ouverte et coopérative. En s’inscrivant dans le système international dénoncé par la Corée du Nord, elle se dote ainsi d’un statut de puissance libérale. Cependant, le pays se trouve pris dans un contexte international qui n’est pas toujours favorable, où la montée des tensions avec la Chine, le Japon et les États-Unis fragilise sa position. La Corée du Sud doit naviguer avec prudence dans ce monde multipolaire, notamment si elle souhaite s’appuyer sur sa stratégie "sweet" et garder cohérence et légitimité. Sa stratégie de "sweet power" est donc à la fois un outil de légitimation de la puissance coréenne et une réponse à son contexte stratégique.

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2023   

    L'Annuaire français de relations internationales (AFRI), à vocation généraliste, s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, français ou étrangers. En ce début d'année déjà foisonnant, il privilégie trois thématiques de recherche, appelées Etudes : Les évolutions de la guerre en Ukraine ; Une analyse des conséquences de la guerre d'Iraq, vingt ans après ; Un bilan des cinquante ans de gouvernance mondiale de l'environnement. L'annuaire comprend également quatre autres parties : un essai, la chronologie de l'année 2022, les rubriques régionales, les rubriques thématiques et les recensions.Sommaire : Pages de début (p. I)| Note des directeurs (p. V)| 2022 : le choc des récits (p. 3-25)| La guerre de la Russie contre l’Ukraine, un tournant dans les relations internationales ? (p. 31-47)| Agression : selon que vous serez puissant ou pas… Iraq 2003 – Ukraine 2022 (p. 49-60)| Les pays « neutres » d’Europe face à la guerre en Ukraine (p. 61-78)| La guerre en Ukraine vue du Sud (p. 79-94)| Le débat sur l’égalité juridico-morale des combattants (p. 95-112)| Chronologie de la guerre en Ukraine (p. 113-120)| Guerre et violence en Iraq : un « régime de vengeance » sans fin ? (2003-2023) (p. 123-136)| Iraq 2003 : le moment gibelin de la politique américaine (p. 137-148)| La guerre d’Iraq de 2003 et les évolutions de la politique étrangère américaine (p. 149-163)| Vingt ans après la guerre en Iraq, quelles évolutions en matière de renseignement ? (p. 165-179)| 50 ans de gouvernance mondiale de l’environnement (p. 183-188)| La boussole normative du PNUE, une double autorité environnementale solide et fluide (p. 189-204)| Speaking Truth to Power? Socio-histoire de l’institutionnalisation de l’expertise scientifique dans la gouvernance mondiale de l’environnement (p. 205-217)| Les acteurs privés dans la gouvernance environnementale globale (p. 219-234)| Droit international et gouvernance de l’environnement (p. 235-248)| Chronologie internationale de l’année 2022 (p. 251-280)| Introduction (p. 285-288)| Ruptures et continuités dans l’interventionnisme français en Afrique (p. 289-302)| Identifier les déterminants des stratégies rebelles d’implantation locale dans les conflits civils en Éthiopie (1974-1991) et au Soudan du Sud (1983-2005) (p. 303-317)| Introduction (p. 321-323)| La Palestine face à la guerre en Ukraine (p. 325-339)| L’illusion à crédit : les nouveaux créanciers de l’économie libanaise (p. 341-353)| Maroc-Algérie : les enjeux d’un conflit structurel (p. 355-373)| Introduction (p. 377-379)| Quand les États-Unis veulent maintenir leur hégémonie (p. 381-394)| L’Amérique est-elle de retour ? Le regard des néoconservateurs sur la politique étrangère de Joe Biden (p. 395-409)| Introduction (p. 413-415)| Les relations de l’Amérique latine et des Caraïbes avec l’Union européenne aujourd’hui (p. 417-432)| La politique étrangère face au cycle électoral latino-américain (p. 433-456)| Introduction (p. 459-463)| L’Océanie à la croisée des vagues (p. 465-479)| La Chine, le désarmement et la maîtrise des armements (p. 481-491)| Introduction (p. 495-497)| Face à l’invasion russe en Ukraine et aux chocs électoraux, la France et l’Allemagne engagées sur des trajectoires divergentes (p. 499-516)| États baltes : la pratique d’une « diplomatie de niche » face à une situation de vulnérabilité ? (p. 517-533)| Guerre en Ukraine : vers une politique étrangère et de défense allemande « 3.0 » ? (p. 535-547)| Introduction (p. 551-554)| Le premier quinquennat d’Emmanuel Macron en politique étrangère (p. 555-567)| Les relations franco-africaines : à la recherche du temps perdu ? (p. 569-583)| Introduction (p. 587-590)| Bona fide et droit international : leçons tirées du déroutement d’un aéronef civil dans le ciel biélorusse (p. 591-603)| Le repositionnement de la Russie en Asie centrale depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan (p. 605-618)| Introduction (p. 623-625)| Le

    Jean-Vincent Holeindre (dir.), La démocratie: entre défis et menaces, Sciences Humaines Éditions, 2023, La Petite bibliothèque de Sciences Humaines, 307 p.    

    La démocratie désigne un régime politique, c'est-à-dire un mode d'organisation de la vie commune reposant sur des institutions. C'est aussi une forme de société constituée de deux piliers, la liberté et l'égalité. Toute expérience démocratique est indéterminée, ce qui est une force et une faiblesse. Si l'avenir est toujours ouvert, cette ouverture se double d'une incertitude qui peut se muer en inquiétude, voire en défiance réciproque entre gouvernés et gouvernants. Cette tendance est aujourd'hui perceptible dans de nombreux pays. Certes, les aspirations démocratiques, à travers le monde, n'ont jamais été aussi fortes. Mais elles sont souvent réprimées par les pouvoirs en place et cohabitent avec une montée de la demande autoritaire que révèle le succès électoral des partis « populistes ». Dans les « vieilles » démocraties, le modèle libéral est mis en cause sur fond d'affaiblissement, perçu ou réel, du monde occidental. Toutefois, l'histoire doit nous inciter à relativiser ces menaces. La démocratie ne pourra sans doute jamais les faire disparaître, mais elle représente un défi sans cesse recommencé

    Jean-Vincent Holeindre, Geoffroy Murat (dir.), La démocratie et la guerre au XXIe siècle: de la paix démocratique aux guerres irrégulières, Hermann, 2023   

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), Annuaire français de relations internationales 2023, Université Panthéon-Assas, 2023, 1118 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales: 2020, Éditions Panthéon-Assas, 2023, Hors collection    

    L'Annuaire français de relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : les études traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. Les rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2022   

    Créé en 1999, le Centre Thucydide a vocation à s'intéresser à la dimension des relations internationales, incluant l'analyse des relations politiques, stratégiques et de sécurité. Une attention particulière est accordée aux aspects multilatéraux et institutionnels, aux stratégies normatives et aux politiques juridiques, avec une polarisation sur l'analyse et l'évaluation dans le cadre de la politique extérieure de la France. L’Annuaire français de relations internationales (AFRI), à vocation généraliste, s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions – politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Sous la direction des professeurs Julian FERNANDEZ et Jean-Vincent HOLEINDRE, il rassemble les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, français ou étrangers. En ce début d'année foisonnant, le Centre Thucydide privilégie trois thématiques de recherche, appelées Études : • Les approches non cinétiques de la guerre (intelligence artificielle, cyberopérations notamment russes, lawfare) • L'Indopacifique (les stratégies dans l'Indopacifique, le multilatéralisme, les outre-mer français) • Débat : le renouveau des tensions et recompositions régionales en Méditerranée orientale. L’annuaire comprend également quatre autres parties : un essai (cette année : 2021, stupeurs et tremblements ? par Olivier FOURCADE), la chronologie de l'année 2021, les rubriques régionales, les rubriques thématiques et les recensions. Les rubriques thématiques comportent chacune deux ou trois articles sur les sujets brûlants de l'actualité internationale passée : construction européenne ; défense et stratégie ; économie ; énergie et environnement ; espaces internationaux ; médias et technologies ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; religions. L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée, les recensions d'ouvrages marquants traitant des relations internationales ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : Pages de début (p. I)| Note de la direction (p. V)| 2021 : Stupeur et tremblements ? (p. 3-28)| Intelligence artificielle de défense et approche non cinétique des conflits (p. 33-49)| Les cyberopérations, la continuité de la politique par d’autres moyens ? (p. 51-64)| Typologie des manœuvres informationnelles russes à l’égard des pays francophones (p. 65-80)| Le lawfare et ses interprétations dans le débat stratégique contemporain (p. 81-92)| Les États-Unis au miroir de l’Indopacifique (p. 95-108)| L’Indopacifique vu de la Chine : outil discursif ou contrainte stratégique ? (p. 109-123)| Évolutions des pratiques multilatérales en Indopacifique (p. 125-141)| Les outre-mer dans la stratégie française en Indopacifique (p. 143-157)| Les effets déstabilisateurs du réveil des ambitions turques en Méditerranée orientale (p. 161-175)| Quelles ambitions turques en Méditerranée ? (p. 177-186)| Chronologie internationale de l’année 2021 (p. 189-208)| Introduction (p. 213-217)| Un partenaire incontournable au Sahel : la politique étrangère du Niger sous la présidence de Mahamadou Issoufou (p. 219-231)| Sahel : une crise aux contours multidimensionnels (p. 233-247)| Introduction (p. 251-253)| De la politique à la guerre : le retour en grâce de l’armée turque après la tentative du coup d’État de juillet 2016 (p. 255-270)| Dépasser la « ligne dans le sable » (p. 271-286)| Introduction (p. 289-291)| Ruptures et continuités : les dynamiques migratoires en Amériques de Trump à Biden (p. 293-307)| Comme un vieil ennemi retrouvé ? La relation russo-américaine de Trump à Biden (p. 309-320)| Introduction (p. 323-328)| La Caraïbe, un espace géostratégique au cœur des enjeux de la mondialisation (p. 329-342)| La diplomatie des vaccins anti-Covid en Amérique latine et Caraïbe (p. 343-362)| Introduction (p. 365-370)| Facebook en Birmanie/Myanmar : un outil à double tranchant (p. 371-381)| Démocratisation, lawfare, autocratisation : quelques leçons d’Asie du Sud-Est (p. 383-396)| Introduction (p. 399-401)| La reconfiguration de la politique chinoise de l’Union européenne

    Jean-Vincent Holeindre, Giulio De Ligio, Daniel J. Mahoney (dir.), La politique et l'âme: autour de Pierre Manent, CNRS Éditions, 2022, 540 p.    

    Depuis près de quarante ans, Pierre Manent trace une voie originale et féconde. Ses livres interrogent les formes politiques qui donnent sens à l'expérience historique, de la cité grecque aux nations européennes, en passant par l'Empire romain et l'Église chrétienne. Cet ouvrage, le premier entièrement consacré à Pierre Manent, aborde les grands thèmes de son œuvre, autour de trois axes : la philosophie, la politique et la religion. Il examine également les principales étapes de la pensée politique : Aristote, Machiavel, Pascal, Tocqueville... L'histoire et la philosophie politique éclairent les enjeux du présent, en particulier la crise de la démocratie et de la nation en Europe. Pour Pierre Manent et ceux qui s'en inspirent, la politique constitue le fait générateur des sociétés humaines. Elle façonne l'humanité de l'homme, qui se réalise dans la vie en commun. Aller vers la politique, c'est aller vers l'âme. Une incitation à lire et relire une œuvre forte et pénétrante.

    Jean-Vincent Holeindre, Sébastien Jakubowski, Emmanuel Cardona Gil, Axel Éric Augé, Olivier Bodhuin [et alii], Les logiques de transformation des armées, Presses universitaires du Septentrion, 2022, War studies, 248 p.   

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), Nations désunies ?: la crise du multilatéralisme dans les relations internationales, CNRS éditions, 2022, Biblis, 361 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Yves Petit, Camille Trotoux, Julien Malizard, L'armée dans la société, La documentation française, 2022, 118 p.  

    Plus professionnelle, plus féminisée, moins visible mais davantage polyvalente dans ses missions, l'armée a connu d'importants changements depuis la disparition du service militaire en 1997. Dans ce numéro, Cahiers français en partenariat avec l'IRSEM, se penche sur les multiples relations qu'entretient la société française avec cette institution majeure de la République.

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), Annuaire français de relations internationales 2022, Université Panthéon-Assas, 2022, 996 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Amélie Chalivet, India’s Foreign Policy Toward China and the United States , 2022   

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2021   

    Créé en 1999, le Centre Thucydide a vocation à s'intéresser à la dimension des relations internationales, incluant l'analyse des relations politiques, stratégiques et de sécurité. Une attention particulière est accordée aux aspects multilatéraux et institutionnels, aux stratégies normatives et aux politiques juridiques, avec une polarisation sur l'analyse et l'évaluation dans le cadre de la politique extérieure de la France. Tout en poursuivant la publication de l'Annuaire français de relations internationales (AFRI), dont les 21 volumes déjà parus souhaitent contribuer à la reconnaissance d'une doctrine francophone dans le domaine des relations internationales, le Centre Thucydide privilégie cinq thématiques de recherche : L'année du coronavirus : tournant ou accident des relations internationales ? Pandémies et relations internationales ; Vingt ans de lutte et de guerre contre le terrorisme ; Les soixante-dix ans de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés ; Débat : où va l'OTAN ? L’Annuaire français de relations internationales (AFRI), à vocation généraliste, s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions – politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, français ou étrangers. L’annuaire comprend deux parties : les études traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l’année, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. Les rubriques comportent chacune deux ou trois articles : construction européenne ; défense et stratégie ; économie ; énergie et environnement ; espaces internationaux ; médias et technologies ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance ; religions. L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée, les recensions d'ouvrages marquants traitant des relations internationales ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : Pages de début (p. I)| Note de la direction (p. V)| L’année du coronavirus : tournant ou accident des relations internationales ? (p. 3-19)| Le système sanitaire international face à la Covid-19 : une perspective historique (p. 25-37)| L’action de l’Organisation mondiale de la santé face au coronavirus : mise en perspective historique (p. 39-53)| L’année du buffle (p. 55-63)| Un monde méconnaissable (p. 67-76)| La lutte contre le terrorisme : une perspective économique (p. 77-88)| “Guerre” contre le terrorisme et sécurité collective (p. 89-100)| « Guerre » contre le terrorisme et droit international humanitaire (p. 101-114)| Les évolutions de la lutte contre le financement du terrorisme (p. 115-125)| Le renseignement face à la menace terroriste (p. 127-137)| La Belgique et la lutte antiterroriste (p. 139-151)| L’interprétation renouvelée des motifs de persécution : bilan critique (p. 155-173)| Les évolutions du régime d’asile européen commun (p. 175-188)| Protection internationale, sécurité nationale et ordre public (p. 189-199)| Débat : où va l’OTAN ? (p. 203-212)| Débat : où va l’OTAN ? (p. 213-219)| Chronologie internationale de l’année 2020 (p. 223-247)| Introduction (p. 253-256)| Les mutations de la sécurité collective de l’Union africaine (p. 257-275)| La Côte d’Ivoire et la sécurité collective en Afrique de l’Ouest (p. 277-288)| Introduction (p. 291-293)| Entre résilience et défis majeurs, les tentatives de consolidation du pouvoir du régime syrien (p. 295-310)| Mettre en récit le Hirak (p. 311-323)| Introduction (p. 327-329)| Les États-Unis et le monde au prisme populiste des Chrétiens conservateurs (p. 331-341)| Donald Trump et l’exceptionnalisme : la fin du siècle américain ? (p. 343-354)| La quête de l’honneur dans la politique étrangère de Donald Trump (p. 355-365)| Introduction (p. 369-371)| Envers et contre l’Occident : les ressorts de la relation stratégique entre la Chine et le Venezuela (p. 373-384)| L’intervention politique des militaires en Amérique latine (p. 385-398)| Introduction (p. 401-405)| La Chine et la résolution internationale des conflits (p. 407-415)| Les

    Jean-Vincent Holeindre, Jean Baechler (dir.), Guerre et politique, Hermann, 2021, 284 p.   

    Jean-Vincent Holeindre, Jean Baechler (dir.), Penseurs de la stratégie, Hermann, 2021, 296 p.   

    Jean-Vincent Holeindre, Benjamin Loveluck (dir.), Les ruses du hacking, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2021, 155 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez (dir.), Annuaire français de relations internationales 2021, Université Panthéon-Assas, 2021, 946 p. 

    Jean-Vincent Holeindre (dir.), Les grands enjeux du monde contemporain, Sciences humaines éditions, 2021, 71 p.   

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2020   

    L’Annuaire français de relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions – politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L’annuaire comprend deux parties : les études traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l’année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. Les rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d’un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l’Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l’Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : Pages de début (p. I)| 2019 : La fin d’un monde ? (p. 1-13)| La corse au XVIIIe siècle « école primaire des révolutions » ? (p. 19-33)| Sommes-nous en 1913 (p. 35-45)| Réflexions sur le néo-protectorat (p. 47-65)| Repenser la puissance par les hybridations culturelles au XXIe siècle (p. 67-81)| La russie dans la diplomatie de la course aux armements et du désarmement (p. 85-99)| Souveraineté et gouvernance maritime en Asie (p. 101-117)| La politique étrangère du premier gouvernement de Justin Trudeau (p. 119-134)| Le maintien de la paix face au terrorisme : la France au Mali (p. 135-150)| Réflexions sur la durée des procès pénaux internationaux (p. 153-170)| La Cour pénale internationale dans l’arène politique ivoirienne (p. 171-184)| Le Parlement britannique pris entre les feux croisés des citoyens et du gouvernement (p. 187-202)| Les États-unis et le Brexit (p. 203-215)| Chronologie internationale de l’année 2019 (p. 219-247)| Introduction (p. 253-254)| Les relations franco-britanniques au-delà du Brexit (p. 255-266)| Diplomatie de défense à la française : Le grand dessein (p. 267-283)| La France et les Nations Unies : histoire critique (p. 285-298)| Introduction (p. 301-303)| Brexit or not Brexit ?… Là n’est peut-être plus la question (p. 305-318)| Ni tout à fait nationales,ni tout à fait européennes : Les élections européennes du 23 au 26 mai 2019 (p. 319-330)| Introduction (p. 333-335)| L’Allemagne en surfusion (p. 337-350)| Le Traité sur la coopération et l’intégration Franco-Allemande d’Aix-la-Chapelle (p. 351-365)| L’Assemblée parlementaire Franco-Allemande, une nouvelle dimension du partenariat Franco-Allemand (p. 367-378)| Introduction (p. 381)| L’Union européenne face à la crise migratoire : un acteur international crédible en trompe-l’œil ? (p. 383-400)| À la frontière orientale de l’Union européenne : la roumanie, facteur de stabilité (p. 401-414)| Introduction (p. 417)| Le rôle des États-Unis dans la construction et la déconstruction de l’accord sur le nucléaire Iranien (p. 419-432)| Un office national antitrust à l’assaut du capitalisme numérique américain (p. 433-441)| Introduction (p. 445-448)| Les coopérations militaires et de sécurité dans le partenariat stratégique Russie-Chine (p. 449-460)| La politique chinoise de l’Inde (p. 461-476)| L’affaire Meng Hongwei, révélateur complexe de la conception que la Chine se fait de « ses » fonctionnaires internationaux (p. 477-486)| Introduction (p. 489-495)| Le centre du Mali entre djihadisme et ethnocentrisme (p. 497-509)| Politiques bureaucratiques et asymétrie dans les négociations Afrique-Chine (p. 511-527)| Introduction (p.

    Jean-Vincent Holeindre, La Démocratie , 2020   

    La démocratie désigne un régime politique, c’est-à-dire un mode d’organisation de la vie commune reposant sur des institutions. C’est aussi une forme de société constituée de deux piliers, la liberté et l’égalité. Toute expérience démocratique est indéterminée, ce qui est une force et une faiblesse. Si l’avenir est toujours ouvert, cette ouverture se double d’une incertitude qui peut se muer en inquiétude, voire en défiance réciproque entre gouvernés et gouvernants. Cette tendance est aujourd’hui perceptible dans de nombreux pays. Certes, les aspirations démocratiques, à travers le monde, n’ont jamais été aussi fortes. Mais elles sont souvent réprimées par les pouvoirs en place et cohabitent avec une montée de la demande autoritaire que révèle le succès électoral des partis « populistes ». Dans les « vieilles » démocraties, le modèle libéral est mis en cause sur fond d’affaiblissement, perçu ou réel, du monde occidental. Toutefois, l’histoire doit nous inciter à relativiser ces menaces. La démocratie ne pourra sans doute jamais les faire disparaître, mais elle représente un défi sans cesse recommencé.Sommaire : Pages de début (p. 2-3)| Introduction (p. 5-14)| L’origine grecque de la démocratie (p. 17-24)| La République romaine, un modèle ? (p. 25-42)| République et démocratie (p. 43-51)| Le déclin historique de la social-démocratie (p. 53-64)| La démocratie repose sur la confiance (p. 65-72)| Les mutations du pouvoir en démocratie : participation et délibération (p. 73-90)| Nous sommes à l'âge de l'égalité (p. 91-97)| La transition démocratique (p. 99-106)| Un monde moins démocratique ? (p. 107-116)| Les démocraties en panne ? (p. 119-130)| Le capitalisme, menace pour la démocratie ? (p. 131-136)| Élections : à qui paye gagne ? (p. 137-144)| Les partis politiques sont-ils dépassés ? (p. 145-149)| Une démocratie de l’abstention ? (p. 151-163)| Démocratie, l’état d’urgence (p. 165-173)| La fragmentation démocratique (p. 175-181)| Rénover la démocratie (p. 185-192)| L’écologie, entre urgence et indifférence (p. 193-198)| Donner le pouvoir aux citoyens (p. 199-207)| Lanceur d’alerte : traître ou héros ? (p. 209-212)| La police, amie ou ennemie ? (p. 213-216)| Quand les américains doutent de leur démocratie (p. 219-234)| Chine, l’impossible démocratisation (p. 235-243)| La question démocratique en Russie (p. 245-252)| Dynamiques et enjeux en Amérique latine (p. 253-265)| Israël, une démocratie en guerre (p. 267-271)| Islam, démocratie… je t’aime, moi non plus ? (p. 273-281)| Les démocraties scandinaves sont-elles exemplaires ? (p. 283-292)| Les populistes et la démocratie en Europe (p. 293-301)| Pages de fin (p. 303-308).

    Jean-Vincent Holeindre, Héloïse Lhérété (dir.), Démocratie: Histoire et concepts-Avancées et reculs dans le monde-Défis et menaces, Sciences humaines éditions, 2020, 69 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2019   

    "L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des Etats-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective." Sommaire : Pages de début (p. I)| L’AFRI vingt ans après (p. 1-2)| Les relations internationales en 2018 (p. 3-19)| Raymond Aron : le réalisme des normes libérales (p. 25-42)| Raymond Aron, ouvert et fermé (p. 43-51)| Albert Thibaudet, la Grande Guerre et l’Europe (p. 53-66)| Chateaubriand et la Question d’Orient (p. 67-81)| La verità effetuale et la CECA (p. 83-95)| Vers la fin des dogmes et des liturgies dans les relations internationales ? (p. 97-112)| A quoi sert le droit humanitaire ? (p. 113-127)| La taqiyya : une relecture djihadiste du droit classique islamique (p. 129-146)| Les Nations Unies face au nouveau conflit yéménite (p. 149-164)| Taiwan dans la tourmente de la Chinafrique (p. 165-180)| La Pologne depuis 2015 (p. 181-196)| La puissance des GAFAM : réalités, apports et dangers (p. 199-222)| Les GAFA : leur défi au droit et à la souveraineté (p. 223-235)| Les GAFAM, nouveaux maîtres de la santé mondiale ? (p. 237-253)| Privacy vs vie privée (p. 255-269)| Wikipédia (p. 271-287)| Chronologie internationale de l’année 2018 (p. 291-310)| Introduction (p. 315)| France-Israël : une relation a deux vitesses (p. 317-339)| Débat sur un néo-conservatisme à la française (p. 341-352)| Introduction (p. 355-356)| Un nouveau chapitre de l’Europe des valeurs : de la Sorbonne à l’Université d’Europe centrale (p. 357-374)| La France face à la crise catalane (p. 375-387)| La révision de la directive sur le détachement des travailleurs (p. 389-395)| Introduction (p. 399-402)| La France et l’Allemagne face à l’Union européenne (p. 403-418)| Les rôles de la France et de l’Allemagne au Conseil de l’Europe (p. 419-436)| Cap vers le Sud : la coopération franco-allemande en Afrique de l’Ouest (p. 437-450)| Introduction (p. 453-454)| La coopération structurée permanente (p. 455-472)| L’Union européenne comme acteur des relations internationales et le rôle de la Pologne (p. 473-491)| Introduction (p. 495-497)| La stratégie américaine et le retour de la compétition entre grandes puissances (p. 499-511)| La politique commerciale de Donald Trump (p. 513-532)| Résilience des partis politiques aux Etats-Unis (p. 533-552)| Introduction (p. 555-558)| Séparation des pouvoirs et relations civilo-militaires en transition politique (p. 559-571)| Les principes et les instruments de la politique de défense et de sécurité de l’Union africaine (p. 573-598)| Les diplomaties économiques française et allemande en direction de l’Afrique (p. 599-618)| Introduction (p. 621-622)| La fin du « moment kelsénien » ? (p. 623-637)| Les navires d’ONG de sauvetage en haute mer et les Etats (p. 639-661)| Jus in bello européen avant le Co

    Jean-Vincent Holeindre, Benoît Richard (dir.), La démocratie: histoire, théories, pratiques, Sciences humaines éd., 2019, 351 p.   

    Jean-Vincent Holeindre, Laurent Testot (dir.), La guerre: des origines à nos jours, Ed. Sciences humaines, 2019, 271 p.   

    Jean-Vincent Holeindre, Frank Afom, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2018   

    L'Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s'intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L'annuaire comprend deux parties : Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l'année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d'un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l'Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des Etats-Unis ; l'Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. L'annuaire propose également une chronologie de l'année écoulée ainsi qu'une bibliographie sélective.Sommaire : Pages de début (p. I)| 2017 : Déconstruction, cristallisation, refondation (p. 1-19)| Unipolarité du système international : quel statut pour la Chine ? (p. 25-41)| Comprendre la violence contemporaine (p. 43-55)| Thucydide au Moyen-Orient (2003-2017) (p. 57-71)| L’essence de l’indécision : Graham Allison, le « piège de Thucydide » et les relations sino-américaines (p. 73-86)| Les influences variables de l’exploitation pétrolière sur les Etats (p. 87-98)| Game Changer? L’administration Trump et la crise nucléaire nord-coréenne (p. 99-115)| Observations sur les « sanctions » internationales (p. 117-131)| La Banque centrale européenne, source d’instabilité financière ? (p. 135-153)| A quoi sert une banque centrale (européenne) ? (p. 155-169)| La « doctrine Begin » est-elle encore d’actualité ? (p. 173-185)| Les enjeux de la diplomatie publique de la France au Liban (p. 187-197)| De l’islamisme au terrorisme (p. 199-215)| Etats et groupes armés non étatiques au Moyen-Orient (2011-2018) (p. 217-231)| Qatar : une politique étrangère a l’épreuve de l’identité micro-étatique (p. 233-250)| L’effort de défense américain (p. 251-265)| Arsenalisation des espaces maritimes (p. 267-284)| Nouvelle course aux armements au Moyen-Orient (p. 285-302)| Course aux armements en Asie : mythes et réalités (p. 303-312)| La Russie de retour comme puissance militaire ? (p. 313-324)| Chronologie internationale de l’année 2017 (p. 327-354)| Introduction (p. 359-360)| La politique étrangère dans l’élection présidentielle de 2017 (p. 361-375)| Le mirage de la « diplomatie économique » (p. 377-392)| Introduction (p. 395-397)| Election présidentielle française : l’Europe au cœur du débat ? (p. 399-415)| Le projet de refondation de l’Union européenne du Président Macron (p. 417-432)| Le Brexit au miroir des fractures françaises (p. 433-449)| Introduction (p. 453-454)| Une difficile convergence : la coopération franco-allemande durant la crise des réfugiés (p. 455-467)| Les perspectives franco-allemandes à l’aune des renouvellements électoraux (p. 469-481)| Introduction (p. 485-486)| Des relations complémentaires aux relations de rivalité entre l’UE et l’OTAN dans la lutte contre la piraterie maritime (p. 487-501)| L’Union européenne et le Sahara occidental (p. 503-515)| L’Union européenne et les accords de libre-échange « nouvelle génération » (p. 517-535)| Introduction (p. 539-542)| La politique environnementale des Etats-Unis à l’ère Trump (p. 543-564)| L’Alliance franco-américaine face à « America First » (p. 565-581)| Introduction (p. 585-588)| Santé et développement en Afrique (p. 589-603)| Emergence d’un régionali

    Jean-Vincent Holeindre (dir.), Robots tueurs: que seront les soldats de demain ?, Armand Colin, 2018, Engagements, 173 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Daniel R. Brunstetter (dir.), The ethics of war and peace revisited: moral challenges in an era of contested and fragmented sovereignty, Georgetown University Press, 2018, 336 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (dir.), La relève stratégique, Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM), 2018, 155 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (dir.), La relève stratégique: [Supplément], Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM), 2018, 501 p. 

    Jean-Vincent Holeindre (dir.), Introduction à la science politique: cours, exercices corrigés, Armand Colin, 2018, Portail, 334 p.      

    Ce manuel d’introduction à la science politique présente l’ensemble des grands sujets qui constituent les fondamentaux de la discipline. Quel est le rôle de l'État et du pouvoir politique ? Quels sont les différents régimes politiques ? Qui sont les principaux acteurs politiques d'une démocratie ? Comment analyser l'action publique ? Comment a évolué l'action collective ? Illustrés d'exemples, de portraits d'auteurs, ce nouveau manuel proposera en fin de chapitres des QCM, questions de cours ou sujets de dissertation.

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (dir.), Varia, Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM), 2018, 151 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Alexandra Novosseloff, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2017   

    L’Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L’annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l’année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d’un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l’Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l’Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : 2016 : l’hiver arrive (p. 1-11)| Apports et limites de l’approche girardienne des rivalités mimétiques à l’analyse des conflits (p. 17-31)| Le droit international et la question de la justice (p. 33-57)| L’Assemblée générale de l’ONU ouvre la porte à un traité d’interdiction des armes nucléaires (p. 59-77)| La coutume internationale est-elle un mythe ? (p. 79-93)| Pour un renouveau des études de sécurité (p. 95-119)| Nouveau panorama géopolitique en Afrique du Nord (p. 121-138)| Guerre et violence armée : droit en question, politique en échec (p. 139-150)| Le cadre politico-juridique des services de renseignement libanais (p. 153-167)| La rivalité irano-saoudienne (p. 169-180)| Les représentations politiques de la diplomatie française dans les médias pro-iraniens au Liban, avant et après l’accord nucléaire (p. 181-197)| La Finlande sur la scène internationale (p. 201-213)| La crise conceptuelle de l’Union européenne (p. 215-232)| La guerre d’information russe contre l’Occident (p. 233-246)| Les réfugiés syriens, enjeu stratégique du conflit syrien (p. 249-261)| La protection des réfugiés par la Constitution ivoirienne (p. 263-276)| L’immigration en Europe et en France dans les années 2010 (p. 277-295)| Chronologie internationale de l’année 2016 (p. 299-326)| Introduction (p. 331-332)| La France et l’approche multilatérale de la crise syrienne (p. 333-347)| Etat d’urgence, diplomatie de crise : la politique étrangère de la présidence Hollande (p. 349-366)| Introduction (p. 369-370)| La France et le Brexit (p. 371-386)| La rétention des mineurs en France (p. 387-401)| La France et l’OSCE dans le contexte des tensions avec la Russie (p. 403-418)| Introduction (p. 421-423)| La politique russe de l’Allemagne (p. 425-440)| L’Alternative pour l’Allemagne, une extrême droite en devenir (p. 441-455)| Introduction (p. 459-460)| Brexit et désintégration de l’Union européenne (p. 461-474)| L’Union européenne et la responsabilité de protéger (p. 475-488)| L’Union européenne et les pays balkaniques non membres (p. 489-502)| Introduction (p. 505-506)| La lutte contre le terrorisme sous Obama (p. 507-522)| Leçons de Guantanamo et avenir de la politique américaine de détention (p. 523-527)| Donald Trump, les Etats-Unis et le retour de l’histoire (p. 529-546)| Introduction (p. 549-550)| Gouverner le « post-conflit » en Côte-d’Ivoire (p. 551-567)| Le G5 Sahel : une avancée de la coopération régionale pour la paix et la sécurité ? (p. 569-579)| Introduction (p. 583-584)| Réflexions sur le positionnement des Etats à l’égard de l’arbitrage d’investissement (p. 585-598)| Le réalisme interactionnel de Nic

    Jean-Vincent Holeindre, La ruse et la force , 2017   

    Pour en finir avec le « modèle occidental de la guerre », une nouvelle histoire de la stratégie décrassée des préjugés culturels et ethniques. Au VIIIe siècle avant J.-C., Homère expose de manière frappante la dualité qui fonde la stratégie. Dans l'Iliade et l'Odyssée, le poète grec met en scène la guerre à travers deux personnages phares. Achille, héros de la force, est un soldat : son honneur est au-dessus de tout. Ulysse, héros de la ruse, est un stratège : seule la victoire compte. Cette opposition de la force et de la ruse structure dès l'origine l'histoire de la stratégie dans le monde occidental. Jusqu'à présent, la force a davantage attiré l'attention des historiens. La ruse apparaît rarement comme un élément majeur de la stratégie. Au contraire, elle fait figure de repoussoir et se présente comme l'apanage du faible ou de l'étranger. Cet « orientalisme » militaire et stratégique n'est pas recevable, parce qu'il ne reflète pas la réalité historique et se fait l'écho d'un discours idéologique. Il s'agit donc d'en finir avec cette lecture stéréotypée afin de comprendre ce que la stratégie, dans le monde occidental, doit à la ruse, en identifiant les moments clés de son histoire, des guerres antiques aux mouvements terroristes du XXIe siècle. Se déploie ainsi une histoire longue de la stratégie, dégagée des préjugés culturels et ethniques, qui met en scène, pour la première fois et de manière systématique, le dialogue ininterrompu de la ruse et de la forceSommaire : Pages de début (p. 3-12)| Introduction (p. 13-26)| 1 - Sous le signe de Mètis (p. 27-44)| 2 - Les promesses de la Bible (p. 45-58)| 3 - L’hoplite et le stratège (p. 59-80)| 4 - Le tournant de la guerre du Péloponnèse (p. 81-96)| 5 - De la stratégie au stratagème (et retour) (p. 97-109)| 6 - Rome et l’invention de la guerre juste (p. 111-132)| 7 - À l’école de l’ennemi (p. 133-153)| 8 - L’Empire et les stratagèmes (p. 155-173)| 9 - Les chrétiens devant la guerre (p. 175-200)| 10 - « Engin vaut mieux que force » (p. 201-220)| 11 - Machiavel, le prince stratège (p. 221-243)| 12 - La stratégie saisie par le droit (p. 245-265)| 13 - Lumières de la ruse (p. 267-287)| 14 - Clausewitz, une révolution de la force (p. 289-306)| 15 - Les renards du désert (p. 307-338)| 16 - L’ombre d’Achille (p. 339-365)| 17 - Le terrorisme ou la stratégie du poulpe (p. 367-386)| Conclusion - Les deux visages de la guerre (p. 387-390)| Notes (p. 391-425)| Bibliographie (p. 427-450)| Index (p. 451-457)| Remerciements (p. 459-460)| Pages de fin (p. 461-467).

    Jean-Vincent Holeindre, La ruse et la force: une autre histoire de la stratégie, Perrin, 2017, Hors collection, 464 p.    

    "Au VIIIe siècle avant J.-C., Homère expose de manière frappante la dualité qui fonde la stratégie. Dans l'Iliade et l'Odyssée, le poète grec met en scène la guerre à travers deux personnages phares. Achille, héros de la force, est un soldat : son honneur est au-dessus de tout. Ulysse, héros de la ruse, est un stratège : seule la victoire compte. Cette opposition entre force et ruse structure dès l'origine l'histoire de la stratégie dans le monde occidental. Jusqu'à présent, la force a davantage attiré l'attention des historiens. La ruse apparaît rarement comme un élément majeur de la stratégie. Au contraire, elle fait figure de repoussoir et se présente comme l'apanage du faible ou de l'étranger. Cet "orientalisme" militaire et stratégique n'est pas recevable, parce qu'il ne reflète pas la réalité historique et se fait l'écho d'un discours idéologique. Il s'agit donc d'en finir avec cette lecture stéréotypée, afin de comprendre ce que la stratégie doit à la ruse, en identifiant les moments clés, des guerres antiques aux mouvements terroristes du XXIe siècle. Se déploie ainsi une histoire longue de la stratégie, dégagée des préjugés culturels et ethniques, qui met en scène, pour la première fois et de manière systématique, le dialogue ininterrompu de la ruse et de la force."

    Jean-Vincent Holeindre, Huit regards pour éclairer notre temps, Cent mille milliards, 2017, 234 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Jean Albert, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2016   

    L’Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L’annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l’année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d’un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l’Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l’Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : 2015, Sauve qui peut ! (p. 1-23)| Droits de l’homme et droit humanitaire en Corée du Nord (p. 29-44)| L’Etat islamique expliqué par l’Islam ou par la pensée politique classique (p. 45-55)| Dien Bien Phu ou les leçons amères de la stratégie (p. 57-77)| L’impact de la coopération franco-américaine au Liban (p. 79-92)| Aux origines de la Société des Nations : la controverse Léon Bourgeois – Georges Clemenceau (p. 93-104)| Usage des statistiques « ethniques » en France et dans certains pays européens (p. 105-124)| Renseignement et relations internationales en 2015 (p. 131-134)| Les formes et la pratique du renseignement en France depuis les années 1990 (p. 135-150)| Le renseignement et le retour de l’exigence de sécurité intérieure (p. 151-162)| La France à l’épreuve du terrorisme (p. 163-180)| Le régime juridique des interceptions de sécurité (p. 181-197)| La CIA 2.0 : des vieux démons à la régénération en 2015 (p. 199-214)| Les systèmes d’armement létaux autonomes (p. 217-219)| Le robot sur le champ de bataille entre mythe et réalités (p. 221-227)| Les « robots tueurs » au cinéma (p. 229-232)| Les systèmes d’armement létaux autonomes et le jus ad bellum (p. 233-241)| Les systèmes d’armement létaux autonomes et le droit international humanitaire (p. 243-258)| L’engagement de la responsabilité pour des actes imputables aux « robots tueurs » : questions choisies (p. 259-266)| Chronologie internationale de l’année 2015 (p. 269-295)| Introduction (p. 301-302)| L’impossible rapprochement : un double témoignage sur les relations franco-iraniennes (p. 303-311)| Du 11 janvier au 13 novembre 2015 : la France à l’épreuve (p. 313-326)| La France et les monarchies arabes du Golfe : analyse d’un renforcement stratégique (p. 327-341)| Introduction (p. 345-346)| La France et la crise des dettes souveraines en Grèce (p. 347-365)| Union économique et monétaire : 2015, bond en avant ou effet d’annonce ? (p. 367-385)| Introduction (p. 389-391)| Une gestion des crises par l’Allemagne ? (p. 393-406)| A la croisée des chemins : la France, l’Allemagne et l’Europe en 2015 (p. 407-419)| Introduction (p. 423-424)| L’Union européenne et la crise ukrainienne (p. 425-444)| Les mesures restrictives adoptées par l’Union européenne (p. 445-465)| Introduction (p. 469-471)| Cuba–Etats-Unis : vers un nouveau partenariat économique et politique ? (p. 473-486)| Le Partenariat transatlantique : dernière chance pour une mondialisation à l’occidentale ? (p. 487-497)| Introduction (p. 501-504)| Les systèmes internationaux de sécurité à l’épreuve d’une épidémie régionale : la maladie à virus Ebola en Afrique (p. 505-520)| Le

    Jean-Vincent Holeindre, Serge Sur, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2015   

    L’Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L’annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l’année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d’un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l’Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l’Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : Pages de début (p. I)| 2014 ou les marteaux sans maîtres (p. 1-19)| Régimes associatifs internationaux (p. 25-41)| Sémantique et pratique subséquente : le couple anarchie/vacuum dans les opérations de paix (p. 43-58)| La France et la question de la Libye (1945-1949) (p. 59-73)| Le rôle des puissances émergentes dans la résolution des conflits (p. 75-89)| Les révoltes arabes et l’avenir de la question de l’eau dans le monde arabe (p. 91-114)| La relation France-Russie a l’épreuve (p. 117-131)| La Russie et le monde : les ondes de choc de la crise en Ukraine (p. 133-148)| Vladimir Poutine et l’Ukraine (p. 149-165)| Les sanctions européennes à l’encontre de la Russie (p. 167-190)| L’économie de la Russie : les grands défis a relever (p. 191-204)| La question du gaz dans les relations entre l’Union européenne, la Russie et l’Ukraine (p. 205-218)| L’Annexion de la Crimée par la Russie : un premier bilan (p. 219-234)| Chronologie internationale de l’année 2014 (p. 237-260)| Introduction (p. 265)| Puissance allemande ou faiblesse française ? (p. 267-276)| Frères d’armes ? Témoignage et réflexions sur la coopération militaire franco-américaine (p. 277-288)| Les commémorations du 6 juin 1944 et la politique étrangère française (p. 289-311)| Introduction (p. 315-316)| Les élections européennes de 2014 en France (p. 317-333)| L’influence par la présence dans les institutions européennes (p. 335-349)| Le droit de vote des électeurs européens (p. 351-361)| Introduction (p. 365-367)| France-Allemagne : « rien ne va plus » ? (p. 369-374)| Les nouveaux défis du modèle allemand (p. 375-387)| Les transitions énergétiques française et allemande (p. 389-407)| Introduction (p. 411)| Le quinquennat de Catherine Ashton (p. 413-432)| Le Paquet Energie-Climat 2030 de l’Union européenne et la Conférence de Paris sur le climat (COP 21) (p. 433-452)| Du délicat usage de l’Union européenne en politique etrangère : l’UE 3 et la question de Jérusalem (p. 453-472)| Introduction (p. 475-476)| La diplomatie publique d’Hillary Clinton et les stratégies de smart engagement (p. 477-496)| La solidarité transatlantique à l’épreuve de la crise ukrainienne (p. 497-511)| Introduction (p. 515-517)| L’annus horribilis d’Ibrahim Boubacar Keïta (p. 519-535)| La République centrafricaine en crise (p. 537-547)| Introduction (p. 551-552)| La politique juridique extérieure de la Turquie (p. 553-572)| Eléments sur la pratique du droit diplomatique (p. 573-588)| Introduction (p. 591)| La sanction des « Etats proliférants » (p. 593-607)| Dossier nucléaire iranien : des avancées riches d’enseignement pour le régime de non-prolifératio

    Jean-Vincent Holeindre, Jean Baechler, Guerre et Politique, 2014   

    Ce premier volume de la collection consacrée à l'homme et à la guerre reprend les Actes d'un colloque organisé par l'Académie des sciences morales et politiques, qui s'est tenu les 17, 18 et 19 janvier 2013 dans les locaux de la Fondation Del Duca de l'Institut de France. Il s'est attaché à préciser la place et le lieu de la guerre dans le dispositif humain et, pour ce faire, de montrer qu'elle est d'abord et de part en part un phénomène qui relève du politique, en un sens encore plus profond, s'il est possible, que la formule célèbre de Clausewitz de la guerre comme continuation de la politique par d'autres moyens. Si la paix par la justice est la fin du politique, alors le politique s'exerce sur deux espaces distincts. L'un est intérieur, où des dispositifs et des procédures appropriés favorisent la résolution des conflits sans le recours à la violence. L'autre est extérieur, où au moins deux espaces de pacification tendancielle se rencontrent au risque de succomber à des conflits violents, faute des dispositifs et des procédures idoines : la guerre y est virtuelle. Depuis au moins dix mille ans, l'humanité est soumise aux contraintes de ces deux espaces. Sont ainsi examinés successivement le concept de guerre, les types de guerre, la guerre et la construction politique, les régimes politiques et la guerre, la guerre et les logiques politiques.Sommaire : Pages de début (p. 1-3)| Mot de bienvenue (p. 5-6)| Présentation (p. 7-9)| I. La guerre comme concept (p. 13-26)| II. Guerre et conflictualité. Expliquer et percer le brouillard ambiant… (p. 27-35)| III. La guerre et le droit (p. 37-42)| IV. La guerre civile, une absence philosophique ? (p. 43-54)| V. Les « guerres sacrées » dans la Grèce antique (p. 57-66)| VI. La guerre ritualisée, des Aché aux Tupinamba (p. 67-87)| VII. La guerre d’équilibre (p. 89-100)| VIII. La guerre asymétrique (p. 101-115)| IX. Genèse de la guerre (p. 119-131)| X. Pouvoir souverain, discipline militaire et stratagèmes dans la Chine des Royaumes Combattants (p. 133-146)| XI. De la tribu et de la royauté : paradoxe de l’œuf et de la poule (p. 147-164)| XII. Les guerres de la Révolution et de l’Empire : un conflit à but absolu ? (p. 165-177)| XIII. Guerre et politique dans le monde romain à l’époque d’Auguste (31-27 avant J.-C. – 14 après J.-C.) (p. 181-197)| XIV. La Russie tsariste et la guerre (p. 199-206)| XV. Penser, préparer et faire la guerre à l’américaine (p. 207-222)| XVI. La figure du « roi conquérant » dans le Traité de politique de l’Inde ancienne (p. 223-236)| XVII. La guerre féodale (France, Xe-XIIe siècles) : pourquoi des châteaux ? (p. 237-253)| XVIII. Le concert des nations au XIXe siècle (p. 255-270)| XIX. La guerre froide : échec ou triomphe du politique ? (p. 271-282)| Pages de fin (p. 283-284).

    Jean-Vincent Holeindre, Laurent Testot, La guerre , 2014   

    Doit-on parler d’un retour de la guerre ? La réponse est difficile, la guerre ayant pris mille visages à travers le temps et l’espace. Elle est ce «  caméléon  » que décrivait Carl von Clausewitz, difficile à repérer et à identifier. Aujourd’hui, elle semble à la fois présente, si l’on songe au climat belliqueux qui s’est installé sur la scène internationale depuis le 11 septembre 2001, et absente, car les États occidentaux ne vivent plus dans l’horizon de la guerre. Pour y voir plus clair, cet ouvrage propose un grand voyage dans l’histoire : de la Grèce au Soudan, de Rome aux États-Unis, des samouraïs aux Moghols… Une histoire globale de la guerre, qui remonte aux origines de l’humanité, ne se limite pas à l’aire occidentale, ne se réduit pas à l’étude des stratégies et des tactiques. Car la guerre n’est pas seulement un phénomène militaire. À travers elle se jouent les grandes évolutions sociales, économiques, culturelles et politiques qui façonnent l’histoire humaine. Elle est un prisme permettant de mieux saisir l’évolution des sociétés. Ce livre, qui fait appel à des spécialistes de tous horizons, se propose donc de mieux appréhender la guerre. Sans fascination ni rejet, mais avec une réelle volonté de comprendre et de transmettre.Sommaire : Pages de début (p. 3-4)| Ce que la guerre fait aux sociétés (p. 5-12)| Brève histoire de la stratégie (p. 13-19)| Présentation (p. 21-22)| Les guerres de la préhistoire à l’an mil : chronologie (p. 23-25)| La longue histoire de la violence armée (p. 26-36)| Proche-Orient antique : les armes et le pouvoir (p. 37-44)| La Chine des Royaumes combattants (p. 45-51)| Achille et Ulysse : force et ruse en Grèce antique (p. 52-57)| Rome : le militaire au service du politique (p. 58-64)| La stratégie de l’Empire byzantin (p. 65-68)| Présentation (p. 69-71)| Les guerres de l’an mil à 1900 : chronologie (p. 73-75)| La guerre au Moyen Âge (p. 76-81)| Gengis Khan et le secret des conquêtes mongoles (p. 82-89)| Ema : une famille samouraï (p. 90-96)| L’Italie ou le nouvel art de combattre (p. 97-103)| Le sang des Aztèques (p. 104-107)| Pour la gloire de Dieu : le royaume de France dans les guerres de Religion (p. 108-114)| Guerre de Trente Ans : vers l’équilibre des puissances (p. 115-120)| L’empire des fièvres (p. 121-125)| L’ère des empires asiatiques (p. 126-128)| L’âge d’or des corsaires (p. 129-134)| Et l’Europe s’embrase : de la Révolution à l’Empire de Napoléon (p. 135-141)| Les dynamiques technologiques de la guerre du Moyen Âge à nos jours (p. 142-150)| Présentation (p. 151-153)| Les guerres : de 1900 à nos jours (p. 155-157)| La révolte des Taiping (p. 158-160)| La guerre de Sécession : premier conflit total ? (p. 161-166)| Quand la France colonisait l’Afrique (p. 167-174)| Les traumatismes de 14-18 (p. 175-180)| 14-18 : une guerre totale ? (p. 181-184)| 14-18 : pourquoi la guerre ? (p. 185-190)| Les poilus : le courage et la contrainte (p. 191-194)| Seconde Guerre mondiale : le monde en jeu (p. 195-204)| Guerre froide : le choc des superpuissances (p. 205-212)| Présentation (p. 213-215)| L’âge des guerres irrégulières (p. 217-223)| Les guerres israélo-arabes : un conflit sans fin ? (p. 224-230)| Soudan : aux marges du génocide (p. 231-238)| Du Kosovo à la Syrie : l’intervention humanitaire armée (p. 239-245)| L’avenir de la guerre : entre la bombe humaine et le drone (p. 246-254)| Bibliographie (p. 255-259)| Index (p. 261-265)| Pages de fin (p. 266-271).

    Jean-Vincent Holeindre, Jean Baechler, Penseurs de la stratégie, 2014   

    La guerre s'inscrit dans un espace à trois dimensions, politique, instrumentale et opérationnelle. La stratégie vise l'appropriation des moyens aux fins. La fin du politique est la paix, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, où elle peut être gagnée par l'équilibre ou la conquête : la « grande stratégie » tend à cette fin par des moyens militaires et diplomatiques. La fin des opérations est la victoire, en gagnant ou en ne perdant pas : la stratégie opérationnelle choisit entre l'attaque et la défense pour décider les tactiques et conduire les opérations. La dimension instrumentale porte sur l'outil militaire et ses modes d'emploi : elle exige une réflexion stratégique. Les stratégies politique et opérationnelle relèvent de l'agir, qui vise des objectifs à travers les incertitudes des circonstances. Elles exigent vision, fermeté, prudence. La stratégie instrumentale relève du connaître et vise le général, pour accroître l'efficacité de l'outil militaire. Les penseurs de la stratégie sont donc des praticiens ou des théoriciens. Ce florilège illustre la diversité des conceptions de la stratégie dans ses trois dimensions politique, théorique et opérationnelle.Sommaire : Pages de début (p. 1-5)| Présentation (p. 7-10)| I. Étymologie du mot « stratégie » (p. 11-24)| II. Thucydide : stratégie, géostratégie et histoire (p. 25-37)| III. Polybe, sa pensée et sa réception (p. 39-43)| IV. La pensée stratégique byzantine (p. 45-58)| V. Jihad as statecraft : Ibn Khaldun. On the conduct of war and empire (p. 59-75)| VI. Paix et guerre selon Christine de Pisan (p. 77-90)| VII. Machiavel et « l’art de la guerre » (p. 91-97)| VIII. Vauban stratège (p. 99-109)| IX. Folard, Maizeroy, Guibert : la pensée stratégique des Lumières (p. 111-118)| X. Frédéric le Grand (p. 119-123)| XI. Napoléon chef de guerre (p. 125-135)| XII. Jomini (p. 137-145)| XIII. Clausewitz (p. 147-161)| XIV. Mahan : le stratégiste, le géopoliticien et le stratège (p. 163-175)| XV. Giulio Douhet, figure tutélaire de la stratégie aérienne et père de la théorie de « l’air intégral » (p. 177-188)| XVI. Svechine et la pensée stratégique soviétique (p. 189-192)| XVII. Basil Henry Liddell Hart : illuminations, manipulations et paradoxes d’une carrière intellectuelle (p. 193-208)| XVIII. La pensée militaire et stratégique française est-elle clausewitzienne ? (p. 209-216)| XIX. De la guerre absolue à la guerre totale : Clausewitz et Ludendorff (p. 217-226)| XX. Les théories de la guerre irrégulière (p. 227-238)| XXI. David Galula et la contre-insurrection, penseur militaire ou passeur stratégique ? (p. 239-253)| XXII. La pensée stratégique de Raymond Aron (p. 255-266)| XXIII. Hervé Coutau-Bégarie, le parcours singulier d’un stratégiste pédagogue (p. 267-274)| XXIV. Le raisonnement stratégique et la guerre (p. 275-292)| Pages de fin (p. 293-296).

    Jean-Vincent Holeindre (dir.), Le pouvoir: concepts, lieux, dynamiques, Éditions Sciences humaines, 2014, 399 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Pierre Colin, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2013   

    L’Annuaire français des relations internationales (AFRI) a une vocation généraliste. Il s’intéresse aux relations internationales dans toutes leurs dimensions - politiques, stratégiques, économiques, culturelles, technologiques... Il rassemble dans un esprit pluridisciplinaire les spécialistes, universitaires et chercheurs, diplomates, experts, français ou étrangers. L’annuaire comprend deux parties : - Les Etudes traitent de sujets divers, en liaison avec les événements de l’année de référence, mais aussi avec des thèmes plus permanents, regroupés sur une base thématique. - Les Rubriques régulières comprennent actuellement quatorze entrées, chacune sous la direction d’un responsable, comportant chacune deux ou trois articles : la France dans les relations internationales ; la France et la construction européenne ; le couple franco-allemand ; l’Union européenne acteur des relations internationales ; politique étrangère des États-Unis ; l’Afrique dans les relations internationales ; politiques juridiques extérieures ; désarmement, maîtrise des armements, non prolifération ; théories et doctrines de la sécurité ; crises et conflits internationaux ; économie politique internationale ; mondialisation, multilatéralisme et gouvernance globale ; médias et société internationale ; sciences, hautes technologies et relations internationales. - L’annuaire propose également une chronologie de l’année écoulée ainsi qu’une bibliographie sélective.Sommaire : Un monde imprévisible (p. 1-15)| Savoir négocier au XXIe siècle : une ardente obligation (p. 17-34)| BRICS, entre statistique et lobbyisme (p. 39-54)| L’affirmation du Brésil comme puissance globale (p. 55-69)| La Russie dans les BRICS (p. 71-85)| L’Inde et les BRICS (p. 87-103)| La Chine dans l’émergence (p. 105-119)| Les « BRIC » : du quiproquo au quid pro quo ? (p. 121-138)| Le Traité de l’Elysée a 50 ans (p. 141-155)| La coopération internationale dans les zones de montagne (p. 157-170)| Les dynamiques régionales en zone sahélienne (p. 171-181)| L’accélération de l’histoire dans la Corne de l’Afrique (p. 183-195)| L’Arctique : région de coopération ou de conflits ? (p. 197-211)| Chronologie internationale de l’année 2012 (p. 215-237)| Introduction (p. 243-244)| La campagne présidentielle de 2012 et la politique étrangère (p. 245-258)| La France et le Printemps arabe (p. 259-270)| Introduction (p. 273-274)| Présidentielle 2012 : une Europe omniprésente mais à son corps défendant (p. 275-295)| La France, le Traité sur la stabilité financière et la gouvernance économique (p. 297-331)| Introduction (p. 335-337)| Divergences et convergences franco-allemandes à travers la crise (p. 339-345)| Au nom du peuple : le rôle de la Cour constitutionnelle fédérale dans la crise européenne (p. 347-356)| Après Fukushima, quelle transition énergétique en Allemagne et en France ? (p. 357-369)| Introduction (p. 373-374)| De l’institutionnalisation à l’opérationnalisation : le Service européen d’action extérieure (SEAE) au défi de renouveler la diplomatie européenne (p. 375-389)| Comment le rideau est tombé sur ACTA (p. 391-404)| Introduction (p. 407-409)| Les stratégies américaines en Iraq et en Afghanistan (p. 411-423)| La politique étrangère d’Obama face à l’obstacle sénatorial (p. 425-442)| Introduction (p. 445-448)| Une longue et laborieuse transition démocratique en Guinée (p. 449-462)| Les classes moyennes africaines sont-elles un moteur de démocratisation ? (p. 463-478)| La régulation internationale des « minerais de guerre » en Afrique subsaharienne (p. 479-492)| Introduction (p. 495-496)| Hans Kelsen, Carl Schmitt et la Cour pénale internationale (p. 497-525)| L’approche russe du droit international et de l’intégration européenne (p. 527-546)| Introduction (p. 549-550)| Vers un monde sans armes nucléaires (p. 551-559)| L’apport incertain du Traité sur le commerce des armes à la régulation des transferts d’armes (p. 561-577)| Introduction (p. 581-582)| 2015, l’année stratégique zéro de la Grande-Bretagne (p. 583-602)| Les Etats-Unis après l’ivresse d’une politique de défense néo-impériale

    Jean-Vincent Holeindre, Nicolas Haupais, Julian Fernandez, Annuaire français de relations internationales , 2012   

    Outil de recherche et de travail pour tous ceux qui s'intéressent aux aspects du droit international, des relations politiques entre Etats, des aléas de la gouvernance mondiale, de l'économie politique internationale, des conflits des divers flux transnationaux.Sommaire : Pages de début (p. 1a)| Les espoirs de l’Occident ont-ils été déçus ? (p. 1b-18)| Variations sur le système international (p. 23-43)| La régulation juridique des relations internationales vingt ans après (p. 45-64)| De quoi le smart power est-il le nom ? (p. 65-80)| De la mythologie française du droit d’ingérence à la responsabilité de protéger (p. 81-100)| Quand l’Etat doit prendre l’initiative de légitimer les sociétés militaires privées (p. 101-115)| L’Ukraine dans la politique de voisinage de l’Union européenne (p. 119-128)| La Russie, l’Ukraine et la sécurité énergétique de l’Union européenne (p. 129-139)| La présidence ukrainienne de l’OSCE en 2013 (p. 141-157)| L’Union européenne à la recherche d’une doctrine pour sa sécurité intérieure (p. 161-172)| La gestion des crises constitutionnelles en Afrique : mandat et défis de la médiation internationale (p. 173-198)| Partenaires de la Russie ou « idiots utiles » (p. 199-215)| Une société civile aux caractéristiques chinoises (p. 217-230)| Chronologie internationale de l’année 2011 (p. 233-264)| Introduction (p. 269-270)| La France, la Libye, la PSDC et l’OTAN (p. 271-284)| Bilan de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy (2007-2012) (p. 285-304)| Introduction (p. 307-308)| La France, l’Union européenne et la dette publique (p. 309-329)| La France et la Directive « retour » (p. 331-353)| Introduction (p. 357-359)| Politiques de sortie de crise : l’Allemagne et la France (p. 361-372)| Les relations franco-allemandes dans le domaine de l’énergie en Europe (p. 373-387)| Les conditions juridiques des opérations extérieures allemandes (p. 389-416)| Introduction (p. 419)| La représentation de l’Union européenne à l’Organisation des Nations Unies après Lisbonne (p. 421-433)| L’Union européenne et le « Printemps arabe » : réactions, ruptures et ralliements (p. 435-451)| Introduction (p. 455-457)| Obama, les républicains et le monde après les midterms de 2010 (p. 459-478)| Les relations entre les Etats-Unis et la Russie depuis la chute de l’URSS (p. 479-494)| Introduction (p. 497-501)| L’Ethiopie, gendarme de la Corne de l’Afrique ? (p. 503-515)| L’Union africaine 10 ans après (p. 517-532)| La Zone franc : un reliquat d’avenir (p. 533-550)| Introduction (p. 553-554)| Quelques observations sur la notion de politique juridique de l’Etat (p. 555-563)| La politique juridique extérieure des Etats-Unis (p. 565-587)| Le droit d’asile en Europe : une garantie relative (p. 589-605)| Introduction (p. 609-611)| Le traité Nouveau START est-il un bon traité ? (p. 613-624)| La menace terroriste sur les armes nucléaires du Pakistan (p. 625-640)| Un Moyen-Orient exempt d’armes de destruction massive (p. 641-652)| Introduction (p. 655-656)| Fait maritime et relations internationales (p. 657-678)| Le nouvel éclat de l’étoile rouge : la transformation de la puissance dure de la Russie (p. 679-694)| Assurer la sécurité de la nation (p. 695-705)| Introduction (p. 709-710)| Asie centrale : crises kirghizes et tensions régionales dans la vallée du Ferghana (p. 711-721)| Péninsule coréenne : de crise en crise (p. 723-732)| Introduction (p. 735-740)| Le statut de la devise chinoise : aberration du système monétaire, entrée graduelle dans le jeu international ou impasse théorique (p. 741-758)| La crise monétaire et l’avenir de l’euro (p. 759-775)| Introduction (p. 779-782)| La diplomatie en sciences (p. 783-795)| De WikiLeaks à Murdoch. Relations internationales, transparence et dérives de l’information (p. 797-814)| Introduction (p. 817-821)| Les soulèvements populaires de 2011 en Tunisie : crise ou opportunité pour les médias (p. 823-837)| Images populistes des révolutions arabes et des « Indignados » (p. 839-852)| Introduction (p. 855-856)| Le techno-nationalisme chinois (p. 857-872)| La diffusion directe de la télévision par sate

    Jean-Vincent Holeindre, Geoffroy Murat, La Démocratie et la Guerre au XXIe siècle , 2012   

    Au début du XXIe siècle, la guerre est à la fois absente et omniprésente dans les démocraties occidentales. Si la plupart des pays démocratiques ne vivent plus dans l'horizon de la guerre, les nouvelles formes de violence armée, comme le terrorisme et les conflits asymétriques en Afghanistan et en Irak, occupent l'espace médiatique et les discours politiques. Le but de ce livre est de faire le point sur les relations complexes qu'entretiennent la démocratie et la guerre dans la politique internationale au XXIe siècle. Peut-on dire, après Kant, que la démocratie est un régime politique facteur de paix ? Quels sont les effets de la guerre sur la politique intérieure en démocratie ? À l'âge des guerres irrégulières, comment les stratégies militaires des États démocratiques évoluent-elles ? Telles sont les principales questions posées dans un ouvrage qui réunit pour la première fois les meilleurs spécialistes français et étrangers, qu'ils soient philosophes et historiens, politistes et spécialistes de la guerre. Ce que met au jour l'étude des conflits actuels, c'est non seulement la part d'ombre des politiques démocratiques, mais aussi les mutations de la démocratie, confrontées à une mondialisation qui redistribue les cartes de la puissance. Sommaire : Pages de début (p. 2-6)| Paix et guerre dans les démocraties occidentales (p. 8-18)| Chapitre 1. Oligopolarité, modération guerrière et démocratisation (p. 22-37)| Chapitre 2. Fragilité de la paix démocratique (p. 38-42)| Chapitre 3. La paix libérale revisitée (p. 44-76)| Chapitre 4. Les pratiques démocratiques à l’épreuve de la guerre (p. 78-92)| Chapitre 5. La démocratie israélienne et la politique de la guerre (p. 96-111)| Chapitre 6. La démocratie américaine et la « guerre à la Terreur » (2001-2011) (p. 112-124)| Chapitre 7. Colombie, une violence polymorphe (p. 126-132)| Chapitre 8. Le pacifisme, fondement de la démocratie ? Le cas du Japon (p. 134-142)| Chapitre 9. La France en guerre mondiale (1914-1918) : une guerre de la démocratie ? (p. 144-155)| Chapitre 10. L’arme aérienne et la culture stratégique des démocraties (p. 158-170)| Chapitre 11. Les implications éthiques des guerres irrégulières (p. 172-186)| Chapitre 12. Guerre, contre-insurrection et démocratie après l’Afghanistan (p. 188-204)| Chapitre 13. Victorieuse et vulnérable : la démocratie face aux guerres de notre temps (p. 206-220)| De la paix démocratique aux guerres irrégulières (p. 222-230)| Les auteurs (p. 232-235)| Pages de fin (p. 236-238).

    Jean-Vincent Holeindre, Daniel R. Brunstetter (dir.), Guerres justes, Presses de Sciences Pô, 2012, 249 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Geoffroy Murat (dir.), La démocratie et la guerre au XXIe siècle: de la paix démocratique aux guerres irrégulières, Hermann, 2012, 237 p.  

    Jean-Vincent Holeindre, Laurent Testot (dir.), La guerre des origines à nos jours, Éditions Sciences humaines, 2012, 126 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Frédéric Ramel (dir.), La fin des guerres majeures ?, Editions Economica, 2010, Stratégies & Doctrines, 288 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, Benoît Richard, La Démocratie , 2010   

    La démocratie semble, dans son principe, la façon la plus séduisante d’organiser le pouvoir dans une société. Le peuple se gouverne lui-même ou par ses représentants et chacun, étant à la fois gouverné et gouvernant, apprend à tenir compte de l’intérêt général aussi bien que de ses intérêts individuels. Un tel apprentissage n’a pas été facile : il a fallu beaucoup d’approximations et d’échecs avant de parvenir aux démocraties actuelles. Mais, confrontées à deux guerres mondiales et aux totalitarismes, ces constructions complexes et fragiles se sont montrées incroyablement résilientes, peut-être parce que leur légitimité s’enracine au plus profond des « passions du cœur de l’homme ». « Structurellement inachevée », la démocratie surprend ainsi par sa capacité à se transformer tout en restant fidèle à son ambition première. En dépit des critiques et des attaques, elle a su évoluer au gré des siècles et affronte aujourd’hui de nouveaux défis. Polymorphe, elle diffère également selon les pays, chaque expérience nationale ou régionale étant le fruit d’une histoire longue qui dépend avant tout des peuples qui l’écrivent.Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| La démocratie, immuable et changeante (p. 5-14)| L’origine grecque de la démocratie (p. 15-22)| La République romaine, un modèle ? (p. 23-34)| L’État moderne et l’institution de la séparation (p. 35-42)| Démocratie et libéralisme politique (p. 43-48)| République et démocratie (p. 49-55)| Qu’appelle-t-on institutions démocratiques ? (p. 57-64)| Formes et cadres de la démocratie en Europe (p. 65-78)| Crise dans la démocratie ? (p. 79-91)| Dynamiter ou dynamiser la démocratie ? (p. 93-109)| Le local, lieu d’innovation politique ? (p. 111-120)| La démocratie électronique, mythe et réalité (p. 121-127)| Une démocratie de l’abstention ? (p. 129-138)| Le déclin historique de la social-démocratie (p. 139-147)| Les sociétés démocratiques face aux risques (p. 149-155)| La démocratie et la guerre (p. 157-165)| Comment réussir une démocratisation ? (p. 167-178)| Vers la démocratie providentielle (p. 179-181)| Une citoyenneté en mutation (p. 183-195)| L’Europe, moteur ou obstacle pour la démocratie ? (p. 197-212)| Les démocraties scandinaves sont-elles exemplaires ? (p. 213-219)| La question démocratique en Europe de l’Est (p. 221-228)| La démocratie américaine : unité et diversité (p. 229-236)| Le temps des « faiseurs de démocratie » (p. 237-240)| Dynamiques et enjeux en Amérique latine (p. 241-251)| Israël, une démocratie en guerre (p. 253-256)| Les attentes démocratiques au Moyen-Orient (p. 257-264)| Les castes, vecteurs de démocratie ? (p. 265-273)| La Chine aujourd’hui : la nation sans la démocratie (p. 275-288)| Les spécificités de la démocratie japonaise (p. 289-291)| L’Afrique : l’art d’étirer un concept (p. 293-302)| « La démocratie est structurellement inachevée » (p. 303-316)| Glossaire (p. 317-328)| Penser la démocratie. Un panorama historique (p. 329-335)| Bibliographie (p. 336-341)| Index des notions (p. 342-346)| Index des noms propres (p. 347-350)| Pages de fin (p. 351-352).

    Jean-Vincent Holeindre, La démocratie et la guerre, École des hautes études en sciences sociales, 2010  

  • Denis Bauchard, postface à Clément Therme, Téhéran Washington, 1979-2025: le Grand Satan à l'épreuve de la Révolution islamique, Maisonneuve & Larose, 2025, 256 p.  

    La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s'opposer à l'influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques, que sont venus renforcer des événements décisifs tels que la crise des otages de l'ambassade américaine, le soutien de l'Iran à des groupes non étatiques anti-américains et l'imposition de sanctions économiques menées par les États-Unis. Les États-Unis considèrent l'Iran de la République islamique comme une force déstabilisatrice. en invoquant ses ambitions nucléaires, son programme de missiles balistiques et de drones et ses interventions régionales en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. À l'inverse, l'Iran perçoit les politiques américaines - y compris le soutien apporté dans tes années 1980 à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, la campagne de "pression maximale" et les alliances avec l'Arabie saoudite et Israël - comme des tentatives visant à l'affaiblir. Les efforts de rapprochement sont restés fragiles et de courte durée ; en 2018, le retrait des États-Unis, sous administration Trump, de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, a ravivé les tensions. Cet ouvrage n'est pas une énième histoire de la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Iran : il se propose d'étudier les liens humains, les réseaux informels sportifs, religieux, universitaires, les intermédiaires, les relations économiques et les sanctions économiques des États-Unis contre la République islamique, et met en lumière l'évolution des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran depuis 1979 en analysant l'impact durable de la Révolution islamique, le rôle des perceptions réciproques et les implications pour la sécurité régionale et mondiale. En mettant en évidence tes dynamiques de confrontation et de dialogue à travers l'étude des réseaux informels et des intermédiaires entre Washington et Téhéran, il éclaire un sujet décisif pour la stabilité du Moyen-Orient et plus que jamais d'actualité.

    Jean-Vincent Holeindre, préface à Pierre-Alain Clément, L'État anxieux: l'arsenal légal antiterroriste des États-Unis de Bush à Obama, Presses universitaires de France, 2023, Questions judiciaires, 236 p. 

    Orlan, préfacier , Emeric Lhuisset: theater of war november 20, 2012 - january 10, 2013, The Running Horse, 2012, 40 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, préface à Pierre Manent, Enquête sur la démocratie: études de philosophie politique, Gallimard, 2007, Collection Tel, 472 p. 

    Jean-Vincent Holeindre, préface à Nicolas-Edme Rétif de La Bretonne, De la ruse des femmes, Nouveau monde éd., 2006, 185 p. 

  • Jean-Vincent Holeindre, « Conclusion. La guerre hybride, symptôme d’une crise de la guerre », L'Univers des Normes, L'Univers des Normes, 2025, pp. 175-180  

    Jean-Vincent Holeindre, « La France face au  nouveau désordre mondial  », Cahiers français, Cahiers français, 2025, n°446, pp. 18-25  

    Jean-Vincent Holeindre, « Entre conviction et responsabilité. Sartre contre Aron », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2025, n°Les Essetiels 18, pp. 65-70  

    Jean-Vincent Holeindre, « Y a-t-il des guerres justes ? », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2025, n°Les Essetiels 18, pp. 97-101  

    Jean-Vincent Holeindre, « L’ ombre portée de la stasis », Critique, Critique, 2025, n°932-933, pp. 13-25  

    Jean-Vincent Holeindre, « Introduction - Vers une géopolitique de l'immatériel ? [Actes de colloque] », Propriétés intellectuelles, Transactive - Institut de recherche en propriété intellectuelle Henri Desbois (IRPI), Université Paris Panthéon-Assas , 2024, n°93, p. 6  

    Jean-Vincent Holeindre, « Qui fabrique les idées politiques ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2024, n°77, pp. 18-19  

    Jean-Vincent Holeindre, « Droite et gauche : le grand brouillage ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2024, n°77, pp. 28-31  

    Jean-Vincent Holeindre, « Le réveil des passions », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2024, n°77, pp. 8-11  

    Jean-Vincent Holeindre, « L’idéal républicain du citoyen soldat : Brève histoire de l’esprit de défense, d’Athènes à l’Ukraine », Administration, Administration, 2024, n°283, pp. 20-22   

    L’esprit de défense désigne l’engagement des membres d’une communauté politique lorsque celle-ci est attaquée ou susceptible de l’être. L’expression renvoie à la sphère militaire, mais dans la France républicaine, la défense touche plus largement au sentiment, politique et social, d’appartenir à une seule et même nation, indivisible, libre, égalitaire, fraternelle. Dans l’histoire, le marqueur républicain provient de l’idéal du citoyen-soldat hérité de la Grèce et de la Rome antiques. Selon Machiavel, l’oubli de ce modèle fondé sur l’engagement citoyen a conduit les cités italiennes à leur perte. En faisant appel au mercenariat, la République de Florence a cassé le ressort civique qui assure la protection militaire et la pérennité politique. Dans la période récente, l’exemple de l’Ukraine rappelle les bienfaits de l’esprit de défense « républicain ». La capacité de se défendre n’existe pas sans liberté politique et à cet égard, les démocraties sont moins fragiles qu’il n’y paraît.

    Jean-Vincent Holeindre, « Géopolitique : À la conquête des esprits », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2024, n°74, pp. 10-13  

    Jean-Vincent Holeindre, « Le temps de la démocratie libérale est-il passé ? », Questions internationales, Questions internationales, 2024, n°122, pp. 62-68   

    L’optimisme libéral des années 1990 a été de courte durée. Depuis une vingtaine d’années, les démocraties occidentales ont perdu du terrain : leur nombre a diminué et leur prestige a été écorné sur fond d’interventions militaires, en Afghanistan et en Irak, qui se sont soldées par des échecs. Le modèle autoritaire, incarné notamment par la Chine et la Russie, constitue un défi pour les démocraties. Si elles ne veulent pas disparaître, elles doivent défendre leur modèle tout en renonçant à l’exporter.

    Jean-Vincent Holeindre, « Machiavel : La ruse et la force », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2023, n°Les Essetiels, pp. 28-30  

    Jean-Vincent Holeindre, Julien Nocetti, Jean-Paul Paloméros, Anne-Lorraine Bujon, « Une bataille des interprétations : Leçons stratégiques de la guerre en Ukraine », Esprit, Esprit, 2023, n°Mars, pp. 81-93   

    Trois observateurs de la guerre en Ukraine discutent de la nouvelle loi de programmation militaire, de l’extension du spectre stratégique et de l’autonomie européenne face aux menaces russes et chinoises.

    Jean-Vincent Holeindre, « Les catholiques : à droite toute ? », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2023, n°355, pp. 56-57  

    Jean-Vincent Holeindre, Thibaud Boncourt, Jean Joana, Nonna Mayer, « Political Science Communities Challenged by Internationalisation. The Case of France », European Political Science, Palgrave Macmillan, 2022, n°21   

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Éditorial », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2022, n°35, pp. 5-7  

    Jean-Vincent Holeindre, « Le rôle de l’armée en France », Cahiers français, Cahiers français, 2022, n°428, pp. 16-25  

    Jean-Vincent Holeindre, Estéban Georgelin, « Le bluff au cœur de l’action stratégique », Inflexions, Inflexions, 2022, n°50, pp. 107-114   

    En manipulant les perceptions de l’adversaire, en entretenant la confusion entre le vrai et le faux, entre le réel et le virtuel, le bluff constitue un instrument clé de l’action stratégique à l’échelle psychologique. Dans un contexte d’extension du spectre stratégique (cyber, guerre hybride, conflits informationnels…), il joue un rôle croissant et peut mettre en échec les dispositifs technologiques les plus aboutis.

    Jean-Vincent Holeindre, « En quête d’une théorie (politique) des relations internationales : Raymond Aron et son héritage », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, pp. 725-744   

    Dans l’étude des relations internationales (RI), Raymond Aron a joué un rôle pionnier non mesuré à sa juste valeur en raison d’une réception lacunaire. Cet article interroge les raisons de ce paradoxe. Assimilé au réalisme classique américain, R. Aron s’en distingue par l’attention portée aux facteurs idéologiques et à la variable du régime politique. Passeur de théories, il élabore la sienne propre, dont il fixe la portée et les limites, entre humanités et sciences sociales. Il est enfin redécouvert à l’aune du dépassement des paradigmes. Sa lecture incite à un décentrement de la science politique : par rapport au présent afin de faire de l’histoire une ressource ; par rapport aux impératifs de l’action politique afin d’adopter le point de vue réflexif de la théorie politique.

    Jean-Vincent Holeindre, « Une brève histoire de la démocratie, d’Athènes à nos jours », Constructif, Constructif, 2022, n°61, pp. 14-17  

    Jean-Vincent Holeindre, « En quête d'une théorie (politique) des relations internationales », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2022, n°5 

    Jean-Vincent Holeindre, « Migrations, où en est-on ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°65, pp. 16-17  

    Jean-Vincent Holeindre, « Faire la paix au 21e siècle », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°65, pp. 18-19  

    Jean-Vincent Holeindre, « Défier les monstres », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°65, pp. 3-3  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Éditorial », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2021, n°34, pp. 5-6  

    Jean-Vincent Holeindre, Héloïse Lhérété, « Démocratie », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°62, pp. 1-1  

    Jean-Vincent Holeindre, « Qu'est-ce que la démocratie ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°62, pp. 2-2  

    Jean-Vincent Holeindre, « Être citoyen à Athènes », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°62, pp. 3-3  

    Jean-Vincent Holeindre, « Les penseurs de la démocratie », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2021, n°62, pp. 4-4  

    Jean-Vincent Holeindre, Benjamin Loveluck, « Politiques du hacking : enquête sur les ruses numériques », Quaderni, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 2021, n°103, pp. 9-24   

    Jean-Vincent Holeindre, « Achille et Ulysse, force et ruse dans la Grèce antique », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2020, n°Hors-série, pp. 48-51  

    Jean-Vincent Holeindre, « L'art (politique) de passer pour un con », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2020, n°331, pp. 21-21  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Éditorial », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2020, n°33, pp. 5-7  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Avant-propos —  Maître Yoda  : l’apport de Pierre Hassner à l’étude des relations internationales », Revue Défense Nationale, Revue Défense Nationale, 2020, n°827, pp. 10-14  

    Jean-Vincent Holeindre, « Sartre contre Aron. Entre conviction et responsabilité », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2019, n°57, pp. 16-16  

    Jean-Vincent Holeindre, « Y a-t-il des guerres justes ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2019, n°57, pp. 22-22  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Éditorial », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2019, n°32, pp. 5-6   

    RésuméL'alternative entre légitimité et efficacité a été, dans les années 2000, non seulement au c ur du débat sur le multilatéralisme, mais aussi un des moteurs de l'évolution de la pratique multilatérale. Des formes plus restreintes, informelles, flexibles et réactives de coopération internationale sont ainsi apparues comme une réponse à l'inefficacité présumée d'un multilatéralisme plus institutionnel. Pourtant, l'efficacité de l'action collective a plus à gagner d'une articulation entre ces différents formats que de leur opposition. À l'inverse, opposer légitimité et efficacité semble jouer contre l'idée même d'un ordre multilatéral, aujourd'hui de plus en plus contesté.

    Jean-Vincent Holeindre, Marie Robin, « What is an ally? », Inflexions, Inflexions, 2019, n°o 41, pp. 175-186   

    Cet article donne d’abord une définition de l’allié, dont l’originalité est d’intégrer les acteurs non étatiques à la réflexion. Il propose ensuite une typologie, appuyée sur la métaphore des cartes, où sont identifiés quatre types d’alliés : l’allié de pique, avec lequel on s’associe parce qu’on en a peur ; l’allié de trèfle, que l’on choisit parce que l’on en a besoin ; l’allié de cœur, avec lequel on partage des valeurs ; l’allié de carreau, auquel on est lié par des normes, par exemple un traité. Dans une seconde partie, on s’interroge sur les combinaisons gagnantes permettant de définir un « bon » allié et ce faisant l’efficacité d’une alliance.

    Jean-Vincent Holeindre, Laurent Testot, « Présentation », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2019, n°Hors-série, pp. 104-105  

    Jean-Vincent Holeindre, « Achille et Ulysse : Force et ruse en Grèce antique », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2019, n°Hors-série, pp. 26-29  

    Jean-Vincent Holeindre, Laurent Testot, « La guerre », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2019, n°Hors-série, pp. 3-3  

    Jean-Vincent Holeindre, Sylvie Strudel, « 4. Marshall Sahlins, la culture sans le culturalisme », Hors collection, Hors collection, 2018, pp. 83-104  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Éditorial », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2018, n°30 + Supplémet, pp. 5-8  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « La revue des études sur la guerre et la paix », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2017, n°29, pp. 5-12  

    Jean-Vincent Holeindre, Pierre Rosanvallon, Benoît Richard, « La démocratie est structurellement inachevée », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2016, n°Hors-série, pp. 85-85  

    Jean-Vincent Holeindre, « International Relations in France : Writing between Discipline and State : Londres, Routledge, 2013, 234 pages. », Critique internationale, Critique internationale, 2016, n°70, pp. 185-189  

    Jean-Vincent Holeindre, Gérard Chaliand, « L'âge des guerres irrégulières », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2016, n°277, pp. 7-7  

    Jean-Vincent Holeindre, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Pour des war studies en France : un diagnostic et des propositions », Revue Défense Nationale, Revue Défense Nationale, 2015, n°785, pp. 53-59   

    Les war studies sont largement insuffisantes en France, en raison notamment de l’absence de reconnaissance académique. La situation pourrait évoluer avec de nouvelles initiatives fédératrices rassemblant experts civils et militaires autour de projets pragmatiques et innovants.

    Jean-Vincent Holeindre, « Les leçons d'une paix ratée », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2014, n°260, pp. 20-20  

    Jean-Vincent Holeindre, « Armitage (David) – Foundations of Modern International Thought. – New York, Cambridge University Press, 2013. XII + 300 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -  

    Jean-Vincent Holeindre, « Rémy Bazenguissa-Ganga et Sami Makki (dir.). Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes », Afrique contemporaine, Afrique contemporaine, 2014, n°247, pp. 154-156  

    Jean-Vincent Holeindre, « Carnage et culture, Victor D. Hanson : Carnage et culture. Les grandes batailles qui ont fait l'Occident. Victor D. Hanson, Flammarion, 2002 », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2014, n°255, pp. 13-13  

    Jean-Vincent Holeindre, « Le Nouvel art de la guerre, Gérard Chaliand : Le Nouvel Art 
de la guerre. Gérard Chaliand, L'Archipel, 2008 », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2014, n°255, pp. 20-20  

    Jean-Vincent Holeindre, « Front national : les raisons d'une ascension », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2013, n°254, pp. 11-11  

    Jean-Vincent Holeindre, « THE OXFORD HANDBOOK OF WAR, Sous la direction de Julian Lindley-French et Yves Boyer, Oxford, Oxford University Press, 2012, 736 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2013, n°Hiver, p. -  

    Jean-Vincent Holeindre, « McCormick (John P.) – Machiavellian Democracy. – New York, Cambridge University Press, 2011. xii + 252 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -  

    Jean-Vincent Holeindre, « Les deux guerres justes. L'éthique de la guerre face aux évolutions récentes de la conflictualité internationale », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2012, n°1 

    Jean-Vincent Holeindre, « La fabrique des idées politiques », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2012, n°238, pp. 13-13  

    Jean-Vincent Holeindre, Daniel R. Brunstetter, « La guerre juste au prisme de la théorie politique », Raisons politiques, Raisons politiques, 2012, n°45, pp. 5-18  

    Jean-Vincent Holeindre, « Les deux guerres justes. L'éthique de la guerre face aux évolutions récentes de la conflictualité internationale », Raisons politiques, Raisons politiques, 2012, n°45, pp. 81-101   

    RésuméCet article vise à mesurer l'impact des transformations de la conflictualité internationale sur l'éthique de la guerre. Il s'agit tout d'abord de montrer que l'effacement de la guerre interétatique au profit de guerres « irrégulières » représente un défi à la fois moral et politique pour les démocraties occidentales qui y sont confrontées. Nous examinons ensuite les effets de l'évolution du droit international sur l'éthique de la guerre. Le droit de la guerre « grotien », fondé sur les théories de la guerre juste héritées de l'Antiquité, avait initialement pour but de limiter le recours à la force et les effets meurtriers de la guerre. Le droit des conflits armés, en tant que domaine spécifique du droit international humanitaire, considère la guerre comme une pathologie qui justifie le recours à l'« intervention » militaire motivée par des raisons humanitaires. Deux logiques différentes se dégagent, qui correspondent à deux définitions distinctes de la guerre juste : dans l'approche classique initiée par Grotius, celle-ci répond à certains critères normatifs et constitue un conflit « dans les formes » entre États qui se reconnaissent mutuellement comme entités légitimes. Dans l'approche nouvelle, est dite juste une guerre qui consiste à intervenir là où les droits de l'homme et la démocratie sont bafoués. Face à cette évolution, les armées des États démocratiques tentent de s'adapter : la morale traditionnelle du soldat, fondée sur l'idéal chevaleresque et la théorie des vertus, est concurrencée par une déontologie appliquée au métier des armes, qui vise à régler les questions morales par un discours fondé sur la compétence professionnelle.

    Jean-Vincent Holeindre, « Ruse de guerre et perfidie dans le droit naturel moderne : Grotius et Pufendorf », Culture et Société, Culture et Société, 2012, pp. 0993-6416  

    Jean-Vincent Holeindre, « Raymond Aron. Le spectateur engagé », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2011, n°226, pp. 50-50  

    Jean-Vincent Holeindre, « Lindemann (Thomas) – Penser la guerre. L’apport constructiviste. – Paris, L’Harmattan, 2008 (Logiques politiques). 230 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2009, n°59, p. -  

    Jean-Vincent Holeindre, « Dynamiter ou dynamiser la démocratie ? », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2009, n°204, pp. 27-27  

    Jean-Vincent Holeindre, « Comment peut-on être légitime ? », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2009, n°204, pp. 28-28  

    Jean-Vincent Holeindre, « Une crise de croissance ? », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2009, n°204, pp. 29-29  

    Jean-Vincent Holeindre, « Y a-t-il un néoconservatisme français ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2009, n°14, pp. 21-21  

  • Jean-Vincent Holeindre, La rupture ne fait pas une politique, Le Débat, 2006, 4e éd., 141, pp. 70-78  

  • Jean-Vincent Holeindre, « Les forces armées américaines face à Trump », le 17 octobre 2025  

    Colloque organisé dans le cadre des "Journées des études stratégiques" par le Centre Thucydide et la Chaire de professeur junior en études stratégiques de l'Université Paris Panthéon-Assas sous la direction scientifique de Elie Baranets, Jean-Eric Braana, Amélie Férey, Frédéric Gloriant, Jean-Vincent Holeindre, Luc Klein, Maud Quessard, Adrien Schu et Pascal Vennesson

    Jean-Vincent Holeindre, « L'année des relations internationales », le 02 juin 2025  

    Journée d’étude organisée par le Centre Thucydide, Université Paris Panthéon-Assas

    Jean-Vincent Holeindre, « Décentrer les études stratégiques », le 03 octobre 2024  

    2e édition des Journées des Études Stratégiques organisées par l'Université Paris Panthéon Assas et le Centre Thucydide

    Jean-Vincent Holeindre, « Liberté, République, Démocratie », le 27 juin 2024  

    Colloque en l'honneur du professeur Philippe Raynaud, organisé par le Centre Thucydide, Université Paris Panthéon-Assas sous la direction scientifique de Jean-Vincent Holeindre, Centre Thucydide et François Saint-Bonnet, Institut Michel-Villey

    Jean-Vincent Holeindre, « Le réarmement naval », le 08 mars 2024  

    Colloque organisé par l’Ecole navale (Marine nationale), l’Institut de l’Océan (Sorbonne Université) et le Centre Thucydide (Université Paris-Panthéon-Assas), avec le soutien de la Fondation française de l’Ordre de Malte

    Jean-Vincent Holeindre, « Fracturations, transformations : Vingt ans de relations internationales », le 14 décembre 2023  

    Colloque du 20e anniversaire du Centre Thucydide organisé en partenariat avec l’Annuaire français de relations internationales et la revue Questions internationales

    Jean-Vincent Holeindre, « La guerre », le 25 octobre 2023  

    Table ronde organisée par l'Université de Galatasaray avec le soutien du Consortium des Universités françaises et Grandes écoles en coopérations pluriannuelles avec l'Université de Galatasaray

    Jean-Vincent Holeindre, « Nations désunies ? - La crise du multilatéralisme dans les relations internationales », le 12 octobre 2023  

    Entretien de l'IRENEE, Faculté de droit, Université de Lorraine organisé sous la direction scientifique de Mélanie Dubuy, Maître de conférences HDR

    Jean-Vincent Holeindre, « Diplomatie militaire, diplomatie par les militaires : le rôle des militaires dans la conduite des relations internationales », le 22 septembre 2023  

    Colloque organisé par le Centre Thucydide, Université Paris Panthéon-Assas

    Jean-Vincent Holeindre, « 6ème Congrès de l’Association pour les études sur la guerre et la stratégie », le 07 juin 2023  

    Organisé par l'AEGES - L’Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES) avec les Université de Bordeaux-Montaigne et de Bordeaux

    Jean-Vincent Holeindre, « Appréhender et s'adapter à la guerre hybride », le 14 avril 2023  

    Colloque organisé par le Centre de recherche de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC) en partenariat avec le laboratoire IRENEE de l'Université de Lorraine et le laboratoire IODE de l'Université de Rennes

    Jean-Vincent Holeindre, « La menace terroriste : 20 ans après le 11 septembre », le 24 février 2023  

    Organisé par le Centre Thucydide, Paris Panthéon Assas et l'AFNU dans le cadre du cycle "Les atteintes non étatiques à la sécurité internationale"

    Jean-Vincent Holeindre, « La situation en Ukraine. Regards croisés et premières leçons », le 18 novembre 2022  

    Organisé par l’Université de Galatasaray

    Jean-Vincent Holeindre, « Démocraties et relations civilo-militaires », le 29 septembre 2022  

    Organisées par l’Institut Louis Favoreu et l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) avec le soutien de l’Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES)

    Jean-Vincent Holeindre, « La guerre russo-ukrainienne et le droit de la sécurité et de la défense », le 23 juin 2022  

    9e séminaire de l'Association Française de Droit de la Sécurité et de la Défense (AFDSD) avec le soutien de l'IHEI, coordonné par Olivier Gohin, Pascale Martin-Bidou et Bertrand Warusfel

    Jean-Vincent Holeindre, « Corps et guerre », le 19 décembre 2019  

    Colloque annuel de l'Association pour les Études sur la Guerre et la Stratégie - AEGES

    Jean-Vincent Holeindre, « 30 ans après la chute du Mur : quoi de neuf à l'Est ? », le 13 novembre 2019  

    Conférence organisée dans le cadre des "rendez-vous des politistes", avec le Heinrich-Böll-Stiftung Paris.

    Jean-Vincent Holeindre, « 70 ans après l'adoption des Conventions de Genève : le droit international humanitaire confronté à de nouveaux défis ? Réflexions sur les interactions normatives », le 07 novembre 2019  

    Organisé parle Centre de recherche sur les droits de l'homme et le droit humanitaire (C.R.D.H., Université Paris 2 Panthéon-Assas), avec le concours de la délégation régionale du C.I.C.R. à Paris.

    Jean-Vincent Holeindre, « La ruse et la force une autre histoire de la stratégie », le 13 mai 2019  

    Organisée par la faculté de droit, Université Lyon III Jean Moulin dans le cadre des Conférences du collège de droit

    Jean-Vincent Holeindre, « Quelle internationalisation pour la science politique française ? », le 06 mai 2019  

    Organisée par l’Association française de science politique (AFSP) avec le Centre Thucydide dans le prolongement du rapport intitulé « Quelle internationalisation pour la science politique française ? » publié en février 2019.

    Jean-Vincent Holeindre, « Gagner la guerre ou gagner la paix ? », le 05 décembre 2018  

    Colloque organisé en association avec le C3RD de la Faculté de Droit de l’Université catholique de Lille et l’équipe d’accueil Histoire, Territoire, Mémoires (HisTeMé) de l’Université de Caen.

    Jean-Vincent Holeindre, « Achever Clausewitz, 10 ans après », le 27 mars 2018  

    Journée d’étude organisée par le Centre Thucydide, l’Association Recherches Mimétiques et l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole militaire

    Jean-Vincent Holeindre, « Autour de Raymond Aron, Penseur des relations internationales », le 12 février 2018  

    Une table ronde organisée par le Centre Thucydide sous la présidence de Julian Fernandez

    Jean-Vincent Holeindre, « La ruse et la force. Une autre histoire de la stratégie », le 25 janvier 2018  

    Les conférences de l’IDP

    Jean-Vincent Holeindre, « Le soldat et le citoyen », le 13 décembre 2017  

    Organisé par le Centre Thucydide

    Jean-Vincent Holeindre, « La France et l'arme nucléaire au XXIe siècle », le 29 septembre 2017  

    L’objet de cette journée d’études est de rendre compte de l'actualité des évolutions de la question du nucléaire militaire dans notre monde et de déterminer comment la France y fait face.

    Jean-Vincent Holeindre, « Penser la politique par gros temps. Raymond Aron au XXIe siècle », le 22 juin 2017  

    Colloque organisé par le CESPRA, l’IRSEM et la Société des Amis de Raymond Aron.

    Jean-Vincent Holeindre, « US Presidential election. Quelle(s) Amérique(s) ? », le 10 novembre 2016 

  • Jean-Vincent Holeindre, Olivier Remaud, Giulio De Ligio, Jean-Vincent Holeindre, Gwendal Châton, Philippe Corbier de Lara, EHESS, (2014, 12 juin), 1. Penser la modernité, in Quelle science du politique ? Colloque international autour de l’œuvre de Pierre Manent, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/7k89-zb31, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Jean-Vincent Holeindre, Marcel Gauchet, Dominique Schnapper, Jean-Vincent Holeindre, Stéphane Vibert, Olivier Ferrand, EHESS, (2015, 24 juin), Table-ronde 3 - Crise de la démocratie (suite), in Marcel Gauchet en discussion, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/wehq-ac90, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Jean-Vincent Holeindre, Giulio De Ligio, Jean-Vincent Holeindre, Gwendal Châton, EHESS, (2017, 23 juin), Penser la politique par gros temps : Raymond Aron au XXIe siècle, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/dyjj-7s49, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Iris Marjolet, La recomposition de la scène de défense latino-américaine : la Chine, les Etats-Unis et les Etats sud-américains, thèse soutenue en 2025 à Paris INALCO en co-direction avec Jean-François Huchet, membres du jury : Jean Joana (Rapp.), Kevin Parthenay (Rapp.), Delphine Allès et Elsa Lafaye de Micheaux      

    L'objectif de cette thèse est de comprendre l'évolution des liens militaires entre la Chine et les pays latino-américains et plus largement la manière dont l'action de l'APL, des États-Unis et des puissances secondaires recompose la « scène » de défense régionale. Cette thèse s'inscrit dans un questionnement plus large lié à l'autonomie des militaires et à l'alignement de la politique de défense sur la politique étrangère. Le développement d'interactions entre les militaires chinois et leurs homologues latino-américains dans le nouveau millénaire a laissé place à la gestion de relations dans le contexte de la rivalité sino-américaine, laquelle s'est exportée en Amérique latine à partir de 2018. Nous avons analysé cette nouvelle configuration à partir de deux études de cas, l'Argentine et le Chili. Les responsables de la défense chiliens et argentins ont conduit une stratégie de hedging marquée par des actions parallèles à l'égard des États-Unis et de la Chine. L'APL conduit une politique de clivage (wedging) dont l'objectif est de mettre en avant des logiques différentes des États-Unis. Ces derniers utilisent le balancing pour faire contrepoids à l'influence en même temps qu'ils font des flottes de pôche chinoises une menace régionale. Il n'est pas exclu que ces États [du moins les militaires] considèrent, un jour, la présence chinoise dans le sous-continent comme une menace à leurs intérêts nationaux.

    Sarah Proust, Le concept de décentrement dans l'enseignement universitaire des théories des RI., thèse en cours depuis 2025  

    Depuis une vingtaine d'années, l'approche décentrée s'est imposée dans les débats en relations internationales. Elle vise à dépasser l'eurocentrisme en intégrant d'autres perspectives historiques, philosophiques et culturelles, non plus seulement pour « comprendre l'altérité » mais pour « penser avec elle » (D. Allès). Le décentrement doit être articulé aux théories des RI, notamment dans un contexte d'affaiblissement relatif de l'Occident et de montée en puissance d'acteurs non occidentaux. Or, la discipline reste largement marquée par ses origines occidentales et stato-centrées, issues du modèle westphalien et de la domination politique, économique et militaire de l'Occident depuis 1945. Les théories non occidentales restent marginalisées, malgré le développement de nouvelles approches (féminisme, post-colonialisme, green theory notamment). Cette situation questionne la capacité des théories à rendre compte de l'ordre international en mutation, alors que des dynamiques majeures (conflits sino-taïwanais, guerre en Ukraine, terrorisme, etc.) redéfinissent les rapports de puissance. L'enseignement universitaire des RI, par ses choix théoriques et ses implicites, joue un rôle central dans cette reproduction des paradigmes dominants. Comprendre les contenus enseignés dans des pays clés – Russie, Chine, Afrique du Sud – peut donc éclairer les bases conceptuelles sur lesquelles s'appuient les acteurs de la recomposition mondiale. La recherche proposée se concentrerait sur l'étude des programmes universitaires de ces trois pays, l'analyse de leurs contenus, concepts et références, ainsi que sur des entretiens avec universitaires et praticiens. Elle serait complétée par une comparaison avec les enseignements dispensés en Europe et aux États-Unis (notamment via les données du TRIP project). Ce travail vise à déterminer si le décentrement permet l'émergence d'un modèle théorique global alternatif ou s'il conduit à une fragmentation des approches.

    Claire Valor, Les démocraties face aux guerres asymétriques , thèse en cours depuis 2025  

    Depuis la fin de la guerre froide, les démocraties sont de plus en plus confrontées à des conflits asymétriques, où des groupes armés non étatiques, souvent insérés dans la population civile, défient les armées régulières. Ces conflits brouillent les repères classiques du droit international humanitaire et exposent les États à une série de dilemmes : comment se conformer aux exigences du droit international humanitaire tout en préservant les principes démocratiques fondamentaux et la sécurité nationale ? Le cadre juridique international, fondé sur la distinction entre civils et combattants, devient difficile à appliquer. Israël constitue un cas d'étude emblématique d'une démocratie soumise durablement à des menaces asymétriques, opérant sur plusieurs fronts. Ces conflits ne remettent pas seulement en cause sa sécurité, mais interrogent sa survie en tant qu'État démocratique. La seconde Intifada (2000-2005) constitue un tournant majeur avec l'escalade des violences contre les civils et la complexité des combats urbains. Historiquement structurée pour des conflits conventionnels, l'armée israélienne avait tardé à s'adapter aux dynamiques asymétriques. Ce décalage a conduit à une révision en profondeur de sa stratégie militaire : opérations ciblées, frappes préventives, renforcement du renseignement, innovations technologiques comme le Dôme de fer. L'évolution stratégique israélienne s'est intensifiée au cours des mandats de Benjamin Netanyahu (1996-1999, 2009-2021, puis à partir de 2022), qui a consolidé les doctrines de dissuasion et de frappes préventives. La « doctrine Dahiya », formulée après la guerre du Liban de 2006, préconise une réponse massive contre les infrastructures ennemies afin d'établir un effet dissuasif durable. Elle a été appliquée notamment contre le Hezbollah et le Hamas. Une autre doctrine stratégique majeure est la « Campaign Between Wars » (MABAM), visant à affaiblir les capacités adverses par des frappes préventives, principalement en Syrie et en Iran, tout en évitant une escalade vers un conflit ouvert. Ce travail se propose d'analyser les évolutions doctrinales israéliennes à la lumière des mutations des formes de guerre dans un contexte d'asymétrie structurelle. Il vise à évaluer les implications de ces doctrines non seulement sur la sécurité nationale mais aussi sur les équilibres politico-institutionnels internes. L'hypothèse est celle d'une redéfinition des seuils d'usage de la force, voire d'une dynamique de « brutalisation » du régime démocratique israélien, à rebours de la tradition de modération. Israël offre un terrain d'enquête unique pour explorer ces tensions. L'État hébreu élabore depuis plus de deux décennies des doctrines militaires spécifiques pour faire face à des ennemis asymétriques : Hamas, Hezbollah, acteurs iraniens. Ces choix stratégiques interrogent la place de l'armée dans la décision politique et la manière dont un État redéfinit sa posture militaire dans un environnement de menace diffuse. À travers Israël, cette étude vise à dégager dynamiques transversales et parcours singuliers. Elle éclaire les arbitrages complexes entre impératifs sécuritaires et normes démocratiques, tout en explorant la diversité des trajectoires doctrinales face aux menaces asymétriques. Si certaines convergences laissent entrevoir un socle stratégique commun, d'autres révèlent des lignes de fracture propres à chaque système : résistances institutionnelles, stratégies de contournement juridique ou légitimation de l'exception.

    Elise Barandon, Des (é)preuves de la puissance , thèse en cours depuis 2024  

    David contre Goliath, Gulliver chez les Lilliputiens, le Lion et le Rat… La littérature comme la mythologie semblent regorger d'exemple démontrant que les puissants ne sont pas toujours aussi forts qu'ils n'y paraissent. La taille serait-elle plutôt un état d'esprit ? Tonga, Fidji, les Iles Salomon ou encore le Vanuatu sont situés dans le Pacifique-sud et comptent parmi les plus petits pays du monde : pour autant, ces États océaniens n'ont cessé d'attirer l'attention ces dernières années, et pour cause. Ils seraient devenus de nouveaux « pions » sur l'échiquier géopolitique, des « victimes » du changement climatique, des espaces interstitiels à la conjonction de plusieurs « sphères d'influence », sous le joug tutélaire des puissances régionales. Dès lors, ces États ont été dépeints comme les personnages secondaires d'une histoire dont ils devraient être les protagonistes. Ce biais cognitif à n'envisager l'Océanie que sous le prisme du sensationnalisme et de l'exacerbation d'une logique de confrontation bipolaire entre les États-Unis et leurs alliés d'un côté, et la Chine de l'autre, a poussé hors du champ académique les États océaniens, pourtant proactifs et particulièrement conscients des convoitises qu'ils suscitent. Ce travail souhaite donc opérer un renversement conceptuel et discursif en replaçant au centre du sujet et de l'analyse les États océaniens. Comment ces États usent t'ils de l'asymétrie et la compétition entre grandes puissances à leurs propres fins comme un avantage stratégique ? Quels sont les leviers et narratifs de leur (certes limitées mais néanmoins existantes) stratégies d'influence en termes de coopération de sécurité et de défense à l'échelle régionale ? Comment articuler puissance et insularité ? En adoptant une démarche inspirée des études insulaires et du décentrement des études stratégiques, ce travail espère porter un nouveau regard sur les États océaniens et le façonnement de leur ordre régional : un élément de compréhension clé pour la France si elle souhaite y jouer un rôle pérenne pour contribuer activement à la stabilité et la sécurité en Indopacifique.

    Maïwenn Desplanche, Un sweet power dans un monde hard ? - Étude sur la stratégie de puissance de la Corée du Sud de 2008 à nos jours, thèse en cours depuis 2024  

    Cette thèse porte sur l'étude de la stratégie de puissance de la Corée du Sud depuis 2008, et s'inscrit dans la continuité de mon mémoire de master et est réalisé sous la direction du Professeur Jean-Vincent Holeindre. Ainsi, cette recherche s'ancre dans une réflexion autour de la puissance, en s'appuyant sur le concept de sweet power, une interprétation coréenne du soft power américain, tel que défini par Joseph Nye. Je vais vous exposer ce projet en trois points : d'abord en présentant le sweet power et les enjeux qu'il soulève, puis le contexte global marqué par le durcissement des relations internationales, et enfin les détails méthodologiques qui guideront cette recherche. 1. Présentation du sweet power et des enjeux Le sweet power, développé par V. Cicchelli et S. Octobre dans une étude sociologique et historique de 2022, décrit comment la Corée du Sud promeut une image positive en s'appuyant sur l'exportation de sa culture populaire (hallyu), une diplomatie multilatérale proactive et l'utilisation du droit international dans sa stratégie de puissance. L'originalité de ce projet réside notamment dans l'application du concept de sweet power au champ des relations internationales, et dans l'étude de la singularité de la stratégie de la Corée, contrastant avec son contexte. Comment une puissance moyenne en construction – qui s'est relevée des ruines de la guerre, pour devenir la 13e puissance économique et 5e puissance militaire mondiale en 2024 – utilise-t-elle cette stratégie pour naviguer dans un environnement international polarisé ? 2. Contexte : Durcissement des relations internationales Dans un monde où la compétition de puissance s'intensifie, la Corée du Sud est confrontée à plusieurs dynamiques géopolitiques complexes : la rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine, qui pèse sur sa position stratégique ; la menace constante de la Corée du Nord et ses ambitions nucléaires ; ainsi que ses relations historiquement tendues avec le Japon. Il semble pertinent de questionner la singularité de la Corée du Sud dans sa capacité à développer et à maintenir une stratégie sweet, entendue comme posture de confiance relativement au multilatéralisme, bien que naviguant au sein d'un environnement où dominent les rapports de force dans les stratégies de puissance. 3. Méthodologie et cadre théorique Cette recherche se fonde sur un cadre théorique mixte, croisant : • Le réalisme de Raymond Aron, qui met en avant les relations de pouvoir et les rapports de force dans les relations internationales ; • Le libéralisme de Joseph Nye, notamment avec son concept de soft power, adapté ici au sweet power sud-coréen. Sur le plan empirique, l'analyse repose sur deux éléments principaux : 1. Analyse des discours : Je procéderai à une analyse des discours des représentants sud-coréens dans les grandes enceintes internationales, telles que l'ONU et l'OCDE, en trois langues (coréen, anglais, français). Mon inscription à l'Inalco me permettra de perfectionner ma maîtrise du coréen, et d'étudier les nuances des discours produits selon l'auditoire. Ce travail s'inscrit dans la continuité de mon mémoire, où j'avais déjà étudié les discours sud-coréens à l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) entre 2008 et 2023. 2. Entretiens qualitatifs : Des entretiens seront réalisés avec des chercheurs spécialisés, des think tankers sud-coréens, ainsi qu'avec des acteurs des organisations internationales. L'objectif est d'obtenir des éléments complémentaires sur la perception de la stratégie sud-coréenne dans le monde. Enfin, bien que cette thèse soit en relations internationales et science politique, elle dialoguera également avec le droit international, conformément à la pratique courante au Centre Thucydide. 4. Conclusion : Cette thèse ambitionne de contribuer à une meilleure compréhension de la Corée du Sud, et du rôle des puissances considérées comme moyennes dans les relations internationales.

    Albert Kandemir, La trajectoire de la puissance turque, thèse en cours depuis 2022 en co-direction avec Nicolas Haupais  

    Le présent projet de thèse aspire à mettre en lumière les ressorts de la trajectoire de la puissance turque depuis l'avènement au pouvoir de l'AKP, parti de l'actuel président turc Recep Tayyip Erdogan. En prenant en compte la dimension identitaire, historique et géographique de cette trajectoire l'auteur souhaite articuler les spécificités turques au concept de puissance et d'autres notions de relations internationales comme la sécurité, l'adaptabilité ou encore la l'équilibre.

    Amélie Faltot, Étudier les violences extrêmes dans l'Est de la République démocratique duCongo , thèse en cours depuis 2022  

    Étude des conséquences de l'affiliation à l'État islamique sur la construction des savoirs et les expériences relatives au groupe des ADF (Allied Democratic Forces), aussi appelé État islamique au Congo ou ISCAP. Elle vise à proposer une réflexion autour de l'articulation entre les grilles interprétatives locales et internationales dans le cadre de l'étude de l'activité de groupes armés associés à l'État islamique. Ce travail interroge la production des savoirs sur les violences extrêmes et les conflits contemporains.

    Arthur Boutellis, Les rivalités de puissance et leurs conséquences à l’ONU : le cas des opérations de paix (1948-2022), thèse soutenue en 2022 à Université ParisPanthéonAssas, membres du jury : Delphine Allès (Rapp.), Frédéric Charillon (Rapp.), Guillaume Devin, Ronald Hatto, Lise Morjé Howard et Marie-Joëlle Zahar    

    Depuis leur création en 1948, les opérations de paix onusiennes se sont adaptées et ont été façonnées par les évolutions de l’ordre international. Si elles ont longtemps fait l'objet d’un relatif consensus, notre thèse démontre que ces opérations sont devenues un terrain de rivalités de pouvoir et d’influence de grandes et moyennes puissances aux intérêts et valeurs de plus en plus divergents. A rebours des thèses libérales qui dominent l’étude du maintien de la paix depuis la fin de la guerre froide, nous proposons une grille d’analyse « réaliste-constructiviste » originale de la notion de puissance et des modes d’action des États à l’ONU (contrainte, influence, résistance), enrichie des méthodes bureaucratiques et de la psychologie politique, qui à notre avis permet de mieux comprendre ces opérations de paix et leurs limites. Nous testons d’abord cette grille d’analyse à travers un historique des opérations de paix de l’ONU de la guerre froide jusqu’au tournant de la stabilisation des vingt dernières années. Nous analysons ensuite les conséquences de la résurgence des rivalités de puissances, au siège des Nations Unies et dans la conduite des opérations elles-mêmes. A New York, nous nous intéressons au Conseil de sécurité, à l’Assemblée générale mais aussi au Secrétariat des Nations Unies (ou la bureaucratie), et aux négociations des résolutions et déclarations, des budgets, mais aussi au champ des valeurs et des normes, ainsi qu’aux nominations de plus en plus politisées. Sur le terrain d’autres jeux de pouvoir se manifestent aussi à travers les contributions en troupes, le comportement des pays hôtes, et diverses forces parallèles. Malgré la capacité des membres du Conseil de sécurité de « compartimenter » leurs différences, ces rivalités risquent d’affecter durablement l’impartialité, la légitimité et la pertinence des opérations de paix. Notre étude de cas approfondie de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA, 2013-2022) illustre comment les Casques bleus finissent dans certains cas pris en étau entre les intérêts contradictoires de certains pays. Nous posons la question du futur des opérations de paix dans un contexte de rivalités exacerbées par la montée en puissance de la Chine et la guerre en Ukraine. Enfin, nous soumettons l’idée qu’un désintérêt et désengagement total des puissances serait aujourd’hui encore plus préjudiciable que leur ingérence excessive. L’ONU doit donc mieux prendre en compte cette réalité, sans s’y soumettre. Les États doivent pouvoir se servir des opérations de paix tout en les servant, mais sans les instrumentaliser, ni les compromettre car cela reviendrait à se priver à l’avenir de cet outil important du multilatéralisme.

    Marie Robin, The strategic values of revenge : the case of Jihadist terrorist propaganda (Al Qaeda, Islamic State, Boko Haram) 2001-2020, thèse soutenue en 2022 à Syddansk Universitet Danemark en co-direction avec Vincent Keating, membres du jury : Thierry Balzacq, Thomas Hegghammer et Kira Vrist Rønn    

    Cette thèse étudie les gains stratégiques que les récits de vengeance apportent aux groupes terroristes djihadistes. Elle analyse les stratégies narratives de vengeance développées en anglais, français et arabe, par trois groupes terroristes djihadistes dans leur propagande : Al Qaïda, l’État islamique et Boko Haram, entre 2001 et 2020. L’argument central de cette thèse est que les récits de vengeance peuvent être analysés comme une " ressource narrative " qui peut être exploitée par des « vengeance advocates » pour renforcer et/ou affaiblir une cause. Après avoir fourni une enquête approfondie sur les types de récits de vengeance développés par les trois groupes (venger quoi, qui, quand, où) et identifié huit histoires de vengeance - la vengeance légitimise, mobilise, intimide, est une vertu, un vice, est entreprise contre le groupe, est une boussole de politique étrangère, et élève le moral - dans leur propagande, deux gains sont identifiés : 1) Les récits de vengeance contribuent à sécuritiser l’islam ordinaire en un problème de sécurité nécessitant un ensemble de mesures exceptionnelles telles que le djihad, la hijrah et les attaques dans le pays d’origine ; 2) Les récits de vengeance renforcent la sécurité ontologique des membres des groupes et du groupe lui-même. La vengeance, en définitive, a le potentiel de donner de l'ordre, de la stabilité et du sens à une violence exceptionnelle, apparemment perturbatrice. Les récits de vengeance, en d'autres termes, ont le potentiel de stabiliser le chaos.

    Amélie Chalivet, L'influence de la culture stratégique de l'Inde sur sa politique étrangère (1998-2024), thèse en cours depuis 2022 en co-direction avec Justin Massie  

    Dans le contexte de la montée des tensions entre les États-Unis et la Chine dans la région de l'Indopacifique, l'Inde est perçue comme un État pivot, mais sa politique étrangère et sa grande stratégie sont relativement mal comprises en Occident, ce qui est également à mettre en lien avec l'absence de documents stratégiques officiels (qui seraient l'équivalent des Livres blancs ou Revue nationale stratégique en France ou au Canada). Une des principales incompréhensions concerne le fait que, malgré l'ampleur de la menace chinoise à sa frontière et les fréquentes tensions, l'Inde n'ait pas décidé de s'aligner sur les positions américaines ou européennes ou de s'allier avec les puissances occidentales pour constituer un front anti-Chine. Ainsi, l'application de la théorie réaliste néoclassique de l'équilibre des puissances semble présenter des limites dans le cas de l'Inde, qui maintient une ambiguïté stratégique. Un des facteurs explicatifs des prises de décision en politique étrangère peut être la culture stratégique. Ainsi, pour tenter de comprendre les raisons de l'ambiguïté stratégique indienne, ce travail se construit autour de la question suivante : comment la culture stratégique indienne (qui n'est ni stable, ni immuable, ni homogène) influence-t-elle la perception de l'alliance dans la politique étrangère de New Delhi ? De manière plus précise, l'enjeu est de cerner comment la culture stratégique indienne se (trans)forme et quelles sont les dynamiques de pouvoir qui la sous-tendent ; qui sont les acteur⸱ices qui l'ont formée et qui la forment aujourd'hui ; et enfin, quel est le poids exercé par l'idéologie politique, la perception de menaces externes, ou encore des dynamiques civilo-militaires dans le processus de construction et de transformation de la culture stratégique indienne. Ce projet me mène à utiliser le concept de culture stratégique qui, même si les définitions varient selon les auteur⸱ices, est un concept fondé sur l'idée selon laquelle deux groupes aux « identités, valeurs, normes et façons de penser » (Kartchner et. al., 2023) différentes n'ont pas la même approche de l'usage de la force ou d'autres enjeux stratégiques comme la dissuasion nucléaire ou la perception de la menace. Un⸱e acteur⸱ice est considéré⸱e comme faisant partie d'une communauté à la culture stratégique particulière lorsqu'iel est « imprégné⸱e (enculturated) de la perception de l'identité, des valeurs, des normes, voire de la manière de penser et de percevoir le monde qui les entoure, de ce groupe en question » (Kartchner et. al., 2023). Je m'inscris dans la quatrième génération de recherche sur la culture stratégique qui promeut une approche constructiviste et qui place l'étude des sous-cultures au centre de sa conception de la culture stratégique. La culture stratégique est ainsi analysée comme le résultat de la concurrence entre plusieurs sous-cultures stratégiques (que je rassemblerai dans une typologie) : il s'agit d'analyser les rapports de pouvoir internes, entre partis politiques, entre élites, mais aussi entre entrepreneur⸱es de morale, médias et communautés scientifiques. La quatrième génération souligne l'hétérogénéité et l'instabilité de la culture stratégique : il s'agit de ne pas réifier une certaine culture stratégique ni de la concevoir comme figée dans le temps. De ce point de vue, les cultures stratégiques peuvent être contestées, et cette instabilité peut être causée par des facteurs internes ou externes . À ce concept central s'ajoute la littérature sur la perception de la menace, soit « la façon dont les acteur⸱ices prennent conscience des stimuli et les interprètent comme menaçants », ainsi que sur la sociologie des relations entre civil et militaire. Mon hypothèse est celle de la persistance d'une dominance de la sous-culture nehruvienne qui aurait contribué à ancrer l'autonomie stratégique dans la culture stratégique indienne depuis 1947.

    Amaury Colcombet, Quel Autre pour quelle guerre?, thèse en cours depuis 2022 en co-direction avec Adrien Schu  

    Il s'agit d'étudier l'influence du facteur philosophico-religieux (la conception du monde) sur la représentation de l'ennemi et sur la nature de la guerre, en particulier autour de la période axiale (Vème- IIIème siècle avant notre ère). L'hypothèse consiste dans l'idée que la façon qu'ont les entités politiques de concevoir le monde, c'est-à-dire le sens qu'elles donnent à la vie terrestre, en relation avec le monde du divin ou de l'au-delà, ou en l'absence de relation avec ce monde, influence leur regard sur l'Autre. Cet Autre, dès lors qu'il se trouve en situation d'inimitié, peut alors prendre plusieurs natures : ennemi total, ennemi absolu, ennemi-Même... Cette identité de l'ennemi influence la manière d'envisager la guerre, aussi bien dans son sens que dans sa forme.

    Pierre Doutre-balzac, La perte d'influence de la France en Afrique subsaharienne depuis le début du XXIe siècle, thèse en cours depuis 2022  

    « Aujourd'hui, être Français n'est pas un handicap en Afrique. Mais ce n'est pas forcément un atout, et encore moins un avantage décisif », déclarait en 2017 Vincent le Guennou, codirecteur d'Emerging Capital Partners. En janvier 2022, la France prend note de la décision de la junte malienne au pouvoir d'expulser l'ambassadeur de la France en poste depuis 2018 à Bamako. La tension n'a cessé de croitre au fil des mois depuis que des colonels de l'armée nationale malienne ont pris la tête du pays en août 2020, sous fond sonore de mise en avant du nouveau partenaire militaire russe. C'est pourtant le gouvernement malien qui avait fait appel en 2013 aux autorités françaises face à l'avancée des GAI (Groupes Armées Islamistes) en direction de Bamako, provoquant le déclenchement de l'Opération SERVAL , visant à rétablir la souveraineté du gouvernement malien sur l'ensemble du territoire, avant du muer en dispositif régional, rebaptisé Opération BARKHANE en 2014. Parallèlement à cela, les manifestations civiles ont mis en avant une soi-disant volonté du peuple d'en finir avec l'ingérence néo-colonialiste française, tout en demandant une coopération bilatérale avec la fédération du Russie. Ce schéma de remplacement de la coopération militaire française par une présence russe avec le pays hôte s'est initiée en Afrique en République Centrafricaine, s'est opéré de la même manière au Mali, et la forme et le narratif des manifestations anti-françaises au Niger semblent annoncer la même finalité. De plus, dans le domaine économique, les entreprises françaises investissent de moins en moins en Afrique francophone, contribuant également à la perte d'empreinte dans les pays d'Afrique sub-saharienne . Enfin, la présence militaire et économique russe ne constitue pas les seuls partenariats et investissements étrangers. La Chine y est également très présente dans le domaine économique, tout en s'assurant l'implantation de bases militaires sur le flanc est dans une optique de prédominance du bassin indo-pacifique. En observant les évolutions dans les différents domaines évoqués supra, il semble pertinent de se questionner sur les raisons de la perte d'influence de la France en Afrique sub-saharienne, en axant cette étude sur trois pays fortement marqués par cette tendance, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Des parallèles pourront être également établis avec des pays voisins, dont les relations avec la France se retrouvent plus ou moins altérées en fonction du temps, comme la République Centrafricaine, le Tchad, la Côte d'Ivoire. L'intérêt de l'étude ciblera nécessairement le XXIe siècle, sans toutefois s'affranchir du passé historique plus lointain, qui viendra nécessairement expliquer et peser dans les évènements qui ont cours actuellement. Pour répondre à la problématique, plusieurs axes d'approches pourront être intéressants : - La perte d'influence est-elle un mécanisme inévitable suite à la décolonisation ? Il semble pertinent de différencier ici les facteurs exogènes et les facteurs endogènes. - Quel est le poids de la responsabilité des influences russes et chinoises dans ce processus ? Il conviendra d'y répondre au travers des prismes de soft-power, sharp-power, et hard-power, en mettant en perspective les spécificités culturels des auditoires, tout en comparant les réponses apportées par la France pour entraver ce processus. - Plus spécifiquement, quel impact a eu l'action des armées françaises en termes d'influence ? (Effet positif, négatif, accélérateur ?)

    Tiphaine de Champchesnel, Mobiliser au sein des Nations Unies : le cas de l'interdiction des armes nucléaires, thèse soutenue en 2022 à Université ParisPanthéonAssas, membres du jury : Sylvie Ollitrault (Rapp.), Frédéric Ramel (Rapp.), Delphine Placidi et Serge Sur      

    L’ouverture de la négociation pour un traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) en 2017 fait suite à une initiative sur les « conséquences humanitaires de l’arme nucléaire » (CHAN) qui s’est développée dans les enceintes onusiennes mais également à travers des conférences internationales ad hoc. Revendiquant une filiation avec les processus dits d’Ottawa sur les mines antipersonnel et d’Oslo sur les armes à sous-munitions, cette initiative CHAN en a repris des éléments de stratégie, notamment le (re)cadrage dit « humanitaire » des armes nucléaires. Cette thèse analyse en termes de mobilisation ce processus en grande partie diplomatique. Cela se justifie, d’une part, en raison du caractère essentiel de cette dynamique de mobilisation pour porter le sujet du TIAN à l’agenda formel de l’ONU et, d’autre part, compte tenu de l’implication, aux côtés des États, de plusieurs catégories d’acteurs non-étatiques. Le fait que cette initiative soit parvenue à un résultat concret constitue l’énigme de la genèse du TIAN et de cette thèse (variable dépendante). Considérant l’apport du tournant cognitif pour la sociologie des mouvements sociaux, nous avons utilisé le cadrage « humanitaire » en tant que variable indépendante. Nous n’avons pas ignoré la mobilisation des ressources ni la théorie des opportunités politiques. À cet égard, d’autres éléments de la stratégie des prohibitionnistes ont été décisifs, notamment le travail diplomatique consistant à poser les jalons institutionnels de la mise à l’agenda. Quant au cadrage, son rôle a été majeur pour aplanir les différences, faire apparaître une unité, susciter des émotions et faire qu’agir devienne impératif.

    Rachid Chaker, Les politiques de puissance au XXIe siècle : Le cas du golfe Persique, thèse soutenue en 2022 à Université ParisPanthéonAssas en co-direction avec Julian Fernandez présidée par Pascale Martin-Bidou, membres du jury : Frédéric Charillon (Rapp.), Nicolas Haupais (Rapp.), Delphine Deschaux-Dutard    

    La quête de puissance semble être une constante de la politique internationale. Les crises qui découlent des compétitions entre Etats pour la puissance sont nombreuses et l’époque contemporaine, marquée par l’essor de la démocratie et du droit international ne semble pas avoir remis en cause cet état de fait. Le golfe Persique et les huit Etats qui l’entourent sont depuis plusieurs siècles l’objet de convoitises de la part de puissances extérieures à la région, en rivalité permanente pour y accroitre leur influence. Ces compétitions connaissent cependant depuis le début du XXIe siècle une recrudescence de leur intensité. Les puissances extérieures traditionnelles et dominantes de la région, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France y sont depuis peu confrontées à l’influence grandissante de nouveaux acteurs extérieurs. Parmi eux, se trouvent la Russie, la Chine, la Turquie, l’Inde et dans une moindre mesure Israël. Dans le même temps, plusieurs Etats du Golfe semblent avoir fait de l’accroissement de leurs forces une centralité de leur politique sur leur scène régionale, avec des déclinaisons multiples. L’objectif de cette étude est de déterminer les objectifs des politiques de puissance déployées dans le Golfe au XXIe siècle par les différents acteurs, de définir, par prolongation, les usages assignés à la puissance dans ce contexte, ainsi que les degrés de puissance convoités par les Etats.

    Camille Trotoux, Définissez “être aviateur” ? Identités professionnelles militaires et processus décisionnels : une analyse multiniveaux à partir du cas français, thèse soutenue en 2021 à Paris 2 en co-direction avec Christophe Pajon, membres du jury : Sébastien Jakubowski (Rapp.), Jean Joana (Rapp.), Delphine Deschaux-Dutard, Nina Leonhard, Pascal Vennesson et Anne Muxel      

    La thèse examine l’influence des identités professionnelles sur les processus décisionnels dans la politique militaire, à partir d’une étude sur le personnel militaire de l’armée de l’air. Elle analyse la profession d’aviateur, a priori homogène, à partir d’un cadre théorique interactionniste. Celle-ci est traversée par des phénomènes de concurrence entre différents segments qui partagent une identité construite dont celui, dominant, des pilotes. De plus, au vu des multiples corps et spécialités, de la division du travail et de sa perception par les acteurs, la définition d’une identité professionnelle unique est complexe. Toutefois, des marqueurs communs peuvent être identifiés : rapports à la militarité, au milieu, aux systèmes d’armes, etc. Ensuite, la thèse s’appuie sur une approche institutionnaliste centrée sur les acteurs afin d’atteindre un double objectif. Il s’agit d’abord de compléter la démonstration avec une conversion des variables prédéfinies et de nouvelles composantes (normes, orientations et préférences des acteurs). Puis, de proposer une solution théorique multiscalaire qui fasse le lien entre les acteurs individuels et collectifs d’une politique publique. L’identité professionnelle, envisagée comme variable explicative « transcendantale » (Scharpf) à toutes les autres, devient un facteur influençant les processus décisionnels des acteurs. Toutefois, le poids de cette variable identitaire est fonction du contexte : bien que, au sein de l’armée de l’air, les pilotes occupent la plupart des postes à hautes responsabilités, leur influence semble se diluer dans l’espace interarmées.

    Clara Dragnev, Les nouvelles routes de la soie numérique, thèse en cours depuis 2021 en co-direction avec Julian Fernandez  

    Cette thèse analyse les Nouvelles routes de la soie numériques, c'est-à-dire l'influence croissante de la Chine à l'international dans le domaine du numérique, à l'intersection de l'innovation technologique, des ambitions géopolitiques et des enjeux juridiques. Elle examine notamment la course mondiale à l'intelligence artificielle, la fabrication de microprocesseurs et l'exportation des solutions numériques chinoises. Dans ce contexte, les pays occidentaux imposent sanctions et contrôles à l'export visant à limiter certains développements chinois tout en protégeant leurs intérêts stratégiques, économiques et éthiques. Ces mesures visent à préserver la souveraineté numérique, les infrastructures critiques et la sécurité des entreprises locales, tout en encadrant l'usage de technologies sensibles à des fins militaires ou répressives. L'étude met en lumière (1) la stratégie chinoise d'innovation technologique sous contrôle étatique, notamment la synergie civilo-militaire et la consolidation de la mainmise sur les géants technologiques à travers les règles antitrust de 2021, la loi sur les données personnelles, la loi sur le renseignement de 2017, etc. Elle traite également (2) de la politique d'expansion internationale des produits et services numériques chinois, qui se traduit par l'exportation de smartphones, d'ordinateurs, mais aussi de modèles d'intelligence artificielle tels que DeepSeek en 2025. La Chine développe également des logiciels comme Harmony OS, des plateformes fintech et des solutions de monnaie numérique de banque centrale (MNBC). La thèse explore enfin (3) la dimension juridique de cette projection de puissance, qualifiée de guerre du droit : la Chine élabore un arsenal réglementaire visant à soutenir son expansion économique et à répliquer aux sanctions occidentales. La sortie en 2023 du Mate 60 équipé d'une puce de 7 nanomètres malgré les restrictions illustre les limites des sanctions économiques et la capacité de la Chine à renforcer son autonomie technologique. Au-delà des effets observables, cette recherche s'attache à comprendre l'impulsion de ces projets : comment cette stratégie numérique est pensée, organisée et pilotée depuis le sommet, et comment les réglementations et cadres juridiques sont élaborés pour soutenir les objectifs nationaux. Cette dimension hiérarchique et planifiée permet de saisir la cohérence et la portée du projet numérique chinois à l'international. Parallèlement, l'étude envisage les moyens de défense dont disposent les pays occidentaux et la France face à cet expansionnisme numérique. Elle met en lumière les tensions et dilemmes auxquels sont confrontés les acteurs économiques pris entre les sanctions américaines, européennes et chinoises, ainsi que les défis liés à l'opacité du système juridique chinois. L'approche adoptée combine une analyse à la fois juridique et stratégique. Cette thèse ambitionne de contribuer à la compréhension de l'essor numérique chinois, de ses fondements stratégiques et de ses implications internationales, offrant des perspectives pratiques pour les acteurs privés et publics ainsi que pour les juristes confrontés à ces enjeux complexes.

    Kevan Gafaïti, La politique étrangère de la France vis-à-vis de l'Iran de 1995 à 2022, thèse en cours depuis 2021  

    La thèse cherche à exposer la production, la mise en œuvre et la réception de la politique étrangère de la France, puissance mondiale moyenne, à l'égard de l'Iran, puissance régionale incontournable du Moyen-Orient. L'étude de la politique étrangère française à l'égard de l'Iran se révèle particulièrement cruciale de par quatre facteurs : l'ancrage historique de celle-ci, son extension à des domaines dépassant le seul commerce, mais aussi son caractère fluctuant selon les présidences de part et d'autre et son impact dans la région du Moyen-Orient. La politique étrangère française à l'égard de l'Iran est particulièrement intéressante sur la période allant de 1995 à nos jours car la France a mis en oeuvre une stratégie basée sur un dialogue pragmatique avec l'Iran. 1995-2007 correspond ainsi à un premier mouvement de la politique étrangère française : c'est la période où les relations se réchauffent le plus avec la réinstauration de multiples canaux directs de discussion. 2007-2017 constitue un second mouvement, en sens inverse cette fois-ci. Les Présidents Sarkozy et Hollande affichent une plus grande fermeté face à un Iran dirigé par Ahmadinejâd. Avec l'arrivée du Président Rohani en 2013, l'Iran peine à apaiser les relations qui sont profondément marquées par la lutte française contre ce qu'ils identifient comme un programme nucléaire militaire iranien occulte. La période allant de 2017 à nos jours offre alors un troisième temps de la stratégie française, marqué par la volonté du Président Macron de renouer un dialogue pragmatique avec l'Iran. Un parallèle avec la période 1995-2007 semble alors se profiler. En effet, de par le caractère constructif de la politique adoptée par la France sur cette période, peut sérieusement être avancée la voie de réflexion selon laquelle la France pourrait relever les stratégies diplomatiques efficaces sur cette période pour tenter de les approfondir et de les appliquer à l'avenir envers l'Iran. Il apparaît ainsi que la recherche universitaire de la politique étrangère française à l'égard de l'Iran à travers une thèse de doctorat est inédite quant à la période d'étude présentée et l'état des relations entre les deux pays (dialogue post-révolution islamique). Le projet de thèse présenté répond donc à un triple besoin de la recherche en science politique concernant la politique étrangère française envers l'Iran, et plus largement les relations France-Iran : seule une thèse de doctorat a porté sur l'étude des relations post-révolution, cette thèse est ancienne (plus de 20 ans) et finalement aucun travail universitaire n'a cherché à identifier les facteurs ayant entraîné une politique étrangère constructive de la France envers l'Iran et dont la France pourrait tirer parti à l'avenir. Ce projet de thèse s'affranchirait d'une approche seulement historique de l'analyse de la posture française pour déterminer, à partir de ladite politique étrangère allant de 1995 à nos jours, des perspectives de rapprochement futur pour la France et l'Iran.

    Alix Vuitton, Les conséquences juridiques et politiques de l'arrêt Front Polisario c. Conseil sur l'action de l'Union européenne., thèse en cours depuis 2021 en co-direction avec Fabrice Picod  

    Par son arrêt du 29 septembre 2021, rendu à la requête du Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de oro (dit « Front Polisario ») et contre le Conseil de l'Union européenne (n° T 279/19), le Tribunal (neuvième chambre élargie) de première instance de l'Union européenne, statuant en chambre élargie, a annulé la décision (UE) 2019/217 du Conseil, du 28 janvier 2019, relative à la conclusion de l'accord sous forme d'échange de lettres entre l'Union européenne et le Royaume du Maroc sur la modification des protocoles no 1 et no 4 de l'accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d'une part, et le Royaume du Maroc, d'autre part. L'arrêt du Tribunal du 29 septembre 2021 marque un tournant jurisprudentiel important sur ce point, qui est de nature à affecter profondément l'action extérieure de l'Union européenne, dont on rappellera qu'elle n'a pas officiellement reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD). C'est une prise de position importante pour l'Union européenne à raison du caractère obligatoire des décisions du Tribunal, bien qu'il ne s'agisse que d'une décision de première instance et qu'il soit fort probable que la CJUE soit à présent saisie. Par cette décision, le Tribunal a en effet reconnu la capacité d'ester en justice et la personnalité morale du Front Polisario et, partant, au moins certains attributs de la personnalité morale. Cet arrêt pose de nombreuses questions, notamment en ce qui concerne ses possibles conséquences juridiques et politiques pour l'Union et son action extérieure.

    Emmanuel Dreyfus, La réforme des forces armées en Russie, un cas d’émulation militaire : le rôle de la circulation des savoirs américains dans le changement militaire en Russie (2008-2019), thèse soutenue en 2021 à Paris 2 en co-direction avec Jean Radvanyi, membres du jury : Marlène Laruelle, Olivier Schmitt et Anne de Tinguy    

    Cette thèse est consacrée à l’étude de la réforme des forces armées russes envisagée selon le cadre conceptuel du changement militaire, et le cadre théorique de l’émulation militaire. L’hypothèse à vérifier porte sur le rôle des influences occidentales, et plus particulièrement des influences américaines, dans le développement, la création et la montée en puissance de trois cas d’études, les forces des opérations spéciales (FOS), la police militaire (PM) et les sociétés militaires privées (SMP). La première partie est composée de trois chapitres. Le premier est consacré à un état de l’art des travaux effectués sur la question du changement militaire en Russie depuis le début des années 1990. Le second est dévolu à la construction du cadre conceptuel et du cadre théoriques employés. Le troisième présente la méthodologie suivie et les deux catégories de sources primaires utilisées : une série d’entretiens menés au printemps 2018 à Chisinau, Kiev et Tbilissi auprès d’acteurs des institutions militaires moldaves, géorgiennes et ukrainiennes et une exploitation des publications appartenant au ministère russe de la Défense. La seconde partie est composée de deux chapitres. Le chapitre 4 constitue une mise en perspective historique de la question des influences occidentales dans l’introduction de réformes militaires en Russie. Le chapitre 5 porte sur l’évolution dans la perception des menaces et des caractéristiques des conflits armés contemporains tel qu’illustré notamment par la science militaire russe, dont les principaux acteurs et structures sont présentés. La troisième partie est composée de 3 chapitres correspondant aux trois cas d’études : le chapitre 6 est consacré aux FOS, le chapitre 7 à la PM et le chapitre 8 aux SMP.

    Adrien Estève, De la justification à l’anticipation : la construction d'une responsabilité environnementale et climatique des acteurs de la défense en France et aux États-Unis, thèse soutenue en 2020 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Ariel Colonomos présidée par Astrid von Busekist, membres du jury : Thomas Lindemann (Rapp.), Sylvie Ollitrault (Rapp.), Daniel R. Brunstetter    

    À partir des cas de la France et des États-Unis, cette thèse montre que l’incorporation des enjeux écologiques dans les politiques de défense dépend des manières de définir la responsabilité environnementale et climatique et de l’attribuer aux forces armées. Le premier type de responsabilité, issu de la tradition de la guerre juste et du droit de la guerre, est défini comme l’obligation de limiter les destructions et les pollutions. Elle est attribuée par des victimes, des scientifiques et des juristes qui demandent des comptes aux organisations de défense pour les dommages écologiques causés en temps de guerre et de paix. Cette responsabilité n’est inscrite que tardivement et de manière limitée dans les doctrines militaires. Le deuxième type de responsabilité, issu d’une synthèse entre la norme stratégique de précision et le développement durable, est défini comme l’obligation d’économiser l’emploi de la force. Elle est issue d’une démarche de responsabilisation des organisations de défense, qui prend la forme d’un investissement dans des technologies et des équipements plus performants et alimentés par des énergies renouvelables. Cette exigence peine à dépasser le cadre de l’expérimentation. Le troisième type de responsabilité, issu de la synthèse entre l’adaptation climatique et l’anticipation stratégique, est la responsabilité d’anticiper et de prévenir les risques climatiques. Elle est issue de la réflexion prospective et géostratégique sur les implications du changement climatique pour la sécurité nationale. Elle représente le type de responsabilité le mieux intégré dans les politiques de défense, et en particulier dans les doctrines stratégiques qui accordent une place de plus en plus importante à l’emploi des forces armées dans le renforcement de la résilience climatique des sociétés.

    Christelle Bethencourt, La conflictualité armée en Somalie depuis l'indépendance en 1960, reflet des évolutions stratégiques contemporaines., thèse en cours depuis 2020  

    La thèse étudie l'évolution des conflits armés en Somalie depuis l'indépendance de ce pays en 1960. Outre le caractère monographique de l'étude, la réflexion met l'accent sur les évolutions stratégiques (asymétrie, hybridité) que révèle le terrain somalien.

    Isabelle Dufour, Adaptation et innovation dans la lutte contre les engins explosifs improvisés, thèse en cours depuis 2020 en co-direction avec Pascal Vennesson  

    La façon dont les organisations militaires innovent et s'adaptent est chose bien décrite par la littérature stratégique. De nombreux travaux ont contribué à dessiner, pour ces deux notions, un cadre conceptuel solide, et surtout, relativement cohérent. Pour autant, la façon dont les deux concepts s'articulent reste à explorer. L'idée guidant ce travail de recherche est donc la suivante : à partir d'un élément structurant de l'affrontement militaire ' les engins explosifs improvisés ' concernant aussi bien les échelons tactiques que le niveau politico-stratégique, il s'agira de faire le lien entre ces deux modalités de transformation d'un acteur.

    Camille Bayet, Légitimer les opérations de maintien de la paix, thèse en cours depuis 2020 en co-direction avec Julian Fernandez  

    Légitimer les opérations de maintien de la paix

    Hervé Pierre, Entre paix et guerre : Variations sur la pensée stratégique du général Beaufre, thèse soutenue en 2020 à Paris 2, membres du jury : Frédéric Ramel (Rapp.), Olivier Forcade (Rapp.), Jacques Frémeaux, Benoît Durieux, Philippe Lagrange, Beatrice Heuser et Julian Fernandez      

    La pensée stratégique du général André Beaufre (1902-1975) est peu connue. Quand le stratégiste est cité, il l’est quasi-exclusivement pour son Introduction à la stratégie, le premier et le plus court de ses textes. Auteur de quinze livres, d’une centaine de conférences et de plus de deux cents articles, il mérite pourtant d’être redécouvert et sans doute d’être réinterprété de manière créative. Non pas que l’officier soit l’inventeur d’un concept clef dont la « magie » aurait jusqu’à maintenant échappé à ses commentateurs, mais, en articulant « diverses conceptions » de la stratégie, il est parvenu à élaborer une herméneutique suffisamment plastique et englobante pour faire sens aujourd’hui. Le génie d’André Beaufre est moins d’avoir inventé que d’avoir réinventé des concepts pour les rendre compatibles les uns avec les autres : son logos – à la fois raisonnement et langage – est un créole qui refonde les concepts autant qu’il forge de nouveaux mots, à l’instar de celui de « paix-guerre ». Cette thèse est l’occasion de revisiter son système de pensée, en mettant à jour ses fondements, en expertisant ses mécanismes et tentant de les remettre en fonctionnement. Que Beaufre mérite d’être lu aujourd’hui ne signifie pas qu’il faille pour autant abandonner tout sens critique. Mais ce qui pouvait apparaître comme totalement « hors sujet » au début des années 70 peut offrir des clefs de lecture intéressantes pour penser le monde cinquante ans plus tard, du djihad révolutionnaire à la prolifération nucléaire en passant par les menaces hybrides et le réarmement des États.

    Manon Laroche, La politique étrangère de l'Égypte dans le contexte postrévolutionnaire , thèse en cours depuis 2018  

    A partir d'une enquête menée entre 2019 et 2024 en Egypte, cette thèse s'inscrit dans les études combinant l'analyse de la sociologie de l'Etat et de la sociologie de la politique étrangère pour mieux comprendre comment la production de celle-ci permet d'analyser des transformations à l'œuvre au niveau de l'Etat.

    Pierre-William Fregonese, De cendres et de braises : la stratégie culturelle de la France au XXIe siècle, thèse soutenue en 2018 à Paris 2 en co-direction avec Pascale Martin-Bidou, membres du jury : Michel Hastings (Rapp.), Olivier Forcade (Rapp.), Beatrice Heuser et Philippe Raynaud    

    La stratégie culturelle est une composante essentielle de la stratégie globale de puissance d'un Etat au XXIe siècle. La France, puissance culturelle historique dotée d'un réseau diplomatique fort, structurant son action culturelle extérieure, voit une concurrence émerger sur la scène internationale. Pour garder son statut, elle défend la diversité culturelle, démarche complémentaire de celle d'exception culturelle, en conservant les acteurs traditionnels de l'influence. Or, dans une époque du tout numérique et de l'immédiateté, et de l'essor des acteurs privés, les codes de l'influence sont renouvelés, remettant en question la pertinence d'une action culturelle extérieure principalement publique.

    Aleksandra Bolonina, Le rôle de la Chine et de la Russie dans la formation d'un nouveau système régional en Asie centrale, thèse en cours depuis 2017  

    Les États d'Asie centrale ont connu un changement important suite à l'effondrement de l'URSS, traduit par la réapparition des Etats d'Asie centrale sur la scène internationale en tant qu'acteurs autonomes, mais aussi en tant qu'espase de vacuité de pouvoir. Cette région présente en effet plusieurs intérêts économiques et énergétiques, géopolitiques et sécuritaires, et cette thèse souhaiterait s'y consacrer, en adoptant le regard de la science politique et en s'interrogeant plus particulièrement sur la constitution d'un système régional en Asie centrale. Nous structurons notre recherche autour de l'hypothèse selon laquelle la construction régionale en Asie centrale se fait à la fois de l'intérieur et de l'extérieur. Alors que la construction régionale de l'intérieur est marquée par les tendances quelquefois contradictoires de l'affirmation étatique et d'une volonté de coopérer avec les Etats voisins, la construction régionale facilitée par les forces extérieures, notamment par la Chine et la Russie, poursuit tout un autre agenda. En effet, leur engagement dans la région répond en grande partie à la transformation du contexte international. Dans le cadre de notre recherche, il s'agira donc d'analyser les paramètres de la « cohabitation » entre la Russie et la Chine dans cette région, au même titre que les implications de leur coopération et compétition sur les dynamiques intérieures de la construction régionale en Asie centrale.

    Balkissou Hayatou, Le Cameroun au Conseil de sécurité des Nations Unies (1974-1975) (2002-2003), thèse soutenue en 2017 à Poitiers 

    Benjamin Oudet, Une politique publique de renseignement. Changement et trajectoire de réformes en France 1989-2020, thèse soutenue en 2016 à Poitiers 

    Malcolm Léon-Zytnicki, La rivalité sino-américaine dans le cadre de l'innovation militaire, le cas des drones aériens, thèse soutenue en 2015 à Poitiers 

    Marie Roy, Epidémies et construction du régime sanitaire international, thèse en cours depuis 2015 en co-direction avec Yannick Fer  

    La pandémie de Covid-19 a remis les questions sanitaires, et en particulier la lutte contre les maladies infectieuses émergentes ou ré-émergentes, en haut de l'agenda international. Il est maintenant clair pour tous que les épidémies représentent une véritable menace pour la sécurité internationale. Or, cette prise de conscience ne date pas de ces dernières années: pour faire face aux épidémies, les Etats ont décidé de coopérer dès le milieu du XIXe siècle pour créer un véritable « régime sanitaire international ». Or, malgré les nouveaux défis liés à la mondialisation et à la crise des grandes organisations internationales, ce régime se perpétue encore aujourd'hui. Cette étude vise à montrer quelles sont ses évolutions depuis le début du XXIe siècle afin de rester efficace et pertinent.

  • Jean-Baptiste Welschinger, Entre Mars et Mercure : l'Union européenne et la dimension conflictuelle des relations internationales, thèse soutenue en 2023 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Philippe Raynaud, membres du jury : Gil Delannoi (Rapp.), Pauline Schnapper (Rapp.), Delphine Deschaux-Dutard      

    Le projet propose de traiter la manière dont l’Union européenne envisage le conflit et construit sa réflexion sur la défense. Il s’agit de comprendre comment le projet européen absorbe la question de la guerre et tente de domestiquer la violence. La première partie vise à retracer une généalogie de la guerre en Europe. C’est à l’aune de cette évolution de la guerre que nous appréhendons le projet de construction européenne. Dans une seconde partie, nous tentons d’illustrer à travers trois cas comment cette question de la guerre, au cœur de l’enjeu d’une Europe politique, se traduit concrètement pour les Européens : le terrorisme, la menace russe et la Somalie comme exemple d’opération extérieure de l’UE. A l’appui de ces trois cas d’étude nous constatons que la construction européenne souffre de l’absence d’une réflexion sur la guerre. Malgré les tentatives dans les années cinquante puis à la suite du traité de Maastricht de construire une pensée englobant les enjeux de défense, le dilemme géostratégique et le rapport à l’altérité qui en découle n’ont pas été surmontés. Nous pensons que ces difficultés ne peuvent se résoudre qu’en se constituant en une politie : régler le différend par la justice à l’intérieur de son espace et la possibilité de faire la guerre et la paix à l’extérieur de celui-ci. C’est la condition pour que l’Europe puisse continuer à participer à l’histoire et à ne pas en être spectatrice.

    Olivier Galon, La France face à la crise migratoire actuelle : résignation ou possibilité(s) d'action. L'exemple de la Gendarmerie, thèse soutenue en 2023 à Université Paris Cité sous la direction de Pascal Chaigneau, membres du jury : Philippe Lagrange (Rapp.), Ludovic François (Rapp.), Derek El Zein, Fouad Nohra et Sylvie Ciabrini   

    Le continent européen est aujourd'hui confronté à une crise qui dépasse les simples frontières des pays qui le composent. Alors même que ces derniers ont choisi de libéraliser les déplacements entre eux, la France constate aujourd'hui la crise qui la frappe de plein fouet. Droit national et international limitent ou encadrent, formellement ou théoriquement, le champ d'action de l'État et de ses représentants, qu'il s'agisse de l'hypothèse de repousser les navires surchargés de migrants comme de refuser à ces derniers le droit de rester sur le territoire. Les accords de Schengen et le traitement de la problématique migratoire par l'Union Européenne semblent aujourd'hui montrer leurs limites et chaque nation se doit de reprendre la main, en réinventant au besoin la façon de s'unir avec ses voisines. Accueillir dignement celles et ceux qui arrivent légalement sur le territoire national est une question de principe mais aussi de respect de la personne humaine tout autant que de nos concitoyens. Des Alpes-Maritimes à la Basse-Normandie, des Pyrénées orientales à l'Alsace, de jour comme de nuit, par des schémas d'action différents mais toujours dans le respect du droit, les unités élémentaires de la Gendarmerie Nationale sont en première ligne, à l'œuvre, pour empêcher les entrées irrégulières sur le territoire ou identifier les personnes en situation irrégulière sur le territoire national au regard du droit au séjour. Qu'il s'agisse de prodiguer des conseils ou avis à distance, de créer une équipe dédiée au traitement des procédures administratives liées à l'immigration irrégulière ou de laisser à la manœuvre les unités de terrain, de surveiller et planifier le retour forcé, de traiter cette matière au milieu des procédures traditionnelles, chaque groupement de gendarmerie départementale s'adapte et tente de faire de son mieux avec les moyens humains et légaux mis à sa disposition pour lutter contre l'immigration irrégulière. Nombreux sont les organismes existants qui paraissent pouvoir apporter une solution si l'on se contente de faire des déclarations sans étudier dans le détail leurs attributions. Il s'agit d'ailleurs souvent d'organisations supranationales existantes ou rêvées mais aucune n'apporte de réponse définitive. Il est plus facile de dire que la solution viendra de l'union européenne, impliquant des négociations et un délai de mise en œuvre long, pour ne pas avoir à se saisir à bras-le-corps d'une difficulté, plutôt que de chercher des solutions plus immédiates mais moins populaires. Nombreuses sont les idées qui ont germé pour chercher une solution à une crise latente dont on ne voit pas la fin. La montée en puissance de FRONTEX pourrait laisser à penser que la solution miracle est en train d'apparaître. Mais est-ce véritablement le cas ? Rien n'est moins sûr. Réformer la législation existante, renforcer le contrôle aux frontières terrestres, maritimes et aériennes, développer et croiser les fichiers, collaborer plus avant avec les États coopérants tout en étant fermes avec ceux qui se montrent particulièrement réticents à récupérer leurs ressortissants sont autant de pistes pour combattre l'immigration clandestine. Car une fois le migrant arrivé sur le territoire européen, il obtient la garantie quasi-certaine de rester et de ne jamais repartir. Nous pouvons retrouver les moyens d'agir, ne pas céder au renoncement, ne pas être résignés mais des mesures juridiques fortes et politiquement impopulaires seront nécessaires. Mais il faut faire un choix. "Il y a, en effet, dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l'Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elles. Aussi bien, et si pénible que cela soit pour les fonctionnaires quotidiennement confrontés à des situations humaines déchirantes, nous faut-il résister à cette poussée constante." (Michel ROCARD)

    Kevin Buton-Maquet, L'individualité militaire et ses vertus : Ethique et écrits tactiques de la Révolution française à la décolonisation, thèse soutenue en 2020 à Lyon sous la direction de Isabelle Delpla, membres du jury : Ghislain Waterlot (Rapp.), Sophie Guérard de Latour (Rapp.), Cécile Fabre, Hervé Drévillon et Christopher Kuzt    

    Ce travail voudrait esquisser une histoire philosophique de la tactique française de la fin du XVIIIe siècle aux guerres de décolonisation, sous l’angle de l’individualité militaire. En effet, l’ émergence de l’individu, déjà entamée avant la Révolution , mais éclatant pleinement alors que le soldat devient un citoyen à part entière, soulève la question de sa prise en compte et de sa problématisation par l’institution militaire. Le soldat, dans son individualité, est-il un facteur d’irrationalité et d’imprévisibilité de la manoeuvre, qu’il s’agit alors de ramener à la régularité par l’élaboration d’une tactique scientifique. Ou bien la singularité du combattant doit elle être au contraire le point de départ d’une pensée militaire soucieuse de fidélité empirique ? C’est cette individualisation progressive que nous étudions sous ses différentes modalités sur le champ de bataille, dans la caserne et dans le rapport à la cité ) à partir d’un corpus peu étudié jusqu’à présent par la philosophie. Celui d’écrivains militaires(souvent des officiers) qui, avec plus ou moins de distance par rapport à la doctrine officielle, cherchent à rendre intelligible la guerre moderne et la place de l’individu en son coeur.

    Alexandre Zourabichvili, La sécurité nationale et le droit international, thèse soutenue en 2019 à Poitiers sous la direction de Vincent Correia et Philippe Lagrange, membres du jury : Geneviève Bastid Burdeau (Rapp.), Nicolas Haupais (Rapp.)    

    Loin de se limiter à figurer dans les traités internationaux sous la forme d'une simple clause d'exception qui permet à l'Etat de déroger aux obligations qu'il a contractées, la sécurité nationale se manifeste sous différentes formes dans de nombreux traités et est sous-jacente aux principes de base de l'ordre juridique international. L'objet de cette thèse est d'étudier la place et le rôle de la sécurité nationale dans le droit international. La sécurité nationale contribue à l'équilibre des droits et obligations d'un traité où elle est présente. Cet équilibre atteint ses limites lorsque les clauses de sécurité sont formulées de façon ambigüe et que leur interprétation et application donnent lieu à des différends entre États. Ces limites sont liées au caractère variable et évolutif de la sécurité nationale, dont le contenu est modelé par chaque État en fonction de sa puissance, des menaces qu'il perçoit et de la place qu'il entend prendre dans les relations internationales. Lorsque les clauses de sécurité nationale ne suffisent plus à prendre en considération les besoins, évolutifs, de sécurité des États, ceux-ci recourent aux actes unilatéraux avec des conséquences qui peuvent déstabiliser l'ordre juridique international ou en modifier le paysage normatif. Dans ce dernier cas, les actes unilatéraux amènent de nouvelles normes coutumières ou élargissent des normes existantes notamment dans le domaine du recours à la force armée, révélant ce faisant le rôle créatif de la notion de sécurité nationale dans l'évolution du droit international.

    Paul Soyez, Australian-French Mutual Empowerment : Middle Powers. Strategies to Overcome Pacific & Global Challenges, thèse soutenue en 2018 à Sorbonne université sous la direction de Olivier Forcade et John Vance Langmore, membres du jury : Stewart Firth, Patrick Hénault et Nathalie Mrgudovic    

    Cette thèse de doctorat démontre pourquoi et comment la France et l’Australie sont actuellement engagées dans un processus de renforcement mutuel, diplomatiquement et économiquement, dans le cadre de leurs propres stratégies de « smart power ». Ce rapprochement a été possible grâce à trente ans d’efforts diplomatiques pour dépasser tensions et incompréhensions culturelles entre acteurs diplomatiques français et australiens. Cette recherche met en lumière les dynamiques historiques de cette relation bilatérale ambiguë. L’analyse se porte sur les acteurs, mécanismes et résultats de la transformation de la relation bilatérale franco-australienne, depuis 1985, années de vives tensions entre Paris et Canberra en raison de la politique française dans le Pacifique, jusqu’au temps présent où les deux pays n’ont jamais été aussi proches depuis la signature de leur partenariat stratégique approfondi en 2017. Cette thèse met en œuvre une approche originale : elle est fondée sur l’étude d’archives françaises et australiennes ainsi que sur des entretiens avec les acteurs principaux de la relation bilatérale. Ces sources sont étudiées à la lumière des théories constructivistes des Relations Internationales et du concept de « smart power » mis au point par Joseph Nye. Cette thèse affirme que la stratégie franco-australienne de renforcement mutuel est la réponse de deux puissances moyennes, une mondiale et l’autre régionale, face aux menaces du contexte international. Il s’agit également d’un outil de modernisation des diplomaties française et australienne. Ce renforcement progressif a été possible grâce à la résolution des trois principaux conflits qui empoisonnèrent la relation bilatérale, liés à la Politique Agricole Commune (PAC), aux essais nucléaires français dans le Pacifique Sud et à la politique française liée aux tensions en Nouvelle-Calédonie. Cependant, cette thèse démontre que le rapprochement progressif de la France et de l’Australie a été possible parce que leurs acteurs diplomatiques ont mis en œuvre de nombreuses opportunités de dialogue et de coopération afin de dépasser leur méfiance traditionnelle. La coopération franco-australienne, soutenue tout d’abord par les intérêts de leurs communautés économiques, a désormais la sécurité pour enjeu principal. Canberra et Paris partagent de plus en plus de menaces traditionnelles et non-traditionnelles, dans un contexte de transformation du concept de puissance par son déplacement à de nouveaux acteurs étatiques et sa diffusion à des acteurs non-étatiques. L’approfondissement du partenariat stratégique franco-australien constitue une réponse à ce défi mondial et témoigne du réengagement des deux pays dans l’aire Indo-Pacifique. Cette thèse permet de comprendre un enjeu crucial des Relations Internationales actuelles : l’adaptation des puissances moyennes aux enjeux régionaux et mondiaux par des processus de renforcement mutuel et la mise en œuvre de stratégies de « smart power ».

    Guilhem Penent, L'Amérique en orbite ou l'anomalie de la sous-arsenalisation de l'espace depuis la fin de la guerre froide : une analyse réaliste reflexive, thèse soutenue en 2017 à Bordeaux sous la direction de Dario Battistella, membres du jury : Thomas Lindemann (Rapp.), Xavier Pasco (Rapp.)   

    Ce travail offre une analyse holistique de la politique spatiale américaine après laguerre froide vue sous l’angle de l’armement limité de l’espace extra-atmosphérique. Prenantappui sur la distinction entre les notions de « militarisation » et d’« arsenalisation » del’espace, il cherche à répondre à la question suivante : pourquoi les États-Unis n’ont-ils pas,depuis la fin de la guerre froide, arsenalisé l’espace ? Dans le cadre de la théorie réalisteréflexive, la thèse montre que ce profil bas s’explique par la quête de l’honneur, laquelleimpose la mise en place d’une politique « hégémonique » fondée sur la recherche de lalégitimité et de la reconnaissance mutuelle entre les États-Unis, les autres puissancesspatiales établies et le reste du monde. La « sous-arsenalisation », en tant qu’alternative audéploiement d’armes spatiales, se situe à l’intersection de trois logiques liées, chacuned’entre elles, à la fameuse triade classique : le prestige, le profit et la sécurité. Plusprécisément, cette étude porte sur les différents programmes de coopération et efforts delibéralisation de l’espace par le marché et de régulation des armements dans l’espaceconduits par les États-Unis depuis l’administration Reagan jusqu’à la présidence Obama.

  • Mark Corcoral, Du droit pour protéger la nation : le lawfare du Département de la Justice américain, thèse soutenue en 2024 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Thierry Balzacq présidée par Ariel Colonomos, membres du jury : Sébastien-Yves Laurent (Rapp.), Cornelia Woll   

    Dans un monde à la fois conflictuel et juridicisé, la politique de sécurité nationale des États de droit se heurte à une double difficulté. D’un côté, transgresser la loi pour protéger la nation expose l’action sécuritaire de l’État à une perte de légitimité politique et à des risques juridiques trop importants. De l’autre, s’en tenir à un respect scrupuleux du cadre légal de la politique de sécurité nationale peut avoir un effet débilitant. Cette thèse analyse la manière dont le Département de la Justice (DOJ) américain use stratégiquement du droit pour y répondre. Ces usages stratégiques du droit à finalité sécuritaire – ou lawfare – comportent un volet défensif et un volet offensif autour desquels se structure notre réflexion. Sur le plan défensif, les juristes du ministère recourent à des manoeuvres juridiques pour délier l’action sécuritaire de certaines contraintes normatives sans mettre en péril sa légitimité ni l’immunité des personnes qui la mettent en oeuvre. Ces manoeuvres prennent la forme d’abus de droit – consistant à mettre à l’écart les contre-pouvoirs pour nier l’existence de contraintes légales sans qu’ils s’y opposent – ou d’accommodements juridiques – consistant à rallier les contre-pouvoirs à des modifications permissives du droit. Après les attentats du 11 septembre, l’exécutif américain a ainsi été habilité à utiliser plus facilement des techniques de renseignement à des fins judiciaires, étendre ses activités de surveillance électronique et maltraiter des détenus suspectés d’être des combattants djihadistes. Sur le plan offensif, les procureurs du DOJ recourent au lawfare pour faire de la justice pénale un instrument de la politique de sécurité nationale, malgré son indépendance et les exigences d’équité qui la régissent. Selon l’objectif sécuritaire poursuivi, ces procureurs jouent avec des qualifications pénales – pour engager la responsabilité de personnes d’intérêt plus tôt, plus loin ou plus facilement – ainsi que sur les procédures judiciaires – pour moduler la gravité des accusations, leur publicité, la nature et l’intensité des peines encourues. La justice pénale américaine est ainsi devenue un moyen d’entrave, un vecteur d’enrôlement et un outil de communication stratégique au service de la politique de sécurité nationale des États-Unis. In fine, cette thèse montre que le lawfare du DOJ utilise des règles et des procédures juridiques formelles pour les détourner de leurs fonctions premières et permettre à l’exécutif de déroger à certains principes substantiels du droit pour mieux protéger la nation américaine

    Omar Layachi, The state versus the people, on legal inclusion, power sharing, and the severity of state sponsored violence against civilians, thèse soutenue en 2023 à Institut polytechnique de Paris sous la direction de Thomas Lindemann présidée par Jérôme Sackur, membres du jury : Pierre Blanc (Rapp.), Sophie Panel et Jérôme Sgard   

    Ce travail doctoral vise a addresser la question de recherche suivante: "Quelles sont les facteurs de variabilité de la sévérité des violences étatiques contre les civils durant un conflit civil?". En effet, et comme nous le montrons, le nombre de victimes civiles des violences d'état est sur une tendance ascendante depuis vingt ans. Les études actuelles sur cette question ce sont essentiellement inspirées du paradigme de l'Homo Economics - en particulier lors d'études quantitatives. Elles ont pu mettre à jour plusieurs facteurs causaux du déclenchement des violences civiles et des violences d'état. Néanmoins, la question de la variabilité inter-conflits reste ouverte. De plus, un puzzle clef reste ouvert concernant l'incapacité des accords de partage du pouvoir politique à réduire systématiquement l'intensité de ce type de violences.Nous espérons adresser ces questionnements en montrant que l'ouverture du champs politique sans assurer un accès "juste" à la structure légale de gestion de contention de l'état conduirait à une intensification des violences d'état. De même nous montrons que la régulation de la participation politique et du pouvoir exécutif permet de mitiger cette violence. Nous démontrons ces résultats en utilisant des régressions multinivaux et des analyses par correspondances multiples.Nous confirmons ensuite ces résultats au travers de deux études de cas: la guerre civile Colombienne et la guerre du Chiapas au Mexique. Grâce à l'étude des discours politiques et des documents légaux au travers des différentes sequences de ces conflits, nous parvenons a expliciter les processus causaux par lesquels notre hypothèse principale opère.Nos résultats permettent de consolider notre critique de l'Homo Economicus et d'introduire de futures avenues de recherche basées sur de nouvelles opérationnalisations des acteurs et entités politiques.

    Laure de Roucy-Rochegonde, Heurs et malheurs du contrôle de la force : le cas de la régulation internationale des systèmes d'armes létales autonomes, thèse soutenue en 2023 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Ariel Colonomos présidée par Chiara Ruffa, membres du jury : Olivier Schmitt (Rapp.), Amélie Férey    

    Comment contrôler la force ? Bien que largement mobilisée dans les débats sur la régulation des nouvelles technologies militaires, cette question s’avère insuffisamment travaillée dans le champ de la science politique et des relations internationales. Afin d’y répondre, notre travail entreprend d’analyser le contrôle de la force sous un angle original, à travers le cas spécifique de la régulation des systèmes d’armes létales autonomes (SALA).Nous formulons l’hypothèse que le principe de contrôle de la force est en train de se transformer au gré de l’innovation militaire. En effet, plusieurs processus de mutation de cette norme sont simultanément en cours. D’abord, les États se saisissent de plus en plus des nouvelles technologies dans le domaine des SALA, et la manière dont ils le font contribue à faire évoluer les attentes, les évaluations et les réactions sur le contrôle de la force. Dans le même temps, les travaux du groupe d’experts gouvernementaux (GGE) sur les SALA, engagés dans le cadre de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC) depuis 2014, participent d’une adaptation juridique de cette norme. Ballotée entre ces deux mouvements contradictoires, la norme de contrôle de la force pourrait alors se rigidifier (dans le cas où les discussions internationales sur les SALA donneraient lieu à un instrument juridiquement contraignant) ou s’éroder (si les pratiques associées à l’autonomie des systèmes d’armes rendent un moindre contrôle acceptable).Nous proposons une approche conceptuelle du contrôle de la force, fondée sur l’effet normatif produit par le débat international sur les SALA. À l’aune de celle-ci, nous établissons que le recours à la force n’est considéré comme acceptable que s’il est contrôlé. La manière dont s’exerce ce contrôle demeure toutefois peu investiguée. Nous nous attachons par conséquent à en expliciter la substance, en construisant une théorie du contrôle de la force. Pour étudier plus précisément ces dynamiques, nous distinguons trois dimensions du contrôle de la force – humaine, politique et internationale – au sein desquelles se joue cette transformation, en fonction de ce que les acteurs estiment être le niveau « approprié » de contrôle. Ainsi pouvons-nous expliquer les différents points de blocage de la régulation des SALA, qui reflètent autant d’aspects de cette norme au cœur de l’ordre international.

    Wendy Yasmine Ramadan, La grande stratégie de la République islamique d’Iran : le cas des négociations sur le programme nucléaire iranien (2003-2015), thèse soutenue en 2022 à Paris EHESS sous la direction de Stéphane A. Dudoignon et Thierry Balzacq présidée par Nathalie Burnay, membres du jury : Delphine Allès (Rapp.), Amine Aït-Chaalal, Hamit Bozarslan et Frédéric Charillon   

    Cette thèse de théorie des relations internationales (RI) a pour objectif d’étudier l’influence de la situation géopolitique de l’Iran sur la pratique de la grande stratégie iranienne par les élites politiques de la République islamique d’Iran (RII). Par grande stratégie, nous entendons les politiques à travers lesquelles un État définit son rapport à la scène internationale. Nous avons donc exploré les contraintes systémiques que génère l’appartenance de l’Iran à un type de région géographique, ici, le Moyen-Orient, et que les géopoliticiens nomment « shatterbelt » (et dont les unités sont les « États pivots »). Ces régions possèdent des atouts stratégiques, militaires, économiques ou idéationnels, qui sont convoités par au moins deux grandes puissances. Ainsi, les « shatterbelts » sont prises dans le chevauchement de sphères d’influence. Les effets structurants de l’expérience de « pivot » en République islamique d’Iran constituent l’un des principaux résultats de cette recherche. À l’aide d’outils d’analyse qualitative – les idéaux-types wébériens construits sur l’exploitation de travaux d’historiens –, nous avons développé l’idée selon laquelle les élites politiques de la RII héritaient de leurs prédécesseurs d’un « dilemme de sécurité », ainsi que d’un répertoire d’action collective pour le gérer. Ce répertoire de référence se décline en trois postures principales : « Manœuvrer dans l’ordre des puissances », « Contester l’ordre des puissances », « Se conformer à l’ordre des puissances ». Chacune de ces trois postures comprend un éventail d’actions.Nous avons identifié les traces de cet héritage à travers notre cas d’étude relatif aux négociations sur le programme nucléaire iranien (2003-2015). Le répertoire d’action collective de référence structure, jusqu’à un certain point, les élites politiques de la RII. Nous avons aussi eu l’occasion d’observer des innovations de répertoire, ainsi que des pratiques tout à fait extérieures au répertoire référentiel de l’Iran. Néanmoins, l’étude de cas nous a informée d’une incontestable inertie des manières de voir et de faire, qui s’explique par l’héritage d’expériences et de perceptions transmises depuis l’ère de Reza Shah. Enfin, il ressort que la culture stratégique iranienne du « pivot » semble, par certains aspects, caduque et inadéquate aux évolutions de l’ère post-11 septembre (renforcement des régimes internationaux de « lutte contre le terrorisme » et de non-prolifération nucléaire ; interdépendance économique croissante ; évolution de la sécurité), si bien que l’Iran ne dispose plus d’une marge de manœuvre véritable dans la compétition entre les grandes puissances.Cette thèse, qui valorise une approche systémique, apporte un argument alternatif au discours dominant selon lequel les déterminants du comportement de la RII trouvent principalement leurs sources dans les facteurs internes à l’État (nature du régime, culture religieuse chiite des élites politiques etc.). Dans le même temps, le concept de « pivot » valorise les phénomènes de hiérarchie dans le système international, par opposition au principe d’anarchie sur lequel se basent les deux grandes approches systémiques des RI, à savoir, le réalisme structurel waltzien d’une part, et le constructivisme conventionnel, d’autre part. Ainsi, nous rendons hommage à la géopolitique, qui a pensé, dès sa genèse disciplinaire, ces phénomènes dans le cadre d’une vision différenciée du système international. À travers l’étude d’un cas spécifique, que représente la grande stratégie de la République islamique d’Iran, ce travail constitue une première pierre à une étude comparatiste de la grande stratégie des États pivots.

    Mathieu Gonzalez, Réceptions de Thucydide , thèse soutenue en 2022 à Sorbonne université sous la direction de François Lefevre  

    Cette thèse est une analyse de la réception de l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide dans la pensée politique après la Deuxième Guerre mondiale. Elle est divisée en trois parties. Dans la première nous analysons comment Thucydide est approprié dans les discours politiques et les sciences politiques, surtout dans la théorie des relations internationales, avec les multiples problèmes que cet exercice entraîne. La deuxième partie est dédiée à la réception de Thucydide par les hellénistes. Un long chapitre est consacré à Jacqueline de Romilly et sa rigoureuse interprétation de l’Histoire. Puis différents spécialistes sont étudiés. Les exemples les plus importants sont ceux de M. I. Finley, Ste. Croix, Chatelet, Loraux, Lisa Kallet et Sthal. Nous montrons comment Thucydide peut être interprété dans toute sa complexité par ces différents chercheurs. La dernière partie traite de la réception de Thucydide dans la philosophie politique, où des philosophes comme Leo Strauss, Castoriadis ou Voegelin sont étudiés. Car Thucydide est un auteur fondamental, autant dans la compréhension historique de l’être humain que dans les analyses philosophiques. En effet, Thucydide a écrit un texte qui est, comme il l’indique lui-même, un trésor pour toujours. Surtout pour ceux qui veulent comprendre en profondeur en quoi consiste l’aspect politique de l’homme.

    Ali Kareem Nore, International politics and the right to self-determination : the case of iraqi Kurdistan, thèse soutenue en 2022 à Université Clermont Auvergne 2021 sous la direction de Frédéric Charillon et Marie-Élisabeth Baudoin, membres du jury : Jean-Jacques Roche (Rapp.), Pierre Razoux      

    Le sujet de l’autodétermination en tant que principe fondamental et droit légal des peuples, qui leur permet de façonner leur avenir conformément au droit international actuel, reste juridiquement et politiquement problématique. Cette thèse est une étude analytique ; il met l’accent sur l’influence de la politique internationale et l’équilibre des forces politique sur la mise en œuvre du droit à l’autodétermination. L’objectif principal de cette thèse est de fournir une interprétation scientifique du droit à l’autodétermination, en se concentrant sur le cas de la région du Kurdistan irakien au regard du droit international, et l’équilibre des forces politique régionale et internationale. L’importance de ce sujet réside dans son lien avec la liberté des peoples de déterminer leur avenir, de faire face aux conflits ethno-nationaux et d’assurer la paix et la sécurité nationales et internationales. Le principal problème reste autour du principe juridique face à l’équilibre des forces politique. L’hypothèse clé est que la réalisation du droit à l’autodétermination dépend de l’équilibre des forces politique et de la politique internationale plus que de la légitimité juridique. La question du Kurdistan a commencé avec la Première Guerre mondiale, lorsque le Kurdistan a été divisé entre quatre pays: la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, selon le traité Sykes-Picot (1916). Le cas de la Région du Kurdistan, et ses prétentions à l’autodétermination, est un sujet complexe, en raison de ses dimensions nationales, régionales et internationales, et du rôle joué par les superpuissances. Le peuple du Kurdistan a le droit à l’autodétermination, mais en raison de l’absence d’équilibre des forces et des politiques d’opposition des pays voisins en plus de la politique internationale non favorable, il ne peut pas encore exercer ce droit. Si l’IKR continue à demander l’indépendance, il doit changer sa stratégie à long terme pour modifier l’équilibre politique actuel .

    Johanne Darcourt, Les Droits de l'homme : un concept devenu cosmos où les minorités façonnent l'organisation politique l''exemple de l'ex-Yougoslavie comme miroir européen, thèse soutenue en 2022 à Paris Est sous la direction de Stephen Launay et Joseph Krulic présidée par Chantal Delsol, membres du jury : Sergiu Mişcoiu      

    Les Droits de l’Homme sont aujourd’hui partout sans que nous sachions réellement de quels « droits » ou de quel « homme » nous parlons. Pourtant, la poursuite de cet idéal philosophico-politico-juridique façonne notre quotidien et notre environnement, au point de devenir par lui-même un concept ayant élaboré notre cosmos. Or, dans celui-ci, les minorités sont devenues non seulement un pilier et un étalon de mesure pour apprécier l’assimilation de ces Droits mais apparaissent dorénavant comme le fer de lance nécessaire à l’instauration et au développement du concept à vocation universelle que sont justement ces Droits de l’homme. Tel un miroir européen, les pays issus de l’ex-Yougoslavie permettent alors d’illustrer cette dynamique en action, puisque au sein même de la culture européenne, truisme du creuset des minorités et objet de l’implantation des Droits de l’homme depuis trois décennies. Mais, souffrant à leur tour d’un certain désenchantement, ces Droits de l’homme pourront-ils demeurer encore longtemps ce concept révolutionnaire se voulant affranchi de toute hétéronomie ?

    Audrey Hérisson, Penser la guerre : Deleuze, Derrida et Foucault variations critiques à partir de trois auteurs clés de la philosophie française contemporaine, thèse soutenue en 2022 à Paris 8 sous la direction de Ninon Grangé présidée par Frédérick Douzet, membres du jury : Jean-Claude Monod (Rapp.), Patrice Maniglier    

    Comment penser la guerre aujourd’hui dans une attitude critique vis-à-vis du courant dominant des War Studies ? La philosophie française des années 1960 et 1970, et plus particulièrement celle de Foucault, Deleuze et Derrida, ouvrent sur un « structuralisme infinitiste », suivant un concept inspiré par Balibar, capable de proposer une alternative au paradigme-doublet de la guerre dite classique et de la lutte des classes. La pensée de l’épistémè moderne, évoquée par Foucault, reste enfermée dans un doublet empirico-transcendantal qui se traduit de façon dominante dans un positivisme et une eschatologie humaniste. La crise des catégories de guerre, de politique et de religieux, que font ressortir les conflits et les violences actuels, est l’expression de cette limitation de la pensée de la guerre par une rationalité politique qui n’admet pas de transcendance éthique. Cette thèse propose, à partir de lectures croisées de philosophes mais aussi de théoriciens ou de praticiens de la guerre, une approche structurale « infinitiste » des différents paradigmes de la guerre, qu’ils soient majeurs ou mineurs, se rapportant aux guerres actuelles. Elle s’intéresse, entre autres, aux questions soulevées par les violences terroristes et par l’utilisation du cyberespace comme vecteurs d’attaques à dimension politique, que ce soit en vue d’entraver le fonctionnement de l’État ou de manipuler la population. Tout en abordant la variété des guerres, cette thèse cherche aussi à développer les bases d’une méthodologie comparatiste adaptée à la pensée de la guerre, permettant de concevoir un concept de guerre « à venir », selon l’expression derridienne.

    Mathieu Gonzalez, Réceptions de Thucydide: l'héritage de sa pensée dans la politique de l'après-guerre, thèse soutenue en 2022 sous la direction de François Lefevre présidée par Paul Demont, membres du jury : Sophie Gotteland (Rapp.)      

    Cette thèse est une analyse de la réception de l’Histoire de la Guerre du Péloponnèse de Thucydide dans la pensée politique après la Deuxième Guerre mondiale. Elle est divisée en trois parties. Dans la première nous analysons comment Thucydide est approprié dans les discours politiques et les sciences politiques, surtout dans la théorie des relations internationales, avec les multiples problèmes que cet exercice entraîne. La deuxième partie est dédiée à la réception de Thucydide par les hellénistes. Un long chapitre est consacré à Jacqueline de Romilly et sa rigoureuse interprétation de l’Histoire. Puis différents spécialistes sont étudiés. Les exemples les plus importants sont ceux de M. I. Finley, Ste. Croix, Chatelet, Loraux, Lisa Kallet et Sthal. Nous montrons comment Thucydide peut être interprété dans toute sa complexité par ces différents chercheurs. La dernière partie traite de la réception de Thucydide dans la philosophie politique, où des philosophes comme Leo Strauss, Castoriadis ou Voegelin sont étudiés. Car Thucydide est un auteur fondamental, autant dans la compréhension historique de l’être humain que dans les analyses philosophiques. En effet, Thucydide a écrit un texte qui est, comme il l’indique lui-même, un trésor pour toujours. Surtout pour ceux qui veulent comprendre en profondeur en quoi consiste l’aspect politique de l’homme.

    Maíra Dos Santos Matthes da Costa, Les raisons de la guerre : Le jus ad bellum entre le pacifisme libéral et la guerre juste, thèse soutenue en 2021 à Université Paris Cité sous la direction de Yves Charles Zarka présidée par Anne-Thida Norodom, membres du jury : Bernard Bourdin (Rapp.), Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Lauréline Fontaine    

    Dans quelles circonstances le recours à la force est-il légitime ? Le droit international relatif à l'usage de la force admet trois possibilités : 1/les États membres peuvent se prévaloir d'une légitime défense contre une agression armée ; 2/les États membres peuvent recourir à la force si le Conseil de sécurité émet une résolution l'autorisant; 3/ les États membres peuvent recourir à la force à l'intérieur d'un autre État avec son libre consentement. Tous les autres recours à la force militaire, ou les menaces de recours à la force, sont illégaux. Cette thèse montrera, dans un premier moment, comment cette construction juridique prend racine dans la pensée libérale occidentale, qui remonte au XVIIIème siècle et conçoit la guerre comme une force corrosive, aux antipodes des véritables intérêts de l'humanité. Conceptuellement, la pensée libérale sur l'usage de la force s'oppose à la pensée de la guerre juste qui prend ses racines dans une conception chrétienne de l'ordre mondial. Sa version classique accepte en effet trois causes justifiant la guerre : la défense de droits contre une attaque injuste, la restauration de droits en cas de tort subi, la vindicte de la justice violée. Nous avons donc pour objectif de montrer, dans un second moment, les bases philosophiques de ce second paradigme qui justifie la guerre. Nous soutenons l'idée qu'il existe deux paradigmes principaux visant à justifier la guerre et dont les origines et les enjeux diffèrent largement - le pacifisme libéral et la guerre juste. Le premier est régi selon une logique de présomption contre la guerre. Il juge la guerre immorale et essaie de trouver une solution politique à son problème. Dans la perspective de la guerre juste, la guerre peut à l'inverse être une activité morale à condition de ne pas se laisser subsumer par des logiques de puissance. Une logique de permissivité sous condition est donc mise en avant. La manière dont la moralité et le politique sont articulés s'avère donc très différente selon chacune de ces traditions, ce qui engendre certaines conséquences pour l'évaluation morale de la guerre. À la fin, deux conclusions seront développées. Premièrement, du point de vue logique, la synthèse entre pacifisme libéral et guerre juste ne s'avère pas possible. Deuxièmement, la multitude de compromis possibles entre ces deux paradigmes génère la possibilité de conciliations, mais ces dernières sont précaires.

    Arnaud Fontaine, L'herméneutique politique de Machiavel, thèse soutenue en 2021 à Rennes 1 sous la direction de Frédéric Lambert présidée par Marie Gaille, membres du jury : Jean-Jacques Marchand (Rapp.), Gwendal Châton    

    Ce travail est né d’une question laissée en suspens par Léo Strauss : pourquoi Machiavel n’a-t-il pas intitulé les Discours sur la Première décade de Tite-Live, le « De Republica » alors que tel était son propos ? La réponse se trouve en partie dans la biographie de Machiavel et dans les souffrances dont il paya son attachement à la République. La clé se trouve aussi dans l’écriture même du Florentin qui troque une approche scolastique au profit d’une idéologie de l’engagement et de l’action. Pour Machiavel, la capacité de la raison à appréhender le réel se nourrit de la compréhension et de l’imitation de précédents illustres, réels ou romancés. Son rapport à l’Histoire et aux mythes qui nourrissent sa pensée et illustrent ses recommandations feront de lui un logographe de la République. Il est celui qui ouvre une porte sur la science politique moderne. Pour en défendre l’entrée aux profanes il forgera un trousseau de clés herméneutiques que nous nous efforcerons de rassembler. Son œuvre, du Prince jusqu’à ses lettres familières ou à ses écrits littéraires forme un champ clos où se mêlent sciemment le vrai et le faux. Au cœur de ce « Machiavelli Code », le Secrétaire a enfoui son trésor le plus précieux, son legs intellectuel qui vise à apprendre à ses héritiers comment fonder et conserver une République. Cette thèse, après avoir jeté les bases de l’herméneutique machiavélienne tentera d’en appliquer les principes. Ainsi, aura-t-on une chance de reconstituer le « De Republica » que Machiavel a volontairement dissimulé au commun des mortels.

    Mireille Abou Chahla, Comprendre le Liban et son armée : analyse du discours du chef de l'armée libanaise, le Général Michel Sleiman de 1998 à 2004., thèse soutenue en 2021 à Normandie sous la direction de Eloi Diarra, membres du jury : Philippe Lagrange (Rapp.), Arnaud Haquet, Fabien Bottini, Ǧūrǧ Saʿd et Jean Le Gloan   

    Cette thèse est faite dans une ambition particulière : analyser les discours du chef de l’armée libanaise le Général Michel Sleiman. Une analyse statistique, mathématique, d’abord, puis tirer les conclusions politiques. Quels sont les mots utilisés dans les discours de Michel Sleiman ? Pourquoi certains mots se répètent plus que d’autres ? Quel est le but de la répétition. But politique, but psychologique. A travers cette étude statistique, base de notre méthode de travail, nous allons obtenir des résultats fort intéressants pour mieux comprendre ce qui se passe au pays du cèdre. Car les mots trahissent. Comment apparaissent à travers les mots de Sleiman la relation avec la Syrie, l’ennemi israélien, le Hezbollah.. Et pourquoi à chaque fois l’invocation de la mère patrie, la France ! Pour bien saisir la relation privilégiée entre le Liban et la France, il fallait revenir aux origines lointaines. Nous avons dû précéder notre travail d’analyse statistique et méthodologique par une partie qui évoque les grandes questions relatives à mon pays : l’importance du confessionnalisme, le Mandat français et ses répercussions, le phénomène de libanisation qui envahit l’Europe et sème des craintes. Il fallait aussi passer en revue les événements graves passés durant le règne de Sleiman. Il fallait insister sur des étapes qui ne pouvaient qu’influencer son discours pour dire plus tard dans notre analyse si la direction de l’armée a eu les réactions adéquates

    Tafadzwa Zvobgo, Sociologie politique de la violence électorale au Zimbabwe, thèse soutenue en 2020 à Paris EHESS sous la direction de Rémy Bazenguissa présidée par Sylvie Strudel, membres du jury : Daniel Compagnon (Rapp.), John F. McCauley et Nicolas Van de Walle    

    Cette thèse propose une analyse des enjeux socio-politiques liés au contrôle du capital guerrier dans le cadre des compétitions électorales. Plus précisément, ce travail a pour objectif, par l’étude de cas du Zimbabwe, de contribuer à une explication basée sur des individus et leurs actions comme cause fondamentale de la violence électorale. De manière descriptive, nous nous concentrons sur une analyse des caractéristiques liées au capital guerrier qui expliquent la configuration de la violence électorale au Zimbabwe lors des trois périodes électoraux de 2002 à 2013. D’abord, nous aborderons la construction de notre problématique. Nous y présenterons une revue de la littérature pour passer en revue les différentes théories et études sur la violence liée au vote. Nous verrons qu’elles tournent autour du lien de trois notions : la démocratie, les élections et le vote. Notre approche revient à éclaircir comment ce phénomène se passe et à appréhender les raisons pour lesquelles les acteurs la mettent en œuvre et y participent au lieu de rester pacifiques ou paisibles. Nous considérons qu’il est possible de bien comprendre les causes et dynamiques autour de la violence électorale par un regard plus approfondi porté sur le bourreau et la victime. Après, nous considèrerons comment le mouvement nationaliste et la guerre anticoloniale ont conduit à un système politique au Zimbabwe où la force et la violence étaient devenues les moyens principaux pour garantir la mobilisation et le châtiment lors des élections. D’un côté, nous montrerons que les stratégies nationalistes et de guérilla mise en œuvre durant les élections expliquent le déclenchement, la prolifération et la participation de ses associés et partisans à la violence électorale. Le déclenchement de la violence électorale intervient lors des étapes fragiles du cycle électoral des élections présidentielles du Zimbabwe, précédant le vote. Ces stratégies incluent la mobilisation de toutes ses mains d’œuvre pour la mise en place en œuvre de la violence (l’implication des acteurs étatiques et des partisans de la ZANU-PF) et la mise en place de ressources des guerriers nationalistes (sa tactique de ciblage de victimes, la modalité d’exécution des atouts des guerriers et la mise en œuvre du savoir-faire de la ZANU-PF). De l’autre, notre travail montre que les agressions ont des conséquences sur les institutions et le processus électoral du pays qui renforce, se renouvelle et se reproduit la violence électorale.

    Mahdi Aghajanloo, La mondialisation des politiques des droits de l'homme : une comparaison France-Canada-Turquie, thèse soutenue en 2020 à Paris 10 sous la direction de Pascale Laborier présidée par Françoise Dreyfus, membres du jury : Valentine Zuber (Rapp.), Zeynep Kivilcim Forsman et Mehdi Zakerian    

    L'indivisibilité des droits de l'homme est mentionnée dans tous les instruments internationaux. Toute divergence, en limitant certaines dimensions des droits fondamentaux, mette en danger la réalisation de l'ensemble des droits. En présentant une base juridique et pratique de convergence entre les droits civils et politiques, cette convergence est examinée en comparant le niveau de religiosité sociale et les droits intangibles. Puis, en présentant une histoire résumée de la ratification de deux Pactes, la divergence trouve son origine dans les différences idéologique et politique. Les conditions de la divergence, et, de même, la nature positive différente des droits socio-économiques, sont examinées à partir des droits du travail.La considération d'une responsabilité nationale, selon la nature positive des droits socio-économiques, aboutit au risque de la divergence et de la réalisation inappropriée de ces droits, sous des engagements internationaux non contraignants. Donc, seul le principe de non-discrimination forge une obligation quasi contraignante par rapport aux droits en cause. L'extension du champ d'application de ce principe, au-delà des frontières nationales, peut garantir l'indivisibilité des droits fondamentaux. En revanche, la nature vague des droits socio-économiques et le principe de restrictions accentuent la nécessité d'un besoin objectif pour l'établissement d’engagements internationaux contraignants. L’objectif est souligné à propos de la crise sanitaire causée par la propagation mondiale du Coronavirus.En comparant la liberté religieuse, les droits du travail et le droit à la santé, nous pouvons constater que l'existence d’obligations contraignantes, à propos des droits négatifs, est prise en compte au niveau international. En revanche, il faut un besoin objectif pour persuader les États de prendre des mesures conjointes et établissement des obligations similaires, contraignantes, par rapport aux droits socio-économiques. De fait, le niveau d’obligations internationales des États dépend du type et du niveau de ce besoin objectif.

    Ivan Sand, Géographie politique et militaire de la projection aérienne des armées françaises depuis 1945, thèse soutenue en 2020 à Sorbonne université sous la direction de Philippe Boulanger présidée par Edith Fagnoni, membres du jury : Sébastien-Yves Laurent (Rapp.), Olivier Forcade et Jérôme de Lespinois    

    Les opérations de projection aérienne se caractérisent par l’emploi de l’aviation pour intervenir rapidement et souvent loin du territoire national. Seul un petit nombre d’États dispose des capacités militaires pour en faire un instrument géostratégique. Dans le cas de la France depuis 1945, ces opérations se déroulent essentiellement dans des zones difficilement accessibles par voies maritime ou terrestre (pays enclavés, vastes étendues désertiques), et plus récemment, dans les centres urbains, Sur le plan politique, la France utilise majoritairement la projection aérienne au sein de ses espaces d’influence, en premier lieu les pays francophones du continent africain. Pour y intervenir, les armées françaises bénéficient de réseaux diplomatiques et militaires qui leur permettent d’agir de façon autonome. Parallèlement, l’armée de l’air a également construit un outil de projection à l’échelle mondiale. La mission de dissuasion nucléaire y a largement contribué : ses vecteurs et ses unités ont peu à peu apporté une culture et des capacités nouvelles qui ont révolutionné la géographie des opérations aériennes. Dans ces zones plus éloignées de la métropole, où les appuis militaires et politiques sont moindres, les opérations se font généralement sous commandement américain. Les différences entre les opérations menées au sein des espaces d’influence de la France d’une part, et celles conduites dans le reste du monde d’autre part, font ressortir l’importance des appareils de transport à long rayon d’action, du réseau de bases aériennes à l’étranger et des soutiens diplomatiques régionaux, notamment si ces interventions sont amenées à durer.

    Mohamad Moustafa Alabsi, Exception, normativité et unité politique : l'Etat et son ennemi au Moyen-Orient,entre le démembrement l'empire ottoman et l'apparition de l'Etat islamique, thèse soutenue en 2020 à Université Grenoble Alpes sous la direction de Thierry Ménissier et Eligio Resta présidée par Makram Abbès, membres du jury : Alessandro Arienzo (Rapp.), Leyla Dakhli      

    A la lumière de la guerre civile en Irak et en Syrie, la réflexion de ce travail de thèse s’interroge sur la question de "légitimité" et tourne autour le rapport entre l’ordre et le droit et la crise théorique et pratique de la normativité au sein du système étatique et constitutionnel des Etats du Moyen-Orient. Cette thèse se situe donc aux frontières indéterminées et incertaines de la logique du droit et de sa fonction organisatrice, car elle oscille entre le champ méthodologique de l’ordre et le champ expérimental de l’observation de l’exception et de l’indétermination. En effet, l’étude d’un contexte post-étatique -ou pré-étatique- nécessite la mobilisation de théories et de concepts issus du territoire de l’exception, ceci rend inévitable de se trouver au carrefour de plusieurs disciplines et de plusieurs domaines académiques.La rupture territoriale en Irak et en Syrie et la disponibilité spatiale pour la rébellion imposent une visibilité et une historicité de l’état de nature que traduit cette guerre civile et transfrontalière. Devant ces événements, les présupposées juridiques du caractère finalisé de l’Etat et de la continuité de l’ordre constitutionnel en sortent profondément ébranlées, ce qui rappelle, surtout sur le plan méthodologique et doctrinaire, les deux conceptions de l’ordre, celle du temps normal attribué à Hans Kelsen et celle du temps d’exception attribuée à Carl Schmitt.Ainsi notre texte de thèse se divise-t-il en trois parties :La première porte sur le statut juridique de l’Etat à partir de la norme internationale de la reconnaissance interétatique. Ceci nous a permis de décrire la fragilité de l’ordre spatial lorsque s’opposent diverses conceptions de la légalité et de la norme. Avec Hans Kelsen, chez qui se dessine une conception interne et externe de la norme pure et de la fonction nomologique du droit, nous avons voulu mettre en lumières les contradictions profondes de l’ordre concret au levant avec les présupposées théoriques et abstraites de l’Etat constitutionnel.Dans notre deuxième partie, où il s’agit de ‘rupture métaphysique et spatiale’, nous avons fait recours à la pensée de Carl Schmitt, chez qui la légitimité ne se réduit pas à la légalité ni l’Etat à la constitution. Le Moyen-Orient moderne offre une illustration concrète des concepts schmittiens. D’abord par la contradiction des données de cet ordre interétatique avec celui du Jus publicum europaeum, produit de l’ordre spatial et physique européen, puis en raison de la rupture totalitaire durant laquelle l’Etat se réduit au Parti et le politique à la religiosité et à l’unicité. Le destin de l’Etat post-totalitaire, tel celui de l’Irak et de la Syrie, invoque également les travaux d’Arendt sur le totalitarisme et ceux de Gauchet sur la métaphysique de l’unité et l’expression politique du phénomène religieux. En fait, la Potestas indirecta, notion hobbesienne et schmittienne, pourrait expliquer à l’occasion de cette crise de l’unité les logiques de continuité et de rupture dont il est question chez ces trois auteurs. A la lumière de cette association théorique, nous définissons l’Exception comme la crise de la Décision et non comme l’appel de recouvrement sollicitant la Décision.Notre troisième partie porte sur le Katechon, le principe théologico-politique de la continuité et de la conservation. Nous définissons d’abord la valeur conceptuelle de cette notion chez Hobbes et chez Schmitt, puis nous la prolongeons à la condition hégélienne de la société civile et aux aspirations actuelles des sociétés arabes au sujet du changement politique. Cette partie revient d’abord sur la crise de légalité, plutôt que de légitimité, qui caractérise le projet politique islamiste (surtout l’islamisme modéré). Puis elle évoque le nominalisme politique et le rapport dialectique qu’il définit entre idées et action d’une part et projet de changement de l’autre.

    Youssef Saber Hanna, La politique étrangère égyptienne à l'égard des Etats-Unis : le rôle de l'Economie Politique dans la définition des enjeux réciproques, thèse soutenue en 2020 à Bordeaux sous la direction de Daniel Compagnon présidée par Yves Buchet de Neuilly, membres du jury : Andy Smith      

    La thèse porte sur l'examen de l'influence de trois facteurs économiques majeurs, sur l'élaboration de la politique étrangère égyptienne vis-à-vis les Etats-Unis. Ces trois facteurs sont : l'aide américaine, le commerce extérieur et les investissements. A partir de ces trois pistes d'analyse, nous pouvons mesurer le degré d'asymétrie de l'économie égyptienne vis-à-vis les Etats-Unis. Cela se fait en introduisant des paramètres, plutôt quantitatifs, qui nous servent comme des indices au degré de réciprocité ou celui de dépendance unilatérale. Cette analyse sera complétée par l'élaboration d'autres indicateurs, plutôt politiques, qui reflètent le degré de subordination ou d'indépendance de la politique étrangère égyptienne à l'encontre des Etats-Unis. De plus, la thèse met l'accent sur les relations existantes entre les décideurs de la politique étrangère dans le champ interne. Cela comportera une analyse minutieuse des réseaux d'intérêts des acteurs de la politique étrangère égyptienne selon un modèle bureaucratique. Il s’agit plutôt d’approfondir ces questions à travers une combinaison de l’approche de l’économie politique internationale et les théories d'analyse de la politique étrangère, en démontrant jusqu’à quelle mesure l’aspect économique des relations égypto-américaines rend les pratiques d'interdépendance banales.

    Amara Binate, Le retour à la vie civile des ex-combattants en Côte d'Ivoire post-crise : que deviennent les jeunes recrues ?, thèse soutenue en 2019 à Bourgogne FrancheComté sous la direction de Jean-Michel Bessette présidée par Dominique Jacques-Jouvenot, membres du jury : Sid Abdellaoui (Rapp.)      

    Cette recherche porte sur les questions de jeunesse d’après-guerre et de reconstruction « post-crise ». S’inscrivant dans l’amorce d’un ensemble d'études menées sur le territoire Ouest-Africain, précisément en Côte d’Ivoire, elle s’appuie sur une enquête ethnographique conduite auprès de jeunes recrues communément appelées ex-combattants. Face au nombre de trajectoires et parcours de réinsertion sociale qui se dévoilent dans les différentes régions du pays, en des lieux et des temps choisis de la grande ville d’Abidjan, cette thèse est consacrée à celles suivies par des jeunes recrues (ex-combattants) résidant dans les anciennes cités universitaires de deux grandes banlieues périphériques d’Abidjan (Abobo et Williamsville). C’est sous cette optique que le processus de construction de leur réinsertion sociale y compris les dispositifs de réinsertion4 mis en place par les instances dirigeantes pour y parvenir, vont faire l’objet d’un examen critique et d’une analyse approfondie. Comment observer et interpréter ce qui se passe lorsqu’un ex-combattants retourne à la vie civile ? Comment retrouve-t-il un cadre normalisé de relation sociale ? En quoi consiste ce retour à la vie civile ? Est-ce une bonne manière de penser cette réintégration à partir des pôles d’intégration et de production identitaires que sont (le travail, la famille, le voisinage et la citoyenneté) qui, pour nous, forment un ensemble permettant à l’ex-combattant d’être épanoui dans sa réintégration. A partir d’une analyse par « le bas », c’est-à-dire à travers des expériences, des modes de vie et des ajustements qu’ils entraînent pour s’adapter à des situations particulières, nous tenterons de retracer leurs parcours depuis le recrutement, le processus de transformation en soldat, jusqu’à leur vie d’ex-combattants et l’usage qu’ils font des dispositifs. Les analyses successives développées permettent ainsi d’avancer, sinon de tester l’hypothèse suivante : avec le dispositif - au sens de Michel Foucauld5-, préparé par toutes les mesures gouvernementales et internationales antérieures dont il représente à la fois le prolongement et la globalisation, on assiste à l’émergence d’un nouveau mode de resocialisation post-crise, spécifique aux jeunes recrues dépourvues de titres scolaires, originaires des fractions les plus démunies et les plusarriérées des classes populaires. Par mode de resocialisation post-crise, nous désignons à la fois un ensemble d’instances spécifiques, destinées à assurer la prise en charge sociale de ces fractions de jeunes et un ensemble d’activités fondées sur l’alternance démilitarisation/resocialisation, formation et travail, destinées à les préparer aux nouvelles conditions de fonctionnement du marché du travail issues de la crise. Chacun des thèmes correspond à un critère et fera l’objet d’un développement, auquel nous ajouterons des extraits d’entretiens qui appuieront notre analyse. Nous allons nous interroger sur les facteurs d’unité de notre corpus, en exposant les critères pris en compte par l’ensemble de nos informateurs.

    Pierre Bourgois, Est-il l’un des leurs ? Francis Fukuyama et le néoconservatisme américain, thèse soutenue en 2018 à Bordeaux sous la direction de Patrick Troude-Chastenet présidée par Dario Battistella, membres du jury : Bernard Bruneteau (Rapp.), Maud Quessard-Salvaing   

    Francis Fukuyama s’est fait connaître aux yeux du grand public à la fin des années 1980 et au début des années 1990, suite à sa célèbre thèse controversée de « la fin de l’histoire ». Érigé comme un parfait défenseur du modèle politique et économique libéral occidental, le politologue fut régulièrement associé au néoconservatisme américain, cela jusqu’à sa rupture clairement affichée au milieu des années 2000. Si Fukuyama dénonce alors la vision « agressive » de la génération post-Guerre froide du mouvement en politique étrangère, on s’aperçoit par ailleurs également, avant cette période, de l’existence de certaines divergences avec les premiers néoconservateurs, notamment en politique intérieure. Dès lors, on peut s’interroger sur la place réelle qu’occupe l’auteur de « la fin de l’histoire » au sein du néoconservatisme américain. À ce titre, nous défendons la thèse selon laquelle l’œuvre fukuyamienne, loin d’être marginale, incarne au contraire pleinement le socle intellectuel du néoconservatisme. Preuve, au-delà de la diversité indéniable, d’une unité idéologique plus large au sein du courant.

    André-Michel Berthoux, Au fondement de l’arte dello stato : la tension entre règle et exception dans l'œuvre politique de Nicolas Machiavel, thèse soutenue en 2018 à Montpellier sous la direction de William Genieys présidée par Yves Déloye, membres du jury : Jean-Jacques Marchand (Rapp.), Mohammad-Saïd Darviche      

    Cette thèse a pour but de montrer que Machiavel a forgé sa conception toute personnelle de l’arte dello stato en établissant une tension entre la règle et l’exception. C’est-à-dire, l’ensemble des normes qui permet à un prince ou un ordonnateur de république de mener les choses de l’état en recourant à des moyens ordinaires conformes à l’attitude d’un homme prudent respectueux de la morale (de l’éthique), et la suspension momentanée de cette conduite normative par l’usage de moyens extraordinaires mais nécessaires au maintien de son état ou des institutions républicaines, contraires à la prudence et à ladite morale. Cette approche de la réflexion machiavélienne sur l’arte dello stato permet de rendre compte de la grande homogénéité des textes qui composent son œuvre politique et couvrent une période presque trentenaire. La méthode employée est principalement herméneutique et s’inspire de travaux sur le langage de Machiavel.

    Pauline Ségard, La négociation diplomatique dans une perspective constructiviste : Identité et refus de négocier., thèse soutenue en 2018 à Bordeaux sous la direction de Dario Battistella et Dan O'Meara présidée par Thomas Lindemann, membres du jury : Pierre Binette (Rapp.), Alexandre Macleod      

    Cette thèse propose une étude des représentations de la négociation diplomatique et de leurs implications sur la décision de négocier. A travers une analyse comparée de la politique étrangère des dirigeants américains confrontés aux programmes nucléaires nord-coréen et iranien de 1993 à 2012, elle entend mettre en lumière le rôle des pratiques représentationnelles dans l’acceptation et le refus de négocier et sur les modalités de négociation.L’analyse des discours des membres des administrations Clinton, Bush et Obama à l’aide d’une méthodologie constructiviste permet l’identification de leur imaginaire sécuritaire, grille de lecture à travers laquelle les dirigeants américains ont appréhendé la complexité des problématiques nucléaires nord-coréenne et iranienne et agi en conséquence. L’opérationnalisation de leurs interprétations a toutefois donné lieu à des politiques distinctes en matière de négociation. La thèse discute les implications identitaires que les dirigeants américains ont attribuées à ces politiques, en matière de sécurité ontologique des États-Unis face à la Corée du Nord, en matière de préservation de l’identité de la « communauté internationale » face à l’Iran. Ce faisant, elle propose une compréhension des différences de traitement des problématiques nucléaires nord-coréenne et iranienne et de leur évolution.

    Amélie Férey, Les politiques d’assassinats ciblés en Israël et aux Etats-Unis : juger de la légitimité de la violence étatique en démocratie libérale, thèse soutenue en 2018 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Astrid von Busekist et Ariel Colonomos présidée par Frédéric Ramel, membres du jury : Valérie-Barbara Rosoux (Rapp.), Sharon Weill    

    Les assassinats ciblés désignent l’utilisation étatique de la force létale avec l’intention préméditée et délibérée de tuer individuellement les personnes sélectionnées se trouvant en dehors des frontières nationales. Sont-ils légitimes au regard de notre compréhension des règles démocratiques et libérales ? Pour répondre à cette question, cette thèse de doctorat dresse une comparaison entre les pratique israélienne et américaine. Les assassinats ciblés participent d’une discussion sur la légitimité de l’assassinat politique en même temps qu’ils procèdent des évolutions des théories des bombardements et de l’utilisation préventive/préemptive de la force. (Chap. I) La discussion générale sur leur légitimité doit donc être complétée par une étude soulignant les spécificités nationales de ces politiques. (Chap. II) Israël et les États-Unis se sont servis de ces pratiques pour conduire une reformulation partielle du droit international. (Chap. III) L’absence de mécanismes efficaces de contrôle des normes juridiques lors de conflits armés pose problème. Nous évaluons les procédures et institutions existantes et proposons un élargissement du régime de responsabilité des drones proposés par Allan Buchanan et Robert Keohane aux opérations d’assassinats ciblés. (Chap. IV) Leur efficacité tactique ne garantit pas leur pertinence pour une stratégie de long terme contrant le terrorisme. (Chap. V) Leurs conséquences sur la politique étrangère sont-elles bénéfiques ? Nous montrons qu’ils contribuent à renforcer la souveraineté des États faisant la guerre aux « illégitimes ». (Chap. VI) Ceux-ci sont-ils compatibles avec les valeurs morales prônées par les démocraties israéliennes et américaines ? Ils promeuvent une conception libérale de l’action politique légitime en renouvelant les exigences de transparence à l’égard de l’utilisation secrète de la force. (Chap. VII) Ce débat ouvre des pistes pour un aménagement de la raison d’État en démocratie libérale en précisant le contenu théorique d’une moralité d’exception. (Chap. VIII).

    Dimitri Deat, De la tribu à l'empire : le rôle des représentations primitives dans le processus de politisation nomade. L'influence du loup clanique dans la construction et l'expansion de l'Empire mongol de Gengis Khan, thèse soutenue en 2017 à Lyon sous la direction de Jean-Paul Joubert présidée par Christian Grataloup, membres du jury : Gérard Chaliand et Jean-Pierre Leca    

    Participant à une certaine opacité dans son étude générale, la civilisation nomade des steppes Eurasiatiques fut longtemps considérée comme apolitique et symboliquement ancrée dans la barbarie. Cependant, cette dernière demeure un sanctuaire d’investigation scientifique à l’intérieur duquel le politique s’est considérablement manifesté par la création de nombreuses confédérations tribales. Opérant son entrée dans l’histoire de l’humanité en tant qu’élément perturbateur des sociétés sédentaires, les peuples de la Haute Asie ont ainsi participé, durant près de deux mille ans, à la chute, au bouleversement ou au renouveau des plus grandes civilisations. La création et l’expansion de l’empire gengiskhanide, dès le début du XIIIème siècle a permis de démontrer la faculté pour ces populations de pasteurs nomades d’opérer d’importantes modifications au sein même de leur morphologie sociale, et ce pour les besoins du politique et de la guerre vers l’extérieure. Cependant examinée de l’intérieur, cette civilisation atypique n’en reste pas moins problématique, notamment du fait de son actualisation culturelle. Cette dernière, accomplie au travers de concepts socio culturels alliant pensée animiste, spiritualité chamanique et utilisation de représentations sociales à aspects zoomorphiques, ne semble rentrer dans aucune grille de lecture impériale. La symbolique du loup est ainsi devenue omniprésente dans l’évolution de la morphologie tribale altaïque, participant à une unification massive des tribus turco-mongoles sous l’hégémonie hiérocratique de Gengis Khan. Devenu progressivement élément mythologique attracteur, l’animal carnassier s’est ainsi frayé une place de choix au sein de la mentalité collective nomade, participant directement au chamboulement de la morphologie tribale, pour les besoins du politique et de l’expansion de la civilisation des steppes en terres sédentaires. Au delà de la simple utilisation lycanthropique de l’ancêtre clanique, sa symbolique, réutilisée habilement par Gengis Khan, est en mesure de démontrer à la fois le dynamisme politique à apposer aux sociétés considérées à tort comme «primitives», tout comme l’instauration d’une identité sociale et d’une idéologie guerrière prédatrices. Etablissant de ce fait l’entité nomade comme antagonique mais complémentaire avec la pensée et l’histoire humaine sédentaire.

    Adrien Schu, De la guerre à la paix : une explication clausewitzienne de la cessation du recours à la violence, thèse soutenue en 2015 à Bordeaux sous la direction de Dario Battistella présidée par Daniel Bourmaud, membres du jury : Thomas Lindemann (Rapp.), Frédéric Charillon et Benoît Durieux   

    Ce travail de thèse a pour ambition de proposer une nouvelle explication dubasculement de la guerre à la paix. Nous débutons notre recherche en nous intéressant, dans unepremière partie, à la définition de la guerre et de la fin de la guerre. Nous défendons alors l’idéeselon laquelle la guerre, conçue comme l’une des phases alternatives des relations bilatérales entregroupes sociaux, prend fin dès lors qu’au moins l’un des deux belligérants aux prises cesse derecourir à la violence. Nous établissons ensuite une typologie des différentes modalités de la fin dela guerre : nous posons qu’un belligérant arrête d’employer la violence soit parce qu’il n’en est plusphysiquement capable (nous parlons d’incapacité physique), soit parce qu’il en a pris la décision(nous parlons de renoncement politique). Nous soutenons l’hypothèse selon laquelle seul lerenoncement politique conduit à la continuation des relations entre groupes sociaux et donc à lapaix.Dans une seconde partie, nous nous réapproprions l’opposition introduite par Clausewitz entre laguerre absolue et les guerres réelles afin de mettre au jour notre propre explication du renoncementpolitique. La notion de guerre absolue nous permet de démontrer que le renoncement politiquen’est possible qu’à condition que l’Etat valorise davantage un intérêt autre que celui à l’origine deson recours à la violence. Nous proposons finalement qu’un Etat prend la décision de renoncer àla violence quand il ne pense plus pouvoir réaliser l’objectif politique qu’il poursuit violemmentsans nuire de façon inacceptable à un intérêt qu’il juge plus important.

    Clément Morier, Du politique comme dimension morphologique : la théorie des catastrophes et la question des formes de société, thèse soutenue en 2015 à Lyon 3 sous la direction de Jean-Paul Joubert présidée par Camille Froidevaux-Metterie, membres du jury : Jacques Viret (Rapp.), Bruno Pinchard    

    Ce travail a pour objet une étude théorique des formes de société politique et des contraintes de production de leur unité collective. Le questionnement qui l’anime interroge les modalités de base génératrices d’une dimension collective, par laquelle faire tenir les agents sociaux ensemble, dans un espace commun. Ces formes sont considérées à partir de l’enseignement apporté par l’œuvre de Marcel Gauchet. Les travaux de ce dernier ont approfondi les modes différenciés de structuration de l’existence collective, selon le déploiement d’un fonctionnement autonome des collectivités humaines-sociales, par extraction hors de l’hétéronomie. Autour de l’instauration et de la modification possible des configurations d’un espace humain-social, il s’agit de s’interroger spécifiquement sur les contraintes de mise en forme, inhérentes aux possibilités de déploiement de cet espace. Cette formation interne sera appréhendée par un angle dynamique, issu des travaux fournis par l’œuvre morphologique de René Thom. Au travers de la théorie des catastrophes (TC), il a dressé une liste de formes stables et de processus de changement, instables dans le temps, mais robustes dans les dimensions qui en permettent le déploiement. Depuis l’analyse d’un système dynamique nécessaire à l’intelligence de ce déploiement, une articulation problématique se découvre : l’organisation de la dimension collective dans l’immanence, et la gestion politique de la dimension historique, incitent à questionner l’historicité interne des collectivités, à partir de la notion de processus morphologique et selon les déformations que ce processus peut connaître. Les éclairages que cette notion de processus apporte, indiquent l’effectivité d’un travail de la forme, dans l’étude du tenir ensemble des collectivités politiques.

  • Aurélien Godefroy, La soumission de la guerre à l'empire du droit : une analyse critique du droit de la guerre moderne, thèse soutenue en 2025 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Sébastien Touze présidée par Jean D'Aspremont, membres du jury : Frédéric Mégret (Rapp.), Olivier Corten (Rapp.), Julie Saada-Gendron et Julia Grignon      

    Depuis son émergence dans le dernier tiers du XIXème siècle, l’idée de soumettre la conduite de la guerre à l’empire du droit est prise dans une tension entre deux points de vue opposés. Pour les uns, soumettre la guerre au droit est une œuvre nécessaire afin d’éviter le déclin de l’humanité vers la barbarie. Pour les autres, en revanche, il s’agit d’une œuvre impossible : la guerre constituerait un phénomène profondément réfractaire à toute entreprise normative. La présente étude s’attache à démontrer que cette tension constitutive du droit de la guerre moderne trouve sa source dans le rapport ambivalent que le droit international entretient vis-à-vis de la guerre. L’analyse montre ainsi que, loin d’être contradictoires, ces deux assertions sont en réalité toutes deux fondées : soumettre la guerre à l’empire du droit constitue une œuvre aussi nécessaire qu’impossible.

    Jean-Baptiste Juillard, La violence légitime en démocratie. Généalogie et problèmes contemporains, thèse soutenue en 2025 à Sorbonne université sous la direction de Pierre-Henri Tavoillot présidée par Frédéric Worms, membres du jury : Juliette Roussin (Rapp.), Stéphane Chauvier et Clotilde Nouët    

    L’expression « violence légitime » a quelque chose d’étonnant. Comment peut-on considérer philosophiquement la violence - et non la contrainte, la force, l’autorité ou le pouvoir - comme une action intelligible en théorie, dotée d’une raison d’être, et acceptable en pratique, c’est-à-dire à laquelle nous ne nous opposerions pas ? Cette question générale de philosophie politique se pose singulièrement en démocratie. S’interroger sur la légitimité de la violence en démocratie, c’est en effet chercher quelle peut être la nature d’une légitimité démocratique de la violence. Cette légitimité peut reposer sur des procédures et des institutions mais aussi sur des valeurs et des aspirations. Cela suppose de considérer que la démocratie, dont le sens est à la fois politique, social et moral, amène à repenser les justifications intrinsèques de la violence politique (efficacité, dernier recours, contre-violence ou légitime défense). Ainsi, un État démocratique n’exercera pas une forme de violence légitime de la même manière qu’un État non démocratique. De même, les citoyens d’une démocratie ne pourront recourir à la violence comme le feraient les citoyens d’un régime non démocratique. À cela s’ajoute nécessairement un questionnement sur l’extension du concept de violence, et la diversité des formes de violence qui peuvent exister en démocratie. Pour penser la signification de la violence légitime en démocratie, il convient en premier lieu de revenir sur le sens de la célèbre formule de Max Weber évoquant le « monopole de la violence physique légitime », revendiqué par l’État, afin d’expliquer son importance théorique mais aussi ses limites. Cette généalogie fait apparaître différents présupposés qu’il convient d’interroger. Après avoir éclairci les origines de la notion, il est alors possible d’exposer deux significations distinctes de la violence légitime en démocratie. D’une part, réfléchir à la violence légitime en démocratie amène à considérer la légitimité d’un État démocratique à utiliser la violence pour maintenir l’ordre interne. Cette violence légitime doit donc être conceptuellement et politiquement distinguée de la légitimité externe que possède un État démocratique de recourir à la force militaire. Par conséquent, c’est la singularité de la violence policière en démocratie qu’il convient de saisir, afin de chercher à comprendre quelle est la légitimité démocratique de la police mais aussi quelle critique démocratique de la violence mise en œuvre par la police peut être élaborée. D’autre part, réfléchir à la violence légitime en démocratie conduit à analyser la légitimation de la violence par les sujets politiques (citoyens, militants politiques). Cette violence peut être justifiée par l’incapacité supposée de la démocratie à tenir ses promesses ou à répondre aux défis contemporains (question sociale ou écologique). La question se pose alors de savoir si une désobéissance incivile plutôt que civile, ou si une légitimation explicite de la violence par les sujets politiques, peut être démocratiquement fondée. Finalement, cette thèse cherche à éclaircir et exposer les raisons d’une double légitimité de la violence en démocratie, tout en s’efforçant de tenir compte des éléments pouvant influencer cette légitimation.

    Marguerite Borelli, Les géants du numérique face au terrorisme : privatisation et gouvernance d'un enjeu de sécurité nationale à l'échelle globale, thèse soutenue en 2025 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Cécile Méadel et Romain Badouard présidée par Valérie Schafer, membres du jury : Francesca Musiani (Rapp.), Isabelle Hare (Rapp.), Tristan Mattelart et Valère Ndior    

    À partir du milieu des années 2010, les géants des réseaux sociaux numériques Facebook, Google et Twitter s’engagent progressivement dans la lutte contre le terrorisme en ligne, sous la pression conjointe des pouvoirs publics, de leurs annonceurs et de leurs utilisateurs. Dans une logique de privatisation de la sécurité, ces multinationales de la Silicon Valley sont non seulement associées aux réseaux préexistants de gouvernance de la sécurité, mais elles participent aussi au développement d’un écosystème multi-niveau et quasi-mondial de contre-terrorisme en ligne, en lien avec les pouvoirs publics à diverses échelles (nationale, UE, OCDE, ONU). D’abord centré sur la lutte contre le groupe Daech, cet écosystème s’est progressivement élargi à la « lutte contre les extrémismes violents en ligne » après l’Appel de Christchurch. Comment les firmes-plateformes étudiées s’approprient-elles la notion, souvent contestée, de « terrorisme » ? De quels leviers disposent-elles pour agir sur cette menace ? Et comment interpréter les relations public-privé engendrées, à différents niveaux, par leur implication dans un domaine a priori régalien de l’action publique ? La thèse explore ces enjeux au croisement des sciences de l’information et de la communication, des études sur le terrorisme et des relations internationales. L’analyse repose sur une approche qualitative et empirico-inductive, mobilisant un corpus de communications officielles de ces entreprises sur le terrorisme (n=273) ainsi que des entretiens semi-directifs avec des parties prenantes de la lutte contre le terrorisme en ligne (n=31).

    Ken Masujima, La question du développement dans les relations internationales contemporaines, thèse soutenue en 2024 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Jean-Jacques Roche, membres du jury : Frédéric Ramel, Véronique Dimier et Bernard Colas    

    Les pays développés, à travers les discussions au sein du forum des pays développés, l’OCDE, ont accordé un certain respect à la souveraineté des pays en développement dans la pratique de leurs politiques d'aide. Les facteurs expliquant cette retenue des pays développés sont de deux ordres : le coût et la légitimité de l'intervention. En particulier, la forme d'intervention la plus extrême, l'occupation, est trop coûteuse en termes politiques, économiques et humains pour les pays développés, envisagée comme une option, sauf dans de rares circonstances comme au Cambodge, au Timor oriental, au Kosovo, etc. C'est la logique des conséquences. En même temps, le fait que dans une société internationale inégale où la "souveraineté positive", c'est-à-dire l'égalité substantielle des nations, n'est pas réalisée, la "souveraineté négative", c'est-à-dire la souveraineté juridique internationale formelle, a été considérée comme inviolable, montre que la "logique de l'adéquation" était également à l'œuvre. Cette perspective éclaire la réflexion sur l'avenir de l'aide étrangère. L'aide au développement a fait l'objet de vives critiques dès sa création, notamment de la part des économistes libéraux. Aujourd'hui encore, il existe des critiques telles que "l'aide morte" (Moyo). Cependant, tant que la disparité entre les pays développés et les pays en développement existera et aura tendance à s'exacerber (surtout à l'intérieur de ces pays), le développement qui joue le rôle de compensation de la disparité continuera à avoir son sens dans la relation entre les pays développés et les pays en développement. Cette thèse examine la signification et les limites du développement dans les relations internationales de la période de l'après-guerre froide.

    Daniel Magalhães Costa Dos Santos, Communes et provinces au Brésil au temps des monarchies : les origines d'un fédéralisme tropical, thèse soutenue en 2022 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Hugues Portelli, membres du jury : Claudia Damasceno Fonseca, Jean Gicquel et Jean-Frédéric Schaub    

    La coopération entre le gouvernement fédéral, les états fédérés, le district fédéral et les communes est la clé de voute du système politique brésilien. Établi en 1988, ce schéma est le résultat de tensions historiques entre des intérêts locaux, des demandes régionales et des projets nationaux. « L’Histoire est écrite par les vainqueurs » et l’actuelle prédominance des instances fédérales, dans le cas brésilien, est à la fois la cause et la conséquence d’une surévaluation de leur rôle dans la genèse de l’État-nation au Brésil. La thèse propose une analyse de l’organisation institutionnelle de l’administration territoriale brésilienne avant l’adoption du régime républicain en 1889. L’Empire du Brésil, a-t-il véritablement été un État unitaire et centralisé ? Les communes et les provinces impériales, ont-elles participé au processus de « state-building » au Brésil ? Grâce à une étude historique qui remonte jusqu’à l’époque coloniale, il sera vu comment les échelons locaux et régionaux de l’Administration impériale brésilienne occupaient une place bien plus importante que celle qu’on leur reconnait usuellement. Pour mieux comprendre les problématiques présentes dans l’éternel « pays du futur », quoi de mieux que de revisiter les expériences passées.

    Johanna Möhring, Pari impossible, pari indispensable : la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'avenir de la coopération en matière de défense en Europe, thèse soutenue en 2022 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Serge Sur, membres du jury : Frédéric Charillon (Rapp.), Nicolas Haupais (Rapp.), Beatrice Heuser et Markus C. Kerber    

    Cette thèse pose la question des obstacles à la coopération en matière de défense en Europe, et si oui, et comment on pourra les dépasser. Partant de l'hypothèse que les trois pays qui façonnent en grande partie la réponse à cette question, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont des besoins de sécurité, des conceptions de puissance militaire, ainsi que des préférences institutionnelles de coopération qui divergent, et que leur capacité de s'accorder reste faible, cette thèse déploie une méthodologie mixte pour recenser les obstacles à la coopération, et pour évaluer les possibilités de les surmonter. À l'aide d'entretiens de recherche, d'une analyse logométrique de documents stratégiques, de sondages en ligne et d'un exercice scénario, cette thèse décrit et analyse le système des coopérations en matière de défense en Europe impliquant pays européens et États-Unis, en se concentrant sur les stratégies de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni des vingt dernières années qui l'animent. Sa contribution pratique est notamment d'esquisser quel outil militaire pourra être à la disposition des Européens à l'avenir. Sa contribution conceptuelle est d'explorer le système de coopérations coproduisant de la sécurité en Europe d'un point de vue théorique.

    Pascal Coovi Fanou, Les limites de la démocratie pluraliste et le processus électoral au Bénin : analyse des élections presidentielles de 1991 à 2016, thèse soutenue en 2021 à Paris 2 sous la direction de Hugues Portelli, membres du jury : Jean Gicquel (Rapp.), Bernard Bourdin (Rapp.)    

    Le Bénin, à la faveur d’une Conférence Nationale des Forces de la Nation en février 1990, fait l’option du multipartisme intégral et devient ainsi le premier pays parmi les Etats africains francophones à initier le passage pacifique d’un régime monocratique à un régime démocratique pluraliste avec des élections libres. Avec la Constitution du 11 décembre 1990, l’élection présidentielle est devenue la plus haute compétition électorale, l’élection phare de la vie politique nationale. Élection au suffrage universel, elle touche l’ensemble des citoyens disposant du droit de vote. Dans cet enjeu électoral, les partis politiques jouent un rôle de premier plan car ils sont les vecteurs majeurs de l’animation de la démocratie électorale. Selon la charte des partis politiques, la mission première des partis politiques est la conquête et l’exercice du pouvoir. Mais l’expérience électorale a montré que les partis politiques au Bénin, dans leur majorité, ont failli à cette mission. En réalité, après vingt-cinq ans du multipartisme intégral dans le pays, aucun leader politique n'a réussi à accéder à la magistrature suprême, grâce à son parti. Peut-on être élu président de la République sans appartenir à aucun parti politique ? Notre étude a pour objectif de montrer à partir des élections présidentielles de 1991 à 2016, les faiblesses structurelles du système partisan au Bénin, ses facteurs et ses implications sur les institutions républicaines. Elle propose des pistes de réflexion pour améliorer le fonctionnement actuel des formations politiques et plus précisément de corriger les dysfonctionnements observés.

    Marie-Anne Besnier-Guez, Juifs de Tunisie au combat dans les deux guerres mondiales, thèse soutenue en 2021 à Paris 1 sous la direction de Pierre Vermeren présidée par Haim Saadoun, membres du jury : Ḥabīb al- Qazdaġlī, Julie d' Andurain et Colette Zytnicki    

    Les juifs de Tunisie constituent une minorité au sein du protectorat français (1881-1956). Au début du XXème siècle, 90 % d’entre eux sont de nationalité tunisienne, et la naturalisation ne s’obtient que difficilement. Au regard de l’armée ils ont une situation particulière : selon la loi de recrutement instituée par le bey de Tunis et maintenue par le protectorat, les juifs tunisiens, sujets du bey, ne sont pas mobilisables. Lorsqu’éclatent les deux guerres mondiales, une partie de ces hommes fait la démarche de s’engager volontairement, encouragés par leurs coreligionnaires devenus Français et qui sont à ce titre mobilisés. Il a fallu multiplier les sources archivistiques, en France et en Tunisie, pour documenter au plus près les parcours d’un millier d’hommes et de femmes qui ont choisi de se battre pour la France dans les deux guerres mondiales. Le travail prosopographique fait apparaître leurs motivations au moment de l’entrée en guerre, leurs expériences combattantes sur tous les théâtres d’opérations des deux guerres mondiales et enfin, leur fierté et leurs désillusions à la sortie des guerres. Les anciens combattants juifs de Tunisie participent activement aux commémorations de l’entre deux-guerres et veulent lutter contre l’antisémitisme qui se renforce dans les années 1930. Le statut des juifs, instauré en Tunisie à partir de novembre 1940, puis les six mois de souffrances sous l’occupation allemande (novembre 1942-mai 1943) sont une épreuve qui entame le lien de confiance entre les juifs et la France. Pourtant, dès l’automne 1940 des centaines de juifs de Tunisie s’engagent dans les Forces françaises libres, et combattent jusqu’en 1945. Quelles sont les motivations et les spécificités de ces combattants juifs de Tunisie d’une guerre à l’autre ?

    Marc Julienne, Les stratégies chinoises de lutte contre le terrorisme : reflet de la montée en puissance de l'État sécuritaire, thèse soutenue en 2021 à Paris INALCO sous la direction de Jean-François Huchet, membres du jury : Jean-Pierre Cabestan (Rapp.), Rémi Castets (Rapp.), Delphine Allès et Stéphanie Balme   

    L’objectif de cette thèse est de comprendre les stratégies antiterroristes chinoises, intérieures et internationales, afin d’analyser ce qu’elles révèlent de la nature du régime politique de la Chine contemporaine. L’approche chinoise du terrorisme et du contre-terrorisme a significativement évolué ces vingt dernières années, et tout particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir du secrétaire général Xi Jinping en 2012. Nous examinons ainsi l’évolution de la réflexion universitaire et du corpus juridique chinois sur le terrorisme, ainsi que le discours politique de sécuritisation qui l’accompagne. Nous explorons ensuite les réponses mises en œuvre par les autorités, de la montée des tensions dans la région du Xinjiang dans les années 1990, aux récentes campagnes antiterroristes et anti-extrémistes, en tentant d’en évaluer les conséquences politiques. Les stratégies antiterroristes sont en outre d’ampleur internationale désormais. Elles visent d’abord à lutter contre des menaces sécuritaires (la protection des Nouvelles routes de la soie par exemple). Elles servent aussi à promouvoir un contre discours aux critiques accusant Pékin de violations des droits de l’Homme au Xinjiang. Enfin, elles visent à neutraliser les diasporas ouïghoures à l’étranger considérées dans leur ensemble comme une menace à la sécurité nationale. Les politiques antiterroristes chinoises, dans leur expression intérieure et internationale, reflètent ainsi la montée en puissance d’un État sécuritaire décomplexé, et en incarnent même le paroxysme. Elles nous donnent à voir et à comprendre la trajectoire d’un régime obsédé par le contrôle, désormais engagé sur une voie néo-totalitaire.

    Cédric Merle, Le Grand bond dans le vert ? L’écologie politique face à l’expérience chinoise, thèse soutenue en 2021 à Paris 2 sous la direction de Philippe Corbier de Lara, membres du jury : Julien Damon, Gil Delannoi, Alice Ekman et Stéphanie Monjon    

    La dévastation de la nature illustre la crise des transitions en Chine. Le miracle d’une croissance à deux chiffres multi-décennale s'est transformé en dystopie environnementale et sanitaire. Une gronde écologique s’exprime au sein de la population. « Le Grand Collapsus » alimente la panique des dirigeants qui redoutent le retrait du mandat du ciel. Le Parti communiste chinois (PCC) identifie néanmoins dans la lame de fond au verdissement des sociétés des opportunités géostratégiques et politiques. Rien ne garantit que le totalitarisme chinois ait épuisé le stock de ses métamorphoses. C’est l’une d’entre elles — son verdissement — que nous avons examinée. Ce « Bond dans le vert » nourrit le fantasme d’un contrôle intégral et panoptique des affaires humaines par un pilote central. Le PCC veut « développer des familles, des écoles et des communautés écologiques » et des plans « intégrant tous les facteurs ». L’alibi écologique justifie une extension de la mainmise du Parti, annihilant les interstices de liberté par un « contrôle de tous par tous » intrusif et technologique. La Chine polarise les problèmes et les espoirs écologiques mondiaux en raison de son poids démographique et carbone. Toutes les préoccupations pour le climat mènent à Pékin. L’Accord de Paris tient entre ses mains et la Chine veut prendre « le volant de l’action climatique internationale », convaincue que si l’édification d’une civilisation écologique se déroule sans heurt, le socialisme à la chinoise remportera une bataille décisive dans la compétition idéologique face à l’Occident. Cette thèse alerte sur le rôle de creuset de l’écologie politique de la Chine.

    Mirna Jammal, La question de l’eau au Proche-Orient : enjeux géopolitiques et perspectives, thèse soutenue en 2019 à Paris 2 sous la direction de Hugues Portelli, membres du jury : Guillaume Devin (Rapp.), Jean-Pierre Maury (Rapp.)    

    L’eau douce est une ressource clé à la santé, prospérité et sécurité humaine. Elle est essentielle à l’éradication de la pauvreté, à l’égalité des gens et à la sécurité alimentaire. Néanmoins, des milliards d’êtres humains sont confrontés à de sérieux défis liés à l’eau. Le Proche-Orient est la région du monde où la ressource en eau est la plus susceptible de mener à des guerres. La dislocation de l’Empire ottoman a enlevé aux bassins hydrographiques leur unité politique, les nouvelles frontières les ayant partagés entre plusieurs États, à la suite des événements qui ont marqué la création de l’Irak, de la Transjordanie, du Liban, de la Syrie et de la Palestine. La région du Proche-Orient qui a une histoire mouvementée, vit un stress hydrique. La situation géopolitique influence directement les besoins des populations en eau. En l’absence d’une stratégie de l’eau, cette dernière est devenue un moyen de pression politique pour les États. Certains d’entre eux utilisent l’eau comme une arme hydraulique permettant d’obtenir des concessions de leurs voisins, l’exemple de la Turquie avec la Syrie et l’Irak, et l’Iran avec l’Irak et les tensions régionales relatives au partage de l’eau du Jourdain et les eaux du Nil. L'importance de travailler sur un sujet de ce genre se base sur le fait d'une grande probabilité que la prochaine guerre au Proche-Orient sera une guerre de l'eau.

    Colomban Lebas, La dialectique ambiguë de la puissance, à l’heure d’une transition majeure du système international, thèse soutenue en 2018 à Paris 2 sous la direction de Jean-Jacques Roche, membres du jury : Thomas Lindemann et Yann Richard    

    Le concept de puissance connaît aujourd’hui de profondes mutations, tant liées à la globalisation qu'à l'apparition d'acteurs transnationaux influents dont les actions parfois fort efficaces exercent aujourd'hui une contrainte significative sur les Etats. L'omniprésence des médias, comme la progressive émergence d'une opinion publique mondiale informée et éduquée, renforcent le rôle des idées sur l’échiquier planétaire. Sur une planète où sont redistribués atouts et vulnérabilités, où de nouvelles lignes de fracture opèrent et où de nouvelles dynamiques réticulaires agissent, en particulier dans le cyberespace, comment se redessine la dialectique de la puissance, dans ses rapports à l'espace géographique, aux Etats, aux structures macrorégionales comme aux acteurs transnationaux ? Afin de répondre à cette question, seront étudiés le concept de puissance et ses mutations ; puis les nouveaux lieux de déploiement de cette puissance ; les contraintes historiques pesant sur les modalités d'exercice de cette puissance – tenant en particulier aux vestiges de la guerre froide – ; pour enfin aborder les nouveaux visages de l'influence internationale, laissant entrevoir comme un "au-delà de la puissance" dont l'interprétation inciterait à élargir, voire à redessiner, la plupart des concepts classiques des relations internationales. Une attention particulière sera accordée aux rapports qu’entretiennent géographie et théorie des relations internationales ainsi qu’à l'éclairage apporté par les outils de la géographie comme de la sociologie. Enfin, des conclusions concernant le cas français seront tirées de l’analyse scientifique ici menée ainsi que des évolutions mondiales étudiées.

    Grégoire Gayard, Projection internationale des entités fédérées : comparaison des politiques internationales en matière de climat du Québec et de la Wallonie, thèse soutenue en 2018 à Paris 2 sous la direction de Serge Sur, membres du jury : Jacques Palard (Rapp.), François Rangeon (Rapp.), Françoise Massart-Pierard    

    Les entités fédérées sont de plus en plus actives au-delà des frontières nationales. Leurs stratégies de projection internationale dépendent en partie du contexte institutionnel et de la dynamique fédérale dans laquelle ces entités fédérées s’inscrivent. Les cas du Québec, au Canada, et de la Wallonie, en Belgique, illustrent les différentes manières dont ces acteurs peuvent participer à la politique extérieure de leur fédération et développer leurs propres marges de manœuvre pour agir directement sur la scène internationale. Au Canada, la faible institutionnalisation des relations entre Ottawa et les provinces et le silence des textes constitutionnels sur le partage des responsabilités internationales ont laissé la mainmise au gouvernement fédéral sur la politique étrangère de la fédération. Dans ce contexte, le Québec a pu se tourner vers la paradiplomatie pour agir de manière autonome sur la scène internationale, en parallèle à Ottawa. En Belgique, au contraire, les responsabilités en matière de relations internationales ont été partagées entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées au fil des réformes institutionnelles. Les communautés et les régions disposent d’une grande autonomie en vertu du principe « in foro interno, in foro externo » et sont intimement associées au développement de la politique étrangère belge. Ces éléments éclairent les stratégies contrastées de ces deux entités fédérées pour s’impliquer dans les discussions internationales sur le climat. Alors que le Québec a privilégié la paradiplomatie, la Wallonie a surtout choisi de s’impliquer dans la coordination intra-belge pour défendre ses intérêts via la voix de la Belgique.

    Frederic Cohen, La question du meilleur régime politique à l'epreuve des relations internationales dans la pensée de Raymond Aron., thèse soutenue en 2018 à Paris Sciences et Lettres ComUE sous la direction de Pierre Manent présidée par Philippe Raynaud, membres du jury : Monique Castillo et Jean-Claude Monod   

    Cette thèse cherche à comprendre pourquoi Aron juge essentiel d’étudier la question du meilleur régime politique à l’épreuve des relations internationales. Il s’agit de s’interroger sur l’ampleur et le sens politique de ce que Raymond Aron appelle le drame humain, en précisant la nature de la distinction entre l’intérieur et l’extérieur, entre la politique domestique et les affaires étrangères qu’il juge essentiel, tout en examinant les rapports complexes qui se nouent entre ces deux domaines de la vie politique. Nous tâchons d’éclairer la signification que revêt aux yeux d’Aron la primauté de la politique dans l’organisation des choses humaines, alors que pourtant l’organisation politique des sociétés modernes lui apparaît essentiellement indéterminée. Ceci nous amène à nous interroger sur la conception aronienne singulière de la démocratie et du libéralisme, au regard des tensions fondamentales de la vie politique entre les réquisits du bon gouvernement et les contraintes du jeu international. L’étude des antinomies de l’action politique, nous conduit à revenir sur les principaux débats entre réalistes et idéalistes au sujet du problème de la guerre et de la paix, qu’Aron examine à travers ses réflexions sur le « problème machiavélien » et « le « problème kantien ». Il s’agit de préciser le sens de la prudence politique selon Aron, en s’interrogeant sur les limites inhérentes à la recherche du meilleur ordre politique qui soit et en tenant compte du défi que représente la menace thermonucléaire.

    Alexis Deprau, Renseignement public et sécurité nationale, thèse soutenue en 2017 à Paris 2 sous la direction de Olivier Gohin, membres du jury : Sébastien-Yves Laurent (Rapp.), Bertrand Warusfel (Rapp.), Olivier Forcade et Christian Protar      

    Si les activités de renseignement public n’étaient pas encadrées, la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement a permis de créer un cadre juridique du renseignement, tout en mettant en avant la communauté du renseignement. Cet encadrement juridique des activités de renseignement s’exerce dans le but de faire face aux menaces à la sécurité nationale. Cet encadrement juridique est aussi une avancée qui a permis d’ériger le renseignement public comme une politique publique, nécessaire pour protéger les intérêts fondamentaux de la Nation, et a été complété par un contrôle concret de ces activités de renseignement.

    Kathrin Graf, La médiation : une approche constructive à la hauteur des conflits de notre temps un pont possible entre la justice et la paix dans un monde pluraliste, thèse soutenue en 2017 à Paris 2 sous la direction de Pascale Martin-Bidou, membres du jury : Lucie Cluzel-Métayer (Rapp.), Myriam Klinger (Rapp.)      

    Ce présent travail a pour vocation de fournir une approche multidisciplinaire – historique, socio-politique, économique, et psychologique – pour comprendre l’intérêt général de la gestion constructive de conflit, et en particulier les opportunités liées à la méthode de la médiation. La thèse reflète le chemin parcouru - de la déconstruction à la reconstruction du sujet – débutant par une analyse théorique (les origines, les spécificités, les différences avec d’autres méthodes, les valeurs et principes), passant par une prise en considération des phénomènes individuels et collectifs inhérents au conflit et à sa gestion (les niveaux de conflit, les dimensions de la gestion, les fondements psychologiques individuels, les opportunités d’une démarche intégrative mais aussi les limites et risques liés à la méthode de médiation). Le travail tient également compte de l’évolution personnelle du chercheur, de sa pratique de médiateur, des échanges avec d'autres professionnels ainsi que ses constats de réalisabilité (conseils de mise en pratique, organisation logistique, outils concrets pour les différentes phases, et restitution des étapes clés d’un cas pratique).Mots clés : accompagnement, arbitrage, compréhension mutuelle, confidentialité, consensus, dialoguer, doubler, écoute active, empathie, facilitation de communication, gestion de conflit effective et constructive, impartialité, médiation, méthodes alternatives de règlement de conflit, modération, négociation intégrative, prévention/traitement auto-responsable de futures conflits, résolution créative de problèmes, solutions « pareto optimales », rétablissement de la paix, gestion des processus, rapprochement, réconciliation, science décisionnelle, supervision, zone d’accords possibles

    Béatrice Hainaut, Emergence et promotion de la norme sur la sécurité des activités spatiales, thèse soutenue en 2017 à Paris 2 sous la direction de Serge Sur, membres du jury : Lucien Rapp, Philippe Achilleas, Xavier Pasco et Isabelle Sourbès-Verger    

    Dès les années 1970, à l’appui de travaux scientifiques et statistiques, un groupe de scientifiques de la NASA convainc les plus hautes autorités américaines des conséquences désastreuses de la prolifération des débris dans l’espace extra-atmosphérique. Déjà, ils mettent en garde contre les tests antisatellites, accélérateurs du phénomène. Ces chercheurs essaiment leurs croyances au-delà des frontières américaines, et au-delà de la communauté scientifique. Ils sont aidés en cela par la popularisation du thème plus global de développement durable. Le résultat est qu’aujourd’hui, presque n’importe quel citoyen est capable de discourir sur le problème des débris dans l’espace. Une communauté épistémique s’est formée autour de ce sujet rassemblant scientifiques, ingénieurs, militaires, diplomates, étudiants et citoyens. Les savants et les profanes. Fort de ce contexte, la nécessité d’une norme semble s’imposer afin de sécuriser les activités spatiales. Bien qu’existante depuis la conquête de l’espace de manière latente, cette norme n’a jamais fait l’objet de consensus entre les Etats permettant d’aboutir à un régime. Or, de 2007 à 2016 il devient l’objet de toutes les attentions mais aussi de toutes les divisions entre puissances spatiales, amenant même à créer de manière schématique deux camps opposés. Cette thèse interroge la supériorité américaine dans l’espace au 21ème siècle, le rôle des institutions supranationales dans leur capacité à réguler les relations entre Etats, mais aussi la place de ces derniers face aux acteurs non étatiques. Dans cette même idée, elle analyse le rôle, l’influence voire le pouvoir des communautés épistémiques sur les Etats et inversement.

    Pape Moussa Beye, Libéralisme et exception : l'état de droit et le système onusien de sécurité collective à l'épreuve du jihadisme international, thèse soutenue en 2016 à Paris 2 sous la direction de Philippe Raynaud, membres du jury : Jean-Claude Monod et François Saint-Bonnet      

    Évènement exceptionnel, les attentats du 11 septembre ont marqué l'entrée de la politique mondiale dans l'ère de la crise du jihadisme international. Si l'apparition de la menace jihadiste est antérieure à 2001, l'attaque qaidiste perpétrée à l'encontre des États-Unis a en effet représenté un saut qualitatif d'envergure, en ce qu'elle a été synonyme d'agression commise par des acteurs privés aucœur de l'hyperpuissance d'après-Guerre froide, et en ce qu'elle a constitué le point de départ d'un essor considérable du péril jihadiste. De la destruction du World Trade Center aux attentats du 13 novembre, en passant par le rapt des lycéennes de Chibok ou l'érection de l'État islamique, le jihadisme en est ainsi arrivé à représenter un défi protéiforme et véritablement global. Ciblesprivilégiées des forces jihadistes, les démocraties libérales occidentales ont dès lors répondu à ce challenge en s'engageant dans une « guerre contre le terrorisme » aux facettes multiples (interventions armées, mesures antiterroristes, etc.). Si plusieurs intellectuels d'extrême gauche, inscrits dans une perspective de critique du libéralisme politique, ont considéré, en s'inspirant de la réflexion de Carl Schmitt, que les États occidentaux contemporains sont plongés dans un étatd'exception permanent, dont la lutte contre le jihadisme a constitué soit le déclencheur, soit le révélateur, nous estimons pour notre part, que cette thèse ne permet tout simplement pas de se faire une idée exacte des retombées juridico-politiques de l'anti-jihadisme post-11 septembre. D'où la nécessité de la discuter en procédant à l'étude approfondie des éléments contextuels et principiels auxquels elle renvoie.

    Élie Baranets, La démocratie irrésistible ? : une explication des défaites des démocraties à travers l'étude des guerres menées par les Etats-Unis au Vietnam et par Israͭl au Liban, thèse soutenue en 2015 à Bordeaux sous la direction de Dario Battistella présidée par Patrick Troude-Chastenet, membres du jury : Thomas Lindemann (Rapp.), Jonathan Paquin (Rapp.)    

    Les déboires, notamment récents, des démocraties en guerre ne peuvent êtreexpliqués par les théories de la « victoire démocratique ». Dominantes dans le champacadémique contemporain des Relations internationales, celles-ci confèrent aux démocraties unavantage militaire décisif. Rendre compte de cette anomalie, tel est l’objectif de cette recherche.Pour cela, nous posons l’hypothèse que la défaite survient pour un État démocratique lorsquel’exécutif présente publiquement des objectifs de guerre fallacieux : nous parlons de« contournement » (de la démocratie).Une telle pratique rend la guerre illégitime en interne. Les gouvernants en ont conscience et,anticipant la réaction négative du public, ils se restreignent dans l’engagement armé. Leurschoix stratégiques dépendent de cette contrainte. Trop prudents, et surtout trop discrets pourêtre efficaces, ils connaissent des difficultés sur le terrain. Constatant finalement l’existenced’une tromperie quant aux objectifs de la guerre, le public la conteste à mesure qu’elle provoquela mort des soldats de la nation. Les contraintes pesant sur les gouvernants augmentent, et avecelles les difficultés militaires et donc la contestation. Ces facteurs se renforcent mutuellementjusqu’à ce que les gouvernants renoncent à atteindre les objectifs majeurs qu’ils se sont fixés,trop coûteux politiquement. Un temps affaiblie, la démocratie se rétablit irrésistiblement, auxdépens de ceux qui l’ont contrariée. Ainsi les démocraties perdent-elles des guerres, ce quenous tentons de démontrer par l’analyse minutieuse de deux cas d’études représentatifs : laguerre du Vietnam pour les États-Unis et celle du Liban en 1982 pour Israël.

    Okan Germiyanoglu, La lutte contre le terrorisme vue par les hauts fonctionnaires du Quai d'Orsay : pour une contribution française au concept d'operational code, thèse soutenue en 2014 à Lille 2 sous la direction de Thomas Lindemann présidée par Jean-Gabriel Contamin, membres du jury : Frédéric Ramel (Rapp.), Yves Viltard (Rapp.), Christian Olsson      

    La lutte contre le terrorisme est une préoccupation contemporaine des diplomaties, alors que sa définition internationale demeure introuvable. Dans une approche organisationnelle, les hauts fonctionnaires du ministère français des Affaires étrangères partageraient une vision commune sur la violence terroriste et un « savoir-faire » qui leur permettraient de prendre des décisions efficaces pour la prévenir et la combattre. Or, dans une approche constructiviste, la lutte contre le terrorisme relève de relations intersubjectives comprenant l’activation de systèmes de croyances ou Operational Codes (OPCODES) différents, selon que les diplomates français viennent de l’ENA ou du Concours d’Orient. Ces croyances jouent un rôle dans la façon que les hauts fonctionnaires voient le monde, l’ennemi, mais aussi se perçoivent dans leurs fonctions. Ce sont aussi des croyances préexistantes, forgées à partir des expériences et des engagements personnels, qui font que les décisions en matière d’antiterrorisme ne relèvent pas seulement de considérations sécuritaires, mais aussi de motivations matérielles, émotionnelles, cognitives et morales pour un État comme la France.