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  • THESE

    La convergence internationale et intra-nationale des structures de consommation des ménages, soutenue en 2012 à Paris 1 sous la direction de François Gardes 

  • Julien Boelaert, Sébastien Michon, Willy Beauvallet, Didier Georgakakis, Le Parlement européen au travail: Enquêtes sociologiques, Presses universitaires de Rennes, 2022   

    Julien Boelaert, Sébastien Michon, Etienne Ollion, Métier: enquête sur la professionnalisation de la politique en France, Raisons d'agir éditions, 2017, 147 p. 

    Julien Boelaert, Sébastien Michon, Étienne Ollion, Le temps long de la politique, 2e éd., Pouvoirs, 2017, 161, 6172 p.   

    La politique professionnelle a mauvaise presse. Dans les médias, les mouvements sociaux et même au sein du champ politique, les élus de métier sont régulièrement dénoncés. L’article souligne la présence croissante parmi les députés français d’anciens membres d’entourages politiques. Mais il révèle surtout que c’est le nombre d’années passées en politique qui a augmenté, pour tous les élus. Et désormais, plus ce nombre est grand, plus on a de chances d’accéder aux responsabilités nationales.

    Julien Boelaert, A neural network demand system, Centre d'économie de la Sorbonne, 2013, Documents de travail du Centre d'économie de la Sorbonne, 22 p. 

    Julien Boelaert, François Gardes, Consommation marchande et contraintes non monétaires au Canada (1969-2008), Centre d'économie de la Sorbonne, 2013, Documents de travail du Centre d'économie de la Sorbonne, 22 p. 

    Julien Boelaert, François Gardes, La convergence internationale et intra-nationale des structures de consommation des ménages, 2012, 246 p.  

    L'objet de cette thèse est d'étudier l'hétérogénéité des comportements de consommation des ménages et en particulier les phénomènes de convergence internationale et intra-nationale au cours du temps. La première partie expose des méthodes de statistique descriptive (existantes ou originales) pour l'étude de la convergence en n dimensions; leur application à des données internationales (OCDE) et nationales (Canada) confirme généralement l'hypothèse de convergence. Sur données internationales nous observons une évolution conjointe des structures budgétaires moyennes par pays et un phénomène de rattrapage des pays en retard vers les Etats-Unis, même si des spécificités nationales persistent. Sur données canadiennes nous observons une évolution conjointe des moyennes par classe sociale, une convergence interclasse et une divergence intra-classe, et l'existence de sous-populations définies par un comportement stable au cours du temps. Dans la seconde partie nous étudions certains déterminants posibles des phénomènes observés sur données canadiennes. Nous lions d'abord ce mouvement à la littérature sociologique des "omnivores" et analysons les effets de génération. Nous montrons ensuite que les contraintes non monétaires sont de moins en moins différenciées entre classes sociales. Nous introduisons enfin un nouvel outil d'étude de la demande construit à partir d'un réseau de neurones artificiels et analysons ses résultats. Enfin, nous utilisons ce modèle dans le cadre d'un modèle mixte discret pour tester la stabilité des préférences et rejetons cette hypothèse. Une annexe décrit un algorithme original d'optimisation numérique à population, baptisé Kudu Herd Optimization.

  • Julien Boelaert, Willy Beauvallet, Sébastien Michon, « Qui contrôle le Parlement européen ? Contribution à une sociologie du pouvoir dans l'Union européenne », in Michon, Sébastien (dir.), Le Parlement européen au travail : enquêtes sociologiques, Presses universitaires de Rennes, 2018, pp. 49-64 

  • Julien Boelaert, Samuel Coavoux, Estelle Delaine, Altaïr Despres, « La part du genre : genre et approches intersectionnelles dans les sciences sociales françaises au XXIe siècle », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Editions du Seuil, 2025, n°228259   

    Julien Boelaert, Étienne Ollion, « Representing the Social Space »: How Geometric Data Analysis Shaped Bourdieu’s Theory of Fields, American Sociologist, Springer Verlag, 2025, n°3   

    Julien Boelaert, Samuel Coavoux, Estelle Delaine, Altaïr Despres, « La part du genre : Genre et approche intersectionnelle dans les revues de sciences sociales françaises au XXIe siècle », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2025, n°258-259, pp. 126-145  

    Julien Boelaert, Louis Casenave dit Milhet, Sébastien Michon, Étienne Ollion, « La fin du nouveau monde : Sur quelques fluctuations récentes du capital politique à l’Assemblée nationale », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 169-194   

    Si l’Assemblée élue en 2017 ne ressemblait à aucune autre, que peut-on dire de celle de 2022 ? Cinq ans après un renouvellement inédit de l’Assemblée nationale, la tendance précédente s’est-elle confirmée ? Un nouveau changement s’est-il produit ? À partir d’une étude extensive et complète du parcours éducatif, professionnel et politique des 577 députés élus en juin 2022, cet article propose un tableau approfondi de la XVIe législature. L’assemblée de 2022 marque un retour tendanciel aux formes classiques de recrutement politique. Elle marque aussi la fin du fameux « nouveau monde » tant évoqué il y a cinq ans.

    Julien Boelaert, Etienne Ollion, « Les sommets du palais. Analyser l'espace parlementaire avec des cartes auto-organisatrices », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2020   

    Julien Boelaert, Étienne Ollion, « Les sommets du Palais : Analyser l’espace parlementaire avec des cartes auto-organisatrices », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, pp. 373-398   

    Les élections législatives de 2017 ont été marquées par un renouvellement inédit sous la Ve République avec l’arrivée d’élus aux profils rares. Comment se sont-ils adaptés à cet espace très codifié ? La réponse à cette question est difficile car l’activité parlementaire a des facettes multiples que les méthodes classiques peinent à restituer ensemble. Afin de décrire ces formes d’engagement parlementaire relationnellement et dans leur diversité, cet article introduit une méthode de réduction de dimensionnalité : les cartes auto-organisatrices ( Self-Organizing Maps, ou SOM). Il en expose les principes et en démontre l’intérêt en pratique à partir du cas de l’engagement parlementaire des élus de 2017. Une comparaison avec l’analyse géométrique de données souligne l’intérêt des SOM qui permettent une analyse fine des types de praxis parlementaire. Plus généralement, le texte montre que les SOM peuvent être un outil statistique utile, que ce soit pour réduire et visualiser une masse de données, ou pour représenter un espace social.

    Julien Boelaert, Sébastien Michon, Etienne Ollion, « Le temps des élites. Ouverture politique et fermeture sociale à l'Assemblée nationale en 2017 », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2018   

    Julien Boelaert, Sébastien Michon, Étienne Ollion, « Le temps des élites : Ouverture politique et fermeture sociale à l’Assemblée nationale en 2017 », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°68, pp. 777-802   

    RésuméLes élections de 2017 ont donné lieu à une évolution croisée. D’une part, un renouvellement important de l’Assemblée est venu mettre un coup d’arrêt au processus de professionnalisation de la politique qui avait cours depuis près de quatre décennies. D’autre part, cette ouverture s’est faite vers des segments très spécifiques de la population française. La structure en chiasme de ces évolutions a favorisé les récits partiels qui, souvent avec des intentions partisanes, mettent en avant l’un ou l’autre aspect. À partir d’une enquête extensive et historique sur les parlementaires français depuis les années 1970, l’article met en perspective cette double transformation du champ politique. Il s’attache aussi à en rendre compte. L’arrivée de novices politiques socialement dominants s’est produite à la suite du contournement d’une « file d’attente » qui s’était constituée pour accéder aux fonctions politiques nationales. L’accent mis sur la temporalité permet alors de travailler à nouveaux frais la notion de « filière d’accès à la politique ».

    Julien Boelaert, Étienne Ollion, « The Great Regression : Machine learning, econometrics, and the future of quantitative social sciences », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2018, n°59, pp. 475-506   

    What can social sciences do with machine learning, and what can the latter do to them? A contribution to the emerging debate on the role of machine learning for the social sciences, this article offers an introduction to this class of statistical techniques. It details its premises, logic, and the challenges it faces. This is done by comparing machine learning to more classical approaches to quantification – most notably parametric regression – both at a general level and in practice. The article is thus an intervention in the contentious debates about the role and possible consequences of adopting statistical learning in science. We claim that the revolution announced by many and feared by others will not happen any time soon, at least not in the terms that both proponents and critics of the technique have spelled out. The growing use of machine learning is not so much ushering in a radically new quantitative era as it is fostering an increased competition between the newly termed classic method and the learning approach. This, in turn, results in more uncertainty with respect to quantified results. Surprisingly enough, this may be good news for knowledge overall.

    Julien Boelaert, Étienne Ollion, « The Great Regression. Machine Learning, Econometrics, and the Future of Quantitative Social Sciences », Revue française de sociologie, Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2018, n°59   

    Julien Boelaert, Damien Lecomte, Hugo Bouvard, Déborah Perez, «  Le respect de la boutique  : L’étiolement de la discipline partisane dans le groupe parlementaire socialiste au cours de la 14e législature (2012-2017) », Politix, Politix, 2017, n° 117, pp. 171-199   

    Cet article étudie la « fronde » socialiste à l’Assemblée nationale sous la 14e législature (2012-2017), un épisode de forte indiscipline de vote au sein du groupe socialiste majoritaire, portant sur le cœur de la politique économique gouvernementale. Il en détaille la chronologie, en prêtant une attention particulière aux récits des acteurs, députés et collaborateurs. En s’appuyant à la fois sur une approche ethnographique, sur des données prosopographiques et sur les archives des votes à l’Assemblée nationale depuis 1993, il objective statistiquement le groupe des frondeurs et replace les récits qu’en font les protagonistes dans une perspective historique. Par son ampleur, les acteurs qu’elle mobilise et les pratiques dont elle relève, la fronde constitue un épisode inédit, caractéristique de la 14e législature. Pour autant, elle s’inscrit dans un processus de plus long terme d’étiolement de la discipline partisane au sein du groupe socialiste et traduit des changements progressifs dans la gestion des dissensions internes.

    Julien Boelaert, François Gardes, Simon Langlois, « Convergence des consommations entre classes socioéconomiques et contraintes non monétaires au Canada », Actualite Economique, Ecole des Hautes Etudes Commerciales, 2017 

    Julien Boelaert, Sébastien Michon, Etienne Ollion, « Le temps long de la politique », Pouvoirs - Revue française d’études constitutionnelles et politiques, Le Seuil, 2017, n°2 

    Julien Boelaert, Hugo Bouvard, Damien Lecomte, Déborah Perez, «  Le respect de la boutique  L’étiolement de la discipline partisane dans le groupe parlementaire socialiste au cours de la 14e législature (2012-2017) », Politix, De Boeck Supérieur, 2017, n°1 

    Julien Boelaert, Étienne Ollion, « Au delà des big data. Les sciences sociales et la multiplication des données numériques », Sociologie, Sociologie, 2015, n°6, pp. 295-310   

    Dans le débat public comme dans le monde académique, l’enthousiasme pour les big data n’a eu d’égal que les critiques que ce phénomène a suscité. « Opportunité empirique inouïe » vs « données pauvres » ; « révolution méthodologique » vs « fascination pour le nombre » ; « révolution scientifique » vs « dégradation du savoir produit » : les positions sont tranchées. À partir d’une lecture de ces débats et des travaux en sciences sociales souvent regroupés sous ce label, l’article soutient que cette situation polarisée a de fortes chances de perdurer tant que la discussion s’organise autour du concept mal défini de big data. Il propose de distinguer différents types de données souvent regroupées sous ce terme. Il montre ce faisant que les big data souvent évoquées ne sont qu’un aspect limité d’une transformation bien plus importante : la disponibilité croissante et massive de données numériques, qui pose des questions nouvelles à nos disciplines. Quatre aspects sont plus particulièrement explorés : les réorganisations disciplinaires, les transformations des méthodes quantitatives, l’accès et la gestion des données, les objets des sciences sociales et leur rapport à la théorie.

    Julien Boelaert, Nicolas Mariot, Étienne Ollion, Julie Pagis, « Les aléas de l’interdisciplinarité : Genèses et l’espace des sciences sociales françaises (1990-2014) », Genèses, Genèses, 2015, n°100-101, pp. 20-49   

    Curieux destin que celui de l’interdisciplinarité. Sous la pression croisée d’acteurs souvent diamétralement opposés, le terme s’est depuis plusieurs années imposé comme une référence incontournable dans le monde scientifique, tout en désignant des phénomènes de plus en plus différents. Cet article se propose d’étudier la manière dont cette injonction a été mise en œuvre dans une revue qui la revendique comme principe central depuis sa fondation : Genèses. À partir d’une étude bibliométrique menée sur les textes de la revue, l’article étudie en pratique comment cet échange soutenu entre les disciplines a été mis en place. Trois niveaux sont distingués : celui des sciences sociales françaises, à l’intérieur duquel la revue évolue depuis vingt-cinq ans ; celui des auteurs, dont les propriétés évoluent dans le temps et éclairent cette question ; celui des articles enfin, avec une études de l’hybridation qui peut se produire via les citations. À partir de cet observatoire particulier, l’article montre le recul de la pratique de l’interdisciplinarité dans les sciences sociales françaises depuis deux décennies.

    Julien Boelaert, Nicolas Mariot, Julie Pagis, Etienne Ollion, « Les aléas de l'interdisciplinarité. Genèses et l’espace des sciences sociales françaises (1990-2014) », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2015, n°34, pp. 20-49 

    Julien Boelaert, « Une seule fonction de demande ? »: Une enquête sur la stabilité des préférences par mélanges discrets de réseaux de neurones, Revue Economique, Presses de Sciences Po, 2014, n°4   

    Julien Boelaert, « Une seule fonction de demande ? : Une enquête sur la stabilité des préférences par mélanges discrets de réseaux de neurones », Revue économique, Revue économique, 2014, n°65, pp. 515-535   

    Nous présentons un nouveau test de stabilité des préférences, construit à partir d’un modèle de mélange discret de réseaux de neurones artificiels, conçu pour détecter des sous-populations caractérisées par des fonctions de consommation différentes. La procédure est testée sur données simulées et appliquée à deux jeux de microdonnées de consommation des ménages canadiens (1969-1986 et 2004-2008). Nous trouvons que chacun de ces jeux de données rejette la stabilité des préférences. Nous trouvons ensuite, à l’aide de données simulées, que les modèles de demande simples suffisent à la plupart des applications pratiques.

  • Julien Boelaert, Estelle Delaine, Altaïr Despres, Sibylle Gollac, Narguesse Keyhani, La part du genre, Genre et approche intersectionnelle dans les revues de sciences sociales françaises au XXIe, 2025   

    Julien Boelaert, A Neural Network Demand System, 2013   

    Julien Boelaert, François Gardes, Consommation marchande et contraintes non monétaires au Canada (1969-2008), 2013   

  • Julien Boelaert, Annina Claesson, Arnault Chatelain, Emma Bonutti D'Agostini, « Active Tigger », le 15 mai 2025 

    Julien Boelaert, Émilien Schultz, Etienne Ollion, « Active Tigger : Accélérer la classification des données textuelles », Semaine Data-SHS 2024 : Traiter et analyser des données en Sciences Humaines et Sociales, Saint-Martin-d'Hères [Grenoble], le 09 décembre 2024 

    Julien Boelaert, « Internet et les nouvelles formes de participation politique », le 28 mars 2019  

    Colloque organisé par le projet ANR APPEL (ANR-14-CE29-0010), avec le soutien du CERAPS (Université de Lille), du CEDITEC (UPEC), du CEVIPOL (Université Libre de Bruxelles) et du CReSPo (Université Saint-Louis-Bruxelles)

    Julien Boelaert, Jérôme Mariette, Madalina Olteanu, Nathalie Vialaneix, « SOMbrero: an R package for numeric and non-numeric Self-Organizing Maps », 10th International Workshop, WSOM 2014, Mittweida Germany, le 02 juillet 2014 

    Julien Boelaert, « Kudu Herd Optimization », 2012 6th IEEE International Conference Intelligent Systems (IS), Sofia, le 06 septembre 2012