En analysant le cas des associations d'irrigation taïwanaises, Wu s'attaque à la difficulté de désigner le “commun” par caractères chinois. Elle résiste, d'une part, à la politique de l'occidentalisation du droit, et permet, de l'autre, de faire fonctionner les réseaux fort peu automatisés et donc dépendants de l'intervention manuelle. Cette difficulté résulte du chevauchement de trois couches de distinctions incohérentes sur le même substrat d'association d'irrigation, notamment celle chinoise de gong/ xi, celle japonaise de ?yake/ watashi, et celle occidentale de public/ privé
Veuillez noter que la séance d’Aurore Chaigneau a été annulée en raison de la neige et reportée au :
Mardi 16 avril 2013, Salle 11 :
De Moscou à Lyon : Propriété publique, patrimoine commun de l'humanité, propriétés privées et espaces communs
Dans la Russie des années 1990, le changement de régime a conduit à une transformation radicale du système juridique et notamment de la propriété qui, d'une propriété "personnelle socialiste", tend à devenir à la fois "collective et individuelle, de nature privée ou publique", le mouvement restant inachevé. Le terrain russe permet d'observer les conséquences d'une telle transformation sur les pratiques du droit et en particulier sur les différentes manières de gérer le nouveau partage entre biens privés et biens collectifs dans les copropriétés des immeubles, - avec les conflits que cela engendre.
La ville de Lyon, classée patrimoine mondial de l'humanité, offre l'exemple d'une tentative de renégociation du contenu des droits des copropriétaires de propriétés immobilières affectées par ce classement.A chaque fois le changement de statut du bien, objet de propriété, conduit à une renégociation des prérogatives de chaque usager et titulaire.
Dans cette épreuve apparaît le Bien commun.
Mardi 14 mai 2013, 18 h - 21 h, 105 bd. Raspail, salle 08, 2e ét.: Clarisse Herrenschmidt et Dominique LacroixLa langue comme bien communClarisse Herrenschmidt déploiera le « bien commun » très spécifique qu’est une langue vivante parlée selon les composantes de toute langue, phonologie, lexique, syntaxe, morphologie. Dominique Lacroix reviendra sur les questions que posent les noms de domaine et la privatisation de ces noms par le monde numérique commercial.